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21 articles avec catechese

La conversion d'un panier

Publié le par InconnuLa con

Chaque matin un vieil homme lisait les Evangiles. Son petit fils, qui l'aimait beaucoup, voulait tout faire comme son grand père mais cette lecture l'ennuyait

"Dis Grand père! à quoi ça sert de lire la Bible? j’essaie de la lire comme toi, mais je ne comprends pas tout et quand je comprends, j'oublie aussitôt que je ferme le livre.  "

Le grand père silencieusement vida un panier d'osier du charbon qu'il contenait et le tendit à son petit fils :

"Prend ce panier, va le remplir  à la fontaine du village ".

Le garçon fila le remplir mais le panier se vidait  sur le chemin; le grand père renvoya plusieurs fois l'enfant s'acquitter de sa tâche mais en vain ... même en courant le panier ne gardait pas l'eau 
"Grand père, c’est inutile !”, dit enfin l'enfant essoufflé

"Regarde ton panier, n'a-t-il pas changé ? " lui fit  remarquer le grand-père

et le jeune garçon vit alors que le panier sale était en effet très  propre à présent


Mon fils, c’est la même chose quand tu lis les Evangiles. Il se peut que tu ne comprennes pas ou que tu ne te rappelles pas de tout, mais quand tu lis les Evangiles, c’est ton âme qui change.”

La conversion d'un panier

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Réflexions sur la première communion

Publié le par Gérard Naslin

PREMIERE COMMUNION :

 VIENS A SA TABLE !

 A l'occasion de l'événement paroissial qu'est la première communion, j'aurais aimé solliciter un institut de sondage pour recueillir auprès de toutes les personnes qui sortent de l'église en ce jour le mot qu'elles associent spontanément à Dieu. Nous aurions eu peut­-être quelques surprises devant la variété des réponses. Ne nous en étonnons pas, la Bible recueille au moins une cinquantaine de noms attribués à Dieu.

 Je vous en propose un, parce qu'il me semble exprimer beaucoup de choses sur le visage de Dieu et sur le visage de l'homme face à Dieu, c'est le mot « Ami ». La vie chrétienne n'est-elle pas autre chose qu'une vie d'amitié avec Dieu ?

 Rappelons-nous cette aventure vécue par deux disciples et Jésus leur ami, sur la route d'Emmaüs : pour dresser le décor il suffit d'une route et d'une auberge.

 Une route

La route est le lieu de la rencontre. On fait route avec quelqu'un pour parler avec lui, l'écouter, et pour faire silence ensemble. On va vers la même direction.

 Ce n'est pas nous qui avons choisi nos parents, ce sont eux qui nous ont choisis, A notre naissance, ils nous ont donné un nom, c'est notre pré-nom puisqu'il précède leur nom, notre nom est lié pour toujours à leur nom. Ce jour-là ils se sont engagés à nous faire vivre, à nous faire grandir, à nous accompagner sur la route de notre vie.

 Le baptême est bien le point de départ d'un compagnonnage, c'est Dieu qui s'engage, car Dieu s'engage toujours le premier. Il déclare au baptisé : « Tu porteras désormais le nom de mon Fils, tu seras chrétien. Tu es donc toi aussi mon fils bien-aimé. Tu es unique à mes yeux. Ton nom est comme gravé sur les paumes de mes mains. En toi, j’ai mis tout mon amour. » Dieu est l'Ami qui dit à l'homme : «Je veux t'accompagner, faire route avec toi ».

 Dieu ne nous a jamais lâché la main. Si Jésus a voulu une Eglise, c'est bien pour qu'elle soit sur la terre sa main qui encourage, relève, guide, console, rassure.

 Durant notre enfance, notre jeunesse, notre vie d'adulte, Dieu a été non seulement cet Ami compagnon de route, mais en même temps cet Ami confident. La route est en effet le lieu des confidences. On peut se parler.

 Ainsi nous connaissons mieux la pensée de Dieu, ses secrets, son histoire, ce qui le réjouit, ce qui l'attriste.

 Mais les confidences entre amis ne sont jamais à sens unique. Sur la route Dieu est prêt à écouter nos confidences, tout ce qui fait notre vie l'intéresse, c'est la raison pour laquelle Dieu est l'Ami invité aux grands moments de l'existence.

 Décidément Dieu est bien cet Ami fidèle, il rejoint l'homme sur sa route, il marche près de lui, il lui fait ses confidences, et il écoute les siennes. En lui donnant la main, en lui tenant la main, Dieu fait alliance avec l'homme.

 Comme un véritable ami, Dieu ne s'impose pas. L'amitié se propose. Si elle s'imposait, elle ne serait plus une amitié. Dieu attend qu'on le retienne ; « Reste avec nous! », lui disent les deux disciples sur la route d'Emmaüs. Alors il entre à l'auberge pour rester avec eux, pour demeurer.

 L'auberge avec la table

Beaucoup d'événements de la vie se fêtent autour d'une table. Inviter quelqu'un à sa table, c'est lui manifester de l'amitié : on y partage la même nourriture, on y boit le même vin, on échange des paroles, des rires, des chansons parfois.

 L'Eucharistie est bien le moment où Dieu propose de nous asseoir à sa Table, il fait de nous ses convives, oui, il nous invite à vivre avec lui.

 Deux amis qui se connaissent bien, qui ont tant de choses en commun, finissent par se ressembler. Eh bien, le chrétien est invité à ressembler à Jésus. Lui-même avait dit à ses amis au cours de son dernier repas : « Je vous ai montré l'exemple pour que vous fassiez comme j'ai fait », et un peu plus tard : « Faites cela en mémoire de moi... prenez du pain, dites « c'est mon corps »... prenez du vin, dites « cela est mon sang »...

 Voilà jusqu'où va l'amitié de Dieu : « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».

 Je ne vous parle pas d'un Dieu qui demanderait aux hommes de prendre les armes pour le défendre ou défendre sa religion, ce ne serait plus un ami, mais un tyran.

 Je ne vous parle pas d'un Dieu qui prendrait un certain plaisir à voir les hommes souffrir, ce ne serait plus un ami, mais un sadique.

 Je ne vous parle pas d'un Dieu qui manoeuvrerait le monde comme on manoeuvre une marionnette, ce ne serait plus un ami, mais un despote.

 Je ne vous parle pas d'un Dieu qui obligerait l'homme à penser comme lui et à s'agenouiller de force devant lui, ce ne serait plus un ami mais un gourou.

 Je vous parle d'un Dieu qui souffre avec l'homme souffrant je vous parle d'un Dieu qui respecte la liberté de l'homme.

 Frères et sœurs, je viens d'essayer de vous parler de Dieu comme de votre Ami. Maintenant il nous appartient à nous, et rien qu'à nous, de répondre ou de ne pas répondre à cette amitié.

 Personne ne peut nous obliger à devenir ses amis. Bien des personnes peuvent nous dire « Regarde bien, sur la route, Dieu est là. Ecoute bien, il te fait ses confidences. Parle-lui, il t'écoute. Viens, viens à sa Table, il t'attend! » C'est à nous de répondre.

 

  Gérard Naslin (Signes d'aujourd'hui)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réflexions sur la première communion

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Minorité ou médiocrité ?

Publié le par Miniritou

La rentrée paroissiale, c’est maintenant. Heureusement ... :/ il n'y aura probablement que 200 à 230 gamins au caté cette année, éveil à la foi et collégiens compris ! Sur environ 3850 élèves scolarisés sur le territoire paroissial, ça ne fait pas beaucoup… Soit environ 6%... Mais comment pourrions nous assurer un accueil plus large si nous avions même 10 % des enfants qui voudraient recevoir une éducation chrétienne ? Manque cruel de catéchistes, d’animateurs pour accompagner les jeunes, avec des locaux inadaptés, avec des finances paroissiales de plus en plus précaires (baisse de 7% du Denier de l’Eglise sur le début de l’année par rapport à 2013), il y aurait de quoi déprimer… sniffff…

Pourtant, ma passion est l’espérance : et celle que Jésus-Christ donne aux croyants peut nous permettre de faire face à la sinistrose ambiante avec confiance et sérénité, sans angélisme, ni naïveté. La catéchèse, la vie paroissiale, le témoignage de nombreux chrétiens sont de plus en plus beaux, profonds, joyeux !

Nous sommes une minorité, mais certainement pas une médiocrité. Nous prenons lentement mais sûrement en France le tournant d’une déchristianisation galopante. La catéchèse des adultes (voir la soirée du vendredi 3 octobre !) connaît un envol spectaculaire, avec les demandes de sacrements des adultes (5 adultes demandent le baptême). La question est de savoir si l’Evangile pour nous, chrétiens, est un message du passé, ou un message d’avenir ! Tant que nous n’aurons pas répondu, pour nous-mêmes, profondément et en vérité à cette question, et que nous n’aurons pas tiré les conséquences de notre réponse, nous ne pourrons sans doute pas être ces « disciples-missionnaires » que le pape appelle de ses vœux. L’Evangile est tout autre chose qu’un chemin de médiocrité. Et dans le contexte actuel, soyons en convaincus pour le dire et le redire avec le sourire et la joie à ceux qui nous entourent !

Minorité ou médiocrité ?

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La messe expliquée aux enfants

Publié le par Xavier Cormary

 
Pourquoi se rassembler ?
Aujourd’hui, nous avons laissé tout ce qui nous occupait chez nous. Nous sommes rassemblé car nous avons rendez-vous. Nous avons rendez-vous avec Dieu. Nous sommes tous réunis avec Jésus pour reconnaître tout le bien que Dieu nous fait.
 
Signe de croix.
Avons-nous bien réfléchi au geste que nous venons de faire? Reprenons-le étape par étape:
Au nom du Père, la main sur le front.
Je voudrais écrire Dieu sur tout mes rêves.
Je voudrais marquer Dieu sur toutes mes idées.
Je voudrais que la main de Dieu soit sur toutes mes pensées.
 
Au nom du Fils, la main sur le coeur.
Je voudrais dire Dieu, je voudrais chanter Dieu avec tous les mots de mon amour.
Je voudrais planter Dieu dans tous les jardins de ma tendresse.
 
Au nom du Saint-Esprit,
la main qui fait la traversée et le voyage depuis une épaule jusqu’à l’autre épaule.
Je voudrais écrire Dieu sur tout moi-même.
Je voudrais m’habiller de Dieu de haut en bas et d’une épaule à l’autre.
 
Je voudrais que le grand vent de l’Esprit souffle d’une épaule à l’autre,
d’un bout du monde à l’autre jusqu’aux extrémités de la terre.”
                                     
Rite pénitentiel.
Tout au long de notre vie, Dieu nous montre qu’Il nous aime. Il fait alliance avec nous. Il nous appelle à l’aimer et à nous aimer les uns les autres. Si nous-nous tournons vers lui pour lui demander de nous pardonner tout le mal que nous avons fait pour regretter aussi de ne pas avoir fait plus de bien, alors les couleurs de l’arc-en-ciel illumineront notre coeur!
 
Gloire à Dieu
Le mot gloire veut dire “ce qui a du poids”. Avec cet hymne très ancien, nous chantons “ louange et gloire à Dieu”.Nous exprimons ainsi que Dieu est important pour nous.
 
Ecoute de la Parole.
Nous-nous asseyons pour écouter attentivement des lectures de la Bible. Elles nous racontent l’histoire de Dieu avec les hommes. Elles nous guident pour notre vie.

Psaume.
Le psaume est une prière chantée qui se trouve dans la Bible. Jésus à prié Dieu avec les psaumes.
 
Se tenir debout
Nous sommes une assemblée de personnes que Dieu relève, que Dieu met debout, un peuple de ressuscités. Etre debout, c’est être vivant. En écoutant la Parole debout, nous accueillons Jésus Christ vivant pour toujours. L’Evangile c’est Jésus vivant parmi nous.
 
Signe de croix. (Sur le front, les lèvres, le coeur)
C’est pour graver l’Evangile dans notre esprit, pour l’annoncer autour de nous, et pour le vivre de tout notre coeur.
 
Le livre
En élevant le Livre des Evangiles, le prêtre nous dit: “Voilà la Parole de Dieu qui nous est transmise par les chrétiens qui ont vécu avant nous!” Et nous reconnaissons Jésus vivant qui s’adresse à nous aujourd’hui.
 
Profession de foi
Nous venons d’entendre la parole de Dieu. Debout, nous disons avec tous les chrétiens, d’une seule voix, notre foi en affirmant bien haut: “je crois!”
 
Prière universelle.
Cette prière est universelle parce que nous prions Dieu pour tous les hommes et femmes de la terre. Nous ne voulons pas rester fermés sur nous même: nous ouvrons nos coeurs à la vie des hommes.
 
 
Offrir/s’offrir.
Dieu ne nous demande pas de lui sacrifier des animaux, comme on le faisait autrefois. Il ne nous demande pas non plus de mourir sur une croix comme Jésus l’a fait. Il nous demande de lui offrir notre vie de tous les jours, comme un beau cadeau. En apportant du pain et une coupe de vin, des lumières et des fleurs mais aussi nos bonheurs et même nos malheurs de chaque jours, c’est dire “merci” à Dieu pour la vie qu’Il nous donne.
 
Et avec votre Esprit.
Cela veut dire: “Et avec vous aussi!”. Dans certains pays, nous aurions dit: “Il est au milieu de nous!”
 
Adoration.
Le prêtre lève l’hostie puis la coupe pour que nous puissions voir et adorer respectueusement le corps et le sang du Christ et après seulement nous incliner devant la grandeur de son Amour.
 
Notre Père
Par sa vie, Jésus nous a montré que Dieu est proche de nous, comme un Père qui nous aime. Il nous apprend à le prier en l’appelant “Père”.

La Paix.
Puisque Dieu est notre Père, nous sommes tous frères et soeurs en Jésus Christ. Nous nous serrons la main ou nous nous embrassons pour nous transmettre la Paix qui vient de Jésus, le Christ.
  
 
Communion.
Voici ce que disait St Cyrille (4° siècle):
“Lorsque tu t’avances, ne t’approche pas les mains grandes ouvertes ni les doigts écartés,
fais un trône pour ta main qui va recevoir le Roi.
Reçois le corps du Christ dans le creux de ta main et réponds: AMEN”
 
 
Action de grâce.
C’est une prière de reconnaissance et de remerciement à Dieu. Dans le pain que nous avons partagé, c’est Dieu lui-même qui se donne par Jésus, le Christ ressuscité. Il fait de nous des hommes nouveaux avec un coeur nouveau.
Jésus Christ,
tu offres ton amour à tous et tu regardes chacun avec les yeux du coeur.
Je te prie. (Silence)
je voudrais savoir aimer comme toi tu aimes.”
 
 Bénir.
 Le prêtre trace sur nous une large croix avec sa main. Par cette bénédiction, Dieu nous enveloppe de sa force et de son amour avant de nous envoyer témoigner de la résurrection de Jésus Christ.
 
                      allez dans la Paix et la joie du Christ ! ”
 
Et après?
 On ne peut pas toujours rester entre chrétiens. Il faut se séparer pour aller vivre avec les autres. Le peuple rassemblé à la messe est une graine du peuple de Dieu qui va germer dans le monde.

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Lettre des enfants du catéchisme à leurs parents

Publié le par Xavier Cormary

Chers parents,
 
A la maison, c’est pas toujours drôle : il faut aller à l’école, à la piscine, à la danse, à la musique, au foot, au ski. C’est pas marrant d’être obligé de toujours faire ce que décident les adultes et de s’appliquer sans avoir une minute à soi, pour gagner les premières places, les médailles, pour être les meilleurs et devenir champions.
 
Où je trouve que c’est bien, c’est avec nos catéchistes. Elles nous demandent ce qu’on en pense, elles nous écoutent. C’est pas les plus forts qui parlent le plus. Elles ne nous disent jamais ce qu’il faut faire pour être les meilleurs avec les autres comme dans l’Evangile. Là au moins, on n’est pas énervé, on est détendu. Ca arrive même qu’elles nous laissent prier comme on veut.
Une autre chose qui nous étonne, c’est que pour vous, les parents, le catéchisme, c’est pas important. Vous dites qu’il faut aller au caté pour faire sa communion, mais il ne faut pas que ça dérange tout le reste…
 
Pour vous, le rendez-vous chez le dentiste, la visite chez mamie et même le judo ou la musique, le karaté, le tennis, ça passe avant le caté.
 
La messe aussi, ça passe pour vous, après une sortie ou une visite. Ils ne sont pas nombreux les parents qui accompagnent leurs enfants à la messe du samedi ou du dimanche. Des enfants n’y viennent jamais parce que personne ne les encourage.
 
Chers parents, vous nous avez fait baptiser. Mais comment voulez-vous que nous devenions chrétiens tout seuls sans vous ? C’est pas possible. Nous avons besoin de vous pour suivre Jésus. C’est quand même pas normal que certains soient obligés de sécher le caté et la messe aussi, par obéissance aux parents.… Ca, c’est le monde à l’envers !
 
                                                       Vos enfants
Lettre des enfants du catéchisme à leurs parents

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Lettre ouverte aux derniers chrétiens de France

Publié le par Miniritou

Frères et soeurs en Christ,

En tant que prêtre et que curé de paroisse, je suis inquiet. Inquiet pour l'avenir de nos communautés. Nous percevons des signes d'espérance qui permettent de garder confiance en l'avenir et qui donnent la joie de suivre le Seigneur avec un élan renouvelé au quotidien : des enfants demandent le baptême et conduisent leurs parents à s'interroger. Des adultes prennent la route de l'Evangile et lui donnent une crédibilité dans un monde qui semble ignorer et rejeter la foi chrétienne, comme étant dépassée, déplacée.

Mon inquiétude de pasteur se focallise sur un point précis au milieu de ces signes d'espérance qui font mon bonheur de prêtre. La catéchèse est en pleine effervescence. De nouveaux chemins pour proposer la foi se mettent en place. Dans notre diocèse, le nombre d'enfants catéchisés est en chute libre depuis des années...

Mais plus inquiétant encore est de constater l'absence d'intérêt de la grande majorité des derniers chrétiens pour la proposition de la foi. Proposer la foi, ce n'est pas uniquement faire le catéchisme : le manque flagrant de catéchistes dans les communautés chrétiennes n'est que le symptome plus grave et plus profond d'une indifférence qui a atteint beaucoup de chrétiens : vivre sa foi, dans son coin, sans témoigner de cette espérance, est-ce encore être chrétien ?

Sous couvert de respect d'autrui, dans le malaise que beaucoup ressentent dans leur foi par rapport à la société jusque dans leur propre famille, beaucoup de chrétiens se contentent de vivre leur foi à l'intérieur : ne pas faire de vague, ne pas partager leur espérance pour ne pas l'imposer aux autres, ne pas afficher de signe ostentatoire de peur que la vue d'une croix indispose notre voisin...
Le plus difficile de l'Evangile, n'est-ce pas vivre mon attachement au Christ afin qu'il m'inspire des paroles et des actes qui soient cohérents avec cette foi que je professe ?

Je suis inquiet parce que beaucoup de chrétiens ne prennent l'Evangile que comme un chemin de valeurs qui construisent l'existence personnelle, mais qui n'est plus force de proposition et d'idéal communautaire.

Je suis inquiet, mais pas encore découragé parce que l'Evangile qui anime le coeur des chrétiens, c'est le Christ ! C'est lui qui a les paroles de vie éternelle,  pas moi !
Lettre ouverte aux derniers chrétiens de France

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Lexique des mots de base de la foi

Publié le par Xavier Cormary

mots

 

Définition

 

Comment ça me parle

 

pour ma vie ?

 

BIBLE

 

 

Les livres qui disent l’amour de Dieu pour les hommes au long des siècles. La Parole de Dieu qui parle aux hommes d’aujourd’hui.

 

 

Jésus-Christ

 

Le Fils de Dieu, proche de tout homme. Un homme parmi les hommes qui nous révèle le visage de Dieu.

 

 

Eglise

 

Le peuple des croyants qui mettent leur foi en Jésus-Christ et veulent vivre en frères avec tous.

 

 

Croix

 

Le signe du Mal et de la mort vaincus par l’amour de Jésus qui donne tout en ouvrant ses bras.

 

 

Pâques

 

Le Passage de la mort à la vie avec Jésus ressuscité qui a vaincu le Mal.

 

 

Notre Père

 

La prière de Jésus qui nous révèle le nom de Dieu et fait de nous des frères.

 

 

ESPRIT SAINT

 

La force de Dieu qui nous rend proches et nous fait découvrir Jésus vivant dans le monde aujourd’hui.

 

 

Charité

 

L’Amour que Dieu nous offre est contagieux : il nous appelle à le partager avec tous les hommes en ouvrant nos cœurs et nos mains.

 

 

Sacrements

 

Des signes de Dieu qui agissent dans la vie des hommes pour leur porter la vie de Dieu.

 

 

Espérance

 

La fragilité de nos espoirs qui sont transformés par la joie de suivre le Christ ressuscité.

 

 

Publié dans Catéchèse

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A quel saint je ressemble

Publié le par Xavier Cormary

A quel(le)s saint(e)s je ressemble…
(test inspiré de You ! magazine chrétien, n°14, 2ème trimestre 2001)
 
Attention : un test est toujours dangereux, si on accorde trop d’importance au résultat : on peut changer, surtout à ton âge ! Alors prends ce test pour ce qu’il vaut : une petite aide sur ton chemin, pour mieux te connaître… et te réjouir de savoir qu’il y a eu des saints qui ont eu un caractère proche du tien…
 
Dans chaque série, entoure les 2 ou 3 propositions qui te correspondent le mieux :
 
D) Je prends le risque de prendre la parole lors des discussions à plusieurs.
G) Je ne supporte pas de voir les autres souffrir.
A) Je trouve du pour et du contre dans chaque opinion.
F) Je suis très honnête. Je ne me souviens pas d’avoir triché dans ma vie.
E) Je crois que, quoi qu’il m’arrive, je m’en sortirai.
C) Je suis toujours pressé.
B) Je me sens responsable de la bonne entente de ma famille, de mon groupe.
I) Je préfère souvent mes rêves à la réalité qui est trop dure.
H) Je n’aime pas être au centre d’un groupe. Je préfère observer.
 
B) J’ai peur de beaucoup de choses.
D) Je suis autoritaire mais je ne supporte pas l’autorité.
C) Dans un groupe, j’ai besoin d’être remarqué pour mes qualités.
A) J’ai horreur de me trouver en compétition avec les autres.
F) Je travaille avec méthode.
I) J’ai toujours pensé qu’on ne me comprenait pas vraiment.
E) Je m’émerveille facilement.
G) Ma vie serait plus facile sans la jalousie.
H) Je peux blesser les autres sans faire exprès.
 
A) J’ai besoin d’harmonie, que ça baigne.
C) Quand je rate quelque chose, j’ai tendance à le cacher.
F) J’aime l’ordre et la discipline.
G) Je ne supporte pas la violence à la télévision, je préfère les films sentimentaux.
B) Je finis toujours par saboter ce que je pourrai facilement réussir.
H) J’aime la réflexion abstraite.
E) J’aime la vie et ses plaisirs.
I) Les critiques me vexent.
D) Je me sens appelé à protéger la veuve et l’orphelin.
 
G) Amour avec un grand A est le maître-mot de ma vie.
B) Je porte les soucis et les souffrances des autres.
C) Je ne trouve pas de temps pour prier ou réfléchir car je suis trop occupé.
H) Dans l’action, je me contrôle toujours. J’agis avec calme.
D) Parfois j’aime le conflit pour le conflit.
E) Je fais tout pour ne pas m’ennuyer.
I) Je fais parfois un drame pour peu de choses.
A) Ce que je préfère ? Ne rien faire.
F) La morale est une valeur importante pour moi.
 
E) Je ne supporte pas que l’on me fasse la morale.
D) J’aime la franchise, le ton direct, les relations musclées.
F) Ma chambre est toujours bien rangée.
C) Je me sens jeune et dynamique.
A) On dit de moi que je suis gentil et bon.
G) Je n’aime pas sentir que ceux que j’aime n’aient pas besoin de moi.
H) J’aime la solitude, la méditation.
B) J’ai toujours tendance à me justifier.
I) Il m’arrive de m’habiller de manière bizarre.
 
C) Je suis satisfait de ce que je fais et par l’image que je donne de moi.
F) L’humour est parfois un manque de respect.
A) Je suis plutôt du genre têtu.
B) J’ai des problèmes avec la nourriture.
G) J’aime qu’on ait besoin de moi.
I) J’ai beaucoup d’imagination.
D) Je ne supporte pas la faiblesse chez moi et chez les autres.
H) J’aime comprendre avant d’agir, même si je n’agis pas souvent.
E) J’aime aider les autres à condition que cela ne m’engage pas à long terme.
 
C) j’aimerais être le meilleur dans ce que j’entreprends.
F) Je me culpabilise de me détendre ou de m’adonner à des activités futiles.
I) J’ai tendance à tout voir en noir.
E) Je ris de tout.
H) Je suis économe, parfois avare.
D) Je suis un bosseur. Je suis tenté de croire que les autres sont des paresseux.
B) Quand je rentre dans un magasin, il arrive très souvent que je ne me décide pas à acheter ce que je désirais.
A) Je n’aime pas les difficultés et tout ce qui demande un effort en général.
G) Je suis d’accord pour dire qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir.
D) Quand je ne suis pas occupé, j’ai tendance à déprimer.
 
A) Je préfère dire que je suis d’accord avec quelqu’un plutôt que de me disputer.
F) Je fais souvent la leçon aux autres.
H) Si j’en avais les moyens, je passerais bien ma vie à étudier.
C) J’aime les compliments sur ma famille ou mon travail.
G) Je me fais du souci pour le bien-être de mes proches.
B) J’ai tendance, soit à remettre au lendemain, soit à foncer tête baissée.
I) J’ai un tempérament d’artiste.
E) Je n’aime pas ce qui est répétitif.
 
G) Je supporte difficilement la solitude.
B) Je doute beaucoup de moi.
A) Je ne me connais pas d’ennemi, je suis facile à vivre.
C) Je suis envieux de la réussite des autres.
F) Je cherche la perfection en moi et dans les autres.
I) Je me sens très vulnérable sur le plan émotionnel. Je suis hypersensible.
E) Je lis plusieurs livres à la fois.
H) J’aime qu’on respecte mon intimité, je déteste les gens collants.
D) Je suis un dur au cœur tendre.
 
F) J’ai très souvent raison.
E) Je tiens à ma liberté et à mon indépendance.
G) Penser que quelqu’un ne m’aime pas m’est insupportable.
H) Je suis timide et réservé.
C) J’ai plutôt confiance en moi.
A) Je suis le confident de beaucoup de monde.
B) Je suis fidèle en amitié comme dans le travail.
I) Je suis un intuitif.
D) Je suis indépendant et combatif.
 
C’est fini ! Maintenant, tu comptes les lettres entourées, et tu cherches celles qui reviennent le plus :
 
A :
D :
G :
B :
E :
H :
C :
F :
 

 

Lettre : Saint / Tempérament
Devise, Peur / Péché à combattre
Portrait
Résolution à prendre
A : Antoine de Padoue / Médiateur
« A quoi bon ? »,
Les conflits / La paresse
Même si, une fois l’an, tu piques une grosse colère et parais entêté, tu es un peu la bonne poire facile à vivre et dont les autres profitent largement. Doux, réceptif, conciliant, confident-né, tu es tout adapté au désir de l’autre. Attention cependant : la vraie paix n’est pas toujours l’absence de conflits.
Je renonce à rester passif face à ma propre vie. Je me construis un avenir valable, et pour cela, je me fixe et respecte des échéances.
B : Catherine de Sienne / Loyal
« J’appartiens donc je suis »,
Le regard des autres / La peur
Tu te retrouves un peu dans tous les types de tempéraments et ne sais pas au fond vraiment qui tu es. Tu manques de confiance en toi, ou, au contraire, prends de gros risques pour surmonter ta peur. Loyal, aimable, digne de confiance, tu aimes t’appuyer sur un groupe, familial, social, religieux, dont tu te sens responsable. Attention à tes possibles tendances anorexiques ou boulimiques ; ne te prends pas toujours pour une victime.
Je renonce à me sentir battu d’avance et à communiquer mon anxiété aux autres. J’affirme que je suis une personne indépendante et capable.
C : Don Jean Bosco / Battant
« Je réussis donc je suis »,
L’échec / Le mensonge
Tu t’investis à fond dans la course à la réussite, et même pour dire ta foi. Jeune et dynamique, tu es autonome, optimiste, fonceur, productif, pratique. Attention cependant à la frime, à l’agressivité, au goût excessif de la compétition et à la fuite de la vie intérieure. Tu vaux plus que la grosse moto que tu rêves d’acheter.
Je renonce à vouloir impressionner les autres avec mes performances. Je m’accepte tel que je suis et cultive mon authenticité.
D : François de Sales, Vincent de Paul / Chef
« Je suis fort, donc je suis »,
Être dépendant / La violence
La force, le pouvoir et l’audace sont plutôt des caractéristiques masculines, et les femmes de ce tempérament ne sont pas toujours comprises. Direct, positif, combatif, sûr de toi, tu assumes avec autorité commandement, prise de décision, protection des faibles. Individualiste, exigeant, prompt à prendre les autres en défaut, tu redoutes toujours d’être manipulé et tu aimes tout contrôler.
J’accepte d’avoir des sentiments affectueux, un regard bienveillant et des attentions délicates. Je renonce à ma peur d’être sensible, vulnérable et faible.
E : Thérèse de l’Enfant Jésus, François d’Assise / Epicurien
« J’éprouve du plaisir, donc je suis »
La souffrance / La négligence
Tu aimes la vie, les autres, les projets stimulants. Tu t’intéresses à tout mais ne va au bout de rien. Tu passes de l’envie de t’engager à un désir de liberté et d’indépendance. Sorte de clown triste, tu fuis la souffrance. Charmeur, plein d’humour, rapide, imaginatif, productif, tu peux vite devenir narcissique, possessif, impulsif, dispersé.
Je mène mes projets jusqu’au bout, en m’imposant une discipline personnelle et en m’organisant mieux. Je renonce à vouloir que chaque instant soit excitant.
F : Ignace de Loyola / Légaliste
« Je suis en règle, donc j’existe »,
Être pris en faute / L’orgueil
Tu as le sens de la justice et de la vérité. Loyal, consciencieux, organisé, efficace, tu es une perle dans une entreprise ou une communauté : on peut te confier des responsabilité en toute confiance. Ne prends quand même pas tout au sérieux, même l’humour. Attention au perfectionnisme : la recherche de la perfection peut être un obstacle à la sainteté !
Je renonce à imposer aux autres et à moi-même des idéaux inatteignables. J’affirme que la vie est belle et qu’elle est source de plaisir.
G : mère Teresa / Altruiste
« J’aime, donc je suis »,
Être abandonné / La jalousie
Amour est le maître mot de ta vie. Traditionnellement, la société a davantage encouragé les qualités de ce tempérament chez les femmes que chez les hommes. Sensible, généreux, chaleureux, la relation à l’autre est pour toi plus importante que tout. Si tu cherches moins à être aimé qu’à aimer concrètement (aider, compatir, écouter…), tu deviendras l’altruiste véritable.
Je renonce à forcer les autres à m’aimer en attirant l’attention sur ce que je fais pour eux. Je développe une vie intérieure et des qualités propres.
H : Jean de la Croix / Penseur
« Je pense donc je suis »,
L’empiètement d’autrui sur ton territoire intérieur / L’avarice
Enfant, tu t’isolais pour lire ou jouer, genre "petit chimiste". Ce qui compte pour toi, même dans les relations humaines, c’est l’expérience stimulante au plan intellectuel. Timide, critique, avec un humour fin qui peut blesser parfois, tu retiens tout ce que tu lis ou observes, mais retiens aussi tes émotions et souvent ton argent.
Je renonce à ma peur d’être trompé ou englouti par les autres. J’affirme que je n’ai pas toujours besoin d’absolument tout connaître avant de me décider à agir.
I : Thérèse d’Avila / Romantique
« Je suis différent, donc je suis »,
La banalité, le quotidien / La tristesse
A l’adolescence, nous passons presque tous par une phase "I", ce qui ne veut pas dire que celle-ci sera la dominante de notre caractère plus tard. Les autres pourront-ils jamais te comprendre dans ton originalité ? Créatif, intuitif, hyper sensible, capable d’empathie, tu as une sérieuse tendance à la dépression, à la culpabilité, au repliement sur toi.
Je renonce à cultiver la tristesse. J’affirme que je suis beaucoup plus que mes émotions.

 

 

Antoine de Padoue
Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d'Assise s'appelait en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra où il fut ordonné prêtre. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d'Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d'y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe. En 1221, il est à Assise au chapitre de l'Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé "au pied levé" un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l'envoient prêcher plutôt que de balayer. Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C'est aussi dans cette ville qu'il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l'Italie du Nord. La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231. C'est là qu'il meurt d'épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue. Il est "Docteur de l'Eglise", mais la piété populaire préfère en lui l'intercesseur efficace.
 
Catherine de Sienne (+1380)
Catherine, benjamine d'une famille très nombreuse (24 frères et sœurs) entend très jeune l'appel à se consacrer à Dieu. A seize ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d'austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait vœu de virginité, mais le petit groupe des amis qui l'écoutent et la soutiennent (les Caterini) l'appelle "maman". Ascèse et oraison la font vivre en étroite union avec la Christ, tout en se préoccupant des réalités de la vie. Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps. Son principal souci est l'unité de l'Eglise. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Eglise autour de lui. Elle prend aussi partie dans les luttes où s'affrontent les villes italiennes. Elle, la recluse de Sienne, elle voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France. Pourtant cette activité débordante n'est pas le tout de sainte Catherine. Ce n'est que la face apparente d'une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s'échappent de ses lèvres. Son "Dialogue", qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ., qu'elle rejoignit à 33 ans, dans la vision béatifique. Elle a été proclamée docteur de l'Eglise en 1970.
 
Jean Bosco (+1888)
C'était un fils de pauvres paysans piémontais. Adolescent, il joue à l'acrobate pour distraire sainement les garnements de son village. Devenu prêtre à force de sacrifices, il se dévoue aux jeunes ouvriers de Turin abandonnés à eux-mêmes. Il crée pour eux un centre de loisirs, un patronage, puis un centre d'accueil, puis des ateliers. Rien de tout cela n'était planifié à l'avance, mais ce sont les besoins immenses qui le pressent. Jamais il ne refuse d'accueillir un jeune, même si la maison est petite, même si l'argent manque. Plutôt que de refuser, il multipliera les châtaignes comme son maître multipliait les pains en Palestine. Sa confiance absolue en la Providence n'est jamais déçue. Ses "enfants" seront bientôt des centaines et tous se feraient couper en morceaux pour Don Bosco. Sa mère, Maman Marguerite, vient s'installer près de lui et jusqu'à sa mort, elle leur cuira la polenta et ravaudra leurs vêtements. Très marqué par la spiritualité de saint François de Sales, Jean Bosco invente une éducation par la douceur, la confiance et l'amour. Pour ses garçons, il fonde l'Oratoire, l'Oeuvre, qui sera à l'origine de la congrégation des prêtres salésiens. Pour les filles, il fonde la congrégation de Marie-Auxiliatrice. Don Bosco mourra, épuisé, en butte à l'hostilité de son évêque qui ne le comprend pas, mais entouré de ses disciples.
 

François de Sales (+1622)

Fils d'une noble famille savoyarde restée catholique en pays calviniste, il était destiné à un brillante carrière juridique. Son père l'envoie étudier à Paris. Mais il y découvre la théologie et les problèmes de la prédestination, soulevés par les calvinistes. Scrupuleux, il se croit prédestiné à être damné. Le désespoir le submerge jusqu'au jour où il découvre le "souvenez-vous", la prière mariale attribuée à saint Bernard. Il retrouve la paix et ce sera l'un des grands messages de sa vie quand il pacifiera sainte Jeanne de Chantal, puis quand il écrira son "Introduction à la vie dévote". Prêtre, puis évêque de Genève, il réside à Annecy, car Genève est la "Rome" des calvinistes. Il fréquente les plus grands esprits catholiques de l'époque, soutient la réforme des carmels de sainte Thérèse d'Avila, la fondation de l'Oratoire par saint Philippe Néri. Lui-même fonde l'Ordre des Visitandines pour mettre la vie religieuse à la portée des femmes de faible santé. Son "introduction à la vie dévote" est un ouvrage qui s'adresse à chaque baptisé. Il y rappelle tout laïc peut se sanctifier en faisant joyeusement son devoir d'état, en lequel s'exprime la volonté de Dieu. Il est le patron des journalistes car il écrivit de nombreuses feuilles imprimées qui sont des "gazettes" pour s'adresser aux calvinistes qu'il ne peut rencontrer.
 
Thérèse de l’Enfant Jésus (+1897)
Thérèse Martin est la cinquième et dernière fille d'une famille chrétienne où elle grandit "entourée d'amour." Elle a 4 ans quand la mort de sa mère introduit une brisure dans sa vie. Le père et la quintette de ses filles s'installent alors à Lisieux pour se rapprocher d'une partie de sa famille. Deuxième drame qui ébranle Thérèse : sa sœur Pauline puis sa sœur Marie entrent au Carmel. La nuit de Noël, par une grâce puissante, elle retrouver le joyeux équilibre de son enfance et s'élance, dans "une course de géant", vers le Dieu-Amour qui l'a saisie. Non sans démarche, allant intrépidement jusqu'à Rome se jeter aux pieds du pape, elle obtient d'entrer au Carmel à quinze ans, le 9 avril 1888. Avec une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le Seigneur lui découvre peu à peu sa "petite voie" d'abandon et de confiance audacieuse. Le 9 juin 1895, elle s'offre à l'amour miséricordieux de Dieu. Durant sa longue maladie; la tuberculose, elle est conformée au Christ, dans le mystère de son agonie pour le salut des pécheurs qui n'ont pas la foi. Elle meurt à 24 ans, promettant de faire tomber sur la terre "une pluie de roses" et de passer son ciel à faire du bien sur la terre. Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit pas obéissance, connaît un succès populaire époustouflant et de nombreux témoignages de grâces obtenues par son intercession affluent au monastère. Proclamée patronne des missions de l'Eglise universelle, est docteur de l'Eglise en 1997.
 
Ignace de Loyola (+1556)
Né en Espagne d'une noble famille, benjamin de treize enfants, Ignace est d'abord page à la cour puis chevalier rêvant d'exploits. En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s'illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et lui brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard. Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entame la vie des saints. C'est la conversion, totale, brutale. Dès qu'il peut marcher, il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l'abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrira sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C'est là qu'il rédige ses "Exercices spirituels" où il consigne ses expériences spirituelles. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant : saint François Xavier et le contact n'est pas toujours facile. Quelque temps plus tard, le 15 août 1534, l'étudiant attardé de 43 ans et ses jeunes amis étudiants font à Montmartre, le vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et fonde ainsi la "Compagnie de Jésus". Douze ans plus tard, ils feront profession solennelle à Rome "pour la plus grande gloire de Dieu." A Paris, existe encore le collège Montaigu où il logeait, actuellement collège Sainte Barbe. Rue Valette - 75005. La chapelle des vœux est actuellement désaffectée.
 

mère Teresa (1910-1997)

Agnès Bojaxhiu est née en Albanie et rêvait des missions étrangères. A l'adolescence, elle choisit le couvent. Elle y reste vingt ans, enseignant l'histoire et la géographie dans un établissement huppé de Calcutta. Une nuit, dans un train, elle entend une voix : "Quitte ton couvent, va vivre avec les plus pauvres." Dans l'incompréhension générale, elle délaisse son poste de directrice d'école pour s'installer seule dans les bidonvilles. En 1949, les sœurs étaient trois. A sa mort, le 5 septembre 1997, son ordre est présent dans plus de cent pays. Parmi les pauvres d'entre les pauvres, 50.000 morts ont reçu grâce à elle, l'amour et l'affection des derniers instants, "aucun d'eux n'est mort désespéré". "Ce que nous faisons à ces gens là, c'est à Jésus que nous le faisons, la religion chrétienne apporte l'amour du Christ, et le message de son amour, est le seul message qui puisse conduire à la paix. Non seulement ici, mais dans le monde entier. L'amour est la seule chose qui compte, c'est pour cela qu'il faut se pardonner les uns les autres". Contre le fatalisme, elle agissait pour changer les choses, nourrissant chaque année 500.000 familles, accueillant 20.000 enfants dans les écoles, soignant 90.000 lépreux etc... Elle reçu le prix Nobel de la paix en 1979. Jean-Paul II l’a béatifiée le 19 octobre2003.
 
Jean de la Croix (+1591)
Juan est né en Vieille-Castille dans une famille pauvre. Il est très jeune quand meurt son père. Sa mère doit se louer comme nourrice. Lui-même, pour payer ses études, travaille comme infirmier à l'hôpital de la ville. A 21 ans, il décide d'entrer chez les Pères Carmes et ses supérieurs l'envoient à l'Université de Salamanque. Il aspire à retrouver la règle primitive de l'Ordre, faite d'austérité et de prière, mais il n'essuie que des refus. Devenu prêtre, il songe à changer d'Ordre religieux, quand Dieu lui fait rencontrer sainte Thérèse d'Avila. Avec elle, il réalisera cette réforme dans une vie toute faite d'absolu. Il devint ainsi, auprès de ses frères, un signe de contradiction. On l'emprisonne neuf mois à Tolède, menottes aux mains, dans un cachot. Et, de son âme dépouillée de tout appui humain, jaillira le " Cantique spirituel ". Il finit par s'enfuir et il est recueilli par des carmélites déchaussées. Commence alors pour Jean de la Croix, une période d'activité rayonnante, ouvrant à tous, carmes et carmélites, gens du peuple et universitaires, l'étroit sentier de la parfaite docilité à l'Esprit-Saint. De retour en Castille, il exerce de lourdes responsabilité, tout en désirant la parfaite ressemblance d'amour avec son Seigneur crucifié. Démis de toute charge, malade, calomnié, enfin se déchire la "toile de cette vie", il entre dans la vision de Dieu et va chanter son Cantique spirituel. "A la fin du jour, c'est sur l'amour qu'on vous examinera." (St Jean de la Croix - Maxime 80)
 
Thérèse d’Avila. (+1582)
Née dans une noble famille d'Avila en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier « Le château intérieur de l'âme » qui est une extraordinaire méthode de prière et d'oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative. Paul VI la proclame Docteur de l'Eglise en 1970. « Qu'il est admirable de songer que Celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en nous qui sommes une si petite chose ! » (in Chemins de la Perfection)
 
Merci à Raphaël pour ce travail aveyronnais !
A quel saint je ressemble

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Germinations d’automne

Publié le par Miniritou

Septembre : temps des vendanges,ou temps des semailles ? Qu’est-ce qui va pousser dans notre jardin intérieur ? Ce que nous avons semé dans les mois d’été ! Tant de petits
bourgeons qui ne font pas la Une et qui pourtant annoncent le renouveau de la foi dans les cœurs. L’Eglise, si elle n’annonce pas l’Evangile n’est pas fidèle à sa raison d’être. Un chrétien qui ne témoigne pas est un arbre mort. Annoncer évangile aux hommes d’aujourd’hui n’est pas une option facultative dans la panoplie du chrétien.

Beaucoup de nos contemporains se désolent de la perte des valeurs fondatrices de notre société : travail, solidarité intergénérationnelle, respect… et de la victoire de l’individualisme : violences, délinquance, fraude… Avec la perte du sens de Dieu, c’est

aussi simultanément la dignité de l’homme qu’on est en train d’enterrer ! Heureusement, bien des chrétiens, sans bruit, œuvrent pour faire avancer le Royaume de Dieu. La catéchèse aujourd’hui est une priorité. Elle sème la foi dans les coeurs ; et pas seulement pour les enfants. Saupoudrer un peu de religion dans la vie des jeunes générations
ne fera pas d’eux des chrétiens s’ils n’ont pas le témoignage de leur vie afin que l’amour du prochain pousse et prenne racine dans leur coeur !

Avec la rentrée scolaire qui laisse peu de place à l’éveil spirituel de la jeunesse, avec des familles préoccupées à maintenir leur « pouvoir d’achat » dans un contexte économique
et social difficile, nous voici donc dans notre jardin. Qu’allons-nous semer pour que ça pousse durant cette nouvelle saison ? Laissons donc vraiment germer la foi, l’espérance et l’amour, au nom de notre attachement au Christ, et évitons les jachères !


Alors, semons,plantons, bêchons, sarclons, et cultivons le jardin de notre coeur. Le Seigneur donne le soleil et la pluie. A nous de préparer la terre où germera sa Vie !

Germinations d’automne

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Lettre d'un enfant du caté à ses parents

Publié le par Miniritou

Lettre d'un enfant du caté à ses parents 0001

Publié dans Catéchèse, caté, catéchisme

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