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"J'ai 16 ans et l'âge de faire ce que je veux !"

Publié le par Miniritou

C'est par ces mots qu'un garçon que j'ai connu alors qu'il avait 9 ou 10 ans me répond quand je lui fais remarquer qu'il "like" des groupes sur Facebook pas forcément très recommandables, de mon point de vue. Rien à foutre ! "Je fais ce que je veux"

Si tu veux devenir une bête de sexe, si tu veux vraiment apprendre à baiser comme un animal, n'hésite pas à devenir membres de certains de ces groupes qui sauront pervertir par leur humour salasse ton coeur adolescent qui s'émoustille des premiers émois amoureux dans ton coeur, et dans ton corps !

Ce jeune n'a même pas écouté la fin de ce que je voulais lui dire : viré de ses contacts sans préavis...

16 ans : l'âge de tous les possibles ? L'âge de tous les faisables ! L'âge auquel on vit les choses les plus marquantes de la vie et qui demeurent dans le disque dur de ta mémoire de manière indélébile ! Cher Bastien, si tu lis ce message, n'oublie pas que le meilleur comme le pire est à ta portée : le pire est toujours plus accessible et plus attirant, mais ton coeur recherche le meilleur ! Prends le chemin du meilleur, et tu seras heureux, durablement !

"J'ai 16 ans et l'âge de faire ce que je veux !"

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Qu’est-ce qu’un prêtre ?

Publié le par Miniritou

Il parait bien ambitieux de répondre à cette simple question.

Pourtant, quand on m’a posé cette question, j’ai eu le désir immédiat d’y réfléchir parce qu’il s’agit en fait de répondre à la question essentielle de mon existence : qui suis-je ?

Les lignes qui suivent n’engagent que moi et sont le fruit de mon expérience personnelle comme prêtre catholique, depuis plus de 14 ans.

Un prêtre c’est un homme

Bien sûr, on pourrait ouvrir le débat sur l’ordination des femmes. Je voudrais plutôt souligner l’humanité de celui qui s’est engagé au service des hommes et de l’Eglise.

On peut toujours chercher la perfection dans le prêtre : son exemplarité, sa foi solide, son amour universel pour tous, son écoute et sa bienveillance. On peut espérer trouver en lui un homme ouvert, et tolérant, juste et humble, souriant et docte, spirituel et fraternel. L’expérience me montre que pour avoir toutes les qualités requises, il faudrait être Dieu, et non pas homme, et il faudrait être mort ! La réalité du prêtre, ce sont ses qualités et ses défauts. Etre appelé, avoir répondu à cet appel surnaturel, ce n’est pas renier sa faiblesse et sa fragilité mais apprendre à les accepter, à les assumer dans l’humilité et compter sur la grâce et la miséricorde divines pour les dépasser !

C’est bien dans l’humanité de la personne que Dieu vient appeler ceux qu’il veut : depuis les origines, les premiers appelés par Jésus, ce sont des estropiés, des boiteux, des pauvres types, des pécheurs qui acceptent de se laisser aimer et relever par l’amour miséricordieux de Jésus.

Un prêtre, c’est donc un « pauvre type » qui a croisé le regard aimant de Jésus.

Un prêtre c’est un chrétien

Avant d’être apôtre, le prêtre est d’abord un disciple qui cherche Dieu, mais qui ne prétend pas l’avoir trouvé. Le croyant est avant tout un chercheur de Dieu, capable de se mettre en route, encore et toujours ! Le prêtre, il est celui qui est comme le disciple que Jésus aimait, qui se laisse conduire par l’Esprit et qui accepte d’abord, humblement de marcher derrière Jésus pour apprendre à le connaître et à l’aimer ! Le vrai ministre doit apprendre en vérité et en profondeur à devenir serviteur : il doit connaître son maître « par cœur », afin de ne jamais se surestimer et de ne jamais penser que l’appel qu’il a entendu et qui a résonné en son cœur fait de lui autre chose qu’un serviteur de la communion, dans l’Eglise et au cœur de l’humanité. Le prêtre est donc un porteur d’espérance, et un passeur d’évangile. Il apprend à donner à l’humain, à tout être humain, à tout l’être humain, sa place au sommet de la Création. Il est au service de l’Homme avant d’être au service d’un dogme. Il est fils avant d’être père !

Un prêtre c’est donc un fils de Dieu qui a reçu dans le baptême un désir de servir à la manière du Christ !

Un prêtre, c’est un pasteur

Par le sacrement de l’Ordre, par la consécration de son être, il peut être signe du Christ Pasteur. Son ordination diaconale lui rappelle sans cesse qu’il est serviteur avant d’être pasteur. Mais il reçoit cette grande et belle mission de rendre le Christ visible et présent au cœur de l’Eglise et au cœur du monde. Par l’annonce de l’Evangile, il est chargé de dire à tout homme que l’amour est sa vocation et sa destinée. Par les sacrements, il établit un pont entre le ciel et la terre. Par son célibat, il veut être signe de la Passion du Christ pour l’humanité ! Le prêtre, attaché intimement à Jésus, ne peut être qu’un passionné d’humanité, qu’un ardent héraut de la miséricorde de Dieu qui veut embrasser tout homme jusque dans les profondeurs de ses ténèbres. Il ne peut qu’être un témoin de la joyeuse espérance du Ressuscité !

Un prêtre, c’est celui qui donne le Christ aux hommes et qui donne les hommes au Christ.

Voilà bien résumé la définition idéale, mon ambition sacerdotale… Je suis sans doute encore assez éloigné de l’idéal que je professe et auquel j’aspire. Je sais que tant que le Christ n’habitera pas pleinement en moi, cet idéal restera utopique. Je vais laisser la parole à Madeleine DELBRÊL qui conclura cette bafouille bien mieux que moi :


« L'absence d'un vrai prêtre est, dans une vie, une détresse sans nom. Le plus grand cadeau qu'on puisse faire, la plus grande charité qu'on puisse apporter, c'est un prêtre qui soit un vrai prêtre. C'est l'approximation la plus grande qu'on puisse réaliser ici-bas de la présence visible du Christ. Dans le Christ, il y a une vie humaine et une vie divine. Dans le prêtre, on veut trouver aussi une vie vraiment humaine et une vie vraiment divine. Le malheur, c'est que beaucoup apparaissent comme amputés soit de l'une soit de l'autre. Il y a des prêtres qui semblent n'avoir pas pesé les difficultés d'un laïc, d'un père ou d'une mère de famille, à leur véritable poids humain. Ils ne réalisent pas ce que c'est vraiment, réellement, douloureusement, qu'une vie d'homme ou de femme

Quand les laïcs chrétiens ont rencontré une fois un prêtre qui les a « compris » qui est entré avec son coeur d'homme dans leur vie, dans leurs difficultés, jamais ils n'en perdent le souvenir.

A condition toutefois que, s'il mêle sa vie à la nôtre, ce soit sans vivre tout à fait comme nous. On a besoin également que le prêtre vive d'une vie divine. Le prêtre, tout en vivant parmi nous, doit rester d'ailleurs. »

Qu’est-ce qu’un prêtre ?

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A quel saint je ressemble

Publié le par Xavier Cormary

A quel(le)s saint(e)s je ressemble…
(test inspiré de You ! magazine chrétien, n°14, 2ème trimestre 2001)
 
Attention : un test est toujours dangereux, si on accorde trop d’importance au résultat : on peut changer, surtout à ton âge ! Alors prends ce test pour ce qu’il vaut : une petite aide sur ton chemin, pour mieux te connaître… et te réjouir de savoir qu’il y a eu des saints qui ont eu un caractère proche du tien…
 
Dans chaque série, entoure les 2 ou 3 propositions qui te correspondent le mieux :
 
D) Je prends le risque de prendre la parole lors des discussions à plusieurs.
G) Je ne supporte pas de voir les autres souffrir.
A) Je trouve du pour et du contre dans chaque opinion.
F) Je suis très honnête. Je ne me souviens pas d’avoir triché dans ma vie.
E) Je crois que, quoi qu’il m’arrive, je m’en sortirai.
C) Je suis toujours pressé.
B) Je me sens responsable de la bonne entente de ma famille, de mon groupe.
I) Je préfère souvent mes rêves à la réalité qui est trop dure.
H) Je n’aime pas être au centre d’un groupe. Je préfère observer.
 
B) J’ai peur de beaucoup de choses.
D) Je suis autoritaire mais je ne supporte pas l’autorité.
C) Dans un groupe, j’ai besoin d’être remarqué pour mes qualités.
A) J’ai horreur de me trouver en compétition avec les autres.
F) Je travaille avec méthode.
I) J’ai toujours pensé qu’on ne me comprenait pas vraiment.
E) Je m’émerveille facilement.
G) Ma vie serait plus facile sans la jalousie.
H) Je peux blesser les autres sans faire exprès.
 
A) J’ai besoin d’harmonie, que ça baigne.
C) Quand je rate quelque chose, j’ai tendance à le cacher.
F) J’aime l’ordre et la discipline.
G) Je ne supporte pas la violence à la télévision, je préfère les films sentimentaux.
B) Je finis toujours par saboter ce que je pourrai facilement réussir.
H) J’aime la réflexion abstraite.
E) J’aime la vie et ses plaisirs.
I) Les critiques me vexent.
D) Je me sens appelé à protéger la veuve et l’orphelin.
 
G) Amour avec un grand A est le maître-mot de ma vie.
B) Je porte les soucis et les souffrances des autres.
C) Je ne trouve pas de temps pour prier ou réfléchir car je suis trop occupé.
H) Dans l’action, je me contrôle toujours. J’agis avec calme.
D) Parfois j’aime le conflit pour le conflit.
E) Je fais tout pour ne pas m’ennuyer.
I) Je fais parfois un drame pour peu de choses.
A) Ce que je préfère ? Ne rien faire.
F) La morale est une valeur importante pour moi.
 
E) Je ne supporte pas que l’on me fasse la morale.
D) J’aime la franchise, le ton direct, les relations musclées.
F) Ma chambre est toujours bien rangée.
C) Je me sens jeune et dynamique.
A) On dit de moi que je suis gentil et bon.
G) Je n’aime pas sentir que ceux que j’aime n’aient pas besoin de moi.
H) J’aime la solitude, la méditation.
B) J’ai toujours tendance à me justifier.
I) Il m’arrive de m’habiller de manière bizarre.
 
C) Je suis satisfait de ce que je fais et par l’image que je donne de moi.
F) L’humour est parfois un manque de respect.
A) Je suis plutôt du genre têtu.
B) J’ai des problèmes avec la nourriture.
G) J’aime qu’on ait besoin de moi.
I) J’ai beaucoup d’imagination.
D) Je ne supporte pas la faiblesse chez moi et chez les autres.
H) J’aime comprendre avant d’agir, même si je n’agis pas souvent.
E) J’aime aider les autres à condition que cela ne m’engage pas à long terme.
 
C) j’aimerais être le meilleur dans ce que j’entreprends.
F) Je me culpabilise de me détendre ou de m’adonner à des activités futiles.
I) J’ai tendance à tout voir en noir.
E) Je ris de tout.
H) Je suis économe, parfois avare.
D) Je suis un bosseur. Je suis tenté de croire que les autres sont des paresseux.
B) Quand je rentre dans un magasin, il arrive très souvent que je ne me décide pas à acheter ce que je désirais.
A) Je n’aime pas les difficultés et tout ce qui demande un effort en général.
G) Je suis d’accord pour dire qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir.
D) Quand je ne suis pas occupé, j’ai tendance à déprimer.
 
A) Je préfère dire que je suis d’accord avec quelqu’un plutôt que de me disputer.
F) Je fais souvent la leçon aux autres.
H) Si j’en avais les moyens, je passerais bien ma vie à étudier.
C) J’aime les compliments sur ma famille ou mon travail.
G) Je me fais du souci pour le bien-être de mes proches.
B) J’ai tendance, soit à remettre au lendemain, soit à foncer tête baissée.
I) J’ai un tempérament d’artiste.
E) Je n’aime pas ce qui est répétitif.
 
G) Je supporte difficilement la solitude.
B) Je doute beaucoup de moi.
A) Je ne me connais pas d’ennemi, je suis facile à vivre.
C) Je suis envieux de la réussite des autres.
F) Je cherche la perfection en moi et dans les autres.
I) Je me sens très vulnérable sur le plan émotionnel. Je suis hypersensible.
E) Je lis plusieurs livres à la fois.
H) J’aime qu’on respecte mon intimité, je déteste les gens collants.
D) Je suis un dur au cœur tendre.
 
F) J’ai très souvent raison.
E) Je tiens à ma liberté et à mon indépendance.
G) Penser que quelqu’un ne m’aime pas m’est insupportable.
H) Je suis timide et réservé.
C) J’ai plutôt confiance en moi.
A) Je suis le confident de beaucoup de monde.
B) Je suis fidèle en amitié comme dans le travail.
I) Je suis un intuitif.
D) Je suis indépendant et combatif.
 
C’est fini ! Maintenant, tu comptes les lettres entourées, et tu cherches celles qui reviennent le plus :
 
A :
D :
G :
B :
E :
H :
C :
F :
 

 

Lettre : Saint / Tempérament
Devise, Peur / Péché à combattre
Portrait
Résolution à prendre
A : Antoine de Padoue / Médiateur
« A quoi bon ? »,
Les conflits / La paresse
Même si, une fois l’an, tu piques une grosse colère et parais entêté, tu es un peu la bonne poire facile à vivre et dont les autres profitent largement. Doux, réceptif, conciliant, confident-né, tu es tout adapté au désir de l’autre. Attention cependant : la vraie paix n’est pas toujours l’absence de conflits.
Je renonce à rester passif face à ma propre vie. Je me construis un avenir valable, et pour cela, je me fixe et respecte des échéances.
B : Catherine de Sienne / Loyal
« J’appartiens donc je suis »,
Le regard des autres / La peur
Tu te retrouves un peu dans tous les types de tempéraments et ne sais pas au fond vraiment qui tu es. Tu manques de confiance en toi, ou, au contraire, prends de gros risques pour surmonter ta peur. Loyal, aimable, digne de confiance, tu aimes t’appuyer sur un groupe, familial, social, religieux, dont tu te sens responsable. Attention à tes possibles tendances anorexiques ou boulimiques ; ne te prends pas toujours pour une victime.
Je renonce à me sentir battu d’avance et à communiquer mon anxiété aux autres. J’affirme que je suis une personne indépendante et capable.
C : Don Jean Bosco / Battant
« Je réussis donc je suis »,
L’échec / Le mensonge
Tu t’investis à fond dans la course à la réussite, et même pour dire ta foi. Jeune et dynamique, tu es autonome, optimiste, fonceur, productif, pratique. Attention cependant à la frime, à l’agressivité, au goût excessif de la compétition et à la fuite de la vie intérieure. Tu vaux plus que la grosse moto que tu rêves d’acheter.
Je renonce à vouloir impressionner les autres avec mes performances. Je m’accepte tel que je suis et cultive mon authenticité.
D : François de Sales, Vincent de Paul / Chef
« Je suis fort, donc je suis »,
Être dépendant / La violence
La force, le pouvoir et l’audace sont plutôt des caractéristiques masculines, et les femmes de ce tempérament ne sont pas toujours comprises. Direct, positif, combatif, sûr de toi, tu assumes avec autorité commandement, prise de décision, protection des faibles. Individualiste, exigeant, prompt à prendre les autres en défaut, tu redoutes toujours d’être manipulé et tu aimes tout contrôler.
J’accepte d’avoir des sentiments affectueux, un regard bienveillant et des attentions délicates. Je renonce à ma peur d’être sensible, vulnérable et faible.
E : Thérèse de l’Enfant Jésus, François d’Assise / Epicurien
« J’éprouve du plaisir, donc je suis »
La souffrance / La négligence
Tu aimes la vie, les autres, les projets stimulants. Tu t’intéresses à tout mais ne va au bout de rien. Tu passes de l’envie de t’engager à un désir de liberté et d’indépendance. Sorte de clown triste, tu fuis la souffrance. Charmeur, plein d’humour, rapide, imaginatif, productif, tu peux vite devenir narcissique, possessif, impulsif, dispersé.
Je mène mes projets jusqu’au bout, en m’imposant une discipline personnelle et en m’organisant mieux. Je renonce à vouloir que chaque instant soit excitant.
F : Ignace de Loyola / Légaliste
« Je suis en règle, donc j’existe »,
Être pris en faute / L’orgueil
Tu as le sens de la justice et de la vérité. Loyal, consciencieux, organisé, efficace, tu es une perle dans une entreprise ou une communauté : on peut te confier des responsabilité en toute confiance. Ne prends quand même pas tout au sérieux, même l’humour. Attention au perfectionnisme : la recherche de la perfection peut être un obstacle à la sainteté !
Je renonce à imposer aux autres et à moi-même des idéaux inatteignables. J’affirme que la vie est belle et qu’elle est source de plaisir.
G : mère Teresa / Altruiste
« J’aime, donc je suis »,
Être abandonné / La jalousie
Amour est le maître mot de ta vie. Traditionnellement, la société a davantage encouragé les qualités de ce tempérament chez les femmes que chez les hommes. Sensible, généreux, chaleureux, la relation à l’autre est pour toi plus importante que tout. Si tu cherches moins à être aimé qu’à aimer concrètement (aider, compatir, écouter…), tu deviendras l’altruiste véritable.
Je renonce à forcer les autres à m’aimer en attirant l’attention sur ce que je fais pour eux. Je développe une vie intérieure et des qualités propres.
H : Jean de la Croix / Penseur
« Je pense donc je suis »,
L’empiètement d’autrui sur ton territoire intérieur / L’avarice
Enfant, tu t’isolais pour lire ou jouer, genre "petit chimiste". Ce qui compte pour toi, même dans les relations humaines, c’est l’expérience stimulante au plan intellectuel. Timide, critique, avec un humour fin qui peut blesser parfois, tu retiens tout ce que tu lis ou observes, mais retiens aussi tes émotions et souvent ton argent.
Je renonce à ma peur d’être trompé ou englouti par les autres. J’affirme que je n’ai pas toujours besoin d’absolument tout connaître avant de me décider à agir.
I : Thérèse d’Avila / Romantique
« Je suis différent, donc je suis »,
La banalité, le quotidien / La tristesse
A l’adolescence, nous passons presque tous par une phase "I", ce qui ne veut pas dire que celle-ci sera la dominante de notre caractère plus tard. Les autres pourront-ils jamais te comprendre dans ton originalité ? Créatif, intuitif, hyper sensible, capable d’empathie, tu as une sérieuse tendance à la dépression, à la culpabilité, au repliement sur toi.
Je renonce à cultiver la tristesse. J’affirme que je suis beaucoup plus que mes émotions.

 

 

Antoine de Padoue
Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d'Assise s'appelait en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra où il fut ordonné prêtre. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d'Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d'y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe. En 1221, il est à Assise au chapitre de l'Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé "au pied levé" un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l'envoient prêcher plutôt que de balayer. Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C'est aussi dans cette ville qu'il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l'Italie du Nord. La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231. C'est là qu'il meurt d'épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue. Il est "Docteur de l'Eglise", mais la piété populaire préfère en lui l'intercesseur efficace.
 
Catherine de Sienne (+1380)
Catherine, benjamine d'une famille très nombreuse (24 frères et sœurs) entend très jeune l'appel à se consacrer à Dieu. A seize ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d'austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait vœu de virginité, mais le petit groupe des amis qui l'écoutent et la soutiennent (les Caterini) l'appelle "maman". Ascèse et oraison la font vivre en étroite union avec la Christ, tout en se préoccupant des réalités de la vie. Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps. Son principal souci est l'unité de l'Eglise. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Eglise autour de lui. Elle prend aussi partie dans les luttes où s'affrontent les villes italiennes. Elle, la recluse de Sienne, elle voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France. Pourtant cette activité débordante n'est pas le tout de sainte Catherine. Ce n'est que la face apparente d'une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s'échappent de ses lèvres. Son "Dialogue", qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ., qu'elle rejoignit à 33 ans, dans la vision béatifique. Elle a été proclamée docteur de l'Eglise en 1970.
 
Jean Bosco (+1888)
C'était un fils de pauvres paysans piémontais. Adolescent, il joue à l'acrobate pour distraire sainement les garnements de son village. Devenu prêtre à force de sacrifices, il se dévoue aux jeunes ouvriers de Turin abandonnés à eux-mêmes. Il crée pour eux un centre de loisirs, un patronage, puis un centre d'accueil, puis des ateliers. Rien de tout cela n'était planifié à l'avance, mais ce sont les besoins immenses qui le pressent. Jamais il ne refuse d'accueillir un jeune, même si la maison est petite, même si l'argent manque. Plutôt que de refuser, il multipliera les châtaignes comme son maître multipliait les pains en Palestine. Sa confiance absolue en la Providence n'est jamais déçue. Ses "enfants" seront bientôt des centaines et tous se feraient couper en morceaux pour Don Bosco. Sa mère, Maman Marguerite, vient s'installer près de lui et jusqu'à sa mort, elle leur cuira la polenta et ravaudra leurs vêtements. Très marqué par la spiritualité de saint François de Sales, Jean Bosco invente une éducation par la douceur, la confiance et l'amour. Pour ses garçons, il fonde l'Oratoire, l'Oeuvre, qui sera à l'origine de la congrégation des prêtres salésiens. Pour les filles, il fonde la congrégation de Marie-Auxiliatrice. Don Bosco mourra, épuisé, en butte à l'hostilité de son évêque qui ne le comprend pas, mais entouré de ses disciples.
 

François de Sales (+1622)

Fils d'une noble famille savoyarde restée catholique en pays calviniste, il était destiné à un brillante carrière juridique. Son père l'envoie étudier à Paris. Mais il y découvre la théologie et les problèmes de la prédestination, soulevés par les calvinistes. Scrupuleux, il se croit prédestiné à être damné. Le désespoir le submerge jusqu'au jour où il découvre le "souvenez-vous", la prière mariale attribuée à saint Bernard. Il retrouve la paix et ce sera l'un des grands messages de sa vie quand il pacifiera sainte Jeanne de Chantal, puis quand il écrira son "Introduction à la vie dévote". Prêtre, puis évêque de Genève, il réside à Annecy, car Genève est la "Rome" des calvinistes. Il fréquente les plus grands esprits catholiques de l'époque, soutient la réforme des carmels de sainte Thérèse d'Avila, la fondation de l'Oratoire par saint Philippe Néri. Lui-même fonde l'Ordre des Visitandines pour mettre la vie religieuse à la portée des femmes de faible santé. Son "introduction à la vie dévote" est un ouvrage qui s'adresse à chaque baptisé. Il y rappelle tout laïc peut se sanctifier en faisant joyeusement son devoir d'état, en lequel s'exprime la volonté de Dieu. Il est le patron des journalistes car il écrivit de nombreuses feuilles imprimées qui sont des "gazettes" pour s'adresser aux calvinistes qu'il ne peut rencontrer.
 
Thérèse de l’Enfant Jésus (+1897)
Thérèse Martin est la cinquième et dernière fille d'une famille chrétienne où elle grandit "entourée d'amour." Elle a 4 ans quand la mort de sa mère introduit une brisure dans sa vie. Le père et la quintette de ses filles s'installent alors à Lisieux pour se rapprocher d'une partie de sa famille. Deuxième drame qui ébranle Thérèse : sa sœur Pauline puis sa sœur Marie entrent au Carmel. La nuit de Noël, par une grâce puissante, elle retrouver le joyeux équilibre de son enfance et s'élance, dans "une course de géant", vers le Dieu-Amour qui l'a saisie. Non sans démarche, allant intrépidement jusqu'à Rome se jeter aux pieds du pape, elle obtient d'entrer au Carmel à quinze ans, le 9 avril 1888. Avec une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le Seigneur lui découvre peu à peu sa "petite voie" d'abandon et de confiance audacieuse. Le 9 juin 1895, elle s'offre à l'amour miséricordieux de Dieu. Durant sa longue maladie; la tuberculose, elle est conformée au Christ, dans le mystère de son agonie pour le salut des pécheurs qui n'ont pas la foi. Elle meurt à 24 ans, promettant de faire tomber sur la terre "une pluie de roses" et de passer son ciel à faire du bien sur la terre. Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit pas obéissance, connaît un succès populaire époustouflant et de nombreux témoignages de grâces obtenues par son intercession affluent au monastère. Proclamée patronne des missions de l'Eglise universelle, est docteur de l'Eglise en 1997.
 
Ignace de Loyola (+1556)
Né en Espagne d'une noble famille, benjamin de treize enfants, Ignace est d'abord page à la cour puis chevalier rêvant d'exploits. En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s'illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et lui brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard. Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entame la vie des saints. C'est la conversion, totale, brutale. Dès qu'il peut marcher, il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l'abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrira sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C'est là qu'il rédige ses "Exercices spirituels" où il consigne ses expériences spirituelles. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant : saint François Xavier et le contact n'est pas toujours facile. Quelque temps plus tard, le 15 août 1534, l'étudiant attardé de 43 ans et ses jeunes amis étudiants font à Montmartre, le vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et fonde ainsi la "Compagnie de Jésus". Douze ans plus tard, ils feront profession solennelle à Rome "pour la plus grande gloire de Dieu." A Paris, existe encore le collège Montaigu où il logeait, actuellement collège Sainte Barbe. Rue Valette - 75005. La chapelle des vœux est actuellement désaffectée.
 

mère Teresa (1910-1997)

Agnès Bojaxhiu est née en Albanie et rêvait des missions étrangères. A l'adolescence, elle choisit le couvent. Elle y reste vingt ans, enseignant l'histoire et la géographie dans un établissement huppé de Calcutta. Une nuit, dans un train, elle entend une voix : "Quitte ton couvent, va vivre avec les plus pauvres." Dans l'incompréhension générale, elle délaisse son poste de directrice d'école pour s'installer seule dans les bidonvilles. En 1949, les sœurs étaient trois. A sa mort, le 5 septembre 1997, son ordre est présent dans plus de cent pays. Parmi les pauvres d'entre les pauvres, 50.000 morts ont reçu grâce à elle, l'amour et l'affection des derniers instants, "aucun d'eux n'est mort désespéré". "Ce que nous faisons à ces gens là, c'est à Jésus que nous le faisons, la religion chrétienne apporte l'amour du Christ, et le message de son amour, est le seul message qui puisse conduire à la paix. Non seulement ici, mais dans le monde entier. L'amour est la seule chose qui compte, c'est pour cela qu'il faut se pardonner les uns les autres". Contre le fatalisme, elle agissait pour changer les choses, nourrissant chaque année 500.000 familles, accueillant 20.000 enfants dans les écoles, soignant 90.000 lépreux etc... Elle reçu le prix Nobel de la paix en 1979. Jean-Paul II l’a béatifiée le 19 octobre2003.
 
Jean de la Croix (+1591)
Juan est né en Vieille-Castille dans une famille pauvre. Il est très jeune quand meurt son père. Sa mère doit se louer comme nourrice. Lui-même, pour payer ses études, travaille comme infirmier à l'hôpital de la ville. A 21 ans, il décide d'entrer chez les Pères Carmes et ses supérieurs l'envoient à l'Université de Salamanque. Il aspire à retrouver la règle primitive de l'Ordre, faite d'austérité et de prière, mais il n'essuie que des refus. Devenu prêtre, il songe à changer d'Ordre religieux, quand Dieu lui fait rencontrer sainte Thérèse d'Avila. Avec elle, il réalisera cette réforme dans une vie toute faite d'absolu. Il devint ainsi, auprès de ses frères, un signe de contradiction. On l'emprisonne neuf mois à Tolède, menottes aux mains, dans un cachot. Et, de son âme dépouillée de tout appui humain, jaillira le " Cantique spirituel ". Il finit par s'enfuir et il est recueilli par des carmélites déchaussées. Commence alors pour Jean de la Croix, une période d'activité rayonnante, ouvrant à tous, carmes et carmélites, gens du peuple et universitaires, l'étroit sentier de la parfaite docilité à l'Esprit-Saint. De retour en Castille, il exerce de lourdes responsabilité, tout en désirant la parfaite ressemblance d'amour avec son Seigneur crucifié. Démis de toute charge, malade, calomnié, enfin se déchire la "toile de cette vie", il entre dans la vision de Dieu et va chanter son Cantique spirituel. "A la fin du jour, c'est sur l'amour qu'on vous examinera." (St Jean de la Croix - Maxime 80)
 
Thérèse d’Avila. (+1582)
Née dans une noble famille d'Avila en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier « Le château intérieur de l'âme » qui est une extraordinaire méthode de prière et d'oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative. Paul VI la proclame Docteur de l'Eglise en 1970. « Qu'il est admirable de songer que Celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en nous qui sommes une si petite chose ! » (in Chemins de la Perfection)
 
Merci à Raphaël pour ce travail aveyronnais !
A quel saint je ressemble

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Toi qui cherches l’amour… Repères pour une éducation affective et sexuelle

Publié le par Miniritou

  • Tu as 15 ans, 17 ans ou 25 ans, et tu cherches l’amour. Tu découvres en ton cœur et en ton corps des désirs vibrants qui te conduisent vers l’autre : tu désires séduire, être séduit, tu prends soin de ton image pour que l’autre te voit, te remarque et t’admire. Peut-être ne sais-tu pas trop ce que tu cherches : un autre complémentaire ou différent de toi, un autre semblable ou complice avec toi… Tes désirs et tes pulsions désorientent ton cœur et occupent tes idées… Tu laisses monter en toi des idées et des fantasmes qui désordonnent tes priorités…

 

  • Ecoute la parole d’un ami, d’un frère qui a choisi de donner son cœur et son corps au Seigneur… Ecoute une parole de foi qui veut être parole de vie, parole de confiance et parole d’espérance. Tu es fait pour l’Amour, ta vie se sera réalisée par l’amour. TA vie sera remplie demain de l’aujourd’hui que tu construis dans ces années si belles et si pénibles à vivre. Ton cœur sera comblé par l’Amour que tu cherches aujourd’hui. Ce que tu construis à ton âge, sera indélébile dans ton cœur à jamais ! Sois conscient que demain s’appuie sur ton aujourd’hui.

 

  • On t’a appris, en cours de Science et Vie de la Terre qu’un préservatif était indispensable pour faire l’amour. On t’a montré le corps avec ses organes, son fonctionnement. Mais t’a-t-on parlé de l’Amour ? De l’Amour qui rend humain, qui rend fort, de l’amour qui construit dans vie dans la joie de donner et de recevoir ? T’a-t-on parlé du miracle qui se produit chaque fois que tu aimes ? Pas seulement dans ton corps, mais aussi dans ton cœur ! Ecoute la parole aimante d’un ami du Seigneur… Ne serait-il qu’un Dieu barbare qui met des interdits devant nos cœurs aimants, attirés par l’amour ? C’est Lui qui l’a créé ce cœur plein de fantasmes…

 

  • Tu as rencontré l’âme sœur, tu aimes sa présence, tu aimes son sourire ! Tu accroches ton cœur à ce qui te fait vibrer quand vous vous rencontrez ! tu aimes ses caresses, tu aimes ses baisers, tu aimes son odeur qui te fait chavirer ! Ton cœur est tout frémissant et ton corps désireux de fusionner en l’autre ! N’oublie pas que la rencontre est d’abord connaissance, que l’autre est un univers infini qui se livre, dans la confiance, et que cette confiance s’inscrit dans la durée.

 

  • Tu veux bâtir solide cette relation qui te tient à cœur. Tu mets toute chose de ton côté, tu te souviens aussi que tu es parfois lâche, que ta volonté est défaillante, que tes désirs sont parfois changeants. Tu ne pourras bâtir cette vie à deux que si tu acceptes aussi de la bâtir à Trois. Si tu es croyant(e), tu sauras que cet amour qui est en toi, qui est en vous, ne vient pas de toi et vous entraîne bien plus loin que votre propre ambition. Si tu n’es pas croyant(e), il s’agit que tu acceptes de faire confiance à un ami, un frère, un aîné dans la vie afin de lui confier aussi cette relation, dans toutes ses composantes. C’est l’Autre, l’autre, qui saura mettre en route un amour durable et solide !

 

  • Tu as été déçu : tu avais misé beaucoup sur cet amour que tu sentais monter en toi ! Tu as été trahi ? Tu as été largué ! Et ton cœur déchiré a été piétiné… L’amour que tu espérais est resté impossible, inaccessible à ton cœur, pourtant bien orienté… Tu voulais t’engager, l’autre ne le souhaitait pas… Ecoute cette parole qui veut te relever, écoute ce cœur blessé qui malgré tout, tient à ressusciter ! L’amour est une aventure à deux, peut-être même à trois si tu crois qu’il vient d’un Autre. Il est important d’avancer prudemment pour ne pas se mentir et faire fausse route. Il est si difficile, une fois engagés, de renoncer et de casser les liens sans commettre un saccage ! Avance pas à pas, sans brûler les étapes. A chaque jour sa peine et sa joie ! Et si tu as déjà ressenti cette blessure qui fait qu’aujourd’hui encore, tu as du mal à croire en l’amour et à inventer un demain, demande au Seigneur de te donner sa grâce, ou demande à un frère de soulager ton cœur. (Pourquoi pas les deux à la fois, dans la Réconciliation !) Ose en confidence parler de ta blessure, parler de ton dégout, de ta paix compromise. Avance en confiance, vers Dieu ou vers un frère, un ami, un aîné qui saura t’écouter, saisir avec délicatesse ton cœur anéanti. Ne reste pas solitaire avec ton cœur zappé, sinon, tu ne sauras trouver la paix de l’âme qui redonnera à ta vie le goût de l’amour vrai.

 

  • Tu te sens attiré par l’autre du même sexe, ou tu as déjà même tenté l’aventure en te disant : «c’est un choix comme un autre », en oubliant quand même que l’autre différent, même s’il fait peur, est aussi l’autre complémentaire ! Ne ferme pas trop vite la porte à l’autre sexe, ne commence pas trop vite à regarder les corps, en oubliant les cœurs qui sont d’autres beautés à explorer. Le corps est un outil servant à la rencontre. Ne reste pas figé sur l’être charnel qui t’attire, sinon, tu recevras seulement en héritage, le gage superficiel d’un amour enfermé sur toi-même. Etre homosexuel n’est pas un choix personnel, ni une punition ! On pourra t’accueillir, certes, avec cette part de toi-même, mais sans jamais admettre que Dame Nature puisse considérer l’homosexualité comme une alternative crédible et valorisante, même si tu te sens heureux aujourd’hui dans cette voie… Je ne te juge pas et t’accueille en frère, ami, écoute ma parole, même si tu as du mal à la comprendre…

 

  • Tu as déjà « couché » comme on dit, par amour, parce que cet(te) autre-là avec qui tu vibrais, était pour toi l’âme sœur et que l’amour sans sexe te parait utopique. Tu te disais que pour la première fois, il ne fallait pas se tromper, il fallait être sûr(e)… Et tu n’as pas résisté longtemps au feu du dedans de ton corps qui t’attirait vers l’autre. Tu as donné ton corps : as-tu donné ton cœur ? L’as-tu donné vraiment ou seulement un morceau, juste pour essayer, pour voir si ça « collait » ? Et cette première fois, l’as-tu déjà oublié ? Se donner tout entier, est-ce  bien nécessaire, surtout si l’autre ne cherche pas un projet qui engage, un projet à long terme, où le pire et le meilleur seront à conjuguer pour construire l’amour !

 

  • Tu as déjà vécu des relations sexuelles, sans trop savoir pourquoi : il faut bien essayer ! Se masturber à deux, c’est bien réconfortant ! Tu vas de fleur en fleur, tu butines facile, en offrant mieux ton corps sans trop chercher le cœur. Tu vis des « aventures » qui satisfont ta soif d’aujourd’hui, un besoin naturel de vivre des orgasmes pour te sentir vivre autrement qu’en rêvant… « Que ça dure le plus longtemps possible » diras tu résigné ! Tu vises l’enveloppe, cherchant peu l’intérieur, et si ton cœur s’accroche, alors là, tu prends peur. Tu es jeune, dis-tu, il faut en profiter, comme si l’amour ne s’usait que si on ne s’en sert pas ! Une bande d’idiot prêche que seul le sexe peut faire de ta vie, un geyser de plaisir. A cela, je préfère t’indiquer une voie, où la source fraîche sera un amour vrai, jaillissant des profondeurs de l’être pour un bonheur durable, qui trouvera sa place dans un cœur à cœur sincère qui trouve son accomplissement dans un corps à corps réfléchi. Ecoute cette parole qui vient pas de trop loin, mais d’un ami sincère qui trouve de la lumière dans celle du Seigneur !

 

  • Tu vis en amoureux un bonheur très profond. Depuis des mois, des jours, tu ne penses qu’à elle, qu’à lui.  Tu es fidèle et vrai, tu vois dans la durée, un engagement possible. Tu n’as pas accompli cet acte merveilleux qui consiste à t’unir dans ta chair à sa chair. Tu veux le réussir, ce don si merveilleux : écoute la Parole qui vient te remuer. Pour un vrai corps à corps, cherche le cœur à cœur qui se construit sans bruit, et qui cherche à donner à l’autre, pas seulement une part de toi-même, mais tu veux tout donner, en lui offrant ton corps ! Donne-lui ta parole, donne-lui ce que tu es, donne-lui les lumières et les ombres qui sont les nuances de ta vie. Donne-toi en entier, pas de demi-mesure ! Pour ne pas faire semblant, il faut chercher vraiment, les chemins qui construisent un vrai engagement !

 

  • A toi qui n’as encore pas offert ton corps à un autre, garde ce don précieux qu’est ta virginité. On se moquera de toi, on te traitera de « puceau ». Sache que tu pourras n’offrir qu’à un seul être et une seule fois, ce cadeau merveilleux. Ne le gaspille pas, ne laisse pas tes hormones te massacrer le cœur en préférant le corps. La vie est bien fragile et l’amour si précieux : seules la patience et la persévérance peuvent donner à la suite saveur d’éternité. Ecoute ces paroles, ami, jeune qui cherche l’amour. Il n’est pas à glaner au détour d’une rue, il ne court pas devant, il n’est pas plus derrière. L’Amour, ce bien précieux, est au-dedans de toi, à toi de l’apprivoiser en cherchant la Vérité !

 

  • Peut-être dans ton cœur, un autre grand désir se fait jour, et sans bruit, sans même oser imaginer que cela soit possible, tu désires en secret te donner tout entier, non à un autre, mais à tous, en gardant pour toujours ta virginité… Un engagement qui se fait don total, sera toujours mal vu dans ce monde qui fantasme. Répondre à un appel divin peut-il me rendre heureux ? Puis-je être comblé dans un manque affectif, et donner plus que tout en choisissant le célibat volontaire ? Cette question intime reste chaque jour en suspens. Se donner tout entier pour aimer sans exclusive n’est pas gagné d’avance ! Il faut trouver en Dieu seul la cause de la joie qu’il te donne autrement que dans les bras d’un autre ! Comprenne qui saura voir cet ailleurs qu’indique l’Evangile…

 

  • Un mot pour toi, frère et sœur solitaire, qui cherche l’âme sœur sans jamais la trouver. Tu vis ce célibat comme une écharde dans ton cœur. Tu voudrais aimer, et construire ta vie, en la partageant à deux. Tu n’as pas trouvé celui, celle que ton cœur cherche ! Ecoute la Parole de Celui qui avant toi a donné sa vie par amour ! Ne te décourage pas et cherche à rester fidèle à toi-même ! Trouve des lieux, des frères, des amitiés où tu pourras mettre toutes tes forces d’amour, pour te donner généreusement et ainsi, pour mieux attendre et te préparer pour celui ou celle que ton cœur espère !

 

  • Tu es grand(e), tu es jeune, tu as de l’expérience ou tu n’es pas encore engagé(e). Tu veux la liberté, le bonheur et le charme. Tu attends tout de la vie et de l’autre, et tu perçois combien ce chantier est immense ! La vie attend de toi que tu crois en l’Amour, patient et lumineux, qui éclaire la route. Tu as raison de croire en l’infini possible. Tu es fait pour aimer, tu es fait par Amour.
Toi qui cherches l’amour… Repères pour une éducation affective et sexuelle

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Repères pour vivre avec bonheur sa vie affective et sexuelle

Publié le par Miniritou largement inspiré d'une conférence de l'abbé Grosjean

L’amour que tu as dans le cœur, Il est beau et bon ! L’amour, vivre l’amour, faire l’amour, c’est quelque chose de beau et de grand qui mérite d’être considéré, d’être valorisé.  Parler d’amour, c’est parler de la vie, et de ce qui produit bonheur ou malheur au plus intime de l’être humain. Aimer en vérité, c’est quelque chose de positif !

 

Arrête donc de penser que ce sujet, si intime et si précieux, ne serait pas exprimable, sinon pour en parler de manière légère et détachée, en riant des sentiments qui sont  à l’intérieur, comme s’ils ne construisaient pas ta vie profonde, comme s’ils ne touchaient pas quelque chose de sacré au fond de ton cœur…

 

Avoir des règles de vie dans sa vie affective, c’est pas un carcan moral dont tu vas te débarrasser quand tu seras  un peu plus vieux. C’est positif parce que c’est au service de ton bonheur. Ce qu’il a de plus beau en toi, c’est cette capacité à aimer. C’est à la fois ce qu’il y a de plus beau en toi, et en même temps ce qu’il y a de plus fragile et de plus précieux. La preuve, c’est que c’est dans ce domaine où vous pouvez être le plus heureux, et en même temps, c’est cela  qui peut te blesser le plus, et blesser l’autre aussi de manière irréversible.

 

 

« Je l’aime sincèrement » … Que de sincérités ont été à l’origine d’erreurs et de mensonges ! Un acte, une parole un « Je t’aime » n’est pas vrai parce qu’il est sincère ! Il est vrai parce qu’il signifie réellement ce qu’il doit signifier. Il est vrai parce que cet acte est vécu, cette parole est prononcée  selon le projet de ton cœur. Et c’est là-dessus, c’est sur des choses objectives qu’il faut s’appuyer, si tu veux bâtir un bonheur vrai, un bonheur durable et un bonheur solide.

 

La première chose pour être vrai, c’est de faire la distinction, ce qui est un peu difficile, entre « être amoureux » et « aimer ». On a du te le dire dix fois : « être amoureux », la passion, qui suit la séduction, c’est un sentiment. Un sentiment c’est fluctuant. Un sentiment je ne décide pas quand est-ce qu’il se pointe. Tu ne décides pas de qui tu tombes amoureux, tu ne décides pas quand est-ce que tu tombes amoureux. C’est ce qui explique très bien que, marié depuis trois semaines, tu peux tout à fait  tomber amoureux de la voisine ou de la nouvelle secrétaire. Ce sentiment, il débarque à l’improviste… l’important, c’est ce que tu vas en faire... Et c’est là où tu peux  commencer à être vrai. Si je veux être vrai, je vais prendre le temps.  Prendre le temps c’est tout un programme ! Je vais prendre le temps de discerner ce sentiment, de le faire naître à la vérité profonde de mon être. Si je suis déjà engagé, je vais stopper ce sentiment par ma volonté, je vais arrêter de le nourrir, je vais arrêter d’entretenir une ambigüité dans le quotidien et dans ma tête. Au dessus du sentiment, il y a la volonté libre pour être fidèle. Donc le temps de discerner, le temps de laisser mûrir, (combien de fois si on avait attendu avant de s’engager, ne serait-ce que six mois, on aurait vu que le sentiment, finalement, disparaît comme il est arrivé).

Prendre le temps… Pourquoi est-ce indispensable ? Pourquoi ? Parce qu’au début, dans le sentiment amoureux, il y a forcément une part d’égoïsme qui est très importante et même opressante. C’est plus le besoin d’être aimé que je ressens, que le besoin d’aimer. «On sort ensemble. - Ah bon, pourquoi ? - Et bien parce que… parce que je l’aime. - Comment tu vois ça ? - Eh bien… Eh bien quand elle est là, je suis hyper heureux, euh… vraiment elle m’apporte énormément…euh, je me sens vraiment reconstruit, euh… et depuis la semaine dernière où j’avais cassé avec Unetelle, et bien c’est beaucoup mieux. ».C’est un petit peu égoïste ! C’est peut-être vrai, c’est peut-être sincère ! Voyez ce gars-là il est sincère ! Mais c’est très égoïste ! C’est très égoïste ! Il remplit avec les autres ce besoin d’aimer qu’on a tous en soi ! Or il va falloir prendre le temps, et prendre les moyens, de passer un jour peut-être, à « aimer », d’« être amoureux » à « aimer ». Et « aimer », c’est quoi ? C’est un choix, libre, que je pose, et que je pose pour toujours, en tout cas avec l’intention que ça dure toujours, et du coup avec l’intention de construire quelque chose pour toujours, voyez, parce qu’on ne peut pas aimer pour un temps, on n’est pas des CDD (contrat à durée déterminée) dans l’amour. L’amour vrai, ne peux pas supporter qu’il s’arrête ou renonce !

 

La difficulté que tu connais peut-être, la question qu’on me pose souvent c’est de dire «On est amoureux, et puis c’est un sentiment sincère, et puis on a le désir de pas faire n’importe quoi…et en même temps on est jeunes, les fiançailles, ce n’est pas pour toute suite, qu’est-ce qu’on fait ? » Et bien c’est là… où il va falloir être un peu exigeant. Pourquoi ? Parce que justement dans toutes les paroles que vous allez dire, dans tous les gestes que vous allez poser, il va falloir être vrai …Pour que ce soit beau, et constructif. Ça le sera si tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, est vrai, c’est à dire si ça signifie vraiment ce qu’il y a dans votre cœur, là où vous en êtes. On ne dit pas à une jeune fille ou à un garçon : « Je t’aime » si on n’est pas capable de lui dire en même temps : « Je m’engage avec toi , j’engage ma vie pour toi ». Pourquoi ? Parce que sinon, ce « Je t’aime » qui est peut-être sincère, il n’est pas vrai. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas dire à quelqu’un que vous l’aimez si vous ne la connaissez pas en vérité, et ça, ça demande du temps. Quand on aime quelqu’un, ça veut dire qu’on le choisit pour ce qu’il est, et non pas pour ce qu’il m’apporte, on le choisit pour ce qu’il est vraiment, et non pas pour ce dont je rêve de lui ou d’elle. Et ça, ça demande du temps, d’apprendre à connaître l’autre. Ça demande du temps de dire à l’autre : « Je t’aime », non pas parce que j’ai besoin d’être aimé, mais parce que je veux son bonheur, et je comprends que je t’aime parce que je veux ton bonheur au point de construire toute ma vie avec toi. Dire « je t’aime » à longueur de journée, de SMS ou de profil Facebook, avec des cœurs partout, c’est un peu léger, et ce n’est pas très profond. Ces mots si profonds sont devenus banals. On les a au bout des lèvres sans cesse et de manière spontanée. L’amour, c’est si spontané que ça ?

 

 

C’est clair que c’est exigeant ce que je vous dis là, parce qu’on sent bien qu’en nous-mêmes on a un besoin immense d’être aimé et qu’on est souvent tenté d’aller au plus court, au plus rapide, parce que c’est plus facile, et parce qu’on a besoin d’exprimer tout de suite notre tendresse, notre besoin d’affection, etc. Mais quel est donc l’enjeu ? L’enjeu aujourd’hui, c’est clairement de vous préparer à fonder un foyer, à vivre une relation durable qui sera LA relation de votre vie et qui comblera vos attentes !

 

On ne se prépare pas à 25 ans à se marier, c’est à 15 ans qu’on commence. La façon dont tu vis tes dix années entre 15 et 25 ans prépare la solidité de ton couple. Si tu dis facilement « Je t’aime » aujourd’hui, si tu embrasses facilement, si tu sors et que tu flirtes facilement aujourd’hui, je peux te promettre que tu seras incapable, ou ce sera en tout cas très dur de vivre une vraie vie de couple, et d’être fidèle dans ton couple ensuite :  difficile de vivre une vie de couple rayonnante, profonde, joyeuse, solide. C’est maintenant que ça se prépare. Et c’est ça qui est génial : c’est que vos 10 ans, vos 10 années, 15-25 ans, c’est excellent parce que à la fois ce sont les années les plus sympas, les plus enthousiasmantes… C’est la vie étudiante, c’est la vie lycéenne, on s’amuse bien… Et en même temps, ce sont les années les plus exigeantes. Parce que tout se prépare, tout se fait, toutes les grandes décisions intérieures se prennent maintenant dans ton cœur. C’est maintenant que tu décides comment tu vas vivre ta vie affective.

 

 

Alors, il est un chemin très important pour vivre une vie affective ordonnée… Cherche de vrais amis. Partage avec un ou deux ce que tu vis. Et dans chaque relation, vis d’abord un vrai temps d’amitié dans lesquels peuvent naître des sentiments qui sont plus que de l’amitié. Le cœur de l’Homme est fait pour la vérité. Si tu essayes de la vivre, d’en témoigner, je peux te promettre que derrière les deux trois petits cons qui diront : « Elle est coincé, il est coincé », qui se sont en fait que des jaloux, parce que eux se sont trop abîmés, trop brûlés ; d’ailleurs ceux-là et beaucoup t’envieront, te regarderont avec envie, et peut-être un jour viendront te demander de les aider à vivre ce que tu vis.

 

Ne te contente pas d’un truc moyen, médiocre.  Ta vie est faite pour l’excellence !

Aie des amitiés vraies, et là aussi discernes. Des amis qui t’entraîne au mal, eh bien il faut arrêter, il faut avoir le courage de leur tourner le dos !

 

Souvent les garçons me disent : « Moi je ne veux pas d’une fille facile comme femme…par contre, d’ici là je me permets pas mal de choses. » Je veux dire c’est dégueulasse, ça. Si tu veux une fille bien, sois un garçon bien. Et aidez-vous mutuellement, entre amis. Voilà.

Aujourd’hui c’est clair, et je ne joue pas le démago, je ne te mens pas, si tu veux vivre cet idéal, tu vas en baver. Tu es en marche vers cet idéal, alors c’est un bon début, c’est clair. Mais l’enjeu est trop important. L’enjeu, c’est votre bonheur profond, votre bonheur vrai, un bonheur en plénitude que Dieu te prépare, dès maintenant, que Dieu prévoit déjà dans Son Cœur. L’enjeu, c’est ton bonheur, et c’est aussi le bonheur de tous ceux qui te regardent et de tous ceux qui pourraient - grâce à toi - comprendre qu’il est possible de vivre autre chose, qu’il est possible de vivre un amour vrai, un amour qui rend vraiment heureux.

 

Librement inspiré d'une conférence de l'abbé Pierre Hervé Grosjean

 

Repères pour vivre avec bonheur sa vie affective et sexuelle

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N'espérez pas... Décidez !

Publié le par Michaël Hargrove

N'espérez pas, mon ami... décidez!

Alors que j'attendais un ami à l'aéroport de Portland, Oregon, j'ai vécu une expérience qui transforme une vie et dont vous entendez parler par les autres. Le genre qui vous prend par surprise. Celle-ci s'est produite à moins d'un mètre de moi. Cherchant à reconnaître mon ami parmi les passagers qui remontaient la passerelle, je remarquai un homme qui se dirigeait vers moi avec deux valises légères. Il s'arrêta à côté de moi pour saluer sa famille.

Il a d'abord fait signe au plus jeune de ses fils (six ans environ) tout en déposant ses bagages. Ils se sont étreints chaleureusement et longtemps. Alors qu'ils se reculaient assez pour se regarder dans les yeux, j'ai entendu le père dire: "Comme c'est bon de te revoir. Tu m'as tellement manqué!" Et son fils a souri un peu gêné, a détourné son regard et a répondu doucement: "Moi aussi, papa!" Puis, l'homme se redressa, regarda droit dans les yeux de son aîné (neuf ou dix ans) et, tenant son visage entre ses mains, il lui a dit : "Tu es déjà un jeune homme. Je t'aime tellement, Zach!" Puis, à leur tour, ils se sont étreints avec amour. Pendant que tout ceci se déroulait, une petite fille (un an, un an et demi) se tortillait dans les bras de sa mère sans quitter des yeux le magnifique spectacle de son père qui entrait. L'homme a dit: " Bonjour, petite fille!" en la prenant doucement des bras de sa mère. Il l'a abreuvé de baisers, puis l'a serré contre sa poitrine en la berçant. La petite fille s'est immédiatement calmée et a tout simplement posé sa tête sur l'épaule de son père, ivre de plaisir. Après un long moment, il confia sa fille à son fils aîné et dit: "J'ai gardé le meilleur pour la fin!" avant de donner le baiser le plus long et le plus passionné que j'ai jamais vu à sa femme. Il l'a regardée dans les yeux pendant plusieurs secondes, puis lui dit tout bas: "Je t'aime tellement!" Ils se sont regardés dans les yeux en souriant et en se tenant les mains. Pendant un moment, ils me rappelèrent des nouveaux mariés, mais je savais d'après l'âge des enfants que ce n'était pas le cas. J'y réfléchissais depuis un moment quand j'ai compris que j'étais totalement captivé par un magnifique témoignage d'amour inconditionnel à quelques centimètres de moi. Je me suis soudain senti inconfortable, comme si je violais quelque chose de sacré, puis je fus étonné d'entendre ma propre voix demander nerveusement: "Super! Depuis combien de temps êtes-vous mariés?" "Nous sommes ensemble depuis quatorze ans, dont douze années de mariage", a-t-il répondu en ne quittant pas des yeux le joli visage de sa femme. "Alors, depuis combien de temps êtes-vous parti?" L'homme se tourna enfin vers moi et me regarda, toujours avec son sourire joyeux. "Deux longues journées!" Deux jours? J'étais abasourdi. L'intensité de leurs retrouvailles m'avait donné à penser qu'il avait été absent pendant des semaines, sinon des mois. Je savais que mon air m'avait trahi et je dis, de façon désinvolte, espérant mettre fin à mon intrusion de façon élégante (et continuer à chercher mon ami): "J'espère que mon mariage sera toujours aussi passionné après douze ans!" L'homme a subitement cessé de sourire. Il m'a regardé droit dans les yeux et avec une force qui a pénétré au plus profond de mon âme, il m'a dit une parole qui a fait de moi une nouvelle personne. Il m'a dit: "N'espérez pas, mon ami... décidez". Puis, il m'a gratifié de nouveau de son plus beau sourire, m'a donné la main et a dit: "Que Dieu vous bénisse!" Sur ce, toute la famille s'est éloignée ensemble. Je regardais encore cet homme exceptionnel et sa famille spéciale s'éloigner quand mon ami est arrivé et m'a demandé: "Qu'est-ce que tu regardes?" Sans hésiter, et avec assurance, j'ai répondu: "Mon avenir!"


Auteur: Michael Hargrove

N'espérez pas... Décidez !

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Débordé… donc inabordable !

Publié le par Xavier Cormary

« Vous n’avez pas beaucoup de temps, je le sais, ça prendra juste une minute. Je sais que vous êtes très occupé, mais j’ai besoin de voir un prêtre ! »

De plus en plus souvent, je rencontre des personnes qui ont intégré, parfois de manière abusive, l’agenda surchargé des prêtres. Quelquefois aussi, en partageant avec des frères prêtres, je m’aperçois que leur rythme de vie ne laisse guère de chance à celui qui voudrait pousser la porte de le faire sereinement. Déjà, ce n’est pas évident de venir trouver un prêtre pour un conseil spirituel ou une confession… Pas étonnant que ce soient des « radios libres » qui reçoivent toutes les soirées des dizaines d’appels d’auditeurs qui souhaitent obtenir des prédictions et des conseils souvent peu judicieux et éclairés d’ailleurs.

 

« Oh, je suis débordé. Je n’ai pas le temps ! »  Débordé, donc inabordable. Inutile d’espérer un rendez-vous avant la semaine prochaine ! C’est malheureusement la réalité: le prêtre est très souvent perçu comme un homme débordé et stressé avec un agenda surchargé. Et la réaction des gens, des jeunes en particulier, est flagrante. L’un d’eux m’a même confié, un jour où j’avais pris le temps de l’écouter : « si j'en juge par le rythme infernal des prêtres que je connais, il y a de quoi réfléchir à suivre ce chemin, car pour un homme, c'est beaucoup ! ça m'effraie un peu même beaucoup ! Mais des prêtres, il en faut. Ce n’est pas facile de vivre une si grande et belle histoire d'amour au quotidien… Ca donne à réfléchir… » Les vocations ne sont-elles pas anéanties par les agendas des prêtres et leur apparente inaccessibilité ? Et ce que je dis des prêtres, n’est-ce pas également vrai pour les parents et les éducateurs des jeunes ?

 

Pour ma part, et avec bien des contraintes, je voudrais ne pas donner cette impression à mes paroissiens. Homme débordé, donc INABORDABLE ! C'est triste et contraire à l'Evangile... Mais souvent comment faire... C'est vrai ! Quoi que je pensais aussi que l’on se donne le travail que l'on veut : j'ai cette chance inouïe que personne ne me dit : il reste ceci et cela à faire. Du travail apostolique, il est restera  même quand je serai mort... Etre apôtre, pasteur enthousiaste et chrétien motivé pour aimer le Christ et le faire aimer, oui ! Etre attentif à chacun et prendre le temps d’accueillir et d’aimer, oui ! Tant pis si mon agenda s’en trouve quelque peu bousculé.

 

Choisir un juste milieu entre ne rien faire et vouloir tout faire, c'est choisir le Christ, j'en suis convaincu !

 

Débordé… donc inabordable !

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Prêtres ... Convainquants et convaincus

Publié le par Xavier Cormary

A mes frères prêtres…

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Quel délicat sujet à aborder ! Surtout pas de jugement, pas de critique stérile ! Difficile aussi d’adresser ce message à un frère en particulier. Peut-être ai-je besoin de m’adresser ce message à moi-même avant de l’adresser à d’autres prêtres ! Parce que je ne suis jamais assez cohérent avec ma foi et dans mon ministère !

 

Souvent, je suis déçu, de constater que particulièrement dans la liturgie, nous ne sommes pas, comme prêtres, assez convaincus de ce que nous célébrons ! Nous faisons des gestes machinaux, sans noblesse et même extérieurement sans donner l’impression de croire en ce que nous célébrons !  Nous faisons et refaisons des gestes comme s’il s’agissait de nous brosser les dents ou de distribuer des tickets au moment de la communion. Nous disons des paroles quotidiennes « Ceci est mon corps » comme si nous disions « il fait beau ce matin ».  Nous avons de la peine à vivre notre liturgie parce que nous avons peut-être pas suffisamment compris que ces mystères là, ce que nous célébrons dans chaque sacrement, ce n’est pas notre œuvre, mais l’œuvre du Christ qui s’accompli par nos bouches et par nos gestes. Nous ne mesurons pas la grandeur de notre mission au service de la Rencontre de Dieu avec son peuple !

 

Quelle souffrance de sentir aussi dans les fidèles des jugements à l’emporte-pièce qui considère le prêtre qui est devant eux uniquement sur sa manière de célébrer la messe ! Prêtres de Jésus, nous avons besoin d’amour !

Et si un jour, un prêtre vous fait mal parce qu’il ne se donne pas
extérieurement tout entier au Christ quand il est à l’autel, aimez-le encore plus pour qu’il comprenne combien son ministère est précieux pour vous. N’oubliez pas qu’un jour, il a donné sa vie à l’Église en s’’allongeant devant Dieu et devant l’évêque ! Toute sa vie est au Christ même si parfois, on a du mal à le voir !

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Version gars : Une de perdue, dix de retrouvées ? Version filles : Un de perdu, dix de retrouvé ?

Publié le par Miniritou

Les affaires de cœur sont parfois de douloureuses aventures qui laissent le cœur piétiné lorsqu’elles se terminent mal : après avoir vécu sur un nuage pendant quelques semaines, quelques, mois, voire quelques années, après avoir été tout feu, tout flamme, après avoir vécu le paradis et être monté au 7° ciel, il semble que l’enfer soit maintenant ton horizon et ton quotidien.

 

Pour fuir cette détresse qui semble insurmontable,  tu vas bien sûr chercher tous les moyens. Tu vas peut-être vouloir de suite te consoler et te changer les idées dans les bras d’un autre, d’une autre. Tu vas aussi peut-être avoir la tentation de te refermer sur toi, de te laisser aller à un marasme intérieur, à baisser les bras. Tu auras aussi l’envie de te changer les idées par tous les moyens, quitte à prendre des risques inconsidérés : faire la fête pour oublier, voir plein de monde, et te lâcher, fuir le malaise en flirtant avec des sensations fortes.

 

Entre peurs de te retrouver face à toi-même, et regrets, entre nostalgie et colère, tu vas devoir faire face à un séisme éprouvant. Que ce soit la première rupture à affronter, inattendue ou pressentie, ou la dixième, ne pense pas que tu vas sortir indemne de cette douloureuse situation.

Si les liens étaient très forts, fusionnels, intenses, parfois exclusifs, l’avenir sera sombre longtemps, et le dégoût, la haine, la déception sera longue à surmonter. Les blessures les plus profondes sont les plus longues à cicatriser.

Tu te retrouves en situation d’extrême fragilité : si tu as conscience de cela, tu pourras déjà affronter avec lucidité cette rude étape de ta vie. Tu pourras aussi chercher de l’aide, non dans des dérives qui ne règleront pas ton problème ou effaceront ces souvenirs qui de lumineux, sont devenus les plus douloureux qui soient. De l’aide non dans une fuite de toi-même vers un exil extérieur, mais un soutien humain auprès d’une personne rare qui saura accueillir ta détresse et porter avec toi cette croix écrasante.

 

Dans l’échec sentimental et amoureux, c’est toute ta vie qui est affectée : le soutien humain, fraternel, amical d’une personne chère, en qui tu as vraiment confiance, et avec qui tu pourras partager et vider ton cœur abimé, sera le baume précieux qui pourra cicatriser le mieux ta blessure.

Evite à tout prix de chercher les compensations extérieures, sinon tu seras tôt ou tard, déçu.

Et n’écoute pas ces débiles qui essaieront de te consoler en te disant : « Un de perdu, dix de retrouvé ! » Ce genre de réaction n’est pas digne de ton cœur blessé qui cherche un chemin de résurrection.

 

Version gars : Une de perdue, dix de retrouvées ? Version filles : Un de perdu, dix de retrouvé ?

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