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Croire au Dieu de la vie

Publié le par José Antonio Pagola

En ces temps de profonde crise religieuse, il ne suffit pas de croire en n’importe quel Dieu : nous avons besoin d’affirmer que Jésus est Dieu ; il est décisif de savoir que dieu s’incarne et se révèle en Jésus (…) L’heure n’est-elle pas venue d’entreprendre la tâche passionnante « d’apprendre », à partir de Jésus, qui est Dieu, ce qu’il est, comment il nous ressent, comment il nous recherche, et ce qu’il veut pour les hommes ? (...) Si Dieu existe, il ressemble à Jésus. Ses façons d’être, ses paroles, ses actes et ses réactions sont des aspects de la révélation de Dieu. En plus d’une occasion, tandis que je m’interrogeais sur ce qu’est Jésus, je me suis étonné moi-même à cette pensée : c’est ainsi que Dieu se préoccupe des personnes, c’est ainsi qu’il considère ceux qui souffrent, c’est ainsi qu’il recherche ceux qui sont perdus, qu’il bénit les petits, qu’il accueille, qu’il comprend, qu’il pardonne, qu’il aime.

J’ai du mal à imaginer un chemin plus sûr pour nous approcher de ce mystère que nous appelons Dieu. La façon dont le vit Jésus est restée gravée profondément en moi. On voit immédiatement que pour lui, Dieu n’est pas un concept, mais une présence amicale et toute proche, qui fait vivre et aimer la vie d’une autre manière. Jésus le vit comme le meilleur ami de l’être humain, « l’Ami de la vie ». Ce n’est pas un étranger qui, de loin, contrôle le monde et fait pression sur nos misérables vies ; c’est l’Ami qui, de l’intérieur, partage notre existence et se change en la lumière la plus claire et en la force la plus ferme, pour nous permettre d’affronter la dureté de la vie et le mystère de la mort.

Ce à quoi Dieu s’intéresse le plus, ce n’est pas à la religion, c’est à un monde plus humain et plus aimable. Ce qu’il cherche, c’est une vie plus digne, plus saine et plus heureuse pour tous, en commençant par les derniers. Jésus l’a répété de multiples façons : une religion qui s’oppose à la vie est fausse, ou son interprétation a été faussée. Ce qui fait le bonheur de Dieu, c’est de nous voir heureux, maintenant et pour toujours. Telle est la Bonne Nouvelle qui nous est révélée en Jésus-Christ : Dieu se donne à nous en ce qu’il est : l’Amour.

José Antonio Pagola. Jésus- Approche historique – Cerf 2013, pp. 487-488

Croire au Dieu de la vie

Publié dans José Antonio Pagola

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Rebondir après une rupture amoureuse

Publié le par Miniritou

Passé les larmes et la douleur, cette épreuve dans laquelle nous croyons mourir nous aide aussi à grandir. Elle nous éclaire sur nos capacités de résistance face à la séparation comme sur notre aptitude à trouver, peu à peu, notre autonomie et notre manière de vivre.

Submergé par la peine, perdu dans un monde en ruine, dévasté… Il est bien difficile d’envisager des bénéfices dans un chagrin d’amour qui nous emporte. Et pourtant… Ne serait-ce pas aussi l’occasion d’une renaissance ? Tu as avant tout immensément mal. Tu es anéanti...Bien au-delà, souvent, de ton amour déchu. C’est toute la vie qui est ébranlée : pas seulement le cœur, mais aussi les enthousiasmes du quotidien. À croire que tu perds beaucoup plus qu’une âme sœur. Tu as le sentiment que tout s'effondre. L’être humain se découvre incomplet et la relation amoureuse lui donne, justement, l’illusion d’être complet : en pensant combler les manques de sa moitié, il trouve un sens à son existence ; en étant aimé en retour, il croit ses manques comblés. Mais tout cela n’est qu’illusion.

Le grand vide intérieur

Quand le voile se déchire, tu réalises que tu es « existentiellement » incomplet quoi qu’il arrive dans une vie. Le vide de l’appartement résonne avec celui que tu portes en toi. L’absence de SMS du matin au soir, les petits mots doux, la présence, tout cela a subitement disparu… Un moment de vertige parfois vécu comme un passage du tout au rien. Quand l’autre était devenu un appui, un soutien face aux défis de la vie, et qu’il n’est plus là, on perd pied, et on a du mal à envisager même un avenir à son existence. Si la relation a été très fusionnelle, l’abîme est d’autant plus vertigineux !

Abandonner ou être abandonné : une blessure

Avec cette question terrible qui, depuis le complexe d’Œdipe, nous taraude : ne suis-je donc pas aimable ? Car si, depuis la toute première séparation qu’est la naissance, nous avons appris à nous débrouiller seul, la fin du couple réveille aussi une angoisse d’abandon tout enfantine. Etre abandonné ou vivre ce sentiment d’abandon renvoie aussi à cet inconscient, à ces blessures intimes. Et prendre conscience de cette blessure permet peut être aussi de faire face de manière différente à la rupture. D’autant que si tu es celui qui choisit la rupture, qui rompt la relation, tu ne seras quand même peut être pas épargné : on ne crée pas des liens sans qu’il y ait des conséquences à ces liens, surtout s’ils ont duré des mois, des années, et que la relation a pris toutes les dimensions d’une relation conjugale, sans en avoir forcément l’engagement.

Consentir au chagrin pour faire le deuil

D’abord, pare au plus urgent : encaisser la violence de la perte, la peur du vide, de l’avenir, éponger la déception, panser tes blessures narcissiques… Peu à peu, te retrouver, et, chemin faisant, apprendre, grandir, se redéfinir. Comment ? En commençant par reconnaître ton chagrin. Il faut trouver à qui parler, à qui te confier, à qui ouvrir ton cœur, en toute confiance sans négliger aucun sujet, aucun événement, aucun ressenti qui puisse te permettre de faire l’état des lieux. Mais choisis bien la personne à qui te confier et ouvrir ton coeur blessé !

Tandis que le mot « rupture » banalise l’événement (tout le monde se sépare de nos jours). Parler de chagrin d’amour, c’est admettre la douleur : tu prends ta place de sujet : auteur et acteur dans l’événement. La relation s’est vécue à deux, pas à pas. La séparation doit aussi être vécue à deux : plus avec l’autre qui est parti, et avec qui il vaut mieux éviter de continuer à se confier en faisant « comme si », dans une nostalgie ou un espoir secret de se retrouver ou se réconcilier… Souvent d’ailleurs, on peut rêver de « rester amis »… N’est-ce pas une illusion ou un mensonge déguisé pour atténuer le drame ? Non, vis ta rupture en confiant ton cœur meurtri à un ami, un frère, une sœur, un aîné qui sera là, pas à pas, pour écouter et t’accompagner sans juger. Ce n’est jamais le méchant qui part et le gentil qui est abandonné mais il est certain que la rupture n’est souvent pas vécue de la même manière par les deux protagonistes.

Cerner les pourquoi de la rupture

Pour celui qui reste seul, passé le nuage de haine qui permet de se préserver en désignant l’autre comme coupable, il convient d’élucider ce qui a raté et comment chacun a participé à cet échec. Quels projets avions-nous ensemble, quels engagements avions-nous pris ? Etaient-ils assumés dans toutes leurs dimensions ? Quels chemins avons-nous emprunté séparément, puis ensemble ? Quel passé a surgi dans notre histoire ? Bien d’autres questions méritent d’être posées : il me paraît indispensable Autant de questions qui permettent, lorsque tu parviens à y voir clair, d’éviter, plus tard, l’exact même fiasco. Si tu envisages toujours tes histoires d’amour sur le même air, tu retomberas sans doute dans les mêmes pièges affectifs ou relationnels. Toute expérience n’est évidemment pas bonne à vivre, mais toute expérience vécue peut apporter son lot d’enseignements. Il convient donc d’accueillir ces leçons humblement, mais de manière lucide et réaliste.

Une chance pour ressusciter ?

Chaque expérience de séparation – et la douleur qui va avec – nous apprend pourtant, même si c’est dur à entendre au fond de la détresse, un peu mieux l’essentiel : comment faire avec notre manque fondamental ? Une question angoissante, mais riche de promesses. La solitude nous offre alors l’occasion de nous redéfinir. Certains réalisent qu’à trop avoir voulu répondre aux attentes de leur copain, copine, conjoint, ils se sont égarés. Ils se sont perdus eux-mêmes !

L’occasion est venue de te retrouver, de reprendre contact avec les amis délaissés : les vrais amis, ceux que tu as zappé, ne t’auront pas, eux, oublié… Il est bon de prendre la mesure des amitiés solides qui ne se sont pas formalisés de te voir embarqué dans une relation exclusive qui les a laissés de côté… Il est temps pour toi de tenter de nouvelles façons d’être. En constatant que tu ne t’effondres pas, que tu peux compter sur ton entourage, la crise met aussi à jour des ressources, intérieures et extérieures, insoupçonnées ou délaissées. Petit à petit, tu découvres que tu peux encore vivre, exister sans celui ou celle avec qui tu as tant partagé ! Tu redeviens capable de rire sans lui ou elle. Et même à être bien tout seul. Les premières déceptions amoureuses est le début de la prise en charge de sa propre existence.

Après la douleur et les larmes, croire en l’amour redevient possible, à condition que tu laisses du temps au temps. T’embarquer dans une nouvelle relation, par défaut, par manque, est souvent destructeur, et sans avenir, car la nouvelle relation risque d’être une compensation ou consolation devant une blessure encore vive. Donne du temps au temps : c’est essentiel. Quelques semaines, voire quelques mois sont nécessaires ; n’en fais pas l’impasse ! Un amour serein et vrai sera débarrassé de ses illusions, parce qu’il aura mûri en face des chagrins qui ont touché et abîmé ton cœur.

 

Et Dieu dans tout ça ?

Si tu as la foi, si la vie spirituelle est aussi un appui dans ta vie, n’oublie pas de remettre tout ça entre les mains du Seigneur ! Il est indispensable, dans les choix, même les choix affectifs, de demander le soutien et l’éclairage de l’Esprit-Saint pour discerner vraiment si ton désir rejoint le désir profond de ton cœur que Dieu a semé en toi ! Quand la relation est rompue, démolie, il est d’autant plus nécessaire de confier ton cœur brisé à la miséricorde du Seigneur. Tu as été abîmé, et sans doute tu as abîmé le cœur de l’autre : c’est certain. La prière personnelle, le sacrement de réconciliation et l’eucharistie sont des trésors de foi que tu ne dois pas laisser de côté. Dieu ne fait jamais les choses à notre place : mais la force de son amour nous rend capable d’être ardent à faire le Bien, de vouloir le Bien de l’autre, et de chercher à discerner son appel. Trop de chrétiens ne se fient à la boussole de l’Esprit-Saint que lorsque tout va mal, et qu’ils sont perdus ! Il est grand temps de confier son cœur, son présent son avenir à ce Dieu qui ne veut que notre bonheur ! Sans peur, car Dieu t’aime quoi qu’il arrive !

Rebondir après une rupture amoureuse

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La triste réalité de notre société

Publié le par Miniritou

Depuis les attentats à Paris, le 7 janvier 2015, après de multiples assassinats perpétrés devant des caméras de la manière la plus odieuse qui soit, après les multiples massacres restés discrets loin des caméras, qui sont les plus nombreux et les plus atroces qui soient (ça rappelle l’Holocauste, à une époque où les caméras n’existaient pas, ou bien ne voulaient pas admettre l’ignominieuse réalité…) : a-t-on le droit de se demander :

 

«Comment des hommes peuvent-ils en arriver à commettre de telles atrocités, en prenant Dieu pour alibi ? »

 

J’ai envie de donner ma réponse de chrétien :

Je crois que le Dieu de Jésus-Christ a été profondément anéanti par tout ça, au moins autant que nous. Mais depuis des années, nous lui avons demandé de sortir de nos écoles, de sortir de nos gouvernements et de sortir de nos vies. Si bien que Dieu n’est plus qu’une caricature dont on s’amuse, juste pour rigoler. Nous avons gentiment effacé de nos mémoires les racines chrétiennes de l’Europe. Nous refusons la religion de nos pères, qui a tant apporté à notre civilisation. Pire que ça, le révisionnisme historique fait passer l’Église et le Christianisme pour le pire obscurantisme qui soit. On compare l’Inquisition avec le Djihad. On accuse « les religions » d’être le pire mal de l’humanité.

Oui, nous avons remplacé Dieu par les « Lumières » de l’intelligence humaine. Nous avons érigé les principes du vivre ensemble sur les dogmes de la pensée laïque areligieuse, refusant à Dieu la possibilité d’inspirer le Bien, le Bon et le Beau à la conscience humaine. Nous avons décrété que la Loi naturelle n’avait plus cours, que la morale judéo-chrétienne était contraire à la liberté d’expression de tout le génie humain. Le meilleur de l’Homme a remplacé la pire des idéologies : la religion. Dieu est devenu l’ennemi public numéro 1. La Loi de Dieu est devenue caduque ; et comme la nature a horreur du vide, c’est la Loi du plus fort, du plus puissant, la Loi de l’argent qui a pris ses quartiers parmi nous.

 

Et cela nous conduit au bord de l’abîme…

Concernant les récents évènements : les meurtres d’enfants par crucifixion ou en faisant d’eux des bombes humaines, les attaques terroristes, les décapitations, les tueries dans les écoles commises au nom d’un autre Dieu que le mien, je vois ces drames comme le résultat d’ambitions et de luttes, pour lesquelles Dieu sert seulement d’alibi… Mais tout cela est-il le fruit de la religion ou bien le résultat des actes de personnes qui prétendent agir pour Dieu, alors qu’ils agissent contre lui en agissant contre l’Homme ?

Frère musulman, si ton Coran est livre de paix, si cette parole que tu dis divine est au service du bonheur des hommes : relis-le pour expurger de ton cœur ce qui n’est pas conforme au dessein de Dieu, ce qui ne peut pas conduire à la paix entre les hommes... A l’occasion de l’an 2000, les chrétiens ont fait encore un examen de conscience. Il porte des fruits de conversion aujourd’hui.

Tu auras beau lire les versets de l’Évangile, tu n’y trouveras qu’un message d’amour. Quand je lis ce Coran, bien des paroles me touchent et m’interpellent. Et elles ne sont pas toutes clairement fraternelles.

Frère épris de l’Islam, le monde en quête d’unité et de paix, ne peut plus supporter la religion. La tienne car elle serait le terreau d’un fanatisme odieux, la mienne car elle serait gravement nuisible à la liberté, à l’égalité, à la fraternité.

Frère chrétien, toi aussi, reprends le chemin de l'Evangile et vérifie si ta conduite d'aujourd'hui, ou celle d'hier, est celle que Jésus aurait pu avoir avant toi !

Les ressources de l’Homme livré à lui-même dans ce monde absurde s’épuisent : après avoir tué Dieu, L’homme s’est attaqué à l’environnement. Et après avoir déjà grandement dégradé le monde dans lequel il vit, l’Homme s’attaque désormais à son semblable… Logique implacable…

Chrétien, je crois que Dieu est le gardien de ma vie, et que tout Homme est image et ressemblance de son Créateur : il est une histoire sacrée. Enlever Dieu, et tu enlèves la raison d’être du respect de la dignité et de l’existence de ton Prochain. L’autre devient un concurrent, un ennemi, un adversaire, et non plus un frère !

Les dogmes divins sont difficiles et exigeants. Mais c'est un voyage vers la source de l'Amour que la foi nous invite. Nous recevons les Commandements souvent comme des entraves à notre liberté. Mais les dogmes humains, érigées en vérité universelle, conduisent au chaos et à l’anéantissement. Ils sont les racines mêmes du fanatisme et de la violence. A nous tous, croyants, il appartient d’annoncer par notre vie le véritable visage de Dieu : Celui qui s’est rendu visible à nos yeux pour que nous marchions vers l’invisible !

La triste réalité de notre société
La triste réalité de notre société

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Vandalisme et profanations de cimetières

Publié le par Miniritou

      Hier, le cimetière de Castres où reposent mes grands parents et arrières-grands parents a été vandalisé. Ce genre de dégradations, parfois réalisées dans l'intention de profaner le signe religieux que représente la sépulture d'un défunt, est manifestement, et de plus en plus, le signe d'une société malade.

     Comment respecter les morts quand de nombreuses lois imposent, et de plus en plus, de considérer les vivants comme de la marchandise ! On a souvent l'impression, les média ou la classe politique veulent donner l'impression qu'il s'agit d'un problème du rapport entre société et religion : un problème de laïcité, en gros... En fait, je pense profondément qu'il s'agit d'un problème anthropologique : l'être humain est si peu respecté dans sa fragilité : au commencement de son existence (il est désormais plus facile de se débarrasser d'un fœtus indésirable sans délai que de revenir sur sa signature pour un achat de voiture !) ou face à la dégradation de la vieillesse et de la maladie ( une petite piqûre indolore et hop, mamie part en douceur, !). Et je ne parle pas de la GPA qui se développe, surtout pour des femmes affamées qui vendent leur ventre pour fabriquer des enfants pour les riches... Au milieu de ces constats, l'homme d'aujourd'hui peut-il trouver le moindre respect pour le mort, et même pour sa mémoire, alors que le respect dû à l'être humain est légalement, et de manière généralisé, mis en cause ? D'autant plus que face à la mort, l'idée même d'une subsistance de l'âme est devenue inconcevable car irrationnelle...

     La souffrance et la fragilités, et même la mort, sont des constantes indépassables qui font partie de la vie humaine. Vouloir les anéantir, les nier, c'est aussi rejeter la vie, c'est rejeter l'Homme !

     Des jeunes désœuvrés et sans repères anthropologiques sur le sens de leur existence, perdus dans une société qui les exclue, des personnes animées par la haine de la religion ou simplement voulant reproduire ce qu'ils voient à la télévision, pourront-ils comprendre la déshumanisation qu'ils engendrent en s'en prenant aux morts ?

     Une société qui rejette la vie, et promeut une culture de mort, ne peut qu'engendrer un rejet même de la mort ! Parce que la mort reste et demeurera toujours un scandale inacceptable face à la soif de Vie, face à l'espoir viscéral que l'Humain porte en lui. L'être humain est fait pour la vie. Cette vie est fragile, elle est provisoire.

     Consentir à notre humanité pour les vivants que nous sommes, c'est à mon sens, accepter la souffrance et la mort comme un horizon, et c'est aussi comprendre que, au delà de la mort, la vie continue, même pour les incroyants, ne serait-ce que parce que honorer un mort, c'est le garder vivant dans nos mémoires.

Vandalisme et profanations de cimetières

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Matins de Pâques

Publié le par Miniritou

« Tant qu’y a de la vie, y a de l’espoir ! » Qui n’a jamais dit ou entendu ce vieil adage ?


La difficulté survient quand la vie est noyée sous les difficultés quotidiennes, quand la vie est blessée par la souffrance et la maladie, quand la vie est enfermée dans une solitude trop pesante. Où se cache l’espoir ? C’est le dégoût, c’est la peur, c’est… l’anéantissement.


On s’imagine souvent que les chrétiens, les prêtres, les catéchistes, les cathos sont des gens hors-normes, parfaits, surdoués, qui n’ont aucun doute, et sont au dessus de toutes les bassesses humaines ! C’est évidemment tout le contraire ! Tous ceux qui ont suivi Jésus étaient des pauvres types, des femmes publiques, des estropiés de la vie. Et c’est tant mieux ! Désespérer de notre condition humaine ? Sûrement pas puisque justement, c’est Jésus ressuscité qui ouvre des perspectives à nos pauvres vies enfermées dans nos misères ! Si tu es un « pauvre de Dieu » alors il s’invite à ta table, tel un disciple d’Emmaüs anéanti par le découragement.


Au fond de ce désespoir, l’espérance peut-elle naître ? Au cœur de la souffrance, quel chemin emprunter ? La lumière peut-elle percer ? La nuit de la croix, de la peur, aura-t-elle le dernier mot ?


Dans l’Eglise marquée par la pauvreté de ses membres, Dieu s’invite. Les gens purs qui montrent du doigt et condamnent, sont-il tous irréprochables ?
L’espérance du chrétien est fondée sur la foi au Ressuscité. Au matin de Pâques, cette espérance folle a surgi du tombeau : « Christ est ressuscité ! ». Depuis lors, le croyant sait que l’espérance naît sur les cendres des espoirs brûlés. Voilà notre espérance : Dieu accueille les malades et les pécheurs. Des cendres de nos hontes et de nos fragilités surgit un véritable chemin de vie : c’est le chemin de la Joyeuse Espérance. Alors, jour après jour, chaque matin devient matin de Pâques.

 

 

Matins de Pâques

Publié dans Textes de réflexion

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