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Président bénévole ...

Publié le par Gino Cisiola

Un ami, président de club sportif a écrit un témoignage fort intéressant que je vous fais partager bien volontiers ! Il a inspiré 'ailleurs l'éditorial de ma feuille paroissiale que je publie ci dessus !


PRESIDENT ?

 

PERSONNE n’ignore que le bénévolat génère rarement les remerciements et la gratitude. Ceux qui néanmoins s’engagent sur cette voie du don de soi gratuit le font en connaissance de cause, en sachant qu’il faut aussi se prémunir des quelques coups de gourdin que l’on ne manquera pas de leur asséner. Comme partout ailleurs, ils savent que lorsqu’on occupe un poste de responsabilité, certaines décisions sont difficiles à prendre et attirent obligatoirement les inimitiés des uns et des autres.

Ils savent que les feux de la rampe imposent d’être un exemple pour tous ; ils font obligatoirement tenter l’approche de la perfection et bien sûr comme il est impossible d’y arriver, les censeurs de tous bords pointeront immanquablement le doigt sur la moindre faille de la cuirasse.

Mendier, avancer avec vigueur et quelquefois à contre-courant en essayant de convaincre du bien-fondé de la démarche, plaider des causes qu’ils croient justes et profitables à leur association et de manière plus générale à la société… de tout cela, ils sont conscients.

Ils acceptent que le moindre échec soit monté en épingle par ceux-là même qui sont dans l’incapacité de réaliser le moindre projet, soit par incompétence soit par peur de se tromper.

Ils doivent s’armer de patience pour laisser le temps accomplir sa mission de révélateur de la nature humaine.

Pour être président d’association doit-on être masochiste ?

Cette question posée, quelle peut-être la motivation d’un homme qui prend en charge la destinée d’un club ? Quel est le but de sa démarche ?

Il m’est impossible de répondre au nom des quelques personnes qui depuis 72 ans ont occupé ce poste à la tête de notre club de football. Pour ce qui me concerne, quelle facilité de balayer ces interrogations.

Je suis le dernier président à avoir connu tous ses prédécesseurs depuis la création du SARC football Club. D’Antonin Conte à Serge Hannotel que j’ai remplacé il y a deux ans. Il serait trop long de parler de tous mais il est toutefois possible de citer quelques figures emblématiques qui ont marqué d’une pierre blanche leur passage dans notre association.

Le docteur Jaurou, héros de la résistance qui, au péril de sa vie soignait en forêt de Grésigne les maquisards malades ou blessés. Ce qui lui valut la déportation.

Louis Schmit dit P’tit Louis. Bel euphémisme vu sa haute et massive silhouette. Brave homme s’il en était, toujours en butte aux provocations complices de messieurs Barrau, Pauziès et Maniago qui avaient pour effet de provoquer chez lui des colères homériques qui mettaient en joie ses facétieux bourreaux.

Georges Engel, dont notre grand tournoi porte le nom tant il a marqué les esprits et les cœurs.

A ce poste délicat, il faut savoir que toutes les couches de la société ont été représentées. Du patron d’entreprise au boucher, du médecin au régisseur agricole, de l’employé au percepteur, du cadre à l’ouvrier, du banquier à l’enseignant, tous ont porté et transmis le flambeau sans que jamais la flamme ne s’éteigne.

Ma motivation est là, au niveau du cœur et des innombrables souvenirs que j’ai emmagasinés en un demi-siècle. De mes premiers pas de footballeur à mon rôle aujourd’hui en passant par l’éducateur et le simple dirigeant que j’ai été au sein de ce club.

Je dois me montrer digne de l’honneur qui m’est accordé d’être président. Je me dois d’être à la hauteur de la tâche qui m’a été confiée. Je dois veiller sur cette flamme que plusieurs générations m’ont transmise.

Mon but est de démontrer qu’être retraité ne signifie pas battre en retraite, se mettre en retrait mais qu’au contraire cette situation doit être source d’intégration plus profonde dans notre société. Certes il est utopique de vouloir faire le bonheur des gens contre leur gré mais si quelques jeunes trouvent dans mon action quelques éléments qui les aideront à se construire, j’ai gagné et ce constat est mon seul salaire.

Vu sous cet angle, tous les déboires dont je parlais au début ne sont rien à côté de ma motivation et de mon but.

Que sont les obstacles que je dois franchir confrontés à la joie que je vois dans les yeux de nos jeunes lorsqu’ils marquent un but, lorsque leur équipe gagne ? Je me réjouis des larmes de nos joueurs quand le défaite est au rendez-vous car comme vous tous, je sais que les plus belles réussites se forgent dans les échecs et que là se niche une part des valeurs du sport.

Les ennuis de la charge sont effacés par le maintien en promotion ligue de l’équipe seniors 1, et de la 2 en promotion de 1° division, par la finale de la coupe du Tarn de nos féminines, par les demi-finales des 15 ans et des 18 ans ces derniers qui évolueront encore en excellence la saison prochaine. Les réticences et les oppositions d’une minorité ne sont rien à côté du remarquable comportement de tous nos jeunes de l’école de football.

Les rancœurs de quelques uns ne sont rien face à la mobilisation d’une majorité pour les matchs décisifs, pour les fêtes qui suivent les victoires.

J’ai pu cette saison encore occulter les aléas de la fonction pour prendre du plaisir à travailler avec quelques dirigeants et quelques joueurs pour faire de notre club house ce qu’il est aujourd’hui.

D’autres combats sont devant nous, d’autres projets sont mis en page. J’ai besoin de la bonne volonté de tous et de chacun, en particulier des élus qui, malheureusement dans leurs dernières décisions n’ont apparemment pas apprécié à leur juste valeur les efforts consentis par les diverses composantes de notre club. J’ai presque le sentiment (j’aimerai me tromper) que notre club n’est pas considéré comme un PARTENAIRE IMPORTANT qui contribue grandement à l’éducation et à la paix sociale dans nos villages.

Dans un contexte difficile, crise de l’immobilier, tissu économique, commercial et industriel faible, il m’est difficile de trouver les capitaux pour que la machine avance. Je demeure toutefois optimiste car difficile n’est pas impossible ! Je remercie tous les sponsors qui régulièrement nous aident à équiper le club et à mettre sur pied des manifestations susceptibles de faire tomber dans nos caisses quelques espèces sonnantes et trébuchantes.

Serait-il possible de terminer sans parler des rouages les plus importants du SARC football Club ? Je veux parler de tous les dirigeants et de tous les éducateurs qui tout au long de l’année sont sur la brèche, donnent de leur temps et de leur savoir sans jamais baisser les bras.

Je remercie chaleureusement toutes ces personnes sans qui je ne serai RIEN.

 

« Peu importe de débuter par PERSONNE et de terminer sur RIEN. Seule compte la manière dont on aborde la fonction. »

 


Publié dans Textes de réflexion

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Famille en perdition

Publié le par Miniritou

Je suis régulièrement confronté à des situations familiales douloureuses, conflictuelles, à des relations marquées par l’indifférence, le découragement, voire parfois, la haine et le mépris. Des jeunes sont éjectés de leur famille, les parents ne veulent plus s’occuper de leurs enfants à 18 ans. Des grands parents n’ont jamais rencontré leurs petits-enfants, à cause de conflits avec leurs enfants ; des parents n’admettent pas les modes de vie de leurs enfants et les ont rejetés… Tant de situations humaines souvent très douloureuses, parce que la famille est un lieu refuge et cocon dans cette société en perte de sens…

L’Eglise se préoccupe souvent de la Famille et s’inquiète souvent des dérives imposées à la famille : travail du dimanche ; rythmes scolaires ; lois visant à affaiblir le mariage entre un homme et une femme ; adoption ; méthodes éducatives... L’Eglise, dans les paroisses, est souvent la seule institution qui propose un accompagnement des couples vers le mariage, les fiançailles. Elle est engagée auprès des enfants abandonnés, des filles-mères, des femmes traumatisées après un ou plusieurs avortements.

Nombre de problèmes dans notre société trouvent leurs causes dans une déficience et une carence au sein de la famille : délinquance juvénile ; absentéisme scolaire ; marginalisations de jeunes en échec scolaire ; les problèmes psychologiques chez les enfants sont souvent dus à un traumatisme affectif : divorce ou tensions familiales. Un défaut d’éducation affective et humaine, et ce sont des comportements à risques : drogue et alcool ; relations sexuelles précoces avec leurs conséquences ; Une absence d’éducation spirituelle et c’est aussi une crise de sens et d’identité qui s’insinue chez ces jeunes.


Une autre difficulté concerne les familles issues de l’immigration : leur intégration en France pose parfois problème : comment proposer à des jeunes, nés en France, qui restent « étrangers » à cause de la couleur de leur peau, une véritable intégration, sinon par un changement radical de regard sur l’autre, celui qui est différent ?


Les instances publiques doivent promouvoir la famille : c’est une question de vie ou de mort de notre société ! SOS ! Familles en détresse ! URGENCE absolue !

Publié dans Coups de coeur

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Georges FARENC, prêtre (1918-2009)

Publié le par Miniritou


65 ans de sacerdoce… ce n’est pas rien ! Lorsque je pense à ce prêtre qui m’a baptisé, qui m’a accompagné vers la première eucharistie, vers la confirmation… Quand je pense aux responsabilités qu’il a su me confier, alors que j’avais à peine 15 ou 16 ans,  j’éprouve une grande reconnaissance et une fierté pour cet homme qui m’a fait rencontrer le Christ vivant dans les petites choses de ma vie : il m’a proposé d’accompagner les enfants en camp d’été à Pratlong, à Ambialet ou à Massac ; d’animer le groupe des confirmands, à peine plus jeunes que moi ; de participer au conseil pastoral pour être la voix des jeunes…

Je ne peux oublier qu’il m’a offert mon premier pèlerinage à Rome. Chaque année durant mes années de séminaire, il ne manquait pas de m’envoyer une carte d’Ars, où il passait chaque année un peu de temps, en visitant sa famille.

 

Mais plus encore que ces anecdotes personnelles, je voudrais dire qu’il a été pasteur ! Pasteur de son peuple sur le territoire montredonnais, il a donné le Christ, patiemment, humblement, péniblement aussi sans doute… Il a assuré fidèlement son ministère, sans beaucoup d’éclats, avec douceur et persévérance. Il a été prêtre, pasteur, signe du Christ au milieu des hommes. Il a servi l’Eglise.

 

Il a beaucoup compté dans ma vie : sans doute ai-je choisi de devenir prêtre en cherchant à lui ressembler : un homme heureux de servir le Christ en aimant l’Eglise et les hommes qui lui sont confiés ! Georges, merci d’avoir été et de rester prêtre selon le cœur de Dieu ! Continuez votre mission dans la lumière du Père !

Publié dans Sacerdoce

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Revenir à l’essentiel…

Publié le par Miniritou

Je suis étonné par mes braves paroissiens qui d’un côté se lamentent que leurs enfants ne montrent plus aucun signe de vie chrétienne : pratique dominicale en berne ; enfants non-baptisés ; prière personnelle en suspens… Heureusement qu’ils gardent dans le quotidien les valeurs importantes qui leur ont été transmises, souvent à cause d’une éducation chrétienne. D’un autre côté, je constate quand même que le témoignage personnel des parents envers leurs grands enfants fait aussi souvent défaut, alors  que ce témoignage, s’il est juste et vrai, vécu en cohérence, est reçu avec beaucoup de poids au sein des familles, spécialement entre les grands-parents et les petits-enfants.

Récemment, une mamie me disait ne pouvoir participer à la messe du dimanche : «Les enfants viennent manger à la maison, je ne peux pas venir à la messe ! » C’est faire preuve d’un attachement tout relatif au bon Dieu que de considérer un repas familial plus important que l’Eucharistie rassemblant la communauté chrétienne pour célébrer le Ressuscité.  Certes, les événements familiaux sont importants, et une grand-mère qui rassemble tous ses enfants et petits-enfants souhaite les accueillir au mieux. Je remarque simplement que les occasions de témoigner de sa foi auprès de sa famille sont peu nombreuses, mais que manifester un attachement au Seigneur en donnant priorité à la messe du dimanche, me semble un témoignage facile et évident. D’autant que les horaires de messes dans les paroisses permettent souvent de s’organiser lorsqu’un grand repas doit être préparé pour le dimanche midi.


Il est, aujourd’hui comme hier, difficile d’être prophète dans son pays, de trouver les attitudes justes pour qu’enfants et petits enfants acceptent de vivre la foi qui leur a été transmise en famille.  Un témoignage personnel qui place l’amour du Christ, la vie de foi, la vie ecclésiale en priorité ne peut-il pas interpeller les proches ?


Un témoignage juste sera un témoignage qui saura miser sur l’essentiel et donner à chaque chose sa place, en fonction des priorités que nous choisissons. Mais si nous choisissons le bœuf bourguignon au lieu du Pain de vie, ne nous étonnons pas de rester sur notre faim vis-à-vis des choix de nos proches qui mettent leurs priorités ailleurs que dans leur attachement au Seigneur !

 

Publié dans Textes de réflexion

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Nuit des étoiles

Publié le par Miniritou

 

Une soirée du mois d’août… Un ciel limpide avec promesse de voir défiler devant nos yeux des étoiles filantes en nombre… Ces traces de lumière éphémères qui scintillent devant mes yeux, me remettent en face de moi-même et de cet immense univers où, tout à coup, je me sens si minuscule ! Les avions qui n’interrompent par leur ronde céleste jour et nuit me rappellent aussi le monde qui continue de tourner alors que je m’apprête à rejoindre mon lit !

Grandeur et majesté de la création. Prodigieuses avancées technologiques qui relient les hommes d’un bout à l’autre de la terre. Voici quelques jours, nous avons commémoré le 40° anniversaire de l’homme sur la lune !


Dans ce monde, chaque être humain veut être « quelqu’un », avoir son diplôme et sa place au soleil. Hélas, les laissés pour compte sont nombreux. Face à ce ciel immense et grandiose, je me surprends à penser à ma petitesse, à la pauvreté des ambitions humaines, parfois si légitimes : « Qui donc est l’homme pour que tu penses à lui, Seigneur !? » ( Psaume 8)

Publié dans Regards sur le monde

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