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80 articles avec coups de coeur

Liberté, égalité, phobie !

Publié le par Miniritou

Homophobie, islamophobie, christianophobie… Claustrophobie, phobie scolaire, phobie administrative : les phobies sont partout ! Elles ont colonisé notre quotidien, si bien qu’on pourrait presque avoir la phobie des phobies ! Exacerbées par l’individualisme galopant, l’autre, différent par son pays d’origine, sa religion, ou sa couleur de peau ne vient-il pas nous faire courir un risque ?

Pour lutter contre les phobies de toute sorte, il existe une solution, un remède qui n’a rien d’artificiel, de périmé ou de fantaisiste.  Cette idée, cet élan d’humanité qui porte les plus grands idéaux, qui a inspiré de si nombreuses actions, parfois héroïques, qui permet d’ouvrir sa porte et son cœur, son portefeuille aux déshérités durant les fêtes de fin d’année, est devenu presque une supercherie, une farce de père-Noël : la fraternité !

Il n’est pas question d’en rester à une fraternité aseptisée, émondée de tout ce qui peut déranger, de ceux qui sont trop différents. Certains se disent frères, dans des loggias où l’on se coopte en secret, où l’on fait de l’entre soi, mais sans odeur agressive, sans être bousculé par des frères qui nous dérangent, différents et parfois ennemis. Dans un livre percutant*, j’ai lu cette phrase : « La paroisse est le dernier endroit où l’on peut être frères avec des connards ». Le chrétien est celui qui sait se faire frère avec tout prochain, sans que celui-ci soit forcément un ami, un intime ! On ne choisit pas ses frères, sinon ce ne sont plus des frères ! On exclut ainsi tout risque de racisme, d’intégrisme, ou d’un entre-soi confortable.

Faire vivre la fraternité, c’est accepter, avec l’humilité en étendard, que l’autre, tout autre, puisse me donner sa main, même si elle est sale, sans que je sois écœuré ou agacé de la tenir fermement et durablement.

Liberté, égalité, phobie !

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Dieu n’est pas un loup pour l’homme

Publié le par Miniritou

Une des grandes qualités du pape François est sans doute de savoir dire avec des mots simples que le sujet principal de la foi chrétienne est le Dieu-Trinité et que son objet est l’Homme. En effet, très souvent, on oppose les droits de Dieu aux droits de l’Homme, en inventant des prétendues doctrines ou des arguments qui laissent croire que Dieu est un loup pour l’être humain.

Dans les actualités récentes, force est de constater que c’est bien l’Homme qui est un loup pour son prochain, même dans l'Eglise : le plus innocent outragé, le moins rentable licencié, le plus faible éliminé, le plus fragile euthanasié...  n’auraient-ils pas  tous la même dignité ? On crée ainsi des catégories artificielles de personnes : certaines étant plus égales entre elles que d’autres.

L'Évangile et le message chrétien que porte l’Eglise, si souvent ridiculisés et caricaturés par des rapporteurs qui mettent en avant un argument, une déclaration sortis de leur contexte, ont toujours la prétention de favoriser la réflexion et l’émergence de choix personnels ou collectifs qui fassent droit à la dignité humaine, et qui permettent un plein exercice de la liberté de conscience, dans la mesure ou cette liberté de conscience est véritablement éclairée et guidée par le souci du Bien commun intégral de l’Homme, de tout homme, de tout l’Homme !

Qui peut trouver un seul texte du magistère de l’Eglise (récent, daté d’après 1965, car par le passé, il est évident que les choses n’étaient pas aussi claires) qui ne soit pas au service de l’humanité, appelant à rendre ou à garder la dignité de la personne humaine ?

Aujourd’hui, si tant de personnes sont des adversaires violents de l’Eglise, et rejettent la foi chrétienne, sans doute est-ce parce qu’ils s'arrêtent aux scandales provoqués par certains clercs, qui bafouent leur vocation et trahissent la confiance des petits. Ils n’ont pas perçu dans le témoignage édifiant des autres chrétiens, et dans le discours de l’Eglise que l’essence même de notre foi procède de la primauté du respect de l’être humain, dans sa dimension personnelle, intérieure, sociale, et spirituelle. Je me souviens encore cette remarque de Mgr André Lacrampe, alors évêque d’Ajaccio, qui affirmait lors d’une rencontre en petits groupes à Lourdes en 1999 : « La perte du sens de Dieu dans notre société sera la perte du sens de l’Homme. » Je crains hélas qu’il fut prophète de la réalité qui est à notre porte.

En voulant vivre sans Dieu, à cause des hommes défaillants, censés porter sa voix et son message, les hommes d’aujourd’hui prennent le risque d’un auto-génocide insidieux qui touche d’abord les plus vulnérables : enfants à naître, personnes en fin de vie, et qui interdit à l’Homme de répondre à sa nature humaine. L’être humain devient un concept, une théorie, un matériau.

L'Eglise, non pas parce qu'elle serait à la hauteur de l'idéal qu'elle prêche, mais parce qu'invariablement, elle  prend le parti de l'être humain, doit sans cesse se convertir pour plus de fidélité au Christ et à son message. Mais une société qui se déshumanise crée de la violence et court finalement le risque de se perdre.

Que Dieu lui-même écoute le cri des pauvres, de tous les pauvres qui le cherchent sans le savoir, qui le rejettent sans le connaître, ou qui l’adorent sans rester pleinement humains.

Dieu n’est pas un loup pour l’homme

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Gilet jaune : oui ou non ?

Publié le par Miniritou

J’avoue que je suis profondément interpellé par la situation socio-économique de notre pays : le mouvement spontané des citoyens « gilets jaunes » me questionne et me fait réfléchir.  J’avoue ne pas être en mesure de me positionner dans ce débat.

 

D’un côté, je perçois la difficulté grandissante des petits, des « sans dents » et des smicards qui ont du mal à joindre les deux bouts, à  garder sobrement une vie  normale : les taxes mises en place, si elles étaient justifiées par un engagement écologique clair, devraient avoir l’aval de la majorité des citoyens conscients de leur responsabilité personnelle et collective sur l’environnement.  Mais l’illisibilité des réformes du gouvernement, la mise en place de réformes qui semblent donner des avantages aux gouvernants, aux multinationales, aux puissants, face à une majorité silencieuse qui n’a plus envie de l’être, me donnerait envie de rejoindre le mouvement.

 

De l’autre côté, si ce mouvement a tout l’air d’un mouvement citoyen, avec ses tentatives de récupération politique – l’aubaine est trop belle pour les partis d’opposition à M. Macron – spontané et bon enfant, me laisse  malgré tout dans l’insatisfaction profonde. Les revendications, si elles sont multiples et souvent justifiées,  me laissent penser que chacun manifeste pour sa pomme, sans vrai souci du bien commun : les « gilets jaunes » interviewés au hasard des reportages, expriment leur ras le bol fiscal à cause de leur « pouvoir d’achat » en berne.

 

Qui se lèvera pour redonner une âme à notre vie en société ?

Qui fera la promotion réelle et incarnée des valeurs inscrites sur le fronton de nos mairies ?

Qui aura l’audace d’un pouvoir qui ne se situe pas au dessus des citoyens, mais à leur côté ?

Qui parmi nous sera capable de choisir une vie plus sobre et plus simple ?

Quel gouvernement saura montrer l’exemple d’une humilité et d’une intelligence inspirée pour gérer les deniers publics ?

Quel citoyen aura envie que change la société pour que les plus fragiles y aient leur place ?

 

Dans mon ministère de prêtre, je rencontre les puissants et les gens d’humble condition, les travailleurs et les chômeurs, les jeunes qui rêvent d’un autre monde et ceux qui profitent d’un système qui les satisfait.  Mes paroles, mes actes essaient d’œuvrer pour que la justice sociale et les valeurs de l’Evangile redonnent espérance à ceux que je rencontre.

Gilet jaune : oui ou non ?

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Saints et pécheurs …

Publié le par Miniritou

Saints et pécheurs …

 

 Il y a des saints et des voyous parmi les chrétiens… Même à Carmaux !

Saint Antoine de Padoue : le plus invoqué. Sainte Rita : la plus populaire. Saint François d’Assise : le plus admirable…  Qui peut dire quelque chose sur Saint Maximilien Kolbe, prenant la place d’un père de famille condamné à Auschwitz en 1944 ? Et les époux Louis et Zélie Martin  qui vécurent leur appel à la sainteté dans le mariage ? Pourquoi ne pas évoquer le jeune mexicain Saint José Luis Sanchez del Rio, tué à 14 ans en 1928 pour avoir refusé de renier sa foi catholique ! Dans le Tarn, qui connaît Saint Salvi ou St Amarand ? Qui a entendu parler de St Théordoric Balat, originaire de Montans, ou de Ste Emilie de Villeneuve qui a vécu à Castres ?

Il y a des saints et des voyous qui viennent à l’église, des gens bien et des tordus, des cœurs purs et des pervers, des gars honnêtes et des délinquants…  Ca fait souvent scandale. Pourtant, les saints d'hier nous montrent la route : regardons ces histoires de vies ordinaires, devenues témoins extraordinaires ! 

Etre chrétien aujourd’hui ne veut pas dire être à la hauteur du message du Christ ! Etre chrétien aujourd’hui, c’est prendre la route, résolument, humblement et lucidement : c’est demander l’Esprit-Saint comme GPS  et accepter l’Evangile comme carburant.

 La foi en Jésus-Christ, le désir de mettre l’Evangile à la première place est un appel de Dieu à devenir des saints. Pas des saints hors-norme, pas des saints « haut débit », juste un saint ordinaire. Un saint, il se donne et il donne, un saint, il fait de l’Evangile un chemin d’humanité, un chemin d’amour du Christ qui se propage à tout l’entourage. La sainteté, elle est contagieuse, non comme une peste, mais comme un fou rire, comme une envie de ressembler et de rassembler. C’est pour cela que la sainteté est la vocation de tout chrétien.

Allez, soyons fous ! Recherchons la sainteté, pas la perfection ! A nous de rendre crédible l’Evangile, Bonne Nouvelle annoncée et vécue, pour que « la joie de Dieu soit en nous et que nous en soyons comblés. » (Jean 17,13) 

Saints et pécheurs …

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1 000 000 de visiteurs

Publié le par Miniritou

D'après les statistiques fournies par OVER BLOG, en 13 ans et 4 mois, ...

ce blog a reçu 1 million de visiteurs qui ont visionné plus de 2 millions d'articles de mon blog.

Actuellement, il y a environ 300 visiteurs par jour : 9215 visiteurs durant le mois de septembre 2018.

Mon blog compte 857 articles publiés. Les commentaires sont désormais modérés suite à des publications qui relèvent de publicités et de mauvais liens.

Les lecteurs ont publié 4131 commentaires.

410 abonnés reçoivent un lien à chacune de mes publications.

 

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L'Argent

Publié le par auteur inconnu

Regardons les choses en face : les maux se multiplient dans notre société matérialiste à cause de l'appât du gain. Tant de problèmes sont avant tout lié à l'avidité de l'Homme. Gagner de l'argent, avoir, toujours plus, ou au moins, l'argent dont j'ai besoin ... Ca devient pour nombre de nos contemporains leur seule raison de vivre ....

 

Il peut acheter une maison, mais pas un foyer.

Il peut acheter un lit, mais pas le sommeil.
Il peut acheter une horloge, mais pas le temps.
Il peut acheter un livre, mais pas la connaissance.
Il peut acheter une position, mais pas le respect.
Il peut acheter la médecine, mais pas la santé.
Il peut acheter le sang, mais pas la vie.
Il peut acheter le sexe, mais pas l’amour.
Il peut acheter une église, mais pas le cœur de Dieu.
Il peut acheter un mausolée,mais pas la paix éternelle.

À la fin de sa vie, chacun repart comme il est venu !
Aucune richesse matérielle ne peut être emmenée de l’autre côté !

Ainsi l’argent n’est pas tout !
Les plus belles choses de la vie ne peuvent pas être achetées !

L’argent te fait croire qu’il faut gagner sa vie…
Alors qu’elle t’a été donnée à la naissance !

Vis pleinement ta vie !
Utilise-la pour croître et grandir !

Ta vraie richesse se mesure à l’aune de ton cœur…
À la profondeur de ton regard…
À la générosité de ta main !

L'Argent

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C'est quoi la prière ?

Publié le par Cardinal Roger Etchégaray

La prière n'est ni  refuge, ni dérobade, ni appel au miracle.
La vraie prière exige que nous cherchions
à faire nous-mêmes ce que nous demandons à Dieu de faire.
Si je demande "notre" pain de chaque jour,
je dois donner moi-même ce pain à ceux qui en manquent.
Si je prie pour la paix, je dois m'engager
moi-même sur le chemin de la paix.
la prière n'est pas faite de mots en l'air :
nous ne pouvons prir que si nous sommes pleinement responsables
de ce que nous disons.
Alorsseulement, nous goûterons à quel point la prière
est la reconnaissance de la puissance et de l'initiative de Dieu.
c'est cela l'Evangile : prier bras en croix
le Dieu qui n'aime pas les bras croisés.

Cardinal Etchégaray

C'est quoi la prière ?

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Face à la radicalisation : le radicalisme évangélique

Publié le par Miniritou

La radicalisation est un sujet d’actualité : face à quelques personnes tentées ou engagées dans un durcissement intégriste de la religion musulmane, il est important de se rendre compte que les causes de ce phénomène qui touche des jeunes français d’origine étrangère ou des récents convertis dans des familles aux racines chrétiennes desséchées ne sont pas avant tout religieuses mais spirituelles.

Dans le grand vide spirituel de notre société laïque qui relègue la religion à la sphère privée et qui suggère une désertification de l’âme humaine, beaucoup de jeunes aspirent à d’autres horizons. La jeunesse à soif d’absolu, d’idéaux qui ne peuvent être honorés dans la dimension horizontale de la vie, dans un vivre ensemble très individualiste, dans un matérialisme déshumanisé. La religion est un prétexte : la soif spirituelle est le véritable alibi.

Soigner les personnes entraînées dans les impasses d’un fanatisme religieux  dans des « centres de dé-radicalisation » sans proposer un idéal nouveau à une jeunesse  en manque de spirituel : c’est l’assurance d’un échec évident.

Dans ce chantier là, les chrétiens ont une carte à jouer et un chemin à proposer : le radicalisme évangélique qui propose un chemin exigeant de conversion et de sainteté dans le droit fil du message de Jésus : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu possède, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel. Puis viens et suis-moi ! » (Evangile de Marc 10, 17-30) Les saints François d’Assise, les Dominique, les Vincent de Paul ou les Ste Thérèse du XXI° siècle sont les égéries anti-radicalisation  à imiter ! Il faut peut-être inventer de nouveaux chemins de radicalité évangélique pour notre époque.

La radicalisation fanatique ne peut pas être arrachée du cœur des gens éblouis par le funeste dessein de l’impasse terroriste sans que les chrétiens d’hier et d’aujourd’hui en France redécouvrent le trésor évangélique. Là se trouve le fondement de l’amour du prochain dans l’amour du Dieu. La négation de Dieu se traduit tôt ou tard la négation de l’Homme. Le fanatisme terroriste en est l’illustration et l’expression actuelle, pour des jeunes qui cherchent une transcendance dans une société désenchantée.

Face à la radicalisation : le radicalisme évangélique

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Au Dieu inconnu

Publié le par Une amie belge

Dieu est entré dans notre monde incognito.

Chacun a son idée sur Dieu, chacun sait qui est Dieu, ce qu’il doit être, et chacun est prêt, s’il se présente à lui réclamer ses pièces d’identité.

C’est pourquoi Dieu n’a pu franchir nos frontières que de façon imprévue. Jamais, il n’aurait pu faire accepter que Dieu se présente sous une si modeste apparence, celle d’un nouveau-né et pas n’importe quel nouveau-né, mais un bébé couché dans une mangeoire d’animaux.

Pour un Dieu pareil, il n’y aurait eu place ni à l’église, ni à l’hôtel.

Dieu, dans notre monde, ne circule bien que dans la clandestinité.

Dieu prend le maquis pour rejoindre ses vrais fidèles. Il faut être pauvre, petit, enfant, il faut être simple et humble pour l’accueillir et deviner que Dieu seul peut nous surprendre à ce point.

Le Dieu auquel nous croyons est celui qui fit l’homme à son image et ressemblance, qui s’est fait homme et qui parle depuis des siècles un langage d’homme pour communiquer avec nous.

Dieu est l’opposé de la Puissance, de la Majesté, de l’Autorité, de la Richesse, de la Force que nous lui avons attribués, en écoutant plutôt nos désirs que sa révélation. Mais Dieu est « tout semblable » aux simples, aux pauvres, aux fraternels, aux miséricordieux, aux aimants, aux affamés de justice.

Ce qui est divin en Dieu, ce n’est pas qu’il soit tout autre que nous, c’est qu’il soit tellement plus humain que nous.

Ce qu’il y a de divin en Jésus-Christ, ce n’est pas qu’il ne soit pas homme comme nous, c’est qu’il soit tellement homme, l’homme le plus homme, le seul vraiment homme, vraiment libre, aimant, fidèle, disponible.

Pour montrer combien il nous dépasse, il ne faut pas le couvrir de dons magiques, de sciences infuses ou de facultés surnaturelles. Il suffit de dire comment il aimait, comment il respectait et guérissait les hommes, et comment il savait pardonner.

Nous avons longtemps cru que la dignité de Dieu réclamait d’innombrables pouvoirs qui nous écrasaient, mais il a été révélé à Noël, qu’être Dieu, c’est simplement être tellement aimant, tellement plus humain que nous.

Seul ce Dieu pauvre, seul ce Dieu humain peut sauver.

Car l’homme, dans sa misère, est toujours tenté de s’inventer un Dieu qui soit la compensation de ses insuffisances et la réalisation de ses désirs. Parce que l’homme est pauvre, il imagine un Dieu riche. Parce que l’homme est faible, il faut que Dieu soit puissant. Parce que l’homme souffre, Dieu ne peut être qu’invulnérable, impassible, insensible, inaltérable ! Et parce que l’homme est dépendant et solidaire, il lui plaît de se représenter Dieu solitaire, autonome, suffisant, indépendant.

Noël libère l’homme, sauve l’homme par la révélation d’un Dieu humble, doux, pauvre et miséricordieux. L’Evangile, la Bonne Nouvelle que Noël proclame, c’est que pour ressembler à Dieu, nous ne devons plus devenir riches, forts, solitaires, bien-portant ou majestueux. Il nous suffit d’aimer un peu plus, de servir un peu davantage, de nous rapprocher des pauvres, de lutter pour plus de justice.

Nous pouvons ressembler à Dieu tout de suite, ici et maintenant, dans notre état, à notre niveau, sans attendre visions ou miracles, mais en nous faisant le dernier de tous et le serviteur de tous.

Sur la paille de la crèche comme sur le bois de la croix, le Christ est révélation de ce qu’il y a de plus profond et de plus vrai en Dieu « Qui me voit, voit le Père. »

Cela choque, cela surprend.

Dieu est pauvre, pauvre de tout ce que nous convoitons, recherchons, ambitionnons.

Ne dites pas que Dieu se cache ou qu’il est absent du monde. Dieu est extraordinairement présent et visible, aussi présent et aussi visible, ou bien aussi peu présent et aussi peu visible que le sont, dans notre vie, les pauvres et les exclus.

Si nous voulons rencontrer le vrai Dieu qui vient à nous, nous devons aller à la rencontre des pauvres.

Et lorsque nous venons nous agenouiller devant l’infinie Majesté de notre Dieu, nous nous retrouvons à genoux devant l’immensité de la misère humaine.

Les hommes sont tristes, faibles et violents, et pourtant il suffit qu’un amour naisse et les réunisse pour que Dieu devienne présent parmi eux.

 

Une telle Nativité, nous devons faire bien plus qu’y croire :

nous sommes responsables qu’elle ait lieu partout aujourd’hui.

 

(J'ai reçu ce texte de Belgique)

Au Dieu inconnu

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Le poème du paysan

Publié le par Xavier Cormary

Que va-t-il me rester lorsque j’aurai payé
les charges et les emprunts  avec les intérêts ?
Pourrai-je subsister lorsque j’aurai soldé
le fruit de mon labeur pour moins d'une bouchée ?

 Puis-je espérer un jour m’endormir sans soucis,
Sans redouter l’échec pour joindre les deux bouts ?
Puis-je espérer un jour me lever fièrement,
Savourant le respect qu’on porte au paysan ?

 Je ne sais pas vraiment quand viendra le soleil    
Ce que sera demain, s’il sera gris ou blanc.
Je ne sais plus du tout si je peux travailler,
soumis et silencieux, mes champs  subventionnés .

C’est vrai que l’important, ce n’est pas que l’argent,
C’est ma vie qui prend sens aux couleurs du terroir.
C’est vrai que l’important, c’est d’aimer ce travail
Et faire des projets pour aller de l’avant.

Je trouve mon bonheur, là où sont mes racines,
Dans l’amour d’une terre qui m’a vu grandir.
Je trouve mon bonheur à vivre enraciné
Sur ce lopin de terre que mon père m’a donné.

J'ai semé dans mes champs ce qui pourra, demain,
Permettre aux citoyens de manger à leur faim.
J'attends de mon pays qu'il me redonne enfin
de vivre dignement du travail de mes mains.

 
Spéciale dédicace et gratitude à ceux qui font
ce noble métier de paysan et qui nous donnent à manger  !
 
Xavier Cormary +
Le poème du paysan

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