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Un nain de jardin près d'un tombeau vide

Publié le par Miniritou

J’ai fait une rencontre étrange : un nain de jardin : il criait, il chantait, iul dansait... On l'entendait : « Christ est ressuscité ! Christ est ressuscité ! Alelluia ! Alleluia ! ». Il était habille de blanc…

Un nain de Jardin ? Je me suis dit alors : pourquoi ce nain de jardin est-il aussi agité (D’habitude, un nain de jardin, ça ne bronche pas, ça ne fait pas de bruit !) alors je me suis souvenu que Jésus avait passé les derniers moments de sa vie dans un jardin à Gethsémani. Et aussi que le tombeau de Jésus était dans un jardin ! Et puis, ce beau jardin, c’est aussi cette création magnifique : la lumière, les ténèbres, les eaux, la terre, les fleurs, les animaux. Et l’homme ! Un Jardin merveilleux, comme un cadeau de Dieu !

Je me suis dit alors que je n’avais pas de raison de me méfier d’un nain de jardin…Comme il est petit, il a peur de rien ! C’est vrai que il y a des grands costauds qui ont parfois la honte de dire qu’ils croient en Dieu. Ce nain de jardin, il était tout émoustillé, comme s’il avait vécu quelque chose d’extraordinaire. Alors, je lui ai dit :

- Arrête de crier, « Jésus est ressuscité ! Il est vivant ! » on va te prendre pour un nain fou !
- Mais une nouvelle comme ça, ça change la vie, le cours de l’histoire ! Les ténèbres virent à la lumière, et même les cloches muettes se mettent à carillonner !

Après un moment de silence… Le nain il m’a interpellé :

- et toi, t’es prêtre ? Et tu leur dis à tes paroissiens que Jésus est ressuscité ?
- Oui j’essaye, mais ils ont du mal à me croire ! Ressusciter ! On n’a jamais vu un homme mort redevenir vivant ! c’est difficile de parler de Résurrection !
- Oui, mais tu leur dis que la résurrection de Jésus, elle est capable de transformer leur vie…
- Oui je n’arrête pas de leur dire, mais je crois qu’ils ont du mal à y croire, tant qu’ils n’ont pas fait l’expérience ! Tu te rappelles de Thomas qui ne voulait pas croire sans avoir vu Jésus vivant !
- Mais si Jésus est ressuscité, c’est pour que nous aussi nous entrions dans cette vie avec lui, une vie nouvelle dans la joie et la lumière de Dieu !
- Ben tu vois, mes paroissiens, souvent j’ai l’impression que : Jésus ressuscité ou pas, ça change pas grand chose dans leur vie !
- Justement c’est parce qu’ils pensent que ça ne sert qu’une fois qu’on est mort ! Alors que la résurrection de Jésus, elle est capable de donner une dimension nouvelle à ta vie dès aujourd’hui !

- Oui mais tu vois, le nain, je comprends que c’est difficile de croire en Jésus aujourd’hui. Je sais aussi que ce n’est pas facile de trouver sa place dans ce monde… mais je suis certain que le message de Jésus, et son amour que rien ne peut anéantir, pas même la mort, ça c’est du béton !
- Moi, je n’aime pas beaucoup le béton ! je préfère les fleurs et les arbres, normal, je suis un nain de jardin, pas un nain de ville ! Mais tu sais que la porte d’entrée dans cette vie, dans ce jardin merveilleux où Dieu nous révèle son amour, elle a un nom…
- Ah, bon et comment tu l’appelles cette porte de la vie avec Dieu ?
- Ça s’appelle « le baptême ».
- Ola ! Quelle coïncidence ! Je dois aussi baptiser : Messi, Moïse et Plamel, et quelques enfants très bientôt… Qu’est-ce que je pourrai bien leur dire ?
- Et bien, s’ils sont baptisés, s’ils deviennent enfants de Dieu, dis-leur qu’ils doivent toujours faire confiance au Seigneur, même devant la mort, la souffrance ! Ne pas avoir peur, parce que Dieu donne son amour, et il ne le reprend pas ! Dieu devient le plus fidèle supporter de chaque baptisé !
- C’est sûr c’est important, que les baptisés n’aient pas PEUR de Croire en Dieu… et de l’aimer…
- Ah autre chose que tu pourras leur dire ! Tu vois moi je suis un nain, et c’est parce que je suis un nain que j’ai rencontré le Seigneur !
- Ah bon ? qu’est-ce que tu veux dire ?
- Pour rencontrer Jésus vivant, il faut être petit, avoir un désir humble et pauvre : et surtout avoir un cœur pur : «Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu ! »
- Ah oui qu’ils restent des petits au grand cœur, pour rencontrer Jésus vivant ! Que tous ceux qui veulent suivre le Christ n’aient pas peur, et qu’ils lui laissent de la place dans leur vie… OK ! OK, petit nain ! Je vais leur dire ! je vais leur dire !

Un nain de jardin près d'un tombeau vide

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La Miséricorde divine

Publié le par Miniritou

« Il est important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Eglise, prendra le nom de "Dimanche de la Miséricorde divine" » déclarait Jean-Paul II en l’an 2000. 5 années plus tard, Jean-Paul II s’endormait dans la paix dans la vigile de ce dimanche de la Miséricorde. Tout le message de notre foi peut trouver son expression dans le cœur miséricordieux de Jésus qui n’est pas venu pour juger et condamner mais pour guérir au sauver les hommes. Aujourd’hui, le pardon est un outrage, se confesser est obsolète : tellement peu de chrétiens se sont confessés pour Pâques... Pauvreté de la foi qui s'apauvrira encore sans la miséricorde de Dieu ! Rien n’est plus central, rien n’est plus vital pour un croyant que de faire l’expérience de la miséricorde divine. Non comme un rite ou comme une obligation, mais comme un voyage pour aller au cœur de la foi dans les bras grands ouverts de Jésus.
L'année de la Miséricorde voulue par le pape François est un cadeau extraordinaire. Désormais, le nom de Dieu est Miséricorde !
La Miséricorde divine

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Accro aux nourritures avariées ? …

Publié le par Miniritou

 

Nous sommes plongés dans le monde des OGM anonymes, que nous consommons sans que nous le sachions et soyons d’accord. Nous subissons les programmes TV stupides, la télé-réalité qui nous plonge dans un univers de débilités et d’apparences. Nous devons subir les affres alimentaires de la grande distribution, qui étrangle les agriculteurs français pour un profit toujours plus grand, et qui réduit l’Homme à devenir un consommateur de merde pas chère, dans un contexte économique délicat pour nombre de familles… Nous sommes contraints d’accepter des lois qui vont à l’encontre de la conscience humaine, de l’intérêt général et du bon sens le plus élémentaire. Nous assistons à un déferlement migratoire qui prend naissance et se justifie à cause des persécutions ethniques ou religieuses dont sont victimes ces migrants, mais ouvre la porte à une immigration économique sans précédent et injustifiée… Nous subissons les idéologies d’une classe politique dépassée, moribonde, noyautée par des influences nauséabondes car secrètes…

On veut nous faire avaler tout cela, en argumentant sur des « valeurs républicaines » de liberté, d’égalité ou de fraternité, qui n’en ont que l’apparence et qui sont le prétexte à déconstruire notre société, notre France, fondée sur des valeurs de justice, de vérité, et de patriotisme.

Devant cette situation, nous nous sentons bien démunis. Que puis-je faire ? Comment réagir ? Ne plus aller voter ? Se refermer sur soi-même ? Partir élever des chèvres en Ariège ?

 

Plus que jamais, il est temps de résister. Entrer en résistance, c’est refuser cette nourriture avariée pour nos âmes, pour notre intelligence, pour notre corps. C’est chercher les chemins d’une sobriété heureuse, loin de la consommation galopante. C’est tenir ferme dans la transmission de valeurs et d’un enseignement de qualité, fondé sur le respect de la dignité de la personne humaine, de toute personne humaine. Résister, c’est accepter humblement nos fragilités, et nos pauvretés, en s’appuyant sur les autres, et pourquoi pas sur Dieu, pour nous relever. Résister, c’est éteindre la télé, et allumer notre cerveau, pour discerner les choix ordinaires, et refuser d’être mouton de panurge. La simplicité, la consommation enracinée dans des relations humaines non anonymes, le refus de la course aux gadgets… Tout cela peut être aussi résistance à une société qui nous broie, qui nous presse et nous rend dingue, en détruisant l’Homme et son environnement sur l’autel du profit.

 

Le pape François, dans son encyclique Laudate si, invite tous les hommes de bonne volonté, à prendre les chemins d’une conversion écologique, non pas motivée par une idéologie politique, mais par une écologie humaine où l’être humain retrouve la place centrale au cœur de la Création.

Pour cela, il faut croire au pouvoir des petits pas, à la puissance des petits ruisseaux qui font les grandes rivières : agir par des petits gestes insignifiants, gouttes d’eau dérisoires mais capables de faire couler de grands torrents dans cette société qui a vraiment soif d'autre chose...

 Accro aux nourritures avariées ?  …

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Discerner sa charité

Publié le par Xavier Cormary

Les associations et les œuvres qui font appel à notre générosité, sont nombreuses. Les chrétiens sont souvent des proies faciles, car il leur apparaît souvent difficile de rejeter une sollicitation quand elle semble si légitime. Pourtant, plus que jamais, nous avons à faire preuve de vigilance et de discernement dans notre désir de venir en aide à notre prochain.

Voici quelques mois, sur le marché, deux personnes m’accostent pour me demander de signer une pétition en faveur des enfants victimes de la guerre et des mines anti-personnels. Elles réclamaient aussi de l’argent, mais sans me convaincre qu’elles agissaient pour une association reconnue, malgré leur badge évocateur et leur sourire mielleux.

Notre responsabilité chrétienne de solidarité doit faire preuve d’une grande bienveillance, mais aussi d’une vigilance aiguisée et éveillée face à des escrocs et des profiteurs malhonnêtes. Nos choix de charité nous appartiennent, chacun doit se donner des priorités. Mais il est aussi de notre responsabilité de vérifier que notre argent ne sert pas des causes opposées à nos convictions. Certaines associations qui ont pignon sur rue, et sont largement médiatisées, ont parfois des actions qui s’opposent aux valeurs de l’Evangile. Nous aurons à rendre compte au Seigneur de la manière dont notre argent a été utilisé pour le service des pauvres.

Il n’est pas possible de demander une attitude chrétienne à tous les acteurs de la solidarité, mais il est nécessaire que notre charité devienne davantage chrétienne et se fasse inventive pour servir les vrais pauvres, si nombreux dans notre société, comme le Seigneur nous l’a recommandé.

 

 

Discerner sa charité

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Qu’es aquò le sacrement des malades ?

Publié le par Miniritou

On parle encore hélas de l’extrême onction, cette démarche vécue à la sauvette à toute extrémité… Depuis 50 ans, on a fort heureusement retrouvé le sens plus originel de ce sacrement de guérison : l’onction des malades. L’apôtre Jacques nous en donne toute la grandeur : « Si l’un de vous est malade, qu’il appelle ceux qui exercent dans l’Eglise la fonction d’Anciens : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » (Jacques 5, 14-15). La démarche est faite par celui qui est malade, ou par ses proches avec son consentement. C’est une démarche de Salut et de Pardon, face à la souffrance, qu’elle soit physique ou morale. On peut recevoir ce sacrement plusieurs fois, à tout âge !

Dans nos fragilités, Dieu ne nous laisse pas seuls : il n’abandonne pas ceux qui traversent l’épreuve. Demander, proposer le sacrement des malades, c’est faire une œuvre de Miséricorde pour ceux qui désespèrent et qui se sentent abandonnés de Dieu. Dans la foi, les malades, les personnes fragilisées par la vie, par des épreuves trouvent dans l’onction sainte un réconfort et une libération. Quel dommage de passer à côté de cette grâce merveilleuse simplement parce que la maladie et la mort, refusées ou niées, nous empêchent de vivre notre fragilité avec humilité et dans la confiance ! Pauvres et fragiles, laissons le Seigneur nous redire son amour fidèle et sûr !

 

Qu’es aquò le sacrement des malades ?

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