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POUR PORTER LA COMMUNION A UN MALADE

Publié le par Miniritou

La multiplication des « communions à domicile » et des pratiques abusives en ce domaine exige que, en tant que curé, je sois vigilant à ce que des dérives ne se produisent pas.  Si je suis tout à fait favorable à ce que la présence auprès des personnes malades, âgées ou handicapées se développe par une attention eucharistique à leur égard, je souhaite aussi rappeler quelques points d’attention :

  • Personne ne peut se donner la communion à soi-même. C’est toujours un membre délégué de la communauté, de la famille qui donne la communion à une personne malade.
  • On ne prend pas la communion pour une personne qui travaille ou qui n’a pas ‘le temps’ de venir à la messe mais pour une personne dont la santé ou la situation réelle l’empêche de se déplacer, de se joindre à la messe paroissiale le samedi, le dimanche.  Les autres situations doivent être examinées avec un prêtre.
  • On prend la communion pour un ou plusieurs malades, dans la mesure où on va, sitôt la messe terminée, leur apporter l’Eucharistie et la leur donner !  On ne dépose pas le Corps du Christ en passant pour que la personne s’auto-communie pendant la messe télévisée.
  • On n’est pas sensé conserver une hostie consacrée à la maison ou au fond du sac à main pendant plusieurs jours, sauf cas de force majeure...  On veillera à respecter la dignité de l’Eucharistie pour le transport ou la conservation de la Sainte communion.
  • La bonne volonté ne suffit pas : une formation minimale est nécessaire en lien avec le Service Evangélique des malades, et un livret de prière tout simple est disponible pour proposer un temps de prière avec le malade quand on lui apporte la communion.
  • De manière habituelle, pour prendre la communion à un malade, on dépose une custode (boite digne et dédiée exclusivement à la communion) sur l’autel ou dans le plateau prévu à cet effet AVANT LA MESSE et le prêtre remet les custodes et bénit les personnes déléguées afin de manifester leur ministère au service des malades.  AUCUNE COMMUNION ne sera donnée dans une custode pendant la procession de communion des fidèles présents.
  • Des custodes sont disponibles à la paroisse pour prix accessible : (10 €) ou peuvent être prêtées pour une communion ponctuelle.
  • Dans notre paroisse, il est désormais nécessaire de noter son nom et le nom de la personne malade (une seule fois s’il s’agit d’une démarche régulière) en déposant sa custode sur le plateau. Nous éviterons ainsi toute ambiguïté.
POUR PORTER LA COMMUNION A UN MALADE

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Vœux du nouvel an

Publié le par Miniritou

Bonne année :

"Fais de ton mieux, puis laisse faire Dieu..."

 

Souhaiter une bonne année, n’est-ce pas, au début du mois de janvier, s’attarder à des amabilités  faites de bons sentiments et de sincère compassion,  qu’on aura vite rangés au placard, une fois la trêve des confiseurs terminée ?

Exprimer des vœux de bonne année, n’est-ce pas dire des paroles superficielles :

  • Soit parce qu’on n’a aucun pouvoir pour  les réaliser (l’amélioration de la santé de la tata ; la prospérité pour nos enfants, etc.)
  • Soit  parce que ces paroles sont formelles et finalement ne nous engagent pas réellement, ou nous impliquent peu concrètement dans la durée ?

Dire à tous « Bonne année, bonne santé, du bonheur plein le cœur ! », n’est-ce pas une manière détournée de faire une nouvelle liste au Père Noël en faveur de ceux qui nous sont chers ? Or, le Père Noël n’existe pas…

Notez bien qu’avant Noël, on souhaite plein de cadeaux sous le sapin, et au Nouvel an, on souhaite plein de bonheur et du positif pour nos amis ?

S’il nous fallait à nouveau, dès ce 1er janvier, jouer au Père Noël pour apporter à nos proches cette joie, cette paix, et cette réussite que nous leur souhaitons, nous serions tous sans doute bien démunis pour combler les attentes de ceux qui voudraient voir ces vœux se réaliser sans délai !

Les vœux que nous exprimons devraient se partager en deux catégories :

  • D’une part, ce qui est de notre ressort et que nous pouvons améliorer en agissant, au quotidien, dans notre famille  ou en facilitant la vie de ceux vers qui nous nous tournons.
  • D’autre part, ce qui relève de l’impossible ou du miracle et dont nous devons laisser à Dieu, Maître de l’Impossible, le soin de le réaliser !

Il s’agit donc de faire la différence entre ce qui relèverait d’un engagement personnel qui nous incombe : plus de joie dans la famille, réconciliations, de l’attention et de la bienveillance, et ce qui relève de la puissance et de l’initiative de Dieu : santé, conversions, etc.

Alors, FAIS DE TON MIEUX, parce que ta vie t'appartient, et que ton bonheur, tes chances, et tes talents, ils sont d’abord entre tes mains, puis LAISSE FAIRE DIEU, parce que tout grâce vient de Lui  et que  c’est en mettant en Lui ta confiance que tu pourras abandonner tes prétentions humaines pour recevoir toute chose comme un don de sa bonté !

Vœux du nouvel an

Publié dans voeux, prière, Dieu

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