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Les solitudes…

Publié le par Miniritou

Chacun pour soi ? Dans notre société développée, informatisée, médiatisée, à la communication si rapide et efficace, un paradoxe subsiste : la solitude.

  •  Ils sont seuls toute la journée devant leur télé ou dans leur chambre bien confortable de la maison de retraite, ces petits vieux qui peinent à avoir une visite mensuelle de leurs proches surbookés.
  • Elles sont seules et abandonnées ces personnes âgées qui ne voient même plus le facteur et attendent la fin dans des journées qui se suivent et se ressemblent toutes.
  • Ils sont seuls et atrocement lucides, ces malades en fin de vie qui savent qu’est déjà entamée la dernière ligne droite de leur existence.
  • Elles sont seules et souvent cachées, ces personnes handicapées dont on a presque honte tant leur handicap est une souffrance pour leurs proches et que la société a du mal à accepter.
  • Ils sont seuls, et désespérés, ces accidentés qui se disent qu’ils auraient mieux fait d’y rester plutôt que de vivre désormais paralysés.
  •  Ils sont seuls, ces célibataires qui subissent leur célibat comme un échec, faite d’avoir pu ou su rencontrer l’âme sœur.
  • Ils sont seuls et désenchantés ceux qui avaient construits une vie de famille, et ont été abandonnés, ceux qui ont vécu des années de bonheur et se retrouvent seuls après la perte de l’être aimé.
  • Elles sont seules et proches du seuil de pauvreté ces familles monoparentales qui doivent chaque jour tenir en équilibre un budget trop serré et un désir de voir grandir ses enfants dans la dignité avec des perspectives de lendemains plus lumineux.
  • Ils sont seuls et abandonnés ces marginaux qui vivent dans les rues, sur les trottoirs : seule la solidarité de leurs semblables est une bouée de secours, devant leur vie insaisissable et inexplicable, qu’elle ait été choisie ou subie.
  • Elles sont seules face à un choix souvent sans surprise, ces jeunes femmes qui se retrouvent enceintes par accident ou habitude, et qui n’ont d’autres perspectives d’une IVG propre et sans bavure.
  • Ils sont seuls et face à eux-mêmes, ces jeunes qui doivent se choisir un avenir, dans une société qui peine à donner travail et perspectives à toute une génération qui entre dans un monde hyperactif qui n’a pas besoin d’eux.
  • Ils sont seuls face à eux-mêmes, pour leurs choix, ces jeunes qui n’ont reçu qu’une éducation affective et spirituelle minimale, comme s’il suffisait d’avoir 18 ans pour être responsable, d’être poli et bien peigné pour être un adulte debout et sérieux.
  • Ils sont seuls et déchirés, ces enfants qui doivent assumer le drame du divorce de leurs parents, la mort insaisissable et brutale d’un proche.
  • Ils sont terriblement seuls, ces adolescents, face à la rupture sentimentale sur laquelle ils fondaient toute leur vie, face à la découverte de leur homosexualité qu’ils voudraient refuser jusqu’au bout.

Et la liste n'est sans doute pas exhaustive...

 

Faut-il encore parler de solitude ou de solitudes ? Si toutes ces solitudes arrivaient à se rencontrer, n’arriverait-on pas à surmonter le pire drame de nos sociétés qui se proclament développées ? Le développement doit-il forcément laisser de côté l’être humain au profit de la technique et de la rentabilité ?


Ma foi en Dieu, ma foi en l’homme est un pont merveilleux sur lequel je m’avance ! Je veux à chaque rencontre dire que toute solitude peut être vaincue par l’Amour plus fort que toutes les morts !

Publié dans Regards sur le monde

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Internet : les pieds dans le plat ! ou comment l’Eglise fonce dans le mur !

Publié le par Miniritou

 

Paradoxe de ce monde informatique … L’Eglise a pris en théorie la mesure de la révolution technologique qui se joue avec Internet. En théorie, car en pratique, les institutions ecclésiales qui investissent  le web ont parfois du mal à prendre les moyens de leurs ambitions. Pour preuve, cette grande de l’Eglise catholique dont je tairais le nom, qui a investi depuis des mois dans un système informatique qui est devenu obsolète et qui ne se résout pas à l’abandonner pour prendre des solutions informatiques plus pérennes et plus fonctionnelles et plus faciles à entretenir.

 

Je ne connais pas grand-chose en informatique, un langage à part, mais en tant que bloggeur, en tant qu’internaute avisé désireux de faire partager des ressources intéressantes pour la vie de l’Eglise (voir http://mesdocumentscathos.fr ) , il me semble évident qu’entre une Peugeot 505 essence qui tombe régulièrement en panne, même si on l’a acheté chère, et une voiture plus récente, évolutive, dont l’entretien sera bien plus aisé et moins coûteux, surtout si on sait que d’ici 3 ans, on n’aura plus de pièces détachées pour la 505, pourquoi s’entêter ?


Il me semble important et nécessaire que l’Eglise s’entoure de compétences en phase avec le monde dans lequel nous évoluons, en faisant confiance à ceux qui peuvent donner à l’Evangile, grâce aux techniques adaptées un écho plus grand, grâce à internet ! L’appel universel à la sainteté ne peut confiner celle-ci dans des tâches abstraites et loin des hommes d’aujourd’hui. On peut se décider à travailler à devenir saint en mettant ses compétences au service de l’Eglise, fussent-elles des talents informatiques, pour la proposition de la foi.

Publié dans coups de gueule

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La chaîne et le peigne

Publié le par Xavier Cormary

 

 

Il est beau et bon d’aimer. Mais aimer, ce n’es pas n’importe quoi !

 

Il y avait une fois, en quelque lieu du monde, deux époux dont l’amour n’avait pas cessé de grandir depuis le jour de leur mariage.

 

Ils étaient très pauvres et chacun d’eux savait que l’autre portait en son cœur un désir inassouvi : lui avait une montre en or et ambitionnait secrètement d’acquérir une chaîne du même métal précieux ; elle avait de grands et beaux cheveux et rêvait d’un peigne de nacre pour les serrer sur sa nuque.

 

Avec les années qui passaient, lui en était venu à penser au peigne plus qu’à la chaîne de montre, cependant qu’elle oubliait la nacre en cherchant comment acheter la chaîne rutilante ? Depuis longtemps, ils n’en parlaient plus, mais leur esprit secrètement nourrissait le projet impossible.

 

Au matin de leurs noces d’or, le mari eut la stupeur de voir son épouse avancer vers lui les cheveux coupés.

- « Qu’as-tu fait, mon amie ? »

Elle ouvrit alors ses mains dans lesquelles brillait la chaîne d’or :

-         « Je les ai vendus pour acheter la chaîne qui accompagnera ta montre. »

-         « Ma pauvre amie, s’écria-t-il en ouvrant ses propres mains dans lesquelles resplendissait la nacre, j’ai vendu la montre pour t’acheter le peigne ! »

 

Et de tomber dans les bras l’un de l’autre, dépouillés de tout, riches de leur seul amour.

Publié dans Mariages

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