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MES LEÇONS DE LA VIE

Publié le par Miniritou

la photo : Histoire de se la péter un peu ... Merci Laurent et photoshop !         .

la photo : Histoire de se la péter un peu ... Merci Laurent et photoshop ! .

A 48 ans, je pense que j’ai dépassé largement la moitié de mon existence. Ces années vécues, avec leur lot de joies, de difficultés, d’épreuves et de réussites, m’ont permis d’apprendre un certain nombre de leçons dans divers domaines. Comme homme, comme chrétien, comme prêtre, je voudrais partager ici ces leçons de vie : elles n’engagent que moi mais sont la substantifique moelle de ce que je retiens de ma vie. Reçois, lecteur assidu de ce blog ou arrivé ici par hasard, ces lignes comme un testament, un hommage, un témoignage.

LA VIE

Pour moi, ce qui est l’essentiel de la vie se résume en deux mots : humilité et gratitude. Face aux autres, face au monde, face aux défis de notre vie, les deux qualités nécessaires pour tenir et avancer : c’est l’humilité pour rester soi-même en toute circonstance, et la gratitude pour s’épanouir dans les relations et pour laisser une belle empreinte dans le cœur des autres.

  • La facilité dans bien des domaines conduit souvent à la médiocrité.
  • L’exigence conduit plus sûrement à l’excellence.

 

LA FOI

Être chrétien pour moi, c’est être profondément, pleinement humain. L’Evangile est un chemin d’humanité. Croire en Dieu est un moyen de croire en l’homme, souvent salaud, parfois saint.  Ma foi s’incarne dans les réalités humaines que je côtoie : les deuils et les naissances, les amours qui naissent, fleurissent, fanent, les espoirs déçus, les échecs douloureux. La foi engage ma vie sur un chemin de cohérence : je ne peux pas croire en théorie et vivre en pratique comme si de rien n’était.

LE CHRIST -DIEU

On oublie souvent que Dieu a créé l’Homme à son image et non pas le contraire. On imagine Dieu tantôt en grand inquisiteur, en père Noël ou en père fouettard.

Dieu est le plus grand supporter de l’Homme, son allié le plus fidèle, jamais son ennemi. Pas facile  quand on constate tant de fanatismes et d’intégrismes…

Jésus-Christ est venu à ras de terre nous dire l’amour indéfectible de Dieu. Il ne vient pas répondre à nos besoins, à nos attentes, mais il vient juste nous libérer du Mal, du péché, de la Mort.

EGLISE

Si souvent indigne et incapable de transmettre le message inouï de l’Evangile, l’Eglise demeure pourtant la communauté de foi pour annoncer le Salut et l’Amour de Dieu. On peut la critiquer si on l’aime et si on accepte de lui donner visage humain en reconnaissant humblement qu’elle porte bien maladroitement une Parole venue de Dieu. Cette Eglise est ma Mère. Elle m’a engendré dans la foi au Christ, en me donnant, tout au long de ma vie, ces personnes qui ont prêté à Dieu leur cœur, leur voix, leur visage et leurs mains.

LE SENS DE LA VIE

Ce qui donne sens à toute chose, à tout projet, à toute relation, à la vie, c’est le poids d’amour que l’on infuse dans chaque chose. On peut trouver du sens à sa vie même en sortant les poubelles, du moment que c’est une tâche accomplie avec amour. Et il faut, à moment donné expérimenter le lâcher prise.

Fais de ton mieux, puis laisse faire Dieu !

LA PRIÈRE

Prier, c’est sortir de soi pour se trouver et se retrouver pleinement en Dieu. La prière peut être un exercice avec une méthode et des règles. Mais la prière est avant tout la seule réalité concrète de notre vie que l’on puisse offrir à Dieu. Je crois qu’une vie sans prière, sans vie intérieure est une vie gâchée, superficielle et creuse. Une vie priante, contemplative, qui se fait offrande à Dieu, à l’autre, est une vie pleine et riche de ce que l’on peut goûter sans jamais le posséder. Dieu se laisse approcher sans jamais se laisser enfermer.

L’AMOUR

J’ai choisi d’aimer en devenant prêtre. Parce que seul l’amour fait la réussite d’une vie. Mon célibat est un signe incompris, et pour beaucoup incompréhensible : ramener l’amour au sexe empêche la vérité de l’amour de se révéler. Aimer, c’est donner sa vie à l’autre, même s’il la rejette, la piétine, l’ignore. Aimer sans raison, sans mesure, infiniment, pur acte de gratuité, nous met en face de l’idéal d’humanité à espérer, à inventer. Un être aimant attire et rayonne. Voilà mon idéal, voilà le chemin de bonheur auquel j’aspire. Jésus, archétype de l’être aimant, pleinement et totalement humain nous en montre le chemin.

 

L’AMITIÉ

L’amitié est un des plus grands trésors de ma vie. Avec les vrais amis, je peux construire une relation unique, réciproque et gratuite. La réciprocité est pour moi un indice d’amitié. J’investis beaucoup d’énergie dans certaines relations, mais je sais au final qu’elles sont provisoires et passagères. Je suis fidèle et tenace en amitié. Ce sont ces relations qui donnent un sens à ma vie parce que les amis comptent sur moi et que je n’ai pas envie de les décevoir. Peu Importe la distance et la fréquence des rencontres : les vrais amis ne sont jamais séparés s’ils cultivent la réciproque attention.

LE TÉMOIGNAGE

Je voudrais toujours donner à voir le meilleur de moi-même. Jamais je ne veux laisser paraître mes défauts, mes travers, mes faiblesses ou mes fragilités. Je les cache, honteusement. Pourtant ils sont bien réels et parfois prégnants. D’où la nécessaire humilité. Pourtant, j’ai des choses à dire, à partager. Ce n’est qu’en donnant envie, en étant contagieux que mon témoignage portera et séduira. Mes pauvretés ne doivent pas être une excuse pour avoir honte de ce que le Seigneur a fait en moi, a fait pour moi.

Vis de telle manière, qu’à ta seule façon de vivre, on pense que c’est impossible que Dieu n’existe pas.

LE PARDON

N’est-ce pas un défi insensé et pourtant, indispensable ? Le pardon n’est pas un cadeau, un chèque en blanc que l’on signerait à celui qui nous a offensé. Pardonner est le seul moyen de vivre en paix avec son passé, d’accepter et de consentir à être blessé, piétiné, ignoré : reconnaître l’offense et regarder en face la gravité de la faute.  Pardonner, c’est un cadeau que l’on se fait à soi-même pour ne plus porter le poids de la rancune, de la haine ou de la soif de vengeance pour la suite de notre vie. Le pardon, je crois que c’est l’œuvre de Dieu en nous pour nous rendre plus humains.

L’ARGENT

Il y a des gens qui sont tellement pauvres, que la seule chose qu’ils possèdent, c’est de l’argent. Du papier, de l’or, des chiffres sur son compte en banque… Accumuler des biens matériels ou pire, de l’argent sur un compte : y a-t-il activité plus futile ? On n’a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard ! Beaucoup de personnes me doivent de l’argent : certains ne s’en souviennent même plus. Que mon argent, que ton argent soit toujours un moyen, et non une finalité et que tu puisses donner sans compter du moment que c’est pour faire une bonne action, une vraie bonne action !  L’avidité et l’avarice sont deux maux qui rendent tristes et seuls, malgré les apparences.

LA JEUNESSE

« La jeunesse n’est pas faite pour le plaisir mais pour l’héroïsme ». Cette phrase lue et méditée depuis mes années lycée m’a toujours inspiré. Les grand idéaux, la noblesse de cœur de tant de jeunes qui se sont donnés, jadis jusqu’au sacrifice de leur vie, semble si étranger à la génération qui monte. Pourtant, cette ambition est encore présente aujourd’hui : j’en suis l’heureux témoin quand je rencontre et échange avec des jeunes. A condition que ça en vaille la peine.

Redonner à chaque jeune l’ambition de donner sa vie pour une juste cause : voilà un défi de taille. Le choix les plus difficiles sont ceux qui engagent toute une vie. Ces choix là exigent des renoncements. Il faut aujourd’hui retrouver le sens de la parole donnée : Je peux me fier à toi parce que tu tiens parole, et parce que je te donne ma parole. Dieu nous a donné sa Parole et il ne la reprend pas. Il ne change pas d’avis, au grès des modes ou des contextes.

 

PARADIS ARTIFICIELS

Alcools et fumées sont les jeux d’adultes en manque d’espérance. Hélas, ils sont aussi des jeux d'enfants qui voient dans ces voies-là un moyen de devenir adulte... Triste mirage ! Nombre de tragédies humaines proviennent ou conduisent à ces paradis artificiels, faute de savoir, de pouvoir croire en un paradis réel.  Si les échecs et les épreuves conduisent à des impasses, la vie ne vaut rien et nous sommes prisonniers de la fatalité et de la déchéance. Rien ne vaut la vie !

LA SOCIÉTÉ DU XXI° SIÈCLE

Notre monde est en crise, parce que l’humanité est en crise : crise de sens, crise économique, écologique. Chaque époque connaît ses tourments. Aujourd’hui bien plus que par le passé, les moyens de communication étant devenus puissants et incontournables, le monde court derrière l’idée que l’individu est au centre de l’univers.  L’Homme veut prendre la place de Dieu. Chacun devient son propre référentiel. Cette société fait croire que Dieu est dépassé et inutile. L’oubli d’un Dieu Créateur et Sauveur fabrique l’homme prédateur de l’homme et conduit au malheur de l’humanité.

LE TEMPS

« Je n’ai pas le temps » : quelle connerie ! Bien s’occuper, sans être trop surbooké, c’est d’abord apprendre à écouter, à regarder, à contempler, à vivre l’aujourd’hui qui passe et prendre les moyens pour s’attacher à vivre des moments de qualité qui auront le goût de l’éternité promise. Cela exige de faire des choix : on ne peut pas tout faire, être partout, tout voir.  Le temps c’est de l’amour. Le moment pour être heureux, c’est maintenant. Le lieu pour être heureux, c’est ici.

LE CORPS

Je suis mon corps. Mon corps exprime un peu ce que je suis, qui je suis. Il est le sanctuaire de mes joies, de mes plaisirs : les rires et la gourmandise. Il est le temple de mes tourments et de mes fragilités : désirs, pulsions et passions, limites physiques. Mais mon corps ne peut pas, ne sait pas dire le TOUT ce que je suis.  Prendre soin de ce corps est une nécessité : mais je ne dois pas oublier le reste de mon être. Puis-je être insensé au point d’entretenir mon corps sans nourrir mon intelligence et mon âme ?

 

L’AME

Cette part de moi-même, insondable, insaisissable : ce sanctuaire intime de ma conscience : n’est-il pas le lieu du face à face, du cœur à cœur avec moi-même et avec Dieu ? Là, se fait entendre la voix de Dieu pour faire les bons choix : « Fais ceci, évite cela ! » Beaucoup cherchent Dieu à l’extérieur alors qu’ils l’ont déjà à l’intérieur. Ils n’ont jamais exploré le tréfond de leur cœur. Pas étonnant qu’ils n’aient pas croisé leur Créateur ! L’être humain est corps, intelligence et esprit. C’est au fond de cet esprit que Dieu aime résider. Le plus court chemin pour aller à Dieu est de passer de la raison au cœur, sans oublier l’un pour l’autre.

LA SOUFFRANCE

Immense mystère : toute souffrance nous arrache à notre humanité et handicape notre désir de Dieu. Nous sommes faits pour Dieu. La souffrance et le péché nous détournent de notre destinée. Souffrir n’apporte aucun mérite et aucune consolation. Souffrir n’apporte aucun Salut divin. Le seul chemin de Salut se vit dans l’amour, par amour, même et surtout dans la souffrance. Il réside dans la constance de notre Amour, de notre cœur ouvert à la grâce pour que aucune souffrance ne soit un obstacle à l’Amour.

LA MORT

Je pense souvent à ma propre mort. Quand ? Comment ? Prochaine ou encore lointaine ? Qui sait…

Elle sera pour moi « la langue au chat » pour ces devinettes que la vie nous pose et qui restent sans réponse. La mort est le plus certain des événements de notre vie. Pourquoi la fuir ? Pourquoi essayer de l’oublier ou de faire comme si elle n’existait pas ! C’est débile : on n’a pas le droit de fuir la mort en risquant sa vie bêtement. On n’a pas le droit de chercher la mort en fuyant la vie. C’est bien parce que je vais mourir un jour que la vie vaut la peine d’être vécue. La vie est un cadeau. La mort est un cadeau, comme le dit St François dans son Cantique : la mort est un Passage, un tunnel qui nous fait entrer pleinement dans la vraie vie.

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Mourir : une chance !

Publié le par Miniritou

Mégalomanie — Wikipédia La pensée chrétienne, les valeurs évangéliques n’ont plus la côte. Les débats et les décisions politiques qui orientent l’avenir de notre société ont des motivations plus commerciales, financières, économiques ou individualistes qu’évangéliques ! La dignité et le respect dû à l’embryon et à tout être humain fragile semble être, de plus en plus, la préoccupation exclusive de l’Eglise.

Bref, en résumé, une certaine façon de croire, de vivre l’Evangile et d’être chrétien est en train de mourir. Tant mieux ! Il y a tant à repenser, à rénover dans la vie de l’Eglise, afin que les chrétiens soient plus transparents à l’Evangile, plus accordés à l’Esprit-Saint !

J’ai rencontré sur ma route de vacances, trois jeunes qui ont choisi d’abandonner des études, une situation professionnelle que beaucoup envieraient. Ils vont prendre le temps de discerner l’appel de Dieu à devenir prêtres. Voyant leur foi, leur joie, leur enthousiasme décomplexé, je me suis retrouvé dans leur désir de montrer la valeur et la grandeur du message évangélique. Je leur disais : « Vous, Antoine, Axel, Hadrien, vous êtes de la génération qui va réinventer l’Eglise et être les précurseurs de la nouvelle évangélisation ! »

Et puisque nous, chrétiens, sommes de plus en plus une minorité en France et dans le Ségala, Nous ne serons jamais une médiocrité en laissant l’Esprit-Saint nous murmurer les harmonies de l’Evangile, nous faire goûter les saveurs du message de Jésus !

Quel bonheur d’être chrétien ! Quel bonheur d’avoir rencontré celui qui, même au milieu des canicules et des pandémies de toutes sortes, ne cesse de nous appeler à faire toujours mieux, à devenir pleinement humains dans la joie de l’Esprit-Saint. Lui, il fait des merveilles avec nos merdouilles !

Mourir, oui, c’est une chance, mais pour laisser Dieu ressusciter en nous sa Vie !

Mourir : une chance !

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Liberté, Egalité, Fraternité ? ou pas …

Publié le par Miniritou

Liberté, Egalité, Fraternité ? ou pas …

Mon homélie du dimanche 26 juillet

17° Dimanche Ordinaire – année A

La devise de notre République est-elle encore véritablement la ligne de conduite de nos dirigeants ?

Un petit exemple pour illustrer mon propos :

« Bonjour ! Oh qu’il est mignon ton chien ! Il est de quelle race ? – C’est un bouledogue anglais. Je suis allé le chercher en Normandie, il m’a coûté 600 € ! »

« Bonjour Madame ! Qu’elle est mignonne votre petite fille ! Comment s’appelle-elle ? – Quand je l’ai reçue, on l’a appelée Anne ! Elle est née en Ukraine : je l’ai eue pour moins de 20 000 € ! J’ai eu une ristourne de 10 % car elle est née avec 15 jours d’avance ! »

Oui frères et sœurs, voilà le monde que nous prépare la loi Bioéthique qui est discutée cette semaine à l’assemblée nationale, avec sans doute bien peu de députés présents, déjà partis en vacances !

  • La liberté est devenue libertaire : on revient à « il est interdit d’interdire ! »

  • L’égalité est devenue une idéologie égalitaire : tous identiques !

  • La fraternité est sélective et ressemble à s’y méprendre à un fraternicide !

La lecture du Livre des Rois mettait en scène le roi Salomon qui demande à Dieu la sagesse et le don de discernement. (1 Rois 3, 5-12) Le problème actuel de nos dirigeants, c’est leur impossibilité à admettre que le discernement est un don de Dieu :

Dans la deuxième lecture (Lettre aux Romains 8, 28-30) nous entendions : « Quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour »

Résultat : on discerne à l’assemblée nationale en fonction des lobbies, des loges, des modes et des « progrès » de la science, pour ne pas soupçonner des motivations économiques, mais d'aucune manière dans une logique de choses ou de questions qui nous dépassent !

J’ai encore en mémoire cette terrible prophétie de Mgr André Lacrampe, à l’époque évêque d’Ajaccio, qui nous disait :

« La négation de Dieu sera, tôt ou tard, dans notre société, la négation de l’Homme ! »

Imaginez si on pouvait demander à un embryon son point de vue sur la Loi bioéthique :

  • Liberté ? être considéré comme du matériau de laboratoire !
  • Egalité ?  Congelé ou transformé en chimère animale ! Naître ou pas au bon vouloir de … on sait plus qui …
  • Fraternité ?  Sélective ! A la poubelle les embryons génétiquement imparfaits ou non conformes à nos attentes … Les nazis avaient déjà commencé une forme d’eugénisme sans avoir les techniques génétiques actuelles !

Mais non … L’embryon n’a pas droit de cité ! Aucune existence légale !

Un peu plus loin, dans la lettre aux Romains, (Chapitre 14, versets 17-20) St Paul dira :

« Le royaume de Dieu ne consiste pas en des questions de nourriture ou de boisson ; il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint. (…) Ne va pas détruire l’œuvre de Dieu pour une question de nourriture. »

Avoir faim d’enfant peut être un désir légitime et compréhensible. Derrière des situations individuelles se cachent souvent de grandes souffrances. Mais considérer l’être humain, si petit soit-il et incapable de donner son point de vue, et construire des familles boiteuses quand on constate combien l’absence d’un père est souvent ( pas toujours !) un « handicap » pour un jeune (discutez avec des jeunes qui n’ont pas connu ou eu de père à leur côté !) on prépare une société ou l’égalitarisme d’aujourd’hui conduira à bien des inégalités et des souffrances demain.

Dans 20 ans, les promoteurs de ces lois présentées comme un « progrès social », n’auront-ils pas à répondre de « crime contre l’humanité » ? ils s’en fichent sans doute royalement ! Le problème, c’est que les décisions de cette semaine à l’assemblée nationale vont transformer de manière grave et irréversible l’anthropologie et le sens de la filiation.

Nous nous sentons bien petits et minoritaires dans ce sentiment et ce combat : on nous disqualifie sans argument sinon en arguant le "progrès" et les avancées que cela représente. Mais le simple bon sens a disparu, sacrifié sur l’autel du grand marché des biotechnologies: y'a du fric en jeu !

Que notre foi soit notre phare, résolument, pour ne jamais perdre de vue que nous défendons la vie humaine, tout être humain, tout l’être humain !

 

 

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Notre-Dame

Publié le par Antoine Vermersch

Notre-Dame

Je vous salue ma cathédrale,
Belle et chargée d'histoire,
Je vous salue ma cathédrale,
Belle et portant notre mémoire.

Lieu où l'on croit voir entre deux tours
Saint Louis et Napoléon... et les pèlerins
Qui partent vers Chartres au petit matin.

Lieu où l'on voit jaillir l'amour
D'une mère pour ses fils, les siens,
Ô Notre-Dame des parisiens !

Ne nous abandonnez pas ! Restez !
Comme aux heures les plus sombres, soyez
notre lumière ! Nous ferons grand et mieux !
Et la nouvelle flèche montera jusqu'aux cieux !

Je vous salue ma cathédrale,
Vous portiez nos pauvres déboires.
Je vous salue ma cathédrale,
Vous porterez toujours nos espoirs !

Antoine Vermersch, 20 ans - 16 avril 2019 -

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Du Produit Intérieur Brut à la Possibilité Intérieure du Bonheur

Publié le par Miniritou

Garder le cap ou orienter l'humanité vers la décroissance ?

Garder le cap ou orienter l'humanité vers la décroissance ?

Après la croissance : la croissance verte. Pour répondre au défi écologique qui s’impose à nous, à notre pays, mais aussi au monde entier, nous voici obligés, tout au moins invités, à sacrifier une économie traditionnelle, fondée sur une croissance économique libérale où le profit est la finalité. Il faut alors rejoindre le régiment des convaincus pour une économie écolo-responsable, fondée sur la prise en compte de l’impact environnemental de nos habitudes de consommation individuelles et collectives. Pour lutter contre le réchauffement climatique, pour sauver la planète, il s’agit de manger bio, de consommer local, de réduire « l’empreinte carbone », de nous convertir à la voiture électrique, de recycler, de trier nos déchets… Bref : il suffit de consommer autrement !

Dans ce vaste chantier, personne ne semble conscient que le défi est mondial : le problème n’est pas posé à une région ou à un continent mais à notre planète entière. Une nation convertie au vert au milieu d’autres pays indifférents aux enjeux écologiques n’aura, à court terme, aucun intérêt et aucun profit à changer de modèle économique. Son engagement vertueux sera même un handicap majeur et décourageant dans un modèle d’économie mondialisée. Le très long terme n’étant jamais un horizon acceptable pour le capitalisme, l’engagement responsable pour une conversion écologique ne pourra jamais être une option vraiment envisageable dans un modèle économique libéral, tel que le nôtre.

La dictature de l’économie et les besoins irrépressibles du consommateur qui veut toujours « avoir pour exister », a déjà fait oublier les questions qui ont été soulevées lors du confinement du printemps 2020. Le « monde d’après » renaît sous nos yeux en ressuscitant les fondements du monde d’avant, juste (légèrement) colorés en vert (pâle).

Le tsunami COVID 19 n’a vraisemblablement pas été suffisamment puissant pour écraser l’orgueil de l’être humain et éclairer les dirigeants des nations à prendre la mesure des changements nécessaires et urgents.

L’écologie intégrale exige la mort d’un système économique vicié. Personne n’est prêt à cette transition-là. L’écologie intégrale implore de construire un modèle économique et social où l’homme intégré à son environnement est au centre de toute décision. Les dérives bioéthiques en sont l’expression et l’idée même de décroissance et de sobriété ne sont considérés que comme une fantaisie utopique et dangereuse.

C’est une écologie intégriste qui est en train de s’imposer : l’être humain devient un animal nocif pour la planète. Les animaux deviennent plus aimables que les humains et les dérives eugéniques promettent un développement de l’être humain libéré de toute barrière éthique.

Remettre les statistiques du PIB, de croissance économique et la sainte liberté individuelle au-dessus de l’intérêt supérieur de l’humanité, au-dessus du Bien commun intégral est une impasse qui nous conduira à la ruine des âmes et, très probablement, à la fin de notre civilisation.

Croire en un Dieu qui veut que l’humanité réussisse est un défi et un appel ! Le message du Christ conduit l’homme humble à la possibilité intérieure d’un Bonheur. Exigeant mais tellement plus vrai et durable que les promesses de la Bourse et de la société de consommation. « Seigneur, reste auprès de ton peuple, car sans toi notre vie tombe en ruine. Fais -nous passer à une vie nouvelle ! »

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Soleil couchant ou soleil levant ?

Publié le par Miniritou

Soleil couchant ou soleil levant ?

Comme le soleil se couche sur une journée, ou sur une période agréable et heureuse de notre vie, ainsi en est-il !

La nuit qui approche peut nous dérouter ou bien nous effrayer. Les incertitudes les ombres qui vont voiler notre regard peuvent laisser notre âme tomber dans la désolation. Cette obscurité peut nous envahir en nous terrifiant.

Mais le jour vient après la nuit et l'aube d'un nouveau matin promis peut annoncer de nouveaux paysages et un nouvel horizon à explorer. L'aurore d'un commencement prends la place d'un point final.

La nuit n'est pas la fin mais le début d'une espérance nouvelle qui va laisser, tôt ou tard, poindre devant nous le Levant d'une aventure à inventer.

L'aube, c'est l'aujourd'hui de notre vie.

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Offres d'emploi : nombreux postes à pourvoir

Publié le par Miniritou

RECRUTEMENT MASSIF :

Multinationale implantée dans 197 pays,

recrute pour missions en CDI agents polyvalents

Nombreux postes à pourvoir immédiatement dans de multiples pays.

PROFIL DES CANDIDATS

  • Profils recherchés : Hommes de 18 à 60 ans – célibataires* et appelés à le rester.
  • Qualifications préalables : aucun diplôme prérequis.  Pratiques des vertus théologales indispensable*. Enthéousiasmes et fidélités quotidiennes exigées.
  • Expérience professionnelle : tout profil et toute formation antérieure est appréciable. Elle peut colorer et orienter les missions qui vous seront confiées.
  • La formation : gratuite assurée par l’entreprise (7 années) qui coïncident avec la période d’essai.
  • Votre affectation : Possibilité de choisir votre affectation géographique en cours de formation.
  • Rémunération moyenne : (En début de carrière comme à la fin) : 13 K€
  • Votre couverture sociale : CAVIMAC – MSM
  • Vos diverses missions possibles* : accompagnements de fraternité ; prédications en paroles et en actes ; célébrations de sacrements ; missions spirituelles ordinaires (oraison, office divin) et extraordinaires (pèlerinages, retraites, camps, récollections…) proximité avec petits et grands, riches et pauvres, jeunes et vieux, malades et bien portants, vivants et morts ; voyages en tous pays d’humanité ; médecin des âmes ; avocat de la Vie ; jardinier de l’amour de Dieu ; Poète de Vérité ; Artisan de Charité, etc.
  • Dénomination de votre poste : APCC (Agent Polyvalent du Clergé Catholique) communément appelé : prêtre*.
  • Votre évolution de carrière : vicaire – aumônier – chapelain – curé – doyen - archiprêtre – vicaire épiscopal – vicaire général – évêque – archevêque - cardinal – pape.

POUR POSTULER : Contacter votre service des vocations  voir ICI ( Direction des Ressources Humaines) ou l'évêque ( Directeur d'agence) le plus proche de votre lieu de résidence.

 

*Être prêtre, ce n’est pas un métier : c’est une vocation ! Une réponse à un désir qui n’est pas le rêve de sa vie, mais qui est le rêve de Dieu pour vous rendre heureux. Devenir prêtre aujourd’hui peut paraître folie déraisonnable. Pourtant, cette vocation est un chemin d’humanité, au service de la rencontre entre les créatures et le Créateur. Rien de plus passionnant que de travailler à une œuvre qui vous dépasse !

Offres d'emploi : nombreux postes à pourvoir

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