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35 articles avec foi

Ceci est mon corps ! Un phénomène massif : le tatouage

Publié le par Père Bertrand Monnier

Voici un sujet qui me questionnait depuis bien longtemps : enfin, j'ai trouvé une réflexion sur le phénomène du tatouage ...

Fiche de l’Observatoire Foi et Culture (OFC 2015, n°41) sur le phénomène du tatouage.

Le tatouage n’est pas une simple mode, c’est un véritable phénomène de société. Issu de la nuit des temps, il revient dans la culture populaire et permet d’exprimer de nombreuses choses sur la société actuelle. Tout d’abord, il exprime un certain nombre de besoins : un besoin d’expressions et un besoin de rites. Sa dimension épidermique montre que cette société est principalement basée désormais sur des valeurs sensibles et sentimentales plus que sur des valeurs de raison et de transmission. Mais surtout, sa dimension personnelle (voire intime) démontre que c’est l’individu qui est maintenant au centre des préoccupations, non la communauté, et encore moins toute institution.

1. Un peu d’histoire

Trois grandes étapes permettent de comprendre le tatouage au travers des siècles, et montre une certaine dynamique dans l’histoire.

* L’âge tribal : dans les tribus, on pratiquait beaucoup le tatouage. On a retrouvé des tatouages datant de plus de 5000 ans. Cette pratique était à la fois religieuse et sociale, avec une dimension initiatique certaine. Les tatouages n’étaient pas choisis, mais imposés en fonction d’un rang social, d’un corps de métier, d’un lieu d’habitation géographique, etc… Les motifs étaient principalement d’ordre naturel (plantes, animaux…).

* L’âge impérial : c’est l’interdiction du tatouage, afin de fédérer les tribus en un unique empire. Bien avant l’ère chrétienne, les empires grecs et romains interdisaient le tatouage, d’une part pour éviter toute revendication tribale, et d’autre part par respect du corps humain.
L’interdiction du tatouage en Europe occidentale n’est pas le fait de l’Eglise, mais de Charlemagne, dans son Admonitio Generalis de 789. L’interdiction religieuse du tatouage vient du fait que ce sont les religieux qui étaient chargés des divulgations et applications des lois civiles. D’un point de vue textuel, l’interdiction du tatouage est présente une seule fois dans la Bible (Lévitique 19, 28) et dans le Coran (Sourate 4, 119), ce qui est infime.

* L’âge individualiste : le déclin des grandes politiques impériales, qui a commencé au XVIIIe siècle, a vu revenir le tatouage dans la société. D’abord avec les marins qui ont visité des îles lointaines où le tatouage tribal était pratiqué, ce qui explique le symbole de l’ancre maritime comme très usité (jusqu’au capitaine Haddock, ou Popeye…). Des marins aux ports, tavernes et tripots, puis aux prisons, le chemin se fait très vite. Le tatouage était donc l’apanage du mauvais garçon, à la réputation rebelle. Et c’est avec cette idée, justement, que tout un enchaînement de situations s’est déroulé à partir du milieu du XXe siècle. L’avènement de l’herméneutique de la rupture ayant lancé la mode du « bon rebelle », le tatouage s’est imposé peu à peu comme un nouveau mode d’expression. L’homme moderne, et donc individualiste, se doit de refuser institution pour montrer à tous qu’il est libre.

Le principe du tatouage est donc celui de l’appartenance. A l’âge tribal, la personne appartient à sa tribu. A l’âge impérial, la personne appartient à l’empire. A l’âge individualiste, la personne appartient à elle-même.

En ce début du XXIe siècle, c’est une personne sur trois qui est tatouée chez les 20-40 ans. Et le phénomène est en telle croissance qu’il faut réserver son tatoueur près de 6 mois à l’avance. Dans quelques années (une dizaine, tout au plus), c’est la moitié de la génération active qui sera tatouée, et peut-être même plus. C’est bien un phénomène de société que l’Eglise doit observer. Bien qu’à première vue, il n’existe aucune parole religieuse en dehors de l’hapax biblique, l’interdiction religieuse formelle du tatouage reste bien ancrée dans les esprits. C’est même cette idée qui pousse beaucoup de jeunes à se faire tatouer : cela démontre un anti-institutionnalisme, qui est devenu une convenance dans la société actuelle.

2. La dimension rituelle

Le tatouage n’est pas une simple mode, il est devenu une sorte de rite contemporain. Pour une union, une naissance, une mort, un accident, bref, pour chaque grande étape marquante de la vie, on a un besoin d’expression rituelle. Il y a bien les rites chrétiens, mais de plus en plus de personnes n’ont pas l’enracinement culturel (ni spirituel) pour les apprécier à leur juste valeur. Le tatouage intervient ici comme un nouveau mode d’expression. Ainsi, telle jeune femme devenue mère ne demandera pas le baptême de son enfant pour marquer ce changement définitif dans sa vie, mais ira chez le tatoueur, généralement pour se faire tatouer le prénom de son enfant. Quelques points à souligner à ce propos.

* La réflexion : bien souvent, le tatouage est réfléchi, car il est individuel et unique. Un travail de réflexion sur les symboles afin qu’il y ait une véritable expression personnelle se déploie entre le tatoueur et le tatoué (et aussi, bien souvent, l’entourage du tatoué). Certains tatouages sont alors de véritables oeuvres d’art. A l’inverse, certaines personnes se font tatouer sans réfléchir, généralement parce qu’ils ont vu tel tatouage sur une star (chanson, sport…). Cela renforce l’idée d’une expression fusionnelle, une dynamique très viscérale, sensible et sentimentale, dépourvue de toute raison. Il faut noter ici que les tatoueurs préfèrent (et de loin) ceux qui viennent pour une démarche personnelle et réfléchie, plutôt que les « beaufs » qui veulent montrer qu’ils font partie de la tribu de telle chanteuse ou tel footballeur…

* La douleur : le tatouage est douloureux, en particulier sur certaines parties du corps où la peau est plus fine. Cette douleur est acceptée et bien vécue comme faisant partie intégrante de la démarche du tatouage, il faut s’en souvenir. La peau est marquée, mais l’esprit aussi. Et, élément très important, malgré la douleur, il n’est pas rare de constater une certaine accoutumance à l’aiguille. Même si cela prend beaucoup de temps, une personne tatouée réfléchit toujours à son prochain tatouage.

* Le caractère définitif : comme un sacrement, il est très difficile, voire impossible, de revenir en arrière. Il y a un « avant » et un « après ». Le tatouage n’est pas seulement un trait de coquetterie : le corps vieillit, mais le tatouage reste. Le tatoué n’est pas dans une dynamique apollonienne de beauté, mais plutôt dans une dynamique dionysiaque de vécu. Même vieux, le corps se souviendra de tel moment dans la vie du tatoué, qui sera gravé dans sa peau.

* L’extimité : c’est l’idée que quelque chose d’intime est exprimé. Bien souvent, les tatouages montrent quelque chose de personnel et d’intime dans une logique d’expression épidermique. Le déclin culturel a engendré une atrophie du « logos » : l’expression personnelle se déploie donc ainsi de manière épidermique. Aujourd’hui, le tatouage répond, au fond, à un simple besoin d’expression. Ne pouvant pas, et peut-être même ne voulant pas s’exprimer avec une parole raisonnée, l’homme contemporain utilise sa peau.

Dans une dynamique fusionnelle, réactive et viscérale, engendrée par une herméneutique de la rupture, le tatouage montre dans quelle direction l’humanité évolue, à savoir une sorte de concentration sur le temps présent. Ignorance volontaire de l’histoire et de la culture, refus du « logos », c’est une convenance sociale pour exprimer sa liberté envers toute institution qui, paradoxalement, est en train de s’instituer. Dans les années 60, il était interdit d’interdire. Cette pousse a bien grandi, et un demi-siècle plus tard, sans même s’en rendre compte, les petits-enfants de cette génération instituent le refus de l’institution. Il serait bon que l’Eglise puisse, pour la première fois dans son histoire, dire une parole à propos des tatouages, ne fût-ce que pour montrer qu’elle comprend le phénomène. De fait, le tatouage est un des nombreux signes de la crise d’adolescence de la société humaine, et il est bon que cette adolescence soit accompagnée de manière appropriée.

P. Bertrand MONNIER
Diocèse de VERDUN
Observatoire Foi et Culture

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Mourir : une chance !

Publié le par Miniritou

Mégalomanie — Wikipédia La pensée chrétienne, les valeurs évangéliques n’ont plus la côte. Les débats et les décisions politiques qui orientent l’avenir de notre société ont des motivations plus commerciales, financières, économiques ou individualistes qu’évangéliques ! La dignité et le respect dû à l’embryon et à tout être humain fragile semble être, de plus en plus, la préoccupation exclusive de l’Eglise.

Bref, en résumé, une certaine façon de croire, de vivre l’Evangile et d’être chrétien est en train de mourir. Tant mieux ! Il y a tant à repenser, à rénover dans la vie de l’Eglise, afin que les chrétiens soient plus transparents à l’Evangile, plus accordés à l’Esprit-Saint !

J’ai rencontré sur ma route de vacances, trois jeunes qui ont choisi d’abandonner des études, une situation professionnelle que beaucoup envieraient. Ils vont prendre le temps de discerner l’appel de Dieu à devenir prêtres. Voyant leur foi, leur joie, leur enthousiasme décomplexé, je me suis retrouvé dans leur désir de montrer la valeur et la grandeur du message évangélique. Je leur disais : « Vous, Antoine, Axel, Hadrien, vous êtes de la génération qui va réinventer l’Eglise et être les précurseurs de la nouvelle évangélisation ! »

Et puisque nous, chrétiens, sommes de plus en plus une minorité en France et dans le Ségala, Nous ne serons jamais une médiocrité en laissant l’Esprit-Saint nous murmurer les harmonies de l’Evangile, nous faire goûter les saveurs du message de Jésus !

Quel bonheur d’être chrétien ! Quel bonheur d’avoir rencontré celui qui, même au milieu des canicules et des pandémies de toutes sortes, ne cesse de nous appeler à faire toujours mieux, à devenir pleinement humains dans la joie de l’Esprit-Saint. Lui, il fait des merveilles avec nos merdouilles !

Mourir, oui, c’est une chance, mais pour laisser Dieu ressusciter en nous sa Vie !

Mourir : une chance !

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Du Produit Intérieur Brut à la Possibilité Intérieure du Bonheur

Publié le par Miniritou

Garder le cap ou orienter l'humanité vers la décroissance ?

Garder le cap ou orienter l'humanité vers la décroissance ?

Après la croissance : la croissance verte. Pour répondre au défi écologique qui s’impose à nous, à notre pays, mais aussi au monde entier, nous voici obligés, tout au moins invités, à sacrifier une économie traditionnelle, fondée sur une croissance économique libérale où le profit est la finalité. Il faut alors rejoindre le régiment des convaincus pour une économie écolo-responsable, fondée sur la prise en compte de l’impact environnemental de nos habitudes de consommation individuelles et collectives. Pour lutter contre le réchauffement climatique, pour sauver la planète, il s’agit de manger bio, de consommer local, de réduire « l’empreinte carbone », de nous convertir à la voiture électrique, de recycler, de trier nos déchets… Bref : il suffit de consommer autrement !

Dans ce vaste chantier, personne ne semble conscient que le défi est mondial : le problème n’est pas posé à une région ou à un continent mais à notre planète entière. Une nation convertie au vert au milieu d’autres pays indifférents aux enjeux écologiques n’aura, à court terme, aucun intérêt et aucun profit à changer de modèle économique. Son engagement vertueux sera même un handicap majeur et décourageant dans un modèle d’économie mondialisée. Le très long terme n’étant jamais un horizon acceptable pour le capitalisme, l’engagement responsable pour une conversion écologique ne pourra jamais être une option vraiment envisageable dans un modèle économique libéral, tel que le nôtre.

La dictature de l’économie et les besoins irrépressibles du consommateur qui veut toujours « avoir pour exister », a déjà fait oublier les questions qui ont été soulevées lors du confinement du printemps 2020. Le « monde d’après » renaît sous nos yeux en ressuscitant les fondements du monde d’avant, juste (légèrement) colorés en vert (pâle).

Le tsunami COVID 19 n’a vraisemblablement pas été suffisamment puissant pour écraser l’orgueil de l’être humain et éclairer les dirigeants des nations à prendre la mesure des changements nécessaires et urgents.

L’écologie intégrale exige la mort d’un système économique vicié. Personne n’est prêt à cette transition-là. L’écologie intégrale implore de construire un modèle économique et social où l’homme intégré à son environnement est au centre de toute décision. Les dérives bioéthiques en sont l’expression et l’idée même de décroissance et de sobriété ne sont considérés que comme une fantaisie utopique et dangereuse.

C’est une écologie intégriste qui est en train de s’imposer : l’être humain devient un animal nocif pour la planète. Les animaux deviennent plus aimables que les humains et les dérives eugéniques promettent un développement de l’être humain libéré de toute barrière éthique.

Remettre les statistiques du PIB, de croissance économique et la sainte liberté individuelle au-dessus de l’intérêt supérieur de l’humanité, au-dessus du Bien commun intégral est une impasse qui nous conduira à la ruine des âmes et, très probablement, à la fin de notre civilisation.

Croire en un Dieu qui veut que l’humanité réussisse est un défi et un appel ! Le message du Christ conduit l’homme humble à la possibilité intérieure d’un Bonheur. Exigeant mais tellement plus vrai et durable que les promesses de la Bourse et de la société de consommation. « Seigneur, reste auprès de ton peuple, car sans toi notre vie tombe en ruine. Fais -nous passer à une vie nouvelle ! »

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Mon coming out : déclaration d’amour

Publié le par Miniritou

Je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime !

Je t’aime ma Belle, je t’aime ma Douce, je t’aime, Toi si Grande !

Je t’aime, même si tu me déçois, même si tu me désoles, même si tu me blesses.

Je t’aime même si je ne te comprends pas, même si je ne te connais pas, même si je doute de toi.

Je t’aime malgré tes mauvais côtés, malgré tes défauts, tes rides et malgré tes préjugés.

Je t’aime en dépit de ta mauvaise réputation, en dépit de ton orgueil et en dépit de tes faiblesses.

Je t’aime dans tes faiblesses, dans tes fragilités et dans ton humilité.

J’aime en toi ce qui est grand, ce qui est beau et lumineux, ce qu’on ne voit pas au premier coup d’œil, ce que personne ne devine de toi, ce que tu caches et ce qui, chez toi, me fait grandir et m’émerveiller !

J’aime la Lumière céleste qui vient de toi. J’aime en toi ce qui rend humain parce que c’est divin. J’aime ce qui me rend humain pour me faire chrétien.

Je t’aime, Eglise du Christ, parce que sans toi, je ne le connaîtrais pas.

Tes faiblesses sont les miennes et tes silences coupables sont aussi les miens.  Tes jugements et tes préjugés, ils sont aussi en moi. Tes lenteurs et tes lourdeurs je les connais ! Tes illusions, je les ai vécues, ta vanité, je l’ai éprouvée. Ton sentiment de supériorité, je l’ai ressenti. Ton arrogance fut parfois la mienne, et tes aveuglements viennent de mes yeux et de mon cœur fermés.

J’ai désiré ta sainteté ; j’ai honni ta médiocrité. J’ai contemplé ta grandeur ; j’ai été allergique à tes bassesses.  J’attendais une délicatesse ; j’ai reçu une douche froide.

J’ai espéré une famille : des frères et sœurs attentionnés ; j’ai souvent regretté ton indifférence.

J’attendais beaucoup de toi et je donnais peu de moi-même. J’exigeais tout de toi, je dénonçais tant d’insuffisances.

Je revendiquais ma place au premier rang quand j’avais besoin de toi. Je ne voulais pas comprendre que tu avais besoin de moi.

Eglise de Jésus-Christ, pauvre d’humanité, riche d’amour divin, assemblée des disciples qui sont en chemin vers le Père : tu nous montre la route, non dans la richesse et une trajectoire éblouissante, mais dans la pauvreté et le chemin d’une humanité blessée, qui se laisse soulever par l’Esprit qui donne la Vie en abondance.

 

Mon coming out : déclaration d’amour

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Ma joie, mon espérance : rien de plus important !

Publié le par Miniritou

Juste pour vous informer :
ce n'est pas une fake new ni une INFOX :
Le Christ est ressuscité !
Il faut que ça se sache !
Ma joie, mon espérance : rien de plus important !

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C’est la cata caca : je n’ai plus de papier toilette !

Publié le par Miniritou

Dans la situation de confinement que nous vivons, nous prenons relativement conscience de ce qui nous manque, de ce qui peut nous manquer ! Certains ont amassé des kilos de pâtes ou de riz, en prévision d’une pénurie éventuelle. Pareil pour le papier hygiénique…

Quand aux manques spirituels, il n’est guère possible de stocker les communions dominicales, les confessions à l’avance, et de faire provision de temps communautaires pour partager et vivre sa foi.

Depuis ces dernières semaines, certains réalisent à quel point la vie sacramentelle est importante pour eux. Ils allaient à la messe par habitude, par tradition avec un désir de Dieu, mais un appétit très fluctuant.  Que ce temps où nous subissons le jeûne eucharistique forcé, que ces jours qui nous tournent vers Pâques où nous ne pourrons pas vivre une bonne confession, nous fasse réaliser à quel point les sacrements sont essentiels à notre vie chrétienne, que vivre sa foi en autarcie, en étant privé de la dimension communautaire de notre vie chrétienne, nous ampute d’un essentiel !  Que cette privation de carême aide tous les baptisés, "les pratiquants" et les "non pratiquants", à retrouver le vrai sens communautaire de notre foi, pour que l’Eglise ressorte de ce confinement dans un renouveau extraordinaire !

C’est la cata caca : je n’ai plus de papier toilette !

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Dans quelle église veux-tu être enterré ?

Publié le par Miniritou

Bientôt la fête des morts… Avec un peu de chance, si tu n’attends pas trop pour mourir, tu auras encore le choix…  Au rythme où vont les choses, il faut pourtant être réaliste : malgré la bonne volonté et l’engagement bénévole et méritant d’un petit nombre de chrétiens pour accompagner et animer les funérailles, entourer les défunts et leurs familles dans la prière, il est à parier que d’ici peu, on fermera des églises et on ne pourra plus assurer ou on différera les obsèques religieuses. 341 célébrations d’obsèques en 2018 dans le Ségala. Et je ne parle que des funérailles…

L’avenir de l’Eglise est-il dans les enterrements ?  On attend les statistiques du nombre d’enfants catéchisés sur la paroisse : la courbe descendante est vertigineuse… Quelles doivent être les priorités des prêtres et des chrétiens soucieux de vivre en étant missionnaires ?

 

Il y a une vie (chrétienne) avant de « passer par l’église » une dernière fois. Devant les nouveaux défis qui sont devant nous, devant les évolutions des habitudes et des priorités des habitants du Tarn, il faut que les paroissiens se décident et se mobilisent : quand je dis « les paroissiens », je ne désigne pas ceux qui sont déjà engagés dans l’animation des messes, des funérailles, dans le conseil économique de la paroisse, dans l’accompagnement des malades, ou dans un mouvement d’action catholique, etc. Ceux-là font déjà beaucoup et se sentent bien souvent un peu seuls.

Très concrètement, les églises qui ne sont même plus ouvertes une ou deux fois l’an sont de plus en plus nombreuses ! Je peux aussi parler de celles qui menacent ruines dans l’indifférence quasi-générale. Et on ne peut pas exiger des communes d’entretenir un édifice qui n’intéresse personne, sauf pour y être enterré. (Je rappelle qu’un électeur mort ne vote plus !)

 

D’ici là, il faut qu’ensemble, chrétiens convaincus, chrétiens du dimanche ou chrétiens dits « non-pratiquants » nous prenions ces questions à bras le corps. Ou bien nous serons amenés à réfléchir comment accompagner en soins palliatifs la paroisse et l’enterrer, elle aussi, dans la dignité.

Dans quelle église veux-tu être enterré ?

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Urgence spirituelle

Publié le par Miniritou

Il ne suffira pas d’écrire ici quelques lignes pour que les lecteurs puissent se rendre compte de l’urgence spirituelle dans laquelle nous vivons… Hélas, le monde tourne, on cherche tous à vivre confortablement, évitant les problèmes et les épreuves autant que possible, prenant sans trop nous indigner, les nourritures avariées que nous servent télévision, média ou les idéologues qui parlent fort, et les routines dans lesquelles nous nous sommes installés depuis longtemps.

Il ne suffira pas de constater et de se lamenter sur les statistiques catastrophiques du catéchisme, de la pratique religieuse, et de la prolifération de l’ignorance religieuse et spirituelle, de l’émergence des idéologies diaboliques ou sectaires, pour susciter un électrochoc.

Il ne suffira même pas que les paroisses, les chrétiens sortent de leurs habitudes pour aller aux périphéries de l’Eglise, au cœur du monde sourd à l’Evangile, afin d’annoncer, à frais nouveau, le message d’amour de Jésus, afin qu’il soit entendu, audible et crédible.

Il ne suffira pas de faire une manif pour contrer une loi qui oppose « le désir d’enfant », si respectable soit-il, de personnes en souffrance, au « désir de père » qui surgira dans 10 ou 20 ans chez ces orphelins mis au monde aux frais de la Sécurité sociale, privés de leurs origines et sacrifiés sur l’autel de l’égalitarisme.

Non, tout cela ne suffira pas ! La première des conversions à opérer n’est pas dans le « faire », en cherchant des plans pastoraux, de nouvelles « techniques » ou en faisant des messes « attirantes » ! La première des conversions, elle consiste à vivre l’Evangile intégral, à laisser la Bonne Nouvelle guider, conduire et inspirer toute notre vie. Des chrétiens contagieux, même s’ils n’ont pas les faveurs médiatiques, même s’ils sont traités de « ringards » ou « obscurantistes », feront le buzz spirituel quand leur style de vie portera des fruits et attirera les hommes et les femmes d’aujourd’hui qui auront envie de leur ressembler. Seulement à cette condition, nous redonnerons à la foi chrétienne ses lettres de noblesse. On a bien besoin de l’aide précieuse de l’Esprit-Saint pour ce vaste défi !

Urgence spirituelle

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Les baptisés sous X

Publié le par Miniritou

On estime qu’en 2019, environ 69 % des français ont reçu le baptême. En 2045, la proportion des baptisés devrait être de 50 % pour les 70 millions d’habitants. Au delà des statistiques, il faut surtout faire un constat terrible : beaucoup de français ont été porté sur les fonds baptismaux mais n’ont jamais reçu aucune formation chrétienne : je les appelle les «baptisés sous X», devenus enfants de Dieu à l’insu de leur plein gré. Ils n’ont jamais été initiés à la foi chrétienne par un environnement familial porteur, ni par une insertion dans la vie d’une communauté chrétienne… Bref, des enfants baptisés, devenus des adultes indifférents, ni croyants, ni incroyants, seulement ignorants ou étrangers, extérieurs à la foi chrétienne!

Combien parmi ceux qui liront ces lignes, qui prendront le temps de feuilleter ce journal, pourront se reconnaître dans cette dénomination : «Oui, un jour j’ai été baptisé, mais depuis ce jour-là, je n’ai jamais cherché à ouvrir ce « paquet cadeau» que j’ai reçu de mes parents !» Il est facile de s’arrêter à une caricature du christianisme, en résumant les choses en quelques idées grossières pour éviter de se questionner : le monde en sept jours, la vierge qui accouche, le gars qui ressuscite, les textes qui se contredisent, les chrétiens qui se divisent, le pape ringard dans son Vatican doré, et les prêtres pédophiles…

Récemment, à Carmaux, un garçon de 20 ans, et un gars de 30 ans sont venus me rencontrer : ils voudraient être baptisés… Et si l’Evangile était une bonne nouvelle pour les hommes d’aujourd’hui ? Le seul moyen de savoir, c’est de s’y plonger soi-même, sans procuration! Parce que la foi n’est pas une question de rites sacrés, mais un appel à la sainteté, un chemin de bonheur proposé à tous, petits ou grands !  

Le baptême, un acte  fort (copyright Camjac)

Le baptême, un acte fort (copyright Camjac)

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L’oubli de Dieu anéantira l’Homme.

Publié le par Miniritou

L’oubli de Dieu anéantira l’Homme.

Tout va bien ! En France, en Europe, tout part « en couille ! » : la délinquance est en hausse, le fanatisme gagne du terrain, la jeunesse est shoutée au cannabis. Les familles sont décomposées, certains sont en burn out tandis que d’autres n’ont pas de travail. Nous sommes inondés de « fake news ». La classe politique est soupçonnée de se servir au lieu de servir. Même le climat est déréglé et les nourritures sont trafiquées ! Bref, tout va bien !

En Occident, trop longtemps c’est Dieu qui a commandé et qui a imposé ses règles : on pensait qu’il voulait nous réduire en esclavage avec ses commandements* (Vous vous rappelez un peu ? Tu ne commettras pas de meurtre ; tu ne commettras pas de vol ; tu ne porteras pas de faux témoignage…)

 Il fallait bien s’en défaire et les reléguer aux oubliettes afin que l’Homme démontre et se prouve à lui-même qu’il n’a pas besoin ni de la religion, ni d’un Dieu qui saurait mieux de lui ce dont il a besoin pour être heureux !

Ah la liberté ! Ahh l’égalité ! Ahhh la fraternité ! Enfin réalisées, dans la sainte République laïque enfin délivrée de l’obscurantisme du christianisme et d’une Loi divine dépassée par les progrès de la recherche et de l’innovation !

Mieux encore, d’ici à quelques années, l’Homme moderne va enfin arriver à se créer lui-même : bébés sans parents, et à s’achever quand il voudra et comme il voudra : souveraine puissance de décider si tel enfant à naître à droit de vivre et si tel « légume » handicapé ne devrait pas être piqué.

Tout est bien qui finit bien ! Tout va bien en France : il ne nous manque plus que la potion d’immortalité pour ceux qui voudraient rester éternellement dans ce monde génial où Dieu a enfin été éradiqué et où la religion ne servira plus que d’alibi aux fanatiques de tous bords pour parler encore de Dieu.

 

*Retrouvez le texte intégral des préceptes périmés dans le livre de l’Exode, chapitre 20, versets 1 à 18

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