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Accueillir les enfants d'Halloween

Publié le par Miniritou

Être chrétien ne devrait pas nous empêcher d'accueillir avec bienveillance et charité ces enfants déguisés en petits monstres ou en vilains alliens qui viendront frapper à notre porte ce soir pour Halloween. Certes, si cette fête n'est pas en phase avec nos valeurs, celles que porte la foi chrétienne, il est malgré tout intéressant de profiter de l'occasion pour un témoignage de foi : après tout, ce n'est pas si souvent que l'on vient frapper spontanément à notre porte en attendant quelque chose de nous !

Accueillir ces enfants, en leur offrant une friandise et éventuellement en amorçant une discussion peut être l'occasion d'un témoignage : en demandant leur prénom, dites-leur par exemple : "Pour moi, ce qui est plus important, ce n'est pas la mort et les fantômes, mais Jésus qui veut apporter aux hommes la joie et la lumière" . Pourquoi ne pas offrir une image  pieuse, une photo ou un chapelet à ces enfants  ? Et surtout, s'ils leur prénom en leur disant que vous allez prier pour eux !

Pourquoi Halloween est une ineptie, non dans ses pratiques concrètes, mais dans ses intuitions qui échappent généralement à tous les enfants qui sont sans arrière pensée ?

- Parce que le déguisement et l'ironie que l'on associe à la mort tournent en dérision un sujet qui nous touche et nous fait mal : la mort d'un proche n'est jamais une farce ! Halloween évacue notre humanité et la réalité de notre mort, de la mort comme un sujet sérieux qui nous concerne et nous atteint pour de vrai !

- Parce que dans cette fête d'Halloween il n'y a aucune transcendance, si ce n'est celle qui nous verse dans un imaginaire effrayant et terrifiant. Elle n'apporte pas d'espérance à ceux qui fêtent, célèbrent et vivent Halloween. C'est vrai : le monde des ténèbres a quelque chose de fascinant et d'attirant. Pourtant, même si Halloween est simplement une occasion de faire une fête "gore" dans l'horreur et l'épouvante, et de se grimer gentiment pour un carnaval d'automne, je ne suis pas sûr qu'elle n'influence pas inconsciemment la rapport à la mort et au Mal. Certains, très minoritaires vont profiter de cette fête pour accomplir des actes de profanations ou blasphématoires.  Or si Dieu et Diable n'ont vraiment rien à voir dans ce sombre carnaval, pourquoi de tels actes ?

Sans diaboliser et "jeter le bébé avec l'eau du bain", en rejetant d'un revers de main ces pratiques carnavalesques, il serait bien dommage de ne pas profiter d'Halloween pour donner à nos enfants l'occasion de désirer, de regarder, et de chercher le Beau et le Bien, en jetant un regard bienveillant sur la mort, comme chemin qui conduit à la rencontre avec les Vivants !

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La beauté de la foi

Publié le par Miniritou

Il faut bien avouer que les témoins de la lumière ne font guère recette aujourd’hui. Les vedettes du petit ou du grand écran, aux carrières parfois éphémères, donnent lieu à des scènes hystériques de fans qui espèrent un autographe ou un selfie avec leur idole favorite. Les lumières s’allument ou s’éteignent sur ces stars au grès des actualités.

Les saints, eux, ne sont pas souvent des plus populaires. Ils meurent parfois dans l’anonymat, tragiquement, ou sans laisser d’empreinte médiatique flagrante. Et pour cause : la lumière qu’ils portent en eux ne leur appartient pas : ils ne sont que des porte- parole : le message de leur vie : c’est l’Evangile en paroles et en actes.  Quand on voit un chrétien qui a essayé de ressembler à Jésus, et qui y est arrivé d’une certaine façon, dans un certain domaine, nous pouvons contempler la beauté de la foi.

Donner son temps, donner sa vie, être accueillant aux pauvres, aux petits, être serviteur de Dieu, serviteur de l’Homme, de tout Homme, de tout l’Homme… Etre un Evangile vivant qui dit l’amour de Dieu, qui montre sa Miséricorde aux pécheurs : voilà la sainteté qui donne envie ! Ce n’est pas  dans la facilité, ce n’est guère sous l’objectif des caméras que cette sainteté là se déploie. Mais quand on réfléchit un peu : on se découvre davantage attiré parmi les assassins par un Jacques Fesch plutôt qu’un Jacques Mesrine, parmi les dirigeants : par un Saint Louis, roi de France plutôt que par Staline… par l’abbé Pierre plus que par David Rockfeller. Parmi les femmes célèbres : attiré davantage par Ste Elisabeth de Hongrie que par Catherine Médicis, par Mère Térésa bien plus que par Danielle Darrieux…

La sainteté, c’est notre vocation, notre désir, notre appel. La sainteté, c’est Dieu qui passe dans la vie des hommes. Cette sainteté attire, elle fascine, mais elle fait peur aussi. Comme si Dieu allait nous voler notre bonheur si on accepte de le lui confier… La sainteté consiste seulement à se laisser toucher par Dieu.

On posa un jour à un enfant qui venait de visiter la cathédrale de Chartres et qui avait été impressionné par les vitraux et leurs personnages : « Qu’est-ce que c’est un saint ? » Il répondit avec une finesse et un sens spirituel non égalé : « Un saint : c’est une personne qui laisse passer la lumière ! »

 

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Citrouilles et chrysanthèmes : mort ou vie ?

Publié le par Miniritou

Citrouilles et chrysanthèmes : mort ou vie ?

Ça y est ! les citrouilles sont de retour ! Et pas dans la marmite !  La fête d'Halloween est significative de la mentalité contemporaine : besoin de faire la fête, en utilisant si besoin la dérision pour exorciser nos peurs, spécialement face à la mort, toujours à l'affût de nous prendre un être cher. La foi chrétienne, dans les célébrations de Toussaint et le culte des morts apporte une autre réponse, moins rigolote, mais bien plus lumineuse !

31 octobre : Halloween

Cette fête est célébrée dans le monde anglo-saxon avec des citrouilles évidées, avec renforts de déguisements de sorcières, de fantômes et de morts-vivants. Les enfants font le tour des maisons du quartier pour demander des bonbons. En France, cette fête satisfait le goût de beaucoup pour l’occultisme, la sorcellerie. C’est aussi une manière de se moquer de la mort en rigolant et en se faisant peur. Halloween n’apporte cependant pas de réponse aux questions qui surgissent tôt ou tard quand quelqu’un est confronté à la mort « pour de vrai », au Mal et à la peur qui en découlent.

1er novembre : la fête de Toussaint

« Un saint, c’est quelqu’un qui a essayé de vivre comme Jésus, et qui y est arrivé »

(un enfant de CM1)

Cette fête remonte au 7ème siècle. Le pape Boniface ayant transformé le Panthéon de Rome en sanctuaire chrétien, il le dédie en l’a 610 à la Vierge Marie et à tous les saints. La fête de tous les saints fut fixée le 1er novembre au 9ème siècle.

L’Eglise veut célébrer la victoire de Jésus sur la mort et le rassemblement d’une foule immense autour de lui : les saints que nous sommes appelés à devenir.

Les chrétiens affirment dans leur foi qu’une communion profonde existe entre eux tous. Ils l’appellent la « communion des saints ».

C’est ainsi que le 1er novembre est la fête de tous les croyants, ceux qui acceptent de suivre le chemin que Jésus propose. Avec les chrétiens des temps passés, nous marchons sur le chemin de la foi à la rencontre de Dieu, précédés par ceux qui sont déjà auprès de Dieu. Des hommes et des femmes, par l’exemple de vie chrétienne qu’ils ont donné, même s’ils n’étaient pas parfaits, sont reconnus saints par l’Eglise (ils sont « canonisés », c'est-à-dire reconnus saints). Par l’amour qu’ils ont manifesté, ils donnent un sens à la vie humaine en nous montrant le chemin pour rejoindre la lumière de Dieu.

Les chrétiens célèbrent la Toussaint pour rappeler que nos peurs et nos angoisses trouvent une réponse dans la Résurrection du Christ qui nous ouvre un chemin de vie et de paix, celui que les saints ont découvert ici bas, à la lumière de l’Evangile. La fête du 1er novembre en France est un jour férié.

« L’oiseau chante, et il ne sait pas qu’il chante.

L’homme chante et il sait qu’il chante.

Le saint chante et il sait que c’est Dieu

qui chante en lui »

2 novembre : la fête des défunts

Les chrétiens pensent à ceux et celles qui sont morts, ceux et celles qu’ils ont connus et aimés. Malgré la peine et la souffrance de la séparation, souvent difficile à vivre, les chrétiens ont dans le cœur l’espérance que Dieu accueille ceux qui meurent dans sa lumière et qu’un jour, ils seront tous rassemblés dans la Présence d’amour de Dieu. Honorer et respecter les morts est très important. Des lieux pour se souvenir sont nécessaires : une tombe ou un jardin du souvenir… Des gestes d’affection (un bouquet de fleurs) expriment souvent ces liens qui ne disparaissent pas avec la mort. Le 2 novembre est un jour particulier de souvenir et d’espérance. Souvent, pour des raisons pratiques, on se rappelle des défunts le jour de Toussaint puisque c’est un jour férié plus facile pour se retrouver en famille.

« Jésus, nous le croyons est mort et ressuscité.

De même, nous le croyons, ceux qui sont endormis,

Dieu à cause de Jésus les emmènera avec son Fils »

(St Paul)

Rien n’est plus dangereux qu’un ressuscité,

Toujours à se faire rouler la pierre de ses tombeaux,

Toujours à s’en aller de ses cimetières,

Toujours à laisser les tombes vides.

On l’enferme dedans

Il est déjà parti

Il est dehors

Il est devant

Il n’est plus mort

Il est vivant!

Citrouilles et chrysanthèmes : mort ou vie ?

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Un nouveau Notre Père ?

Publié le par Miniritou

L’entrée en vigueur de la nouvelle traduction de la prière de Jésus, reformule la phrase controversée «Ne nous soumets pas à la tentation » :

 

Depuis 1966, les chrétiens avaient adopté après le latin une version du Notre Père qui a toujours suscité des débats. Désormais, la phrase qui posait question est retraduite : c’est cette nouvelle version qui sera désormais utilisée dans toute célébration !

« Ne nous soumets pas à la tentation » devient « Ne nous laisse pas entrer en tentation. »

Dieu ne tente personne. En cas de doute, l’épître de saint Jacques le rappelle vigoureusement :  « Que nul, quand il est tenté, ne dise: « Ma tentation vient de Dieu. » Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne »(Jacques 1, 13). Dans ce sens, Dieu ne peut donc nous « soumettre » à la tentation, dans le sens littéral. Il y aurait confusion entre Dieu et le tentateur, Satan. D’où la contestation de la traduction de 1966.

Mais éprouver n’est pas nécessairement tenter. Même si en grec, le même mot, ou la même racine est utilisée. Et l’on comprend, comme d’ailleurs, divers passages bibliques le rappellent, qu’il nous faut passer par l’épreuve. « Aussi tressaillez-vous d’allégresse même s’il faut que, pour un peu de temps, vous soyez affligés par diverses épreuves. » (1ère lettre de Pierre  1, 6-7).

Sainte Thérèse d’Avila enseignait déjà au XVI° siècle que « Ceux qui arrivent à la perfection ne demandent pas à Dieu d’être délivrés des souffrances, des tentations, des persécutions ni des combats. […] Ils ressemblent aux soldats, qui sont d’autant plus contents qu’ils ont plus d’occasions de se battre, parce qu’ils espèrent un butin plus copieux; s’ils n’ont pas ces occasions, ils doivent se contenter de leur solde. »

Dans le même sens, aller vers ne signifie pas entrer dans.  Nous comprenons que si Dieu nous conduit au désert pour que nous y soyons éprouvés, il ne nous éprouve pas lui-même. Cette métaphore du mouvement vers un lieu, restitué dans la nouvelle traduction, permet donc de se rapprocher des textes les plus anciens, sans introduire le verbe « succomber ».

Dieu doit donc bien nous conduire vers, mais Il ne peut pas nous introduire dans. Nous savons à quel point nos chemins de vie sont tortueux et semés d’embûches. Dieu nous accompagne sur tous ces chemins-là sans nous pousser à la faute !

Demander de ne pas entrer en Tentation, c’est donc demander à ne pas douter de la présence de Dieu au milieu de nous. C’est en ce sens que Jésus dit à ses disciples, à Gethsémani : « Priez pour ne pas entrer en Tentation » (Évangile selon St Matthieu  26, 41) : Dieu jamais n’abandonne son peuple. La tentation du désespoir nous guette toujours. Notre prière est aussi un appel à Dieu afin qu’il révèle sa présence dans nos vies !

Chaque traduction a ses avantages et ses limites. Familiarisons-nous avec cette prière, mais surtout prions-la avec cœur, au-delà des mots, en comprenant en quoi elle engage notre vie !

Un nouveau Notre Père ?

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