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Chrétiens, condamnés à se noyer ?

Publié le par Miniritou

La foi chrétienne, qu’on le veuille ou non, amène les disciples du Christ à être des contestataires permanents d’un système qui sacrifie trop souvent l’être humain sur l’autel de l’argent, de la rentabilité, du protectionnisme, ou de la peur de l’autre. Certes, on peut toujours s’adapter, fermer les yeux sur ce qui dérange, se consoler en se disant qu’on « n’a pas tué, on n’a pas volé » et que finalement, on reste un peu chrétiens, même si on est un peu médiocres, mais pas trop…  On s’habitue alors à nager dans le sens du courant, en se laissant porter par une société qui propose un bien être individualiste très confortable, une spiritualité athée sur mesure, et un humanisme désincarné. Au risque de s’y noyer… On nage toujours vers la source à contre courant : les détritus et les bois morts nagent avec le courant.

Quand le petit est exclu, le fragile est disqualifié, le pauvre est oublié : le chrétien doit nager à contre-courant.

Quand la vie est menacée, quand l’homme est exploité ou que le sexe a perverti l’amour : le chrétien doit nager à contre-courant.

Quand la famille est menacée, que les relations intergénérationnelles sont évitées, ou que la jeunesse est montrée du doigt : le chrétien doit nager à contre-courant.

Quand la nature est bafouée, la création surexploitée, ou que l’écologie devient inhumaine : le chrétien doit nager à contre-courant.

Quand les richesses sont concentrées, que le travail broie l’Homme,omme  ou que le capital est plus important que l’être humain : le chrétien doit nager à contre-courant.

Quand les frontières deviennent des murs, que les armes remplacent le dialogue, ou que les peurs déferlent sur le monde : le chrétien doit nager à contre-courant.

Quand la corruption devient normale, que la politique devient détestable, ou que le Bien commun n’est plus à l’horizon : le chrétien doit nager à contre-courant.

Quand le fanatisme remplace la foi, quand l’Homme prend la place de Dieu, ou que la religion devient prétexte à exclure ou à massacrer : le chrétien doit nager à contre-courant.

Nager à contre-courant dans une société qui a renié Dieu est un sacré défi ! Chrétiens, nous croyons que Dieu n’a pas oublié l’Homme et qu’il ne l’oubliera pas. Chrétiens, nous savons que la destinée de l’humanité est entre ses mains, et qu’il nous confie d’être ses indignes et maladroits ambassadeurs. Puisse ce carême 2017 nous aider à devenir vraiment des prophètes de la différence, nageant à contre-courant pour aller à la source ! Et remarquez : plus on s’approche de la Source, et moins le courant contraire est fort…

Chrétiens, condamnés à se noyer ?

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Etre chrétien

Publié le par Miniritou

Un constat : les chrétiens sont minoritaires. Ne plus se faire d’illusion !

Ce n’est pas la foi qui est en crise, ni l’Eglise, mais la société tout entière

1- Pourquoi être chrétien ?

Parce que l’Evangile est un chemin de vie éprouvé : le modèle de société est en voie d’épuisement :

  • Problème avec le passé : haine de soi et de son histoire, de son passé, de ses racines.
  • Problème avec le présent : le mode de vie actuel nous empêche de vivre et d’habiter le présent : toujours plus, toujours en avant… Carpe Diem ??? utopie
  • Problème avec l’avenir : sans une perspective d’au-delà, il faut consommer, et donc épuiser et compromettre l’avenir de la planète … Soif insatiable et inextinguible !
  • Parce que l’homme est fondamentalement religieux : le crédit a remplacé le credo !
  • Parce que le « chacun pour soi » mène l’humanité à sa perte !
  • Parce que le vrai christianisme est une contre culture !

2- Pourquoi rester chrétien ?

  • Parce que nous avons besoin de racines où puiser la force pour avancer !
  • Parce que nous avons soif de vérité !
  • Parce que l’Evangile est un chemin vrai !
  • Parce que nous sommes destinés à voir la gloire de Dieu !
  • Parce que notre vie abandonnée à nous-mêmes ne pisse pas loin !
  • Nous avons besoin d’être sauvés !

3- Comment rester chrétien ?

Devenir un chrétien attestataire, en refusant le traditionalisme (c’était mieux avant !) ou  la tentation moderniste (Changeons l’Eglise, balayons le passé, ça ira mieux !) :

 

  • Ecoute bienveillante et fraternité universelle avec tous.
  • Ressourcement spirituel, biblique, sacramentel : la place de la liturgie !
  • Revisiter et se réconcilier avec la Tradition, avec son Histoire : le christianisme ne se limite pas aux croisades et à l’Inquisition !
  • Revendiquer notre responsabilité de citoyen, même si je suis chrétien !
  • Défendre la dignité de l’homme, surtout lorsqu’elle est sacrifiée sur l’autel des « marchés » Service des "pauvres" et des "petits" dans notre société.
  • Annoncer le Christ Sauveur de l'Homme, de tout homme, de tout l'Homme !
  • Répondre aux besoins de signes et de symboles en étant au clair avec sa foi : solide formation…
  • Devenir « lys des champs » : détachement vis-à-vis de l’avenir ou d’une mauvaise nostalgie

 

« Il n'y a de vraie vie que là où l'être se réalise selon sa vérité. Le présent de notre monde est confié aux chrétiens, il appartient à leur fidélité. »

André Delp (1907- 1945)

Etre chrétien

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St Valentin : désespoirs de chrétiens

Publié le par Miniritou

« Etre chrétien, c'est sortir un peu du péché et même complètement du péché, c'est grandir dans le Christ, mais quel décalage avec le monde qui s'en moque !! » ( J.L.)

 Cette citation d’un fidèle lecteur de ce blog m’interpelle. Il me demande de réagir sur sa situation. Etre chrétien, serait-ce sortir du péché ? Bon courage ! Combat qui semble perdu d’avance : en soi-même et autour de soi, c’est l’argent, le pouvoir, la démesure, l’égoïsme qui semblent avoir toujours le dernier mot.

 
Parler de conversion, de Rédemption, de miséricorde et de pardon est-il encore tenable quand on prend conscience de la réalité de l’humain ? Encore ce soir, parmi les jeunes que j’ai rencontré au collège, c’est le plus fort, c’est le plus costaud, c’est le plus con qui écrase les autres. 

Alors, ne reste-t-il qu’à désespérer ? De nous, certainement : le monde, les hommes courrent derrière le temps, la gloire éphémère des « Star Academy », les paillettes futiles et les alcools qui saoulent pour mieux perdre. Nous sommes devenus des dieux avant de devenir des hommes. Et tout va à sa perte !

 Mais le Salut et la Rédemption ne sont-ils pas les promesses de Dieu pour l’humanité toute entière ? Notre finitude, notre médiocrité ne peut-elle pas trouver une issue de secours dans les bras de Jésus crucifié ? Qui prendra la croix de Jésus pour étendard et pour logo, et découvrira dans le mystère du Christ, le seul chemin du Salut qui s’étend au-delà du visible, du prévisible… Qui seront ces croyants qui oseront, en dépit de tout, croire en l’amour crucifié, victorieux du Mal et de la mort ? Serons-nous suffisamment persévérants pour accueillir le cadeau le plus merveilleux de Dieu, le don le plus parfait, le pardon qu’il a offert à chacun de nous, et que nous ignorons, que nos dédaignons, que nous refusons, indifférents…

Décidément si le 14 février est la fête des amoureux, il faut peut-être commencer par retomber amoureux de l’amour, tout simplement !

Xavier Cormary
St Valentin : désespoirs de chrétiens

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Etre amoureux, c’est bien, être aimé, c’est mieux !

Publié le par Miniritou

La fête St Valentin a bien pris : quel déploiement d’astuces pour aider les amoureux à consommer : cadeaux ; resto, sorties réservées aux amoureux, on arrive même à inventer pour la St Valentin une occasion pour sortir ensemble : quelle croix, quel deshonneur si tu es "célibataire" le 14 février …

Bref, être amoureux, c’est le pied, au moins le 14 février.

Il est pourtant bien clair que la durée éphémère de bien des relations amoureuses est une question pour moi. Il est parfois même troublant de voir deux êtres qui se sont aimés quelques semaines ou quelques mois, voire quelques années, se déchirer atrocement une fois la rupture consommée… Les paroles qui tuent, les coups vaches, les diffamations, et parfois même des enfants qui sont pris en otage dans ces conflits… Que de drames !

 

Il est une manière d’aimer, très en vogue, qui consiste à se faire du bien : c’est tellement agréable d’être regardé, considéré, de se sentir exister pour l’autre.  Et ce que l’on ressent qui nous donne des ailes, qui fait chaud au cœur… Mais ce chemin là est bien souvent, comme l’enfer, pavé de bonnes intentions ! Chacun est le centre de la relation : ça ne peux que mal tourner, tôt ou tard...

Il existe une autre manière d’aimer, un autre chemin d’amour : se décentrer de soi, ne pas chercher son intérêt, humblement dans la confiance, aimer gratuitement. Chercher à donner et à se donner totalement, et approfondir patiemment dans la relation les signes d’une réciprocité. Faire le premier pas, donner au pardon la première place, à condition d’avoir sur le pardon un regard juste !

St Valentin, pour les amoureux, ceux qui savent qu’il n’y a pas amour plus grand que de donner toute sa vie à celui ou celle que l’on aime. 

Et si tu veux offrir un cadeau à l'élu(e) de ton coeur, alors, pense à un cadeau qui ne s'achète pas ! Un cadeau unique qui n'a pas de prix : une longue et belle lettre ; du temps offert ; ou quelque chose que tu auras fabriqué de tes propres mains... 

Etre amoureux, c’est bien, être aimé, c’est mieux !

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