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Prière pour une action inspirée

Publié le par Miniritou

O Seigneur Tout-Puissant et si démuni,

Donne-nous aujourd’hui de savoir lire les signes des temps

Pour reconnaître l’initiative et la grandeur de ta Parole, de ton appel

La pauvreté et la futilité de nos ambitions, et la tiédeur de nos vies. 

 

O Seigneur Tout-Puissant et si démuni,

Tu demeures le spectateur impuissant dans notre liberté

Lorsque nous voulons marcher sans toi, avancer sans ta lumière

Et mener nos vies sans compter d’abord sur toi.

 

O Seigneur Tout-Puissant et si démuni,

Deviens le maître de nos âmes, le capitaine de nos vies,

Répands en nos cœurs ta lumière pour savoir ce que nous devons faire,

Et donne-nous la force de l’accomplir avec empressement.

 

Amen

Publié dans Textes pour prier

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Le purgatoire est-il tombé aux oubliettes ?

Publié le par Miniritou

 J’ai récemment animé une soirée avec mes paroissiens dont le thème était Enfer, Paradis, Purgatoire. Jugement-dernier-cathedrale-Albi.jpg

Après les affres de l’enfer qui menaçaient les croyants pendant des siècles s’ils n’étaient pas sages, on est, depuis quelques décennies, tombé dans la tranquille certitude que « on ira tous au paradis ! » Et donc que le salut de notre âme est une affaire entendue, puisque "on n’a pas tué, on n’a pas volé !" ...et donc que on a quand même droit à une place au paradis …

 

Parler de l’enfer ou du purgatoire aujourd’hui est une question délicate, tellement les images, les préjugés, dans la mémoire collective sont tenaces et source de confusion !  L’enfer avec sa chaudière permanente, le purgatoire comme antichambre et salle d’attente interminable permettant une entrée hypothétique au ciel…

Pour parler du purgatoire, je n’ai pas trouvé mieux que le YOUCAT , ce livre jaune qui propose pour les jeunes un catéchisme catholique particulièrement adapté aux jeunes ( 14 € dans toutes les bonnes librairies !)

 

Pour comprendre le purgatoire, le YOUCAT rappelle le regard que Jésus pose sur Pierre alors que celui-ci vient de le renier 3 fois. Le sentiment que Pierre éprouve en croisant le regard aimant de Jésus pourrait traduire ce que l’Eglise entend par purgatoire, bien loin des caricatures habituelles : « un cuisant sentiment de honte, et un regret douloureux face au mal que nous avons fait ou à nos actions où il ne manquait que l’amour ! » (cf. n° 153) Quelle libération de comprendre que le purgatoire est d’abord la rencontre d’un visage d’amour, celui du Seigneur, face à notre profonde indignité !

 

Et pour élargir le sujet, et parler quand même de l’enfer, car si Dieu nous aime et nous a créés libres, il faut bien que Dieu soit en mesure de respecter notre liberté si cette liberté refuse Dieu jusqu’au bout. Le YOUCAT parle ainsi d’un « enfer froid, un état d’engourdissement complet, un état de désespérance totale pour tout ce qui pourrait apporter aide, soulagement, joie et consolation. ». (cf. n° 53)

Je parlerai pour ma part d’un total aveuglement face à l’amour qui rend heureux. Refuser l’amour, refuser Dieu, refuser d’être heureux ! Voilà l’enfer !

 

La chose la plus importante me semble être durant notre vie terrestre d’entretenir notre vue, la vue du cœur, la vue profonde, afin que nous ne soyons pas aveuglés au point qu’au dernier jour nous puissions confondre définitivement le bonheur et le malheur, la lumière et les ténèbres ! C’est tout l’enjeu de notre vie chrétienne ! Il n'y a pas pire que les gens qui pensent bien voir , mais qui sont aveugles depuis bien longtemps !

Publié dans Exposés sur la foi

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10 arguments pour que je devienne pro mariage gay…

Publié le par Miniritou

amoureuxJe me contenterais bien de 10 phrases … Des réponses sensées, cohérentes et argumentées aux 10 questions suivantes me feraient changer d’avis sur le mariage pour les couples homosexuels. Je suis prêt à me convertir ...

 

 


 

1/ En votant cette loi, qu’est-ce qui empêcherait à un homme de revendiquer le mariage polygame au nom du « mariage pour tous » ? L’égalité revendiquée ne demande-t-elle pas d’aller au bout de sa logique ? Autrement dit, c’est quoi l’égalité que vous défendez ?

 

2/ En acceptant le mariage pour tous, quels remparts contre la confusion des genres ? Etablir la société sur la confusion des couples sur un plan sociétal ne conduit-il pas à nier la différence existentielle et anthropologique entre homosexualité et  hétérosexualité ?

 

3/ Qu’est-ce qui garantit que les revendications communautaristes des uns ne trouverait pas dans le mariage pour tous une jurisprudence ?

 

4/ Quelle liberté de conscience aurai-je en tant que prêtre pour refuser de célébrer un mariage religieux entre homosexuels catholiques sans être, d’ici peu, poursuivi pour discrimination ou homophobie ?

 

5/ Quelle législation est prévue pour les pensions de réversion du conjoint survivant avec la nouvelle loi ? Quel financement des retraites et des successions pour tous ?

 

6/ La filiation et le droit des enfants à connaître leurs origines biologiques, leur généalogie sur le long terme sont elles garanties par ce projet de loi ?

 

7/ Comment la PMA et la GPA qui sont attachées directement à cette loi, quoi qu’il arrive, seront règlementées pour éviter absolument la marchandisation de l’enfant et du ventre de la femme ?

 

8/ Comment est appliqué le principe de précaution pour une humanité durable ? Que sait-on au bout de seulement quelques dizaines d’années d’éducation homoparentale sur l’évolution psychologique des enfants,  et des enfants de leurs enfants ?

 

9/ Comment sont envisagées les dérives possibles dues à des adoptions suivies de divorces, de remariages, et de recomposition familiales complexes, situations marginales mais existantes déjà dans notre société actuelle ?

 

10/ La loi va-t-elle vraiment apporter une meilleure reconnaissance de la dignité des personnes homosexuelles, ou va-t-elle provoquer un effet contraire, comme en Espagne ou aux Pays Bas ?

 

Question subsidiaire : Dans un autre contexte social, économique, culturel, qui revendiquerait cette évolution de la loi ? Quels en seraient les défenseurs, en dehors des intéressés eux-mêmes ? Autrement dit, cette loi est-elle universelle et durable ou circonstanciée selon l’évolution du regard sur les personnes homosexuelles, et sur le relativisme du monde actuel ?

Publié dans Regards sur le monde

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Urgence…

Publié le par Miniritou

Chaque année, du 18 au 25 janvier, a lieu la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens. L’œcuménisme, un temps à la mode, semble avoir, été oublié au sein de nos communautés chrétiennes, comme est trop souvent délaissée la prière pour les vocations ou pour l’engagement citoyen des chrétiens dans la cité. Est-il encore possible, souhaitable de prier pour l’unité des chrétiens, à l’heure ou l’islamisme fanatique se répand au cœur de l’Afrique ? Faut-il avoir peur de ces fanatiques de tous bords, qui sont parfois même des chrétiens intransigeants qui possèdent leur vérité et ont oublié le Christ ?

 

A l’heure des divisions politiques, des inégalités sociales durables, en ce monde où l’équilibre écologique est menacé, à l’heure où les religions sont perçues comme facteurs de division et de violence, il est urgent de prier pour l’unité du genre humain. Urgent de prier pour l’unité de notre pays, urgent de nous engager pour unifier nos communautés et nos familles. Il est urgent d’unifier notre existence, tout notre être en Jésus-Christ. Prier pour l’Unité des chrétiens n’est pas facultatif. Car c’est bien à l’amour, dans la vérité, que le monde reconnaîtra que nous sommes vraiment les disciples du Christ, venu rassembler les enfants de Dieu dispersés. Prions pour l’unité, mais pas pour l’uniformité. Les différences sont des richesses, si on peut encore le dire ! C’est urgent !

Publié dans Regards sur le monde

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Le mariage gay ou la dictature de la confusion.

Publié le par Miniritou

Voilà un article un peu long mais qui a le mérite de porter une véritable réflexion sur le débat que le gouvernement veut confisquer à la nation. Les arguments présentés sont étayés, fondés, et s'appuient sur le bon sens.

 

 

Le mariage gay ou la dictature de la confusion.


La question du mariage gay appelle dix remarques.


I) Il importe d’abord de distinguer la question de l’homosexualité de celle du mariage gay.
L’homosexualité appartient à la sphère privée et renvoie à une histoire singulière. C’est ainsi, il y a des personnes dans la société dont la manière d’aimer consiste à aimer une personne du même sexe. Pourquoi en est-il ainsi ? Nous n’en savons rien et nous ne le saurons sans doute jamais, tant il y a de raisons possibles à cela. Toujours est-il qu’il s’agit là d’une réalité que la société se doit de respecter en offrant aux couples homosexuels une protection de leur vie privée au même titre que celle dont peut jouir chaque citoyen.


II) Le mariage gay relève en revanche d’une question qui regarde tout le monde, celui-ci étant appelé à bouleverser de manière irréversible la norme en vigueur en établissant une nouvelle norme en matière de famille, de filiation et de transmission, s’il vient à être adopté.


III) À l’origine, le mariage est une donnée naturelle. C’est ainsi, pour faire naître la vie un homme et une femme s’unissent et procréent un enfant. En établissant le mariage comme institution, la société a donné un cadre juridique à cette donnée naturelle afin de la protéger.


IV) Il s’avère qu’aujourd’hui le mariage, la filiation et la transmission ont changé de sens. La procréation n’est plus l’unique sens du mariage, le mariage-sentiment ayant tendance à l’emporter sur le mariage-procréation. De même, l’enfant n’a plus pour unique sens d’être le fruit de l’union d’un couple, le désir d’enfant introduisant des demandes d’enfants de la part de personnes seules ou des demandes d’adoption ou de procréation assistée de la part de couples stériles.


V) La question qui se pose dès lors et qui concerne tous les couples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels, est celle de savoir si le sentiment doit devenir l’unique sens du mariage et si le désir d’enfant d’où qu’il vienne doit devenir la raison d’être de ce dernier. Elle est également le fait de savoir si ce qui se fait doit devenir la norme de ce qui est. Si tel est le cas, il faut savoir que rien ne va pouvoir s’opposer formellement à ce qu’on lève désormais l’interdit de l’inceste au nom du droit de s’aimer pour tous. Le sentiment en dehors de toute donnée naturelle devenant la norme, au nom de l’amour un père pourra réclamer d’épouser sa fille voire son fils, une mère son fils voire sa fille, une soeur son frère ou sa soeur, un frère sa soeur ou son frère. Si tel est le cas, tout étant noyé dans l’amour érigé en droit au-dessus de toute réalité, plus personne ne sachant qui est qui, il y aura fatalement une crise d’identité et avec elle un problème psychique majeur. Les tendances psychotiques générées par l’individualisme hédoniste pour qui le réel n’existe pas et ne doit pas exister vont se renforcer. Un père étant aussi un amant et une mère une amante, il va devenir impossible de parler de père et de mère et donc de savoir qui a autorité pour élever des enfants. En ce sens, la famille va littéralement exploser.


Enfin, l’interdit de l’inceste étant levé, c’est le sens même du devenir de l’être humain qui va être atteint, le sens de cet interdit étant de rappeler aux êtres humains qu’ils sont faits pour devenir, en épousant, non seulement un autre hors de sa famille mais aussi de son sexe et non pour demeurer dans la même famille et le même sexe. En ce sens, le législateur qui va devoir se prononcer sur le mariage homosexuel a de lourdes responsabilités. S’il décide de faire du mariage une affaire de droit et de sentiment en dehors de toute donnée naturelle, il introduira dans la cité la ruine possible de l’identité psychique, de la famille ainsi que du devenir symbolique de l’être humain.

 


VI) Au-delà de cette question qui concerne tout le monde, les hétérosexuels comme les homosexuels, la question du mariage gay pose un certain nombre de questions qu’il importe d’examiner avec attention, la principale d’entre elle étant celle du "même". Au nom de l’égalité et du refus d’établir des discriminations, est-il possible d’établir une équivalence entre tous les couples ? Trois éléments s’y opposent.


VII) En premier lieu, pour une simple question de réalité et de donnée objective, on ne peut
pas mettre sur le même plan hétérosexualité et homosexualité, un homme et une femme n’étant pas la même chose que deux hommes et deux femmes. Les couples hétérosexuels ne sont pas des couples homosexuels ni les couples homosexuels des couples hétérosexuels. Établir une équivalence entre les deux revient à nier la réalité en opérant une grave confusion entre genre et pratique. Avant d’être une pratique, l’hétérosexualité est un genre et pas une pratique, alors que l’homosexualité est une pratique et non un genre. La preuve : pour être homosexuel, il faut d’abord être homme ou femme. Si demain, au nom de l’égalité, tout est mis sur le même plan, la pratique particulière dictant ses lois au genre, un processus dangereux va s’engager à savoir celui de la disparition à plus ou moins long terme de la différence sexuée. On va alors assister à un effet dictatorial. Pour que les homosexuels puissent exercer leur droit à l’égalité, l’humanité va être interdite de faire une différence entre homme et femme, voir dans l’hétérosexualité un fondement et non une pratique étant considéré comme une pratique discriminatoire. Une nouvelle humanité va voir alors le jour. Nous vivions jusqu’à présent dans un monde marqué par la différence. Nous allons connaître un monde nouveau fondé sur l’indifférenciation. Quand on sait que la différence est le propre du vivant et l’indifférencié le propre de la mort, un principe de mort va désormais servir de principe pour guider l’humanité.


VIII) La difficulté soulevée par l’équivalence décrétée entre tous les couples se retrouve au niveau des enfants. Comme il semble qu’on l’ait oublié, il importe de rappeler qu’un couple homosexuel ne peut pas avoir d’enfants. On peut le déplorer, mais c’est ainsi, deux hommes et deux femmes ne peuvent pas procréer. Ceci veut dire que, pour qu’il y ait procréation l’homme a besoin de la femme et la femme de l’homme. Les homosexuels réclament de pouvoir avoir un enfant. Ils se fondent pour cela sur le droit qui  est accordé aux couples hétérosexuels d’adopter ou de procéder à une procréation médicalement assistée. Ils oublient ou font semblant d’oublier que ce n’est pas le droit qui les empêche d’avoir un enfant mais la Nature. Certes, un couple hétérosexuel peut adopter ou passer par la procréation assistée afin d’avoir un enfant. Il importe de souligner toutefois qu’un enfant adopté par un couple hétérosexuel n’a pas et n’aura jamais le même sens qu’un enfant adopté par un couple homosexuel. Lorsqu’un couple hétérosexuel adopte un enfant, il le fait pour pallier un problème de stérilité. Lorsqu’un couple homosexuel veut adopter un enfant, il le fait pour contourner une impossibilité. Le registre symbolique n’est pas le même, vouloir contourner une impossibilité à l’aide d’une loi nous situant dans le domaine de la fiction prométhéenne et non plus dans celui de la réalité humaine. Jusqu’à présent, la rationalité de la société repose sur la notion de limite et avec elle sur l’idée que tout n’est pas possible. Tout ne se décrète pas. Tout ne se fabrique pas. Limite positive autant que protectrice, l’idée que tout ne se décrète pas nous préservant de la dictature du Droit et l’idée que tout ne se fabrique pas nous préservant de la dictature de la Science. Avec le mariage gay et l’ouverture à la possibilité pour couples gays de recourir à l’adoption ainsi qu’à la  procréationmédicalement assistée, il va en être autrement. L’idée que rien n’est impossible va voir le jour en enterrant la notion de limite. Voyant le jour, plus rien ne va nous protéger de la dictature du Droit et de l’idée que tout peut se décréter. Plus rien ne va nous protéger de la dictature de la Science et de l’idée que tout peut se fabriquer. On obéissait la Nature qui, comme le dit Montaigne, est « un doux guide ». Nous allons désormais obéir à la Science et au Droit. La Nature évitait que l’Homme n’obéisse à l’Homme. Désormais, l’Homme va obéir à l’Homme sans que l’Homme n’obéisse à quoi que ce soit. Dostoïevski au 19e siècle comme Léo Strauss au 20e siècle voyaient dans le « Tout est possible » l’essence du nihilisme. Ils redoutaient comme Nietzsche que celui-ci n’envahisse l’Europe en ne se faisant aucune illusion cependant à ce sujet. Avec le mariage gay, l’adoption et la procréation assistée pour couples gays, le « Tout est possible » va devenir une réalité et, avec lui, le nihilisme sous la forme du triomphe sans partage de la Science, du Droit et de l’Homme.


IX) Dans le même ordre d’idées, il importe de distinguer un enfant que l’on fait d’un enfant que l’on fait faire. Quand un couple fait un enfant, l’enfant est une personne. Le fait de faire un  enfant se passant entre des personnes qui s’aiment et pour qui l’enfant n’est pas une marchandise ni l’objet d’un trafic. Quand on fait faire un enfant par un tiers, l’enfant n’est plus une personne, mais un objet voire une marchandise dans un trafic. Témoin le fait de louer le ventre d’une mère porteuse ou les services d’un géniteur.
Lionel Jospin faisait remarquer qu’il n’y a pas un droit à l’enfant, mais un droit de l’enfant. Si le mariage gay avec procréation assistée est adopté, le droit de l’enfant va être sacrifié au profit du droit à l’enfant. Sous prétexte de donner un droit à l’enfant aux homosexuels, l’enfant considéré comme objet n’aura plus droit symboliquement au statut de personne. Alors que le monde des droits de l’homme s’efforce de lutter contre la réification de ce dernier, au nom du droit à l’enfant, on va réifier ce dernier.


Il va y avoir en outre des questions pratiques à gérer. D’abord le coût. Pour qu’un couple d’hommes puisse avoir un enfant, il va falloir louer le ventre d’une mère porteuse. Ce qui n’est pas donné, le prix moyen se situant entre 80.000 et 100.000 euros. Comme les couples gays vont réclamer que la facture soit réglée par la Sécurité Sociale au nom du droit à l’enfant pour tous et de l’égalité, comment celle-ci va-t-elle faire pour faire face à cet afflux de dépenses au moment où son déficit se creuse ? Qui va payer et comment ?
Par ailleurs, l’État prenant en charge les mères porteuses, il va falloir aller chercher celles-ci ou bien créer un service spécial. L’État se refuse à devenir un État proxénète en autorisant et en organisant le trafic du sexe de la femme. Pour que la procréation médicalement assistée puisse exister, il va falloir qu’il devienne quelque peu trafiquant et qu’il organise le trafic des ventres. Ce qui ne va pas être une mince affaire. Quand un couple ne sera pas content du bébé d’une mère porteuse et qu’il décidera de le rendre, que va-t-on faire ? Obliger le couple à garder l’enfant ? En faire un orphelin ? Payer la mère porteuse pour qu’elle le garde ? Et qui payera le psychiatre qui devra soigner l’enfant ainsi ballotté et quelque peu perturbé ?


X) Ce problème rencontré dans le fait de faire faire un enfant va se retrouver avec celui de l’éduquer. Une chose est d’avoir un père et une mère, une autre d’avoir deux pères et deux mères. Obliger un enfant à naître et à grandir dans un couple homosexuel va se confondre avec le fait d’interdire à un enfant de savoir ce qu’est le fait d’avoir un père et une mère. A-t-on le droit d’enlever ce droit à un enfant ? Si tel est le cas, cela voudra dire que pour que les homosexuels aient droit à l’égalité les enfants des couples homosexuels seront condamnés à ne pas être des enfants comme les autres.
Certes, les orphelins n’ont pas leur père ou leur mère. Mais, il s’agit là d’un accident et non d’une décision. Avec le droit pour couples gays d’avoir un enfant, les orphelins ne seront pas le produit d’un accident de la vie mais d’une institutionnalisation délibérée. Ils seront obligés par la société de n’avoir soit pas de père, soit pas de mère.
À cette situation qui ne manquera pas de produire à un moment ou à un autre des mouvements de révolte s’adjoindra une autre difficulté. L’enfant de couples gays n’aura pas droit à une origine réelle, mais à une origine absente. À la case père ou mère il y aura un blanc. Ce qui n’est pas simple à porter. Qu’on le veuille ou non, l’enfant ne pourra pas ne pas se sentir coupable, la propension naturelle des enfants étant de se culpabiliser quand l’équilibre familial n’est plus respecté.

En conclusion, les partisans du mariage gay, de l’adoption et de la procréation médicalement assistée pour couples gays rêvent quand ils voient dans ce projet un progrès démocratique sans précédent. Ils croient que tout va bien se passer. Cela ne va pas bien se passer. Cela ne peut pas bien se passer pour la bonne raison que tout a un prix.
Ne croyons pas que l’on va remettre la différence sexuée en voyant en elle une pratique parmi d’autres sans que cela ait des conséquences. N’imaginons pas que des enfants fabriqués, à qui l’on aura volé leur origine, seront sans réactions. Ne pensons pas que la disparition des notions de père et de mère au profit de termes comme parent I ou parent II permettront l’existence d’une humanité plus équilibrée et mieux dans sa peau. On prétend résoudre des problèmes par ce projet de loi. On ne va pas en résoudre. On va en créer. Le 20e siècle a connu la tragédie du totalitarisme et notamment du projet insensé de créer un homme nouveau à travers une race ou une classe. Ne cédons pas à la tentation de fabriquer un homme nouveau grâce à la Science et au Droit. Tout ne se décrète pas. Tout ne s’invente pas.Il existe des données naturelles de la famille. N’y touchons pas. Ne jouons pas avec le feu. Ne jouons pas à être des apprentis sorciers. Le Tao voit dans la complémentarité entre le féminin et le masculin une loi d’équilibre dynamique fondamentale de l’univers. Ne touchons pas à cette loi d’équilibre.


Nous avons tous des amis homosexuels que nous respectons, que nous estimons et que nous aimons. Qu’ils soient d’une profonde moralité, nous n’en doutons pas. Qu’ils soient capables d’élever un enfant, nous n’en doutons pas non plus. Qu’un enfant puisse être plus heureux dans un couple homosexuel que dans certains couples hétérosexuels, nous n’en doutons pas une fois encore. Que cela soit une raison pour légaliser le mariage gay et permettre l’adoption ou la procréation médicalement assistée pour couples gays, c’est là une erreur. Une chose est une loi, une autre est un cas particulier. On ne fait pas une loi avec des cas particuliers, mais à partir d’une règle tenant compte de tout ce qu’il y a derrière. S’agissant du mariage gay avec adoption et procréation médicalement assistée, il y a derrière une telle règle trop de choses dangereuses et graves pour que celle-ci puisse devenir une loi allant dans le sens des intérêts fondamentaux de l’être humain.


La Gauche a le pouvoir à l’assemblée et peut décider de passer en force grâce au nombre de ses voix et ce afin de paraître de gauche. Elle peut choisir de préférer la Gauche à l’être humain. Elle s’honorera de choisir l’être humain plutôt que la Gauche, sachant qu’en servant l’être humain elle est sûre de servir ses propres intérêts alors que l’inverse n’est pas sûr. Tant il est vrai que l’on n’a jamais intérêt à scandaliser l’honnête homme en l’obligeant à devoir se soumettre par la contrainte à ce que sa raison répugne à accepter par respect pour la raison.


Le mariage gay qui nous propose une grande noyade collective dans l’amour n’est pas raisonnable. La mise en question de la distinction entre homme femme ravalée au rang de pratique sexuelle n’est pas raisonnable. Vouloir avoir un enfant à tout prix en recourant soit à l’adoption, soit à un père donateur, soit à une mère porteuse n’est pas raisonnable. Ne plus parler de père et de mère mais de deux pères ou de deux mères n’est pas raisonnable. En un mot, bidouiller une famille grâce à un montage juridico-médical et appeler cela famille n’est pas raisonnable. Les mots ont du sens quand ils renvoient à une réalité. Quand ils ne sont plus que ce que l’on décide qu’ils doivent être, on n’est plus dans le domaine du sens, mais de la confusion. Le règne de la confusion, sa dictature et avec elle la confusion des esprits et des comportements, n’est-ce pas ce dont nous souffrons déjà et qui risque de nous engloutir ? Est-il besoin d’en rajouter ?

 

Bertrand VERGELY philosophe.

Publié dans Textes de réflexion

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Autre chose que 'le mariage pour tous" dans ma tête ?

Publié le par Miniritou

On m’a reproché, à juste titre, de m’exprimer largement sur le sujet du « mariage pour tous ». Il est vrai que c’est pour moi un sujet préoccupant, tellement les enjeux cachés de cette loi me semblent profonds et durables. Les conséquences de cette loi conditionnent, au-delà du petit nombre de personnes concernées, l’avenir même d’un « vivre ensemble » qui me semble terriblement compromis par  une loi qui institue un mensonge comme vérité légale. Bref, je voulais signaler, et ceux qui me connaissent et me suivent sur mon blog régulièrement le savent, que je ne mets pas les deux pieds dans la même chaussure, et que je sais prendre des positions engagées sur divers sujets. Permettez-moi donc de vous renvoyez à quelques écrits de mon blog sur divers sujets évoqués dans les mois ou les années passées sur ce blog :

 

Des sujets de préoccupation pour moi à coté du "mariage" :

 

 

  •   Les idées forces qui retiennent mon attention, rassemblées ICI
  •   La précarisation des jeunes 18-25 ans : sociale ; familiale ; éducative ; affective…  ICI  et  ICI
  •   La précarisation galopante des familles, une ambition familiale nationale  ICI et   ICI
  •   La solitude des personnes âgées ICI et ICI
  •   La pauvreté et le mal logement : une sobriété sociale à inventer. ICI  et ICI
  •   La pauvreté affective et sociale de certains jeunes  ICI et  ICI
  •    L’endettement du pays
  •   La préférence économique nationale.
  •   L’affaiblissement de la démocratie par l’abstention et les groupes de pression     et  ICI
  •   La coopération internationale et le développement au sud  
  •   Les persécutions et le fanatisme  ICI  et  ICI  et ICI
  •   La paix au Moyen Orient et dans bien des régions et la course au nucléaire  ICI
  •   Le dialogue et l'unité de l'Eglise et du genre humain  ICI
  •   L’avenir écologique de la planète.
  •   La consommation comme solution à l’épanouissement ?  ICI et ICI
  •    Les gaspillages de tous ordres …

 

Cette liste n'est pas eshaustive, et sans doute bien incomplète. J'espère, je pense et je veux être dans ce monde, au nom de l'Evangile, et au nom de ma foi en l'Homme, un acteur de la vie, au service d'une culture de vie qui fasse progresser l'humanité.

 

Publié dans C'est tout moi !!!

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Lettre ouverte au Ministre de l'Education nationale

Publié le par Miniritou

Enseignement-catholique.png

 

Monsieur Vincent Peillon

Ministre de l’Instruction Nationale

 

Monsieur le Ministre,

 

Ce n’est en principe pas à un ministre de la République, qui plus est, Ministre de l’Education Nationale, qu’on va apprendre à lire.

J’apprends avec stupéfaction que la lettre de M. de Labarre adressée aux chefs d’établissements catholiques, suscite chez vous et vos services un émoi et des réactions singulières. Cette lettre interpelle les responsables éducatifs afin qu’ils suscitent, si bon leur semble, un débat sur le mariage pour tous, afin de « permettre à chacun l’exercice d’une liberté éclairée à l’égard des choix envisagés aujourd’hui par les pouvoirs publics. » Il demande explicitement que cela se fasse, dans « le respect des personnes et des consciences. »

 

Il me semble que le procès d’intention que vous faites à l’Enseignement Catholique, en brandissant le risque de dérives homophobes est très éloigné des recommandations et des propositions faites par le secrétaire général. En invoquant aussi le fait de l’inopportunité « d'importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous », vous sous-entendez que l’école n’est pas le lieu d’un débat.  Vous considérez même « qu'en adressant une lettre aux chefs d'établissement, le secrétaire de l'enseignement catholique a commis une faute ».  Une faute contre quoi ? Contre la conscience ? Ou contre vos idées ?

Quand je lis cela, je suis consterné. L’école de la République, fut-elle catholique, n’a-t-elle pas pour but de former des esprits forts, capables de choix justes, de permettre aux élèves de réfléchir avec intelligence et discernement aux questions sociales, scientifiques, littéraires, politiques, économiques, culturelles ?

Les enseignants, les élèves, les parents, ne sont-ils pas en droit d’attendre que l’école puisse former justement les consciences ?

 

Depuis plusieurs semaines, après le revirement du Président de la République sur la clause de conscience révoquée pour les maires qui ne voudraient pas de cette loi, j’ai le sentiment que le musellement des consciences est en marche, que la dictature de la pensée unique se met en place, et que les débats justes et nécessaires ne sont que formels.


 Croyez-moi, Monsieur le Ministre, vous participez à une entreprise de destruction massive de la société, et devant l’histoire qui vous jugera, votre nom restera comme le Ministre qui a inventé la liberté de conscience soumise à la pensée unique, celle de la déesse Raison qui a enterré le bon sens.

Ça devrait faire un buzz dans les livres d’histoire du XXI° siècle. M. Peillon, et le Gouvernement Ayrault, sous la présidence de M. Hollande, ont contre toute logique, introduit dans l’histoire de France la dénaturation de la famille et la marchandisation de l’enfant, comme un produit de consommation courante.

 

Recevez pour cela, par avance, mes plus sincères félicitations !

Publié dans coups de gueule

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Prière pour les élus de France

Publié le par Miniritou

drapeau_fran__ais.jpg

 

Seigneur, nous voici pauvres et démunis,

Trop souvent incapables de discerner en nos cœurs le Bien et le Mal.

Au cœur de notre pays, dans un contexte économique troublé,

Tu vois toux ceux qui agissent pour la paix et la solidarité.

Tu revendiques la vraie liberté qui fait grandir les peuples.

Tu encourages la fraternité qui rapproche et unit les différences.

Tu es à l’origine de tout effort qui œuvre à la grandeur de l’Homme.

 drapeau_fran__ais.jpg


Soutiens et accompagne dans leur tâche les élus de notre nation

Qui ont à exercer dans leur mission un rôle fondamental

pour l’avenir de notre pays.

Que la voix de leur conscience ne soit pas étouffée

par les idéologies partisanes, et les voix assourdissantes

qui bâillonnent la Vérité et conduisent à la ruine. 

Que les choix de nos parlementaires

soient toujours ordonnés au souci du Bien commun,

A la défense des plus fragiles, au respect véritable

des blessés de la vie, et à la dignité de l’être humain. Amen

 

drapeau_fran__ais.jpg

Publié dans Textes pour prier

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