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Le bonheur dans un brin de muguet ?

Publié le par Miniritou

Le bonheur dans un brin de muguet ?

Si un institut de sondage faisait une enquête pour connaître le pourcentage de français qui veulent être heureux, il est à parier que 100 % des sondés répondraient affirmativement.  Les solutions et les chemins pour trouver le bonheur seraient par contre sans doute bien plus variés et discutés.

De nos jours, le bonheur est souvent associé à une forme de plaisir, de jouissance, de bien-être. On souhaite ce bonheur aux nouveaux mariés aux nouveaux parents, à un nouveau retraité, à ses proches avec un brin de muguet. On l’assimile à la chance, à un épanouissement qui permette à la personne de se sentir bien !

Il est à parier que peu de nos contemporains parleraient d’un bonheur spirituel, faute d’expérience d’un vrai bonheur issu de la rencontre avec Dieu. Parmi ceux qui liront ces lignes, qui a déjà vécu une expérience intérieure tellement forte qu’elle a imprimé un désir insatiable de revenir sans cesse à cette source de joie ? Si Dieu existe, il est certainement là pour nous aider, nous soutenir dans l’épreuve, mais certainement pas pour nous montrer le chemin ou nous faire accéder à un bonheur ici-bas. Peut-être dans l’Au-delà éventuellement…

Pourtant si on réfléchit : le bonheur dans le muguet, dans le whisky, dans le sport, dans le bien-manger, ou même dans une relation épanouissante : n’est-ce pas un peu précaire et limité ?

 « Le bonheur, cet hôte si discret dont on ne découvre l’existence qu’en recevant son acte de décès… »

Je persiste à croire et j’affirme avec conviction que le vrai bonheur ne se conquiert pas à force de bons choix et de d’actes, même héroïques, mais qu’il se reçoit en cadeau comme une grâce du Ciel : telle une pluie de printemps qui vient rafraîchir le visage de manière inattendue, et qui provoque un sourire contagieux sur les visages alentours !

Confinés, arrêtés, empêchés dans bien des activités, est-ce que notre soif de bonheur a grandi ou bien s’est éteinte durant ces dernières semaines ? Avec le temps qui passe, je crois que nous pourrions aspirer à un bonheur qui nous enveloppe à « l’insu de notre plein-gré » et découvrir qu’il ne s’agit plus d’acquérir le bonheur que de devenir le bonheur que nous désirons, afin qu’il nous possède sans que nous ne puissions jamais le posséder !

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Déconfinement : et après ?

Publié le par Miniritou

Déconfinement : et après ?

« Vous pouvez reprendre une activité normale ». Cette réplique culte qui clôturait chaque séquence des « Guignols de l’info » va-t-elle devenir le 11 mai le slogan d’après confinement ?

L’économie à l’arrêt ou au ralenti ; l’administration confinée ; les écoles à distance ; les examens : en contrôle continu, les soignants sur le grill d’une pandémie… Les férias annulées ; les festivals rayés de l’agenda ; les Jeux Olympiques reportés… Il n’y a que le prix des carburants qui a fondu, pour le bonheur de ceux qui roulent !

Nos compatriotes, nos voisins, la classe politique et les responsables économiques, ceux qui ont en charge le « vivre ensemble » auront-ils compris la leçon ?  Où vont-ils nous prendre vraiment pour des guignols ? Et qui élargira nos horizons pour nous rappeler que si l’épidémie se calme en France, elle fera peut-être encore bien des ravages dans de nombreux autres pays ?

Et moi… ? Chacun de nous : serons-nous à la hauteur des défis à relever et des changements de mode de vie à opérer ? Il ne s’agira pas uniquement de porter un masque ou de faire preuve d’une plus grande hygiène à se laver les mains. Il ne suffira pas de "pétasser" nos vieilles habitudes par un lifting de printemps du mois de mai, pour reprendre une vie normale, après deux mois de prison à la maison ! Avec le risque de vouloir bien naturellement compenser nos frustrations de mars et avril, en nous « lâchant » en mai et juin…

La vraie question : c’est qu’est-ce que JE suis prêt à changer dans mon mode de vie, dans mes habitudes et mes projets ? Qu’est-ce que je suis prêt à investir pour que des choses changent aussi dans le rapport de notre société à l’argent, aux priorités, aux investissements et aux relations internationales ? Rester en France pour les vacances ? Partir en vacances ou se reposer à la maison ? Garder des liens avec ses voisins que je ne connaissais pas avant le confinement et avec qui des liens opportuns se sont créés pour une entraide toute naturelle …  Et savoir rester attentifs aux plus fragiles, aux isolés… Si JE change, le monde changera ! Mais il faut beaucoup de « JE » pour que ça se voit, et que ça devienne une belle épidémie de fraternité contagieuse !

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Ma joie, mon espérance : rien de plus important !

Publié le par Miniritou

Juste pour vous informer :
ce n'est pas une fake new ni une INFOX :
Le Christ est ressuscité !
Il faut que ça se sache !
Ma joie, mon espérance : rien de plus important !

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Pâques : cloches, chocolats… et Résurrection ?

Publié le par Miniritou

 La Résurrection n’a plus la côte, même chez les catholiques pratiquants. Des sondages révèlent qu’un pourcentage élevé d’entre eux ont du mal à croire en la résurrection. Pâques est plus facilement la fête des cloches, des poules en chocolat que la victoire définitive du Christ sur la Mort.

Parler de résurrection aujourd’hui, n’est-ce pas dépassé ?

Si la résurrection de la chair dans la foi des chrétiens n’a rien à voir avec la réanimation de notre corps matériel fait de muscles et de sang, il est aujourd’hui nécessaire que nous soyons être au clair sur cette question centrale de notre foi la chair au sens biblique désigne la totalité concrète de l’être : l’humain biblique n’a pas un corps et une âme : il EST corps, esprit et âme. En ce sens, la résurrection de la chair fait de nous des êtres uniques appelés à vivre avec tout ce que nous sommes en tant qu’être humain unique. « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi : votre foi n’est qu’une illusion et vous êtes encore dans vos péchés. ». (1Co 15,14). La résurrection est inaugurée par notre baptême : la vie que Dieu donne doit déjà se déployer dans notre vie terrestre et trouve son accomplissement lors de notre Pâque, le jour de notre mort. Vivre en chrétien nécessite alors de prendre conscience de cette certitude : la vie éternelle est déjà commencée. La résurrection de la chair ne peut pas être qu’un slogan publicitaire, à moins que l’Evangile ne soit que qu’un produit de consommation courante…
Pâques : cloches, chocolats… et Résurrection ?

Publié dans Exposés sur la foi

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L’eucharistie : expérience charnelle pour vivre sa sexualité.

Publié le par Miniritou

  Depuis mes premières années de sacerdoce, je réfléchis au sens de mon célibat. J’ai découvert assez vite après mon ordination ce qui se produit au cœur de la consécration. Quand au nom de Jésus, je prononce les paroles : « ceci est mon corps livré pour vous », c’est Jésus lui-même qui se livre entre mes mains, mais c’est aussi mon célibat qui prend toute sa signification : je livre moi-même, pauvrement, humblement, mon corps à Jésus, et à son Corps qui est l’Eglise. Je parle moi-même uni à Jésus dans ce corps livré : non pas livré à une femme, dans une relation charnelle. Mon célibat prend toute sa signification spirituelle lorsque j’accepte, comme Jésus de livrer moi aussi mon corps et toute ma vie pour la multitude. 

Pour aller plus loin, il faut aussi lier à l’Eucharistie la relation conjugale. Tout chrétien, qu’il soit célibataire et assume son célibat, qu’il soit célibataire contre son gré, ou qu’il soit marié, peut trouver dans l’eucharistie une force et une lumière immenses pour vivre et assumer sa sexualité.

  • Le célibat consacré est une union mystique avec Celui qui s’est livré pour la vie du monde.
  • Le célibat non choisi, au-delà de la souffrance qu’il engendre, de la solitude pesante qu’il crée, peut aussi être vécu dans la lumière quand cette souffrance et cette solitude deviennent resplendissantes de l’amour de Jésus qui n’a pas choisi la croix par plaisir mais qui livre sa vie par amour de tous les hommes.
  • Le mariage exprime aussi merveilleusement à mon sens le sens profond de l’eucharistie.

Quand les époux se donnent l’un à l’autre dans une relation charnelle, cette relation sexuelle, ce corps à corps est, en principe, l’aboutissement d’un cœur à cœur, d’une complicité, d’un engagement fondé sur le OUI à l’autre. Vivre la communion de manière profonde et vraie, c’est dire ce OUI à Jésus, c’est désirer un vrai cœur à cœur, une véritable intimité avec Lui. Ce cœur à cœur se prolonge et s’approfondit dans le « Corps à corps » de la communion eucharistique.  Pas seulement le fait de manger l’hostie, mais aussi la communion spirituelle où l’on reçoit aussi la Parole.

Dans la manducation du pain eucharistié, c’est un véritable et concret corps à corps, une rencontre au plus intime de nos entrailles qui se produit avec le Seigneur.

 

L’Eucharistie donne la clé de la sexualité conjugale. Et le mystère de l’amour conjugal peut aussi, à l’instar du célibat sacerdotal, et de la souffrance du célibataire contraint, nous aider à mieux vivre et à assumer chaque communion, dans la lumière de notre humanité et de notre sexualité.

L’eucharistie : expérience charnelle pour vivre sa sexualité.

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Prêtre et heureux

Publié le par Miniritou

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En ce jeudi saint, permettez-moi de dire ma joie d'être prêtre. On entend souvent parler des prêtres : vieux, surchargés, pédophiles... Beaucoup dans la société, dans l'Eglise même, affirment que le mariage des prêtres est pour demain, que l'on devrait permettre à ces hommes de se marier s'ils le souhaitent ( mariage pour tous oblige !) 

Mon célibat est à la source de ma vocation : je l'assume avec mes fragilités et mes limites. Je suis conscient de mes pauvretés, souvent infidèle au Christ. Je suis heureux dans ma vocation et dans le choix que j'ai fait voici déjà plus de 20 ans.  Heureux d'être prêtre, heureux d'être homme, passionné par le Christ, son amour pour tous, sa miséricorde pour les plus petits. Passionné d'humanité, rencontrant tous ceux qui acceptent de m'ouvrir leur porte, de m'ouvrir leur cœur

Ma vie offerte au Christ, elle est aussi offerte à tous ceux qui cherchent un peu de lumière, une joie qui ne déçoive pas. La radicalité cachée de l'appel au sacerdoce est en complète opposition avec le radicalisme fanatique de quelques uns qui font beaucoup parler d'eux.

Mon sacerdoce est cadeau pour vous, pour chacun, proche ou lointain, connu ou inconnu, croyant ou incroyant. Ma vie c'est le Christ, ma vie c'est vous !

Je dédie ce message à tous ceux qui veulent suivre le Christ de  plus près et qui s'interrogent sur la vocation de prêtre. Qu'ils osent encore réfléchir à tout donner au Seigneur : Lui ne prend rien, il donne tout !

L'appel du Seigneur est fidèle et son amour ne déçoit pas !

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