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La sainte sans nom

Publié le par inconnu

Il y a eu autrefois une jeune fille qui était servante dans une ferme – on ne sait plus trop où…

Cette jeune fille semblait d’ailleurs tellement insignifiante qu’on ne l’appelait jamais que par « o! », « eh, toi ! » On avait complètement oublié son nom, et elle-même ne s’en souvenait plus.

Cependant, après sa mort, lorsque cette petite s’est retrouvée au paradis, quelle n’a pas été sa surprise en constatant qu’on la conduisait tout auprès des plus grands saints du ciel ! Oui, car aussi discrète et peu remarquable qu’ait été sa vie, la jeune fille avait vécu de manière telle qu’elle en était arrivée, sans s’en rendre compte – et peut-être même à cause de cela – au plus pur état de sainteté. Et si, comble d’innocence, elle en était surprise et gênée, les autres saints eux étaient très embarrassés. Tous savaient que, ne possédant aucun nom propre, cette nouvelle sainte ne pourrait jamais recevoir de prière particulière, des vœux qui lui soient précisément adressés !

Déjà, les saints les plus généreux lui proposaient de partager les leurs, tandis qu’elle refusait poliment, disant que jusqu’à présent, elle s’en était bien passée et qu’elle pourrait continuer… quand l’arrêt divin est tombé. Le Seigneur a prononcé :

- A la nouvelle sainte sans nom iront toutes les prières sans nom.

Et depuis ce jour, c’est cette petite, dont on ignore tout, qui recueille au ciel le plus de prière.

Car c’est vers elle que montent tous les élans de nos cœurs, chaque fois que, sans même en prendre conscience, nous traverse une inclination vers le bien ou un désir confus de rendre le monde meilleur.

Chaque sourire, chaque larme, dit-on, de nos plus pures émotions, est aussitôt recueillie et bénie par la sainte sans nom

la Sainte sans nom ...

La sainte sans nom

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saints ordinaires

Publié le par Miniritou

Saint Antoine de Padoue : le plus invoqué. Sainte Rita : la plus populaire. Saint François d’Assise : le plus admirable…  Mais qui connaît Saint Salomon Le Clercq (1745-1792) frère des écoles chrétiennes, martyr de la Révolution française, ou qui a entendu parler de Sainte Elisabeth de la Trinité, carmélite de Dijon ? Tous les deux ont été canonisés par le pape François ce 16 octobre. Qui peut dire quelque chose sur Saint Maximilien Kolbe, prenant la place d’un père de famille condamné à Auschwitz en 1944 ? Et les époux Louis et Zélie Martin  qui vécurent leur appel à la sainteté dans le mariage ? Pourquoi ne pas évoquer le jeune mexicain Saint José Luis Sanchez del Rio, tué à 14 ans en 1928 pour avoir refusé de renier sa foi catholique !

Les saints d'hier nous montrent la route : regardons ces histoires de vies ordinaires, devenues témoins extraordinaires ! La sainteté fait-elle encore partie de nos projets et de nos espérances ? Les chrétiens que nous cherchons à devenir ne sommes-nous pas  trop anesthésiés dans notre vie spirituelle ? 

 La foi en Jésus-Christ, le désir de mettre l’Evangile à la première place est un appel de Dieu à devenir des saints. Pas des saints hors-norme, pas des saints « haut débit », juste un saint ordinaire, un saint qui se donne et qui donne, un saint qui fait de l’Evangile, un chemin d’humanité, un chemin d’amour du Christ qui se propage à tout l’entourage. La sainteté, elle est contagieuse, non comme une peste, mais comme un fou rire, comme une envie de ressembler et de rassembler. C’est pour cela que la sainteté est la vocation de tout chrétien conscient qu’il a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

 Allez, soyons fous, devenons des saints, pour rendre crédible l’Evangile, Bonne Nouvelle annoncée et vécue, pour que la joie de Dieu soit en nous et que nous en soyons comblés. (Jean 17,13) 

saints ordinaires

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Crémation : attention !

Publié le par Père Claude Cugnasse

“Une famille amie m’a demandé de les accompagner au crématorium d’Albi où un grand-père allait être incinéré. J’ai cru devoir accepter étant donné mes liens personnels avec cette famille qui avait mal vécu le temps de crémation pour un décès précédent. J’ai trouvé au crématorium un personnel discret et disponible. Le temps de célébration -lecture d’évangile, prière, bénédiction,- en a été facilité. La famille avait préparé pour le temps de crémation qui a suivi, un diaporama. Il a permis aux proches de retrouver le grand-père à toutes les étapes de sa vie, de susciter un partage de souvenirs familiaux : une bonne initiative, me semble-t-il.

 

J’écris pourtant : « Attention », et cela pour quatre motifs.

 

- Souvenir ? J’ai trouvé dans un courrier l’expérience suivante : « L’un de mes grands-parents a été incinéré. C’est clair que son souvenir s’efface sans qu’on puisse se raccrocher à quelque chose aujourd’hui. Il a fini par ne plus laisser aucune trace et on n’en parle déjà plus, alors que la mémoire de mon autre grand-père, enterré, est bien vivante et dignement évoquée dans la famille. » On a besoin d’un lieu de mémoire. N’est-ce pas d’ailleurs pour fixer le souvenir qu’a existé la pratique -aujourd’hui interdite- de conserver l’urne funéraire à la maison ?

 

- Prix. On prétend que l’incinération serait moins onéreuse. Il faut pourtant tenir compte de tous les éléments. Le prix de l’incinération proprement dite est de 600 € environ, mais il y a d’autres frais : cercueil, frais de transport plus ou moins élevés selon les distances, frais au cimetière (columbarium ou placement dans un caveau de famille)... Trois sociétés de pompes funèbres m’ont affirmé que l’inhumation pouvait être moins onéreuse. Au milieu des bouleversements d’un deuil, on n’a guère le goût de demander des devis comparatifs. Mais comment y voir clair sans cette prudence ?

- Hâte. Croyants ou non, on peut répugner à jeter "au feu" un corps que l’on a si souvent embrassé, une mère, un enfant. Il y a dans la crémation, une brutalité, une rapidité qui ne laisse pas le temps normal pour faire le deuil. Je ne peux juger des sentiments de ceux qui choisissent cette option, mais n’est-ce pas une manière d’occulter au plus vite la mort, ce tabou du monde actuel ?

 

- Préférence. Jésus-Christ a été mis au tombeau, selon la pratique des Juifs. L’évangile nous parle du grain de blé tombé en terre qui germera. Cet exemple du Christ explique historiquement que la mise en terre ait progressé en Occident, au cours des siècles, avec l’évangélisation, alors que la crémation était une pratique païenne fréquente dans l’Antiquité. Par ailleurs, longtemps la crémation fut choisie pour contester la résurrection. Ce n’est plus guère le cas aujourd’hui et l’Église catholique accepte en conséquence de célébrer des obsèques religieuses avant crémation. Reste une préférence pour l’inhumation pour les motifs que j’ai essayé de résumer. On sait enfin que juifs et musulmans excluent toute crémation. À chacun de choisir en conscience.”

 

P. Claude Cugnasse 

 

article paru dans Le Tarn Libre du 20 janvier 2012

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Islam de France, islam d'ailleurs : le cri de la conscience !

Publié le par Miniritou

Dans un contexte particulièrement tendu où l'Islam de France interpelle toute la société française, il serait de bon ton de se poser la question politiquement incorrecte de la réciprocité du respect de la liberté religieuse dans les pays ou l'Islam est majoritaire.

Personne, par peur, par lâcheté peut-être, même dans l'Eglise, n'ose regarder en face ce qui se passe da ns d'autres pays et pas si loin de chez nous ...

L'Islam que nous connaissons en France trouve sa place dans la société française laïque, et cela est très positif. Mais pourquoi donc la France a du mal à imaginer que des signes religieux (la fameuse burqa !) puissent être des signes choisis d'abord pour un motif religieux, et non pour un motif de fondamentalisme mysogine ? Interventionisme de l'Etat dans des affaires privées ou volonté de contrer un phénomène marginal qui fait peur ? Le débat et la loi sur les signes religieux (que je crois maladroite)  ne sont pas allés au fond du problème  ! Comment faire la part des choses ? Une femme voilée est-elle assez libre pour donner son avis  en conscience ?

La question d'aujourd'hui qui me préoccupe est ailleurs.

37 des 54 pays recensés comme ne respectant pas les Droits de l'Homme sont islamiques.

L'hémorragie des chrétiens du Moyen Orient continue : des persécutions larvées, ou des menaces bien réelles se multiplient ; preuve en est : les meurtres et les exactions islamistes contre les minorités après bien d'autres meurtres ou persécutions de chrétiens...

L'Islam possède une noble et grande tradition d'Hospitalité : pourquoi cette hospitalité ne s'applique pas ici et là, aux croyants des autres religions par rapport à leur foi ? Le nom d'Allah est invoqué comme le Miséricordieux.  Comment certains musulmans peuvent perpétrer ou accepter des actes ignobles qui sont contraires à la Miséricorde ? Pourquoi donc des chrétiens qui veulent pratiquer leur religion en terre d'Islam sont ils considérés comme des criminels pour le seul motif qu'ils choisissent en conscience de vivre leur religion ?

Pourquoi ne pas enfin évoquer le témoignage héroïque de tant de chrétiens (de différentes églises et  traditions) qui sont torturés ou emprisonnés, parfois massacrés, en 2016, avec leur famille ?  Chrétiens, nous célébrons pompeusement les martyrs d'hier, et nous oublions allègrement ceux de ce XXI° siècle qui meurent autour de nous dans une indifférence médiatique assourdissante !

Bien loin de vouloir stigmatiser l'Islam, et d'élever des oppositions stériles, le dialogue et la compréhension entre les peuples et les religions, auquels se sont employés le pape François comme ses prédécesseurs avant lui, doivent prendre désormais une nouvelle dimension, sinon il n'y a pas besoin d'être prophète pour annoncer des tourments à venir et des guerres que l'on mettre sur le dos de Dieu, alors qu'il s'agit de dictateurs fondamentalistes qui veulent asservir la conscience humaine pour des prétextes religieux.

Islam de France, islam d'ailleurs : le cri de la conscience !

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