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Les sacrements : les dons visibles de Dieu

Publié le par Miniritou

Beaucoup de baptisés aujourd’hui ont oublié le cadeau qu’ils ont reçu de Dieu, par le désir de leurs parents ancrés dans une tradition familiale : on pourrait dire, en faisant un raccourci, qu’ils ont été « BAPTISÉS SOUS X » : ils ont reçu un merveilleux cadeau qu’ils n’ont pas pris la peine de découvrir ou d’utiliser dans leur vie quotidienne. Le don de Dieu se manifeste de bien des manières dans la vie des hommes. Les sacrements sont un des moyens privilégiés pour accéder à ce don de Dieu.

Une très faible minorité d’enfants sont baptisés aujourd’hui. Et peu d’entre eux sont catéchisés.

Parmi ceux qui ont reçu le BAPTÊME : qui comprends encore la grandeur et la nécessité de vivre les sacrements de L’EUCHARISTIE et de LA CONFIRMATION ? Ces trois sacrements sont pourtant les fondations pour la vie chrétienne.

Pour faire face aux épreuves et aux fragilités : qui se souvient encore qu’il existe deux sacrements de guérison : SACREMENT DES MALADES et SACREMENT DE LA RÉCONCILIATION, autrement appelé confession ? ces deux démarches marginales pour beaucoup de chrétiens révèle combien l’Homme contemporain a la prétention de se sauver par lui-même et se décourage devant cette mission impossible.

Dans des choix de vie qui engagent, deux sacrements veulent consacrer un état de vie pour la vie de l’Eglise : LE SACREMENT DU MARIAGE consacre l’amour humain fidèle et stable. LE SACREMENT DE L’ORDRE confirme l’appel de Dieu adressé à ceux qui choisissent de devenir diacres, prêtres ou évêques.

Ces 7 gestes sont les signes visibles que Dieu nous donne afin de nous faire toucher du cœur sa présence et sa tendresse au plus près de nos vies ! Ils sont complémentaires les uns avec les autres. Communier sans jamais se confesser a -t-il un sens ? Recevoir le sacrement des malades sans jamais communier a-t-il un sens ?  Les sacrements sont gratuits (même si l’appel au Denier de l’Eglise diffusé durant ces semaines est une invitation à soutenir votre paroisse et votre diocèse !) A chacun d’en profiter, d’en vivre ! Ou pas.

Les sacrements : les dons visibles de Dieu

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Célibat du prêtre : mon témoignage

Publié le par Miniritou

J’ai aujourd’hui le désir de vous partager un élément important de ma vie de prêtre. Il est parfois difficile d’en parler, souvent impossible de l’expliquer. Le célibat ! Beaucoup considèrent le célibat comme une amputation : peu de gens, même parmi les chrétiens, comprennent le sens du célibat sacerdotal. Je souhaite permettre, en toute simplicité et dans les liens d’amitié et d’affection qui nous unissent vous partager ce que je vis, comment je le vis, et pourquoi je le vis !

 

Quand je me suis engagé au célibat, officiellement le jour de mon ordination diaconale le 13 juin 1998, avec la préparation des années de séminaire qui y ont conduit, je ne me rendais pas vraiment compte de ce qu’on me demandait… Animé d’un désir de servir le Seigneur comme prêtre, j’ai accueilli le célibat comme une condition indispensable pour vivre le sacerdoce. A mon entrée au séminaire à 19 ans, puis comme diacre à 26 ans, et à 41 ans aujourd’hui, vous imaginez bien, que comme tout homme normalement constitué, vous êtes et restez traversé par des désirs, des passions, des pulsions…

Je n’ai jamais particulièrement été attiré par le fait de fonder une famille et d’avoir des enfants. Quelle belle mission, et quelle rude responsabilité que celle de donner la vie et d’éduquer un enfant ! Ma mission et mes responsabilités sont différentes, tout aussi rudes, mais bien conformes, me semble-t-il, à mon être intérieur !

 

C’est au fur et à mesure de mes années de sacerdoce, en faisant l’expérience des joies et des épreuves pastorales du prêtre que j’ai compris, que j’ai accueilli mon célibat COMME UN CADEAU DE L’EGLISE pour moi. Cette « loi » posée comme exigence préalable, m’est peu à peu apparue comme un moyen extraordinaire de faire de toute ma vie une offrande à Dieu le Père, en son Fils Jésus. Devenir un être sacerdotal, n’est-ce pas entrer dans cette offrande du Christ pour son peuple à Dieu son Père ?

Concrètement, il s’agit bien plus que d’une simple disponibilité totale ! Pas de femme, donc plus disponible !?? Il s’agit bien plus que de ne pas créer de relations privilégiées pour être « tout à tous »… Il s’agit bien plus que d’imiter le Christ dans sa vie terrestre : Jésus n’était pas marié !

Mon célibat aujourd’hui, vécu dans les pauvretés qui sont les miennes, et les fragilités de mon péché, il est d’abord le don que Dieu m’a fait à travers l’appel de l’Eglise, et c’est le cadeau que je fais à l’Eglise pour être jusqu’au plus intime de moi-même, une offrande utile et féconde pour le peuple de Dieu qui m’est confié.

 

Ce que j’offre dans mon célibat, à travers des désirs charnels, et au travers des besoins de tendresse qui restent sans réponse, à travers le besoin d’être aimé et écouté, accueilli avec ce que je porte au plus profond de moi, mon humanité, voilà ma vie ! Voilà mon sacerdoce. Etre prêtre, je l’ai compris au fil des ans, est un don total au Christ qui se réalise dans le don de ma vie aux personnes à qui il m’a confié, à ceux et celles qu’il me confie et qu’il met sur ma route pour que nous fassions un bout de chemin ensemble.

Je suis témoin, comme prêtre, confident, confesseur, de tant de joies et de drames humains. Il me semble que peu à peu, mon célibat me permet d’entrer dans l’humanité radieuse comme dans l’humanité douloureuse avec le cœur du Christ qui veut se faire chair dans le cœur de tout homme. Je partage souvent dans ma chair les douleurs de tant de cœurs, proches ou loin de Jésus, qui se perdent dans les nuits de ce monde.

 

Tant de joies que vous me partagez, tant d’épreuves et de questions que vous me confiez, vous et tous les autres qui ne liront pas ces lignes, qui ne comprendront pas mon sacerdoce, elles sont la matière même dans laquelle je puise l’énergie humaine pour répondre à l’appel divin.

Oui ce célibat, mon célibat de prêtre est jeté en pâture, raillé, piétiné par « le monde »… ça me fait mal… Mon célibat serait un fardeau dépassé, à réformer, à oublier. Pour être tendance, il faudrait « se marier » à l’heure où le mariage perd son sens ? Mon célibat est parfois une croix, une épreuve et un fardeau. Il perd son sens face à de l’indifférence ou de la critique méprisante. Il trouve son sens dans la foi et la confiance de ceux qui découvrent en moi un homme, un pauvre humain, blessé et souvent indigne de sa mission, mais un homme qui essaye de se laisser conduire par l’Esprit de Dieu.

Pour m’aimer, je vous demande d’aimer ce célibat avec moi qui est un appel auquel je crois de tout mon cœur.

 

Mon célibat, c’est votre vie !

Célibat du prêtre : mon témoignage

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Le célibat du prêtre, un signe pour le monde : mon témoignage

Publié le par Miniritou

Depuis 20 ans que je suis prêtre et que j’ai choisi le célibat, je rencontre souvent des personnes qui m’interpellent sur mon célibat : Difficultés ? Impossibilité de vivre une abstinence totale ? Le sexe et la relation qui se construit dans un couple serait-elle incontournable pour être heureux ? Beaucoup imaginent que le célibat choisi est impossible à vivre !  Dans un monde hyper sexualisé, où pour être heureux, il faut "baiser", comment expliquer ou justifier le célibat ecclésiastique ? Comment puis-je parler de mon célibat ?

C’est  clair qu'en restant extérieur au mystère de la foi, on ne peut pas comprendre l'engagement au célibat dans le sacerdoce. Pour ma part, j’essaye de le vivre, et je donne du sens à mon célibat à cause de l'expérience vécue depuis mon ordination. Mais je voudrais témoigner ici de la fécondité immense de ce que je vis, à travers mon célibat.Celui qui n’a pas la foi, aura sans doute du mal à comprendre mes propos.

Je ne crois pas être capable aujourd’hui de vivre mon sacerdoce autrement que dans le célibat ! Bien sûr, c’est chaque jour difficile. Les tentations sont nombreuses. Mon célibat trouve son sens profond dans mon ministère de prêtre. Le célibat est avant tout une discipline ecclésiastique, obligatoire dans l’Eglise latine, facultative dans les églises orientales catholiques. Le célibat n’engage donc pas la foi, même si le récent livre "Des profondeurs de nos cœurs" cosigné par Benoit XVI et le Cardinal Robert Sarah (Ed. Fayard - janvier 2020)  propose une lecture théologique du célibat. 

Aujourd’hui le seul argument qui me semble tenir la route, pour justifier le célibat du prêtre, mon célibat me semble être spirituel : au cœur de ma vie de prêtre, il y a bien sûr l’annonce de l’Evangile ; les rencontres, les accompagnements nombreux sont autant de liens qui sont essentiels à mon équilibre de vie. Mais c’est dans l’eucharistie que je trouve le sens et la force de vivre mon célibat.

A la messe, le prêtre que je suis est là pour redire les paroles, refaire les gestes de Jésus dans son dernier repas : « Prenez, mangez, ceci est mon Corps livré pour vous ! » C’est ma voix, c’est à travers moi que Jésus vient donner sa vie aux hommes d’aujourd’hui. Jésus passe à travers moi.

Mais lorsque je vis l’eucharistie, c’est aussi moi qui parle, qui dit avec Jésus : « Ceci est mon corps livré. » Parce que je suis célibataire, je sais d’une manière particulière ce que ça veut dire « livrer son corps », non à une seule personne en particulier, mais à toute l’Eglise ! A la manière de Jésus, je me livre aussi aux hommes qui sont là, face à moi, et je le vis d’une manière toute particulière à cause de mon célibat. Les personnes mariées peuvent vivre d’une manière similaire l’eucharistie quand ils se livrent l’un à l’autre totalement, comme Jésus s’est donné tout entier en donnant sa vie sur la croix.

Mon célibat trouve beaucoup de sens dans chaque eucharistie : si je suis célibataire, c’est pour ces gens qui sont devant moi à chaque messe. Mon célibat est pour eux, et pour tous les hommes, et je renouvelle le don de moi-même à chaque fois que Jésus, à travers mes mains, donne sa vie, donne son corps aux hommes.

Le célibat du prêtre, un signe pour le monde : mon témoignage

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Un Cop de Sorèl

Publié le par Miniritou

Un Cop de Sorèl
Un Cop de Sorèl

Depuis quelques mois, s’est mise en place dans le Ségala tarnais une coopérative citoyenne visant à promouvoir l’installation et la production d’énergies renouvelables. La coopérative COOP DE SÓ recherche des citoyens qui aient le souci de l’avenir énergétique de notre territoire : en mettant à disposition des toitures pour y installer une unité de production photovoltaïque, en adhérant à la coopérative (un minimum d’une part sociale (50 €) peut être investi, et la Région Occitanie double l’investissement de chaque citoyen !) Chacun peut agir en faveur de la transition énergétique :  il ne suffit plus d’être spectateur ou de se désoler en levant les bras au ciel !

 

Dans son encyclique LAUDATE SI, le pape François encourage les chrétiens et les hommes de bonne volonté à s’engager dans une démarche écologique intégrale, où l’Homme est au centre de la Création :

« On peut faciliter des formes de coopération ou d’organisation communautaire qui défendent les intérêts des petits producteurs et préservent les écosystèmes locaux de la déprédation. Il y a tant de choses que l’on peut faire ! » (§ 180) « Les habitants locaux doivent avoir une place privilégiée, eux qui se demandent ce qu’ils veulent pour eux et pour leurs enfants, et qui peuvent considérer les objectifs qui transcendent l’intérêt économique immédiat. » (§ 183)

 

Un label « Eglise verte », dans lequel la paroisse  Saint François & Sainte Claire en Ségala souhaite s’engager, est une initiative qui souhaite sensibiliser et mobiliser concrètement les paroisses, communautés et mouvements chrétiens au changement climatique et à l’ensemble des défis environnementaux et pour tous ceux qui veulent s’engager pour le soin de toutes vies.

 

 

Pour en savoir plus sur le label « Eglise verte » : eglisevertedecarmaux@gmail.com

 

Pour contacter la coopérative :  COOP DE SÓ – maison de la Citoyenneté 26 avenue Bouloc-Torcatis 81400 CARMAUX  eccs@outlook.fr

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