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Une diversité de dons, mais c’est le même Esprit.

Publié le par Miniritou

 

La vie de notre paroisse, il faut bien le dire, est riche de bien des initiatives, des projets et des diversités. Prenons un instant, au lendemain de Pentecôte, pour contempler l’œuvre de l’Esprit dans le cœur des chrétiens de Salvagnac, St Sulpice, ou Rabastens.


Je rends grâce au Seigneur pour toutes les bonnes volontés qui s’engagent pour servir notre communauté : bénévoles de tous poils pour le nettoyage, le fleurissement ou le gardiennage de nos églises, l’organisation de la kermesse, d’un repas ou d’un loto paroissial, la rédaction d’un journal ou de cette feuille, la gestion, la comptabilité, l’entretien ou les travaux des bâtiments.


Je rends grâce au Seigneur pour tous ceux qui s’engagent au service de la Mission de l’Eglise : auprès des pauvres, des malades, des familles, des enfants ; au service de la prière ou de la vie spirituelle ou ecclésiale, de l’engagement des chrétiens dans la société.


Je rends grâce au Seigneur pour les chrétiens qui agissent là où ils vivent, dans les milieux professionnels ou associatifs, qui s’engagent pour la justice sociale, pour le soutien des familles, pour l’éducation humaine et affective des jeunes, pour la protection de la création, pour l’accueil des immigrés, pour une économie de communion, et pour une politique qui serve le Bien commun et le respect de l’humain.


La moisson est abondante, les ouvriers sont peu nombreux, c’est vrai. Pourtant, les petits pas de l’amour font avancer le monde. Le monde ne changera pas sans chacun d’entre nous. A tous, on peut tout ! A quelques uns on peut peu. Tout seul, on ne peut rien. Viens Esprit-Saint !

Publié dans Textes de réflexion

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Pas le temps !

Publié le par Miniritou

En cette période de crise, si le Bon Dieu nous filait un coup de main et décidait de nous donner un ballon d’oxygène dans nos agendas de rentrée bien remplis ? Si le Bon Dieu décidait d’accorder une 25ème heure à chacune de nos journées ? Croyez-vous qu’on aurait davantage de temps pour la prière, la rencontre de nos proches, de nos voisins… Du temps pour lire, pour s’occuper des enfants, pour aller rendre visite à la grand-mère à la maison de retraite ?

Nous aurions vite fait de trouver des occupations, toutes plus importantes les unes que les autres pour combler ce temps neuf. Nos occupations suivent l’espace qu’on accorde à chacune d’entre elle.

Si nous attendons d’avoir le temps pour faire les choses qui nous semblent importantes et que nous remettons au lendemain, nous ne l’aurons jamais !

Dire : « Je n’ai pas le temps ! » est un prétexte fallacieux. Le temps on le prend si on décide de le prendre. Il s’agit de faire des choix. Des choix qui équilibrent notre vie : vie familiale ; vie professionnelle ; vie sociale ; vie spirituelle. Nous trouvons toujours du temps pour manger ou dormir car nous savons que c’est indispensable. Les activités, les rencontres, la prière, la messe du dimanche, l’engagement que je prends dans une association ou dans la paroisse, sont-ils des priorités nécessaires à notre vie ? Pour choisir des priorités qui s’accordent avec notre conscience, il faut déjà prendre le temps de le faire, et se donner les moyens de le vivre.

Publié dans Regards sur le monde

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Commercialiser l’amour

Publié le par Miniritou

 

Avez-vous remarqué comment notre société est arrivé, peu à peu à « marchandiser» jusqu’aux choses les plus intimes et les plus précieuses de l’humanité ?


Par exemple, parlons vie affective : en démontrant que l’amour est risqué, il faut désormais se munir de préservatifs (de toutes les couleurs et à tous les goûts) pour ne pas choper le SIDA. Pour éviter une grossesse,  il faut des contraceptifs (pilules et stérilets) qui font le bonheur de l’industrie pharmaceutique.  Quand un enfant se présente et qu’il n’est pas désiré et attendu, on a inventé l’IVG qui permet de résoudre pas mal d’erreurs ou d’imprévus.


Je ne réagis pas sur l’opportunité d’utiliser ou pas ces moyens techniques, prophylactiques, selon le comportement de chacun (d’autres articles sur ce blog s’intéressent à ce sujet là… ICI et ICI) mais bien quant aux enjeux profonds, anthropologiques, des comportements actuels.

Laisser croire que l’amour, ça s’apprend devant la télé ou sur Internet, qu’il s’agit d’avoir des sex toys, des capotes et la pilule pour être capable d’aimer, qu’il est bon de multiplier les expériences amoureuses pour devenir « bon » en amour, est un leurre que bien peu de gens dénoncent.  L’hégémonie et l’omerta qui règne sur le domaine de la vie affective et sexuelle, en décrétant « chacun ses choix » provoque des drames humains et des blessures irrémédiables !


Certes, il est possible d’acheter le plaisir, d’acheter et de commercialiser le sexe, d’apporter à la vie sexuelle des outils et des instruments… Il est possible de manifester l’amour dans des gestes d’attention, des cadeaux, St Valentin et compagnie … Mais l’amour, l’Amour n’a rien à voir avec tout cela. L’amour est un cadeau, un pur et un grand cadeau, celui qui se figurera un jour qu’il pourra « acheter de l’amour en bouteille » tout ce qu’il obtiendra, c’est un profond mépris ! ( Cantique des Cantiques, 8, verset 7)

 

La seule perspective admissible, à la rigueur serait d'avoir seulement de l'amour à revendre ! Mais point besoin d'argent dans ce cas là !

Publié dans LE COIN DES JEUNES

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Les dinosaures de l’Eglise

Publié le par Xavier Cormary

Les dinosaures de l’Eglise…

 On les appelle les anciens, les vieux, ceux d’avant le Concile, et qui ont connu la messe en latin. On les qualifie parfois de « grenouilles de bénitier » ou calotins… Ils sont les plus nombreux dans nos assemblées dominicales. Ils ont souvent de « la neige sur le toit » comme disent nos cousins québecois. Cheveux grisonnants ou franchement déjà blancs, ils forment aujourd’hui des bataillons bien rangés de fidèles chrétiens. Ils ont souvent reçu une solide éducation chrétienne, chez les frères ou chez les sœurs, avec un sens du respect et des valeurs chrétiennes qui a traversé les années et a nourri leur vie. Souvent attachés à leur foi charbonnière, ils n’ont pourtant pas hésité à creuser et à revisiter le catéchisme de leur jeunesse. Ils ont traversé les tourmentes, celle de Vatican II et celle de 68. Ils ont gardé le cap, malgré tant de secousses, gardant dans le cœur l’espérance chrétienne qui fonde leur vie sur le roc. Bien souvent engagés dans diverses associations, ils ont le cœur attentif et le porte-monnaie ouvert à une générosité souvent mal reconnue. D’ailleurs, souvent ce sont eux qu’on sollicite en premier à la sortie des églises : SDF, scouts ou collecte contre la lèpre… Ils savent avec bonté répondre selon leurs moyens !
   

Souvent, ce sont eux qui restent transpercés par la douloureuse épreuve de leurs enfants, partis loin de l’Eglise, et parfois même loin de Dieu. Petits enfant non-baptisés, enfants qui ont laissé l’Eglise en laissant l’assemblée se constituer sans eux ! Des rites les console, « Le petit s’est quand même marié à l’église, mais je me demande si c’est pas seulement pour me faire plaisir ! » mais ils ne sont pas dupes ! Ils savent, forts de leur riche expérience, que la foi est un don, que la foi est un combat, et qu’il n’est jamais gagné !

Aujourd’hui cet hommage est un vibrant appel d’un prêtre qui aime les jeunes et qui voudrait tant leur partager le trésor de l’Evangile, mais qui a une grande affection aussi les vieux, car ils sont bien nombreux, souvent très attentifs et soucieux de leurs prêtres, parce qu’ils ont aussi le temps de les inviter, de les écouter, de les encourager ! Ils sont aussi le peuple de Dieu, et ils ont aussi grande place dans mon cœur de prêtre !

Publié dans Coups de coeur

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