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​​​​​​​Mon célibat de prêtre …  votre fécondité évangélique !

Publié le par Miniritou

16 ans que je suis prêtre… Je n’ai pas mesuré lors de mon ordination les difficultés inhérentes au choix qu’on m’imposait. J’ai offert dans l’enthousiasme de mes 20 ans ma virginité de mon cœur et de mon corps. A ce jour j’y suis resté fidèle. On peut dénoncer l’infidélité de certains prêtres sans jeter un discrédit sur tous les prêtres…

J’ai compris peu à peu  les exigences du célibat. J’ai  découvert aussi mes limites et mes fragilités.  

Dans mon monde ou sensualité et érotisme s’affichent sur tous les écrans, où la relation sexuelle est devenue un jeu, une distraction parmi d’autres,  pas facile de garder un cœur pur, un regard chaste…

J’ai donné du sens à cet engagement du célibat, en prenant conscience que mon célibat ne pouvait pas être  uniquement une décision personnelle, et un choix intime.

C’est un choix en Eglise. C’est un choix pour l’Eglise. C’est mon choix pour le monde. Parce que le monde a plus besoin d’amour que de sexe…

Mon célibat est de votre responsabilité parce qu’il est pour vous.  Prêtre, mon sacerdoce est au service de votre foi, de votre croissance dans le Christ. Si vous voulez m’aider, et aider un prêtre à vivre son célibat de manière heureuse, demandez- lui d’être prêtre ! Ne critiquez pas, ne dénoncez pas son célibat !

Si le célibat sacerdotal est une amputation intolérable, alors la fidélité dans le mariage l’est aussi !

Pour que ma vie soit féconde, il faut que mon célibat trouve du sens dans votre foi ! Découvrez combien la vie de vos prêtres, engagés dans le célibat est un cadeau pour vous,  un cadeau pour votre foi, pour votre fidélité au Christ. Tout est là ! Essayez de comprendre le célibat de vos prêtres, arrêtez de le remettre en cause !

Je ne peux être chrétien avec vous que si je suis prêtre pour vous.

Alors le geste qui va suivre, le Lavement des pieds,  prendra son sens si votre cœur de chrétien perçoit que ma vie de prêtre, je l’ai donnée au Christ, mais je la donne aussi  à l’Eglise qui m’est confiée. Je vous la donne, avec joie et enthousiasme, dans mes pauvretés et mes fragilités humaines pour manifester qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime.  Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie au Christ qui nous aime d’un amour miséricordieux !

La miséricorde du Seigneur, à jamais je la chanterai !

 

homélie du jeudi Saint 2016

​​​​​​​Mon célibat de prêtre …  votre fécondité évangélique !

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Faire célébrer une messe

Publié le par Miniritou

Faire célébrer une messe à une intention particulière

 

Il arrive qu’à l’occasion d’un décès, d’un anniversaire de mariage ou d’un autre événement, des croyants souhaitent demander que le prêtre célèbre l’eucharistie pour cette intention.

 

Combien coûte une messe ?

La messe comme tout sacrement est gratuite. On ne paye pas un sacrement ! Depuis les origines, les chrétiens ont participé très concrètement en apportant des dons, soit en nature, soit en argent. Il est de coutume en effet, pour permettre au prêtre et à la paroisse de vivre de faire une offrande correspondant à une participation effective (et concrète) de la part du demandeur. Cette offrande s’inscrit dans l’offrande du Christ à son Père et à laquelle  tout croyant est invité à s’unir quand il participe à la messe. L’offrande indicative proposée par l’Eglise pour une messe pour soutenir les prêtres est de 17 €.

Pourquoi 17 € ?

La somme indicative de 17 € est définie pour permettre aux prêtres de vivre décemment avec l’indemnité que la paroisse verse en plus aux prêtres. Les prêtres ne conservent qu’une offrande de messe par jour même s’ils célèbrent la messe à diverses intentions ou même plusieurs messes dans la même journée.

Une messe, une intention ?

Faire célébrer  une messe à une intention particulière permet à toute la communauté de prier à cette intention quand elle est annoncée. Parfois plusieurs intentions sont annoncées. Cela ne veut pas dire que les autres intentions personnelles d’un fidèle ne sont pas prises en compte puisque le sacrifice de toute l’Eglise est célébré « pour la gloire de Dieu et la salut du monde », donc à toutes les intentions que les hommes apportent dans leur cœur.       

En conclusion…

Faire célébrer une messe, c’est offrir à Dieu un peu de soi pour ceux que nous aimons et pour nous-mêmes afin que la grâce du Christ qui s’offre à nous  dans l’Eucharistie  transfigure le cœur de ceux (vivants et défunts) que nous recommandons à la prière de l'Église. Faire célébrer une messe c’est un cadeau de notre foi en l’Eucharistie pour présenter à Dieu notre prière.

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Le temps du sacrifice

Publié le par Xavier Cormary

SACRIFICE ...
Voilà un mot, un concept qui n’est pas très à la mode… S’il s’agit de parler d’une souffrance que l’on s’infligerait pour contenter Dieu, évidemment, berk ! Pourtant, lorsqu’il est question du sacrifice de la messe, du sacrifice de Jésus sur la croix, on perçoit bien que ce terme désigne un élément important de notre foi chrétienne et qu’il ne faut pas forcément le mettre à la poubelle.
Pour ne pas tomber dans le piège d’un vocabulaire qui fausserait le sens profond de la réalité spirituelle, revenons à l’étymologie : sacrifice – sacri - fice. Faire du sacré - faire du divin. Le sacrifice est donc une action qui consiste à imiter Dieu. Se conduire à la manière de Jésus. Souffrir pour souffrir, s’infliger des contrariétés juste comme ça… Ce n’est pas chrétien, ça n’a rien d’évangélique… Mais renoncer au gros morceau de gâteau, pour le laisser à un autre, c’est un sacrifice agréé par le Seigneur si l’acte recèle un amour débordant pour l’autre. Ce qui donne sa valeur au sacrifice, ce n’est pas la souffrance qu’il peut occasionner, même si elle est réelle et évidente, c’est le poids d’amour que le sacrifice demande : le renoncement est parfois difficile, les petits sacrifices sont des actes d’amour pour le Seigneur que le croyant accomplit au nom de sa foi, pour essayer de ressembler un peu plus à Jésus-Christ.
 
Dans cette logique d’amour, le renoncement que peut représenter le célibat des prêtres, la privation de viande ou de bonbons au carême, la fidélité dans le mariage, le choix de la messe plutôt que l’émission préférée à la télé, ou même plus simplement la patience qu’il faut pour écouter un enfant turbulent, l’attente pour aller donner son sang, ou l’effort supplémentaire à fournir pour soutenir quelqu’un… Tout cela porte un fruit de grâce et de joie parce que ce sacrifice permet à celui qui l’accomplit de retrouver un peu plus sa ressemblance primitive avec Dieu. Le sacrifice est alors un chemin pour avancer dans l’amour, dans l’espérance et dans la confiance en Dieu. Les petits pas dans l’amour se font au quotidien, et les sacrifices gorgés d’amour enracinent dans le cœur sans complexe, le désir de sainteté qui devrait animer tout croyant sincère, pourvu que le sacrifice soit orienté dans une croissance d’amour exponentielle. Et justement, c’est cela la sainteté !
Le temps du sacrifice

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Ils ont fait une croix sur le Christ…

Publié le par Miniritou

Au fil des rencontres, je m’aperçois que les chrétiens de souche sont nombreux autour de moi : ils ont été baptisés et certains ont fait leur communion. Quelques uns ont été « enfant de chœur » quand ils étaient jeunes, certains ont fait du scoutisme… Les uns me disent même qu’ils n’ont aucune peine à entrer dans une église ou à s’y recueillir en allumant une bougie. Les autres ont gardé des « valeurs chrétiennes » qui guident leur choix, enfin,  en partie… Oui mais  voilà … Problème : le Christ est devenu un étranger, un inconnu.  S’ils leur reste quelques bribes de catéchisme, quelques souvenirs de leur éducation religieuse, ils ont depuis longtemps rangé  leur religion dans la catégorie « culture générale »  qui les aide à penser qu’ils ont « le droit de se marier ou d’être enterré  en passant à l’église. »

Ils se reconnaissent facilement dans une tradition judéo-chrétienne, mais ont fait une croix sur Jésus-Christ. Ils ont une relation utilitaire à la religion. En disant cela, loin de moi l’idée de porter un jugement : juste le besoin de faire un constat. La foi chrétienne est relation : relation au Christ mort et ressuscité : il s’agit de découvrir Jésus est vivant aujourd’hui, qu’il marche à nos côtés et qui veut inspirer nos paroles et nos actes.  Relation aux autres en mettant en pratique le message de l’Evangile afin qu’il transforme nos vies et transforme le monde.

Porter la croix du Christ ne signifie pas faire une croix sur Lui : être chrétien sans le Christ est une illusion ou une impasse : une religion sans foi devient vite intolérante. Comment pourrait-on être skieur sans ses skis ou champion de natation sans bassin ! La vie chrétienne est justement très souvent une invitation à nager à contre-courant parce que la facilité et la superficialité conduisent souvent à la médiocrité et à l’oubli de la dignité des plus petits, des plus faibles. Pour résister, il nous faut  redonner au Christ toute sa place dans nos vies. Sans tabou, sans honte. Et la semaine sainte est une occasion en or pour cela !

Ils ont fait une croix sur le Christ…

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Des tatouages, pour le meilleur et pour le pire …

Publié le par Miniritou

Qui ne connaît pas, dans son entourage proche, une personne qui a succombé à la mode très actuelle de se faire tatouer ? Discret ou ostentatoire, visible dans le cou ou sur les membres, ou intime, le tatouage peut être décidé sur un coup de tête. Pourtant, la plupart du temps, c’est un acte irréversible beaucoup plus  réfléchi et sensé qu’il n’y paraît.

Tout d’abord,  il faut bien  comprendre que  le tatouage est une forme d’expression : quand les mots sont fades ou impossibles à dire, quand un vécu est trop lourd ou trop profond : décider de faire tatouer un motif qui exprime ce que l’on ne sait pas dire est souvent un moyen en vogue pour communiquer. L’intimité inénarrable s’affiche sur la peau : « Montre-moi  tes tatouages, je te dirai qui tu es ! »

La douleur pour réaliser un tatouage n’est-elle pas aussi, non pas recherchée pour elle-même, mais assumée comme inhérente à la démarche ? Celui qui va chez le tatoueur sait que ça va faire mal, comme on sait que la vie n’est pas toujours facile. Les souffrances de l’existence laissent des traces, comme l’aiguille qui perce la peau va laisser une trace. Notre  corps va vieillir, se dégrader, et mourir, mais ce signe, ce motif demeurera sur la peau, au-delà même de notre mort.

Le caractère définitif de l’acte est aussi lourd de symbole : Il est très difficile, impossible à effacer. Si je peux oser une comparaison, le tatouage est un peu comme un sacrement  que l’on se donne à soi-même sans passer par l’Institution « Eglise » ni par la transcendance du divin : un signe visible pour exprimer de l’invisible…  On grave sur sa peau ce qui a du sens pour nous, ce qui mérite d’être conservé, et bien plus proche, bien plus réel que de graver une date dans le marbre ou de garder une photo dans un album !

En cela, il est intéressant de parler sans a priori avec une personne qui a réalisé ou qui veut se faire tatouer afin de la rencontrer et la connaître en vérité ! Les préjugés historiques et des interdits posés jadis  par Charlemagne, (la bible, comme le Coran d’ailleurs, n’évoque le tatouage qu’une seule fois en Lévitique 19, 28) ne sont guère porteurs de dialogue et de compréhension. Le tatouage, autrefois considéré comme une forme de rébellion, est aujourd’hui largement répandu. Dans notre société individualiste, le tatouage ne peut-il pas être interprété, sans généraliser, comme une forme de spiritualité individualiste dégagée de toute institution ?

Nous avons à comprendre, même chez des personnes qui sont tatouées sur le visage ou sur tout le corps, que la personnalité ne peut jamais se confondre ou se résumer à ses tatouages. Il est essentiel  de regarder chaque personne au-delà des apparences, fussent-elles tatouées !

Des tatouages, pour le meilleur et pour le pire …

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Au Dieu inconnu

Publié le par Une amie belge

Dieu est entré dans notre monde incognito.

Chacun a son idée sur Dieu, chacun sait qui est Dieu, ce qu’il doit être, et chacun est prêt, s’il se présente à lui réclamer ses pièces d’identité.

C’est pourquoi Dieu n’a pu franchir nos frontières que de façon imprévue. Jamais, il n’aurait pu faire accepter que Dieu se présente sous une si modeste apparence, celle d’un nouveau-né et pas n’importe quel nouveau-né, mais un bébé couché dans une mangeoire d’animaux.

Pour un Dieu pareil, il n’y aurait eu place ni à l’église, ni à l’hôtel.

Dieu, dans notre monde, ne circule bien que dans la clandestinité.

Dieu prend le maquis pour rejoindre ses vrais fidèles. Il faut être pauvre, petit, enfant, il faut être simple et humble pour l’accueillir et deviner que Dieu seul peut nous surprendre à ce point.

Le Dieu auquel nous croyons est celui qui fit l’homme à son image et ressemblance, qui s’est fait homme et qui parle depuis des siècles un langage d’homme pour communiquer avec nous.

Dieu est l’opposé de la Puissance, de la Majesté, de l’Autorité, de la Richesse, de la Force que nous lui avons attribués, en écoutant plutôt nos désirs que sa révélation. Mais Dieu est « tout semblable » aux simples, aux pauvres, aux fraternels, aux miséricordieux, aux aimants, aux affamés de justice.

Ce qui est divin en Dieu, ce n’est pas qu’il soit tout autre que nous, c’est qu’il soit tellement plus humain que nous.

Ce qu’il y a de divin en Jésus-Christ, ce n’est pas qu’il ne soit pas homme comme nous, c’est qu’il soit tellement homme, l’homme le plus homme, le seul vraiment homme, vraiment libre, aimant, fidèle, disponible.

Pour montrer combien il nous dépasse, il ne faut pas le couvrir de dons magiques, de sciences infuses ou de facultés surnaturelles. Il suffit de dire comment il aimait, comment il respectait et guérissait les hommes, et comment il savait pardonner.

Nous avons longtemps cru que la dignité de Dieu réclamait d’innombrables pouvoirs qui nous écrasaient, mais il a été révélé à Noël, qu’être Dieu, c’est simplement être tellement aimant, tellement plus humain que nous.

Seul ce Dieu pauvre, seul ce Dieu humain peut sauver.

Car l’homme, dans sa misère, est toujours tenté de s’inventer un Dieu qui soit la compensation de ses insuffisances et la réalisation de ses désirs. Parce que l’homme est pauvre, il imagine un Dieu riche. Parce que l’homme est faible, il faut que Dieu soit puissant. Parce que l’homme souffre, Dieu ne peut être qu’invulnérable, impassible, insensible, inaltérable ! Et parce que l’homme est dépendant et solidaire, il lui plaît de se représenter Dieu solitaire, autonome, suffisant, indépendant.

Noël libère l’homme, sauve l’homme par la révélation d’un Dieu humble, doux, pauvre et miséricordieux. L’Evangile, la Bonne Nouvelle que Noël proclame, c’est que pour ressembler à Dieu, nous ne devons plus devenir riches, forts, solitaires, bien-portant ou majestueux. Il nous suffit d’aimer un peu plus, de servir un peu davantage, de nous rapprocher des pauvres, de lutter pour plus de justice.

Nous pouvons ressembler à Dieu tout de suite, ici et maintenant, dans notre état, à notre niveau, sans attendre visions ou miracles, mais en nous faisant le dernier de tous et le serviteur de tous.

Sur la paille de la crèche comme sur le bois de la croix, le Christ est révélation de ce qu’il y a de plus profond et de plus vrai en Dieu « Qui me voit, voit le Père. »

Cela choque, cela surprend.

Dieu est pauvre, pauvre de tout ce que nous convoitons, recherchons, ambitionnons.

Ne dites pas que Dieu se cache ou qu’il est absent du monde. Dieu est extraordinairement présent et visible, aussi présent et aussi visible, ou bien aussi peu présent et aussi peu visible que le sont, dans notre vie, les pauvres et les exclus.

Si nous voulons rencontrer le vrai Dieu qui vient à nous, nous devons aller à la rencontre des pauvres.

Et lorsque nous venons nous agenouiller devant l’infinie Majesté de notre Dieu, nous nous retrouvons à genoux devant l’immensité de la misère humaine.

Les hommes sont tristes, faibles et violents, et pourtant il suffit qu’un amour naisse et les réunisse pour que Dieu devienne présent parmi eux.

 

Une telle Nativité, nous devons faire bien plus qu’y croire :

nous sommes responsables qu’elle ait lieu partout aujourd’hui.

 

(J'ai reçu ce texte de Belgique)

Au Dieu inconnu

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