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Parfums du ciel… merdouilles de la rentrée

Publié le par Miniritou

Sur terre, ça sent la transpiration ! Les grands-parents profitent  désormais d’un peu de calme après des semaines en famille. Les malades apprécient les journées moins chaudes de l’automne. Les enseignants retrouvent leurs classes. Les parents ont réinvesti leur univers professionnel ; les personnes au chômage espèrent un regain d’activité dans le marasme économique de cette "crise" sans fin, qui leur permette de trouver un emploi. Les étudiants apporteront leur bras aux vendanges et autres travaux saisonniers. Les mamans s’activeront pour la rentrée et les papas vont chercher les activités à proposer à leurs gamins pour cette nouvelle année.

Les responsables d’associations, les clubs sportifs et culturels, mais aussi les prêtres et  les personnes en mission dans l’Eglise font, quant à eux, l’ouverture de la chasse, sans permis ! La chasse à une espèce en voie de disparition. Une chasse bien spéciale,  qui n’utilise pas d’arme, sinon celle de la persuasion ! La chasse aux bénévoles est ouverte, aux  adultes de tous poils, capables d’accompagner des jeunes dans une activité culturelle, d’entrer dans le bureau d’une association. C’est un travail ingrat, mal reconnu, qui plus est, bénévole ! On refuse souvent une proposition parce qu’on a peur de se faire plumer, parce qu’on a jamais du temps pour ça,  et surtout qu’on se dit incapable d’assumer  une responsabilité pareille !

Demandez aux bénévoles comment ils sont arrivés dans leur responsabilité : pas de diplôme, pas de capacité ou d’aptitudes préalables, de grandes réticences initiales, mais un désir de donner et de recevoir !  Et une joie qui fait grandir par le don de soi-même, dans la gratuité, dans la disponibilité !

Chaque rentrée, le même casse-tête ! Dans l’Eglise, accepter une mission au service de la paroisse, au service des jeunes, des malades, de la communauté chrétienne, c’est avant tout répondre à un désir, un appel à servir le Seigneur, avec nos pauvretés, et nos limites, sûrs que c ‘est « Dieu qui peut faire des merveilles avec nos merdouilles ! » Au ciel, ça sent la rose !

 

Parfums du ciel… merdouilles de la rentrée

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Prends le temps sinon le temps te prendra !

Publié le par Miniritou

 « Je n’ai pas le temps ! Je suis surchargé ! »  Peut on jamais trouver le temps pour faire tout ce qu’on voudrait accomplir, tellement nos vies sont remplies et débordantes ?

Si le Bon Dieu, nous accordait durant toute cette année, des journées de 25 heures, aurions-nous davantage de temps à passer avec nos enfants ? Serions-nous capable de donner du temps pour du bénévolat ? Du temps à consacrer à la prière ? La réponse est évidente !

 

Il y a bien des choses précieuses qui sont importantes dans la vie. Mais notre temps, un espace dans notre agenda n’est-il pas la chose la plus précieuse de notre vie ; du temps à donner gratuitement !  Les enfants sont gavés de biens, par des parents qui ne leur consacrent pas assez de temps. Les anciens sont abandonnés dans leurs maisons de retraite, par des familles qui n’ont pas le temps de les visiter. Les actifs sont pris entre marteau et enclume à cause de la pression professionnelle, et les désirs profonds de s’arrêter, de se poser. Comment sortir de l’ornière ?

Parfois, il faut arrêter de courir : discerner, décider, faire des choix… Renoncer aux activités chronophages, aux déplacements longs et fatigants : partir une journée à la mer ? Partir en week-end au Pays Basque ?  Et pourquoi ne pas savourer un week-end à la maison, en famille… Eviter la multiplication des engagements et la dispersion.

Mais pour discerner, il faut aussi du temps… La vie spirituelle n’a pas d’autre ambition que de nous donner les moyens de nos désirs profonds, là où Dieu nous attend.

Prends le temps sinon le temps te prendra !

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Liberté des cons sans science

Publié le par Miniritou

On parle facilement de liberté dans notre monde. La liberté de conscience est un acquis du concile Vatican II pour les catholiques. Les intégristes la remettent en cause, me semble-t-il bien plus que la revendication du latin car c’est un chemin qui peut se révéler dangereux pour ceux qui comprendraient mal de quoi il s’agit. Il est facile de baser sa liberté sur un choix subjectif : " j’ai envie de faire ceci ou de vivre comme cela : c’est mon choix ! Je suis libre. Et si je te dis cela, c’est parce que je suis sincère !"

La référence à un « bien » ou un « mal » objectif, à une norme morale est désormais affranchie  dans notre société : la conscience individuelle serait donc cette instance de décision souveraine qui pourrait agir sans se préoccuper d’une référence extérieure plus objective ? Nos seuls choix, inspirés par les désirs ou un choix du moment seraient donc la norme ! Ces choix qui peuvent tout à fait être remis en cause ultérieurement si on a changé d’avis ou si on a évolué…

Un choix de conscience est avant tout un choix qui se fie à une instance supérieure,  mais qui est intérieure, à une norme plus objective que notre seul sentiment. Ces choix doivent orienter notre vie foncièrement vers le Bien, sinon ils ne sont pas justes. Parfois, ces choix de conscience peuvent s’opposer à une loi, qu’elle soit loi républicaine ( on parle d’objection de conscience) ou loi de l’Eglise. Des choix injustes, des choix approximatifs sont parfois le résultat de nos aveuglements. Nous pensions bien agir, et nous nous sommes fourvoyés. L’important est d’avancer et de sortir des ornières de nos choix aveugles, afin que progressant sur le chemin du vrai Bien, nous arrivions à de vraies conversions dans nos idées, nos convictions, et nos actes.

Une conscience éclairée, qui prend soin de réfléchir avant d’engager sa vie sur un chemin douteux l’est d’autant mieux qu’elle a suivi ce qui est beau, bon et bien ! La lucidité de nos choix est toujours à parfaire : n’oublions jamais que, croyants, l’Esprit-Saint travaille tous les cœurs, et que le cœur qui se tourne vers lui-même se tourne aussi vers Dieu, souvent sans en avoir conscience ! La conscience est un sanctuaire sacré, rien ne lui est supérieur, pas même la loi !

Liberté des cons sans science

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Chrétiens, prophètes de la différence

Publié le par Xavier Cormary

On nous méprise  et on nous diffame. On n’a qu’à fermer sa gueule de petit catho ! On nous considère comme des nuisibles depuis les croisades et les massacres de l’Inquisition et de la Réforme. On se raille de notre foi, des symboles religieux qui sont au cœur de nos convictions. On nous interdit la liberté de porter une croix à l’école. On parodie l’Evangile, caricature le ministère du pape ou sa personne. La morale chrétienne est dépassée, les valeurs chrétiennes sont périmées. Nous nous complaisons dans l’obscurantisme et dans le rejet des homosexuels, nous manipulons les consciences… Nous sommes décalés face au progrès immense qu’ont représenté la dépénalisation de l’avortement et la démocratisation de la pornographie, méthode éducative qui fait ses preuves après de la jeunesse. L’Eglise est d’ailleurs sûrement responsable de la pandémie du SIDA à cause de son opposition au préservatif puisqu’elle préfère la responsabilité et la fidélité à la débauche et aux comportements irresponsables. Les médias et les hommes publics sont souvent très objectifs et honnêtes quand il faut traiter objectivement un sujet ou un évènement religieux. Quand ils ne sont pas tout simplement censurés ! Certainement, la quasi-totalité des prêtres sont pédophiles puisque la télé fait sa une avec ces tristes histoires ! Quand donc pourra-t-on tordre le coup à ces affreux cathos rétros ? Et enfin libérer le monde du joug insoutenable de la religion ?
 
Mais voilà… On n’a jamais regardé de près l’apport immense des chrétiens au monde et à la société. Quoi a inventé les écoles et qui les a ouvertes aux petits et aux pauvres ? Qui a fondé les dispensaires et les hôpitaux ? Qui a œuvré à la reconnaissance des minorités ? Qui défend les pauvres contre les puissants ? Qui accompagne et soulage les malades du SIDA en Afrique ? Qui œuvre dans l’ombre pour la paix et la justice dans tant de pays ? Quels sont les saints qui n’ont pas œuvré à la dignité humaine avant de faire reconnaître la grandeur de Dieu ? Regardons-y de près… A mieux examiner, nous verrons la réalité lumineuse de l’Evangile qui anime les cœurs chrétiens. Et si ces chrétiens ne sont pas à la hauteur de leurs idéaux, à défaut de la miséricorde des hommes, ils savent pouvoir compter sur celle de Dieu !
Chrétiens, prophètes de la différence

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Les bottes

Publié le par Miniritou

En dédicace spéciale  à tous les professeurs des écoles, à quelques jours de la rentrée !

C'est l'histoire d'une institutrice de dernière année de maternelle, au milieu de janvier, le mois le plus dur pour tout le monde...
Un des gamins lui demande de l'aider à mettre ses bottes pour aller en récréation et, en effet, elles sont vraiment difficiles à enfiler.
Après avoir poussé, tiré, re-poussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin chaussées et le gamin dit :

"Elles sont à l'envers, maîtresse".
La maîtresse attrape un coup de chaud quand elle s'aperçoit qu'en effet il y a eu inversion des pieds...
Bref, nouvelle galère pour les enlever et rebelote pour les remettre mais elle réussit à garder son calme jusqu'à ce que les bottes soient rechaussées, aux bons pieds.
Et là le gamin lui dit avec toute la candeur qui caractérise les enfants :

"C'est pas mes bottes".
A ce moment, elle fait un gros effort pour ne pas lui mettre une baffe, fait un tour sur elle-même en se mordant les lèvres, se calme et lui demande pourquoi il ne l'a pas dit avant...
Comme le gamin voit bien qu'il a contrarié sa maîtresse, il ne répond pas.
Elle dit alors :

"Bon, allez, on les enlève" et elle se met à nouveau au boulot.
Le deuxième pied est presque sorti quand le gamin poursuit :

"C'est pas mes bottes, c'est celles de mon frère, mais maman a dit que je dois les mettre".
Là, elle a carrément envie de pleurer mais, une nouvelle fois, elle se calme et entreprend de lui re- re- mettre ses bottes.
L'opération est enfin réussie et la maîtresse se sent fière d'avoir réussi.
Pour aller jusqu'au bout, elle le met debout, lui fait enfiler son manteau, lui met son cache-nez et lui demande :

"Où sont tes gants?".
Et le gamin de répondre le plus simplement du monde :
"Je les ai mis dans mes bottes."

Les bottes

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Touriste, pèlerin ou témoin ?

Publié le par Miniritou

Nombreux sont les vacanciers qui visitent les églises ou d’autres lieux qui témoignent des racines chrétiennes de notre pays. La première des choses qui devrait nous questionner : nos églises, quand elles peuvent demeurer ouvertes, sont-elle accueillantes ? Montrent-elles le visage d’une communauté chrétienne qui habite ce lieu ? Quand des personnes rejoignent nos assemblées, sommes-nous capables de les accueillir fraternellement avec un sourire, une parole bienveillante ? Bien plus encore : nombre de ces touristes viennent visiter nos églises et chapelles comme des musées. Peu de ces personnes savent que c’est la présence réelle de Jésus au tabernacle, signalée par la lumière rouge, qui les accueille. Pourquoi donc ? Peut-être parce que beaucoup de chrétiens ont perdu, eux aussi, la conscience de cette présence de Jésus dans leur église. Ils entrent à l’église comme dans un moulin, manifestent que rarement par une génuflexion ou une inclination qu’ils ont conscience de la Présence de Jésus !

Faire le signe de croix avec l’eau bénite est un geste encore fréquent : mais faut-il qu’il ne soit pas pauvrement machinal mais qu’il signifie ce lien avec notre baptême qui nous a intégré à la communauté chrétienne dans laquelle nous prenons place en venant à l’église !

Si les chrétiens eux-mêmes ne savent pas montrer aux hommes qu’ils croient en la présence réelle de Jésus au tabernacle, comment les hommes d’aujourd’hui pourront-ils la découvrir ?

La réponse « Amen » au moment de recevoir la communion, souvent marmonné ou inaudible, machinal, est également un bel acte de foi en recevant le Corps du Christ !

Croire en Jésus, présent dans l’Eucharistie doit susciter des gestes et des attitudes qui nous le rappelle à nous-mêmes, et le révèlent à ceux qui nous regardent !

Nos églises, maisons de prière et d’assemblées, sont des lieux où Dieu habite. Montrons-le par notre foi, et par notre joie de vivre, par elle, une intimité joyeuse avec le Seigneur !

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Prière d'un jeune

Publié le par Joris

Mon Père,
je suis comme le saint père Pio
je suis devenu dépendant de toi :
quand l'avenir est sombre,
tu es là !
quand tout espoir est mort,
tu es là !
quand je pleure,
tu es là !

j'espère ne jamais m'éloigner de toi
parce que tu es la boussole de ma vie
j'ai l'impression que le temps joue pour "Nous" :
plus il passe et mieux je ressens ton immensité
me toucher du doigt.
Ne me quitte jamais
car j'ai besoin de ta Force, de ton Espérance , de ton Amour
je ne sais pas si je peux t'aider à sauver les âmes
mais je comprends : tu m'as donné le don de les soulager...
Tu m'as déja tant donné...
Que ton Sacré Coeur soit loué.
Prière d'un jeune

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Pardon et réconciliation

Publié le par Miniritou

S’il est un sujet qui concerne chacun de nous, c’est bien celui-ci : le pardon. Qui n’a jamais été en froid avec un membre de sa famille ? Qui parmi nous ne vit pas, parfois depuis des années, à côté d’une personne avec qui les relations sont rompues ? Quand ces blessures douloureuses se rappellent à nous, la rancœur ou la colère nous envahissent : parfois, l’indifférence s’est installée.

Quel message la foi chrétienne nous apporte sur le pardon ? Il existe un sacrement, la confession, aujourd’hui largement délaissé, pour signifier ce lien intime entre notre relation à Dieu, et nos relations fraternelles.

Toute la Bible en parle.

Dieu est amour et miséricorde. C’est le message qui est proposé dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament : «Toi, Seigneur, Tu es un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité. » Psaume 86.15

Son impartialité est annoncée : « Pierre prit alors la parole et dit : "Maintenant, je comprends vraiment que Dieu ne fait pas de différence entre les hommes. Tout être humain, quelle que soit sa nationalité, qui le respecte et fait ce qui est juste, lui est agréable » Actes 10.34-35. Et sa miséricorde va loin : Dieu s’engage lui-même : « Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. » Jean 3.16

Et la démonstration ultime du don de Dieu nous est proposé : 1Jean 4.9-10 : « L'amour de Dieu a été répandu en nos cœurs, en ce que Dieu a envoyé Son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui. Et cet amour consiste, non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'Il nous a aimés et a envoyé Son Fils comme victime offerte pour nos péchés. » Il est agréable à Dieu de nous faire miséricorde quand nous ne le méritons point : « Quel Dieu est semblable à toi, qui pardonnes l'iniquité, qui oublies les péchés du reste de Ton héritage ? Il ne garde pas Sa colère à toujours, car Il prend plaisir à la miséricorde. » Michée 7.18

Les bienfaits divins ne sont pas destinés aux bons seulement, à quelques uns. La Miséricorde du Seigneur s’adresse à tous les hommes : « Car Il fait lever Son soleil sur les méchants et sur les bons, et Il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même ? » Matthieu 5.45-46. Rien n'arrête le Seigneur ! Il veut que nous ayons tout ! C'est dans la Bible : «Lui, qui n'a point épargné Son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-Il pas aussi toutes choses avec lui ? » Romains 8.32

Vivre et grandir par le pardon

Pardonner et demander pardon, c’est chercher la ressemblance avec Dieu. Le péché, le Mal qui abîme en nous cette ressemblance est un éloignement de Dieu parce qu’il coupe en nous l’amour qui fait vivre et qui est la vocation de tout homme. Le travail de Dieu, c’est de pardonner. Lui seul peut nous faire comprendre ce mystère de la miséricorde. Car en effet, comment aimer l’autre qui nous a blessé, humilié, déçu ou piétiné, sans aimer ses trahisons, son péché ?

Le Dieu de la Bible fait toujours la distinction entre le péché et le pécheur. L’Eglise, même si elle a parfois dans l’histoire succombé à l’amalgame, a pour ambition de ne jamais enfermer l’homme pécheur dans son péché. L’œuvre du péché, c’est la mort. L’œuvre de la grâce, c’est l’amour éternel du Père. C’est le seul chemin qui puisse nous sortir de l’ornière de la haine ou de la vengeance. Pardonner, n’est-ce pas croire en l’avenir de l’autre, malgré son présent ?

Dans le sacrement de la réconciliation, l’Eglise a reçu du Christ cette mission de «pardonner les péchés en son nom » (Luc 24, 47). Le Pardon de Dieu, reçu et vécu dans la confession, met l’homme pécheur, non pas en face de son péché, si grand soit-il ! C’est devant l’amour infini du Père que cette réconciliation introduit. Ce sacrement est une source vive de grâce pour découvrir concrètement et visiblement l’amour infini que Dieu veut manifester. Avec un cœur humble, avec ses pauvretés, chacun de nous peut faire l’expérience de l’amour infini du Père. Par le ministère du prêtre, c’est le cœur du Christ qui s’ouvre et qui fait toucher visiblement, concrètement la tendresse de Dieu.

Mais les démarches pénitentielles sont multiples : à commencer par une prière sincère, un pèlerinage, un jeûne ou un acte de charité. Sans oublier la démarche pénitentielle au début de chaque messe. Le pardon est d’actualité. Au cœur de nos vies pétries de suffisance, le chemin d’humilité qui invite au pardon est chemin de vie chrétienne !

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