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Petit abécédaire catholique à l’usage des non-initiés…

Publié le par Xavier Cormary

 
Utiliser un mot à la place d’un autre, c’est toujours embêtant. Dans le domaine religieux, c’est parfois sans grande importance, enfin...  c’est ce que l’on croit. A force d’être approximatif, on finira par ne plus savoir de quoi on parle. Voici donc quelques définitions, pour ne pas se perdre dans les labyrinthes de la foi !
 
Curé : mot utilisé par les journalistes pour désigner ce qui ressemble de près ou de loin à un prêtre. Le curé est le prêtre* désigné pour être responsable d’une paroisse. Pour faire un parallèle avec l’Etat, le curé est à la paroisse ce que le préfet est au département !
 
Vicaire : Mot tombé un peu en désuétude pour désigner le prêtre qui est un collaborateur du curé. Le vicaire est un peu le sous-préfet du curé !
 
Prêtre : mot générique pour désigner tous les clercs qui ont reçu le sacrement de l’ordre (2° degré) et qui collaborent dans une mission précise aux responsabilités de l’évêque dans un diocèse* ou une communauté.
 
Aumônier : Prêtre ayant reçu une charge d’accompagner un groupe, une communauté ou un mouvement. : Aumônier de scouts, aumônier du couvent des sœurs…
 
Diacre : C’est un homme (marié ou non) qui reçoit le sacrement de l’ordre pour exercer le service dans l’Eglise et auprès des pauvres. Il accomplit certaines tâches comme les prêtres* : célébrer les mariages, les baptêmes, visiter les malades, prêcher l’Evangile pendant la messe.
 
Evêque : Parmi les prêtres* sont choisis ceux qui remplissent la mission des apôtres dans l'Eglise. Désignés par le pape, l’évêque reçoit la charge de conduire un diocèse*.
 
Diocèse : C’est un territoire délimité qui définit une Eglise locale. Placée sous la juridiction d’un évêque*, l’ensemble des diocèses forme l’Eglise catholique, universelle ! En France, les diocèses correspondent  presque tous aux départements.
 
Ordre : sacrement* qui «fabrique » les nouveaux diacres, les nouveaux prêtres et les nouveaux évêques.
 
Sacrement : signe visible avec une parole qui exprime d’une manière spéciale pour les croyants l’action de Dieu dans la vie des hommes : Il y a 7 sacrements pour les catholiques : le baptême ; l’Eucharistie (communément appelée MESSE) la confirmation ; le mariage et l’Ordre ; le sacrement de réconciliation (autrefois c’était la confession !) et sacrement des malades (mais non, ce n’est plus l’extrême onction !!!)

Publié dans Catéchèse

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Divorcés remariés... et blessés !

Publié le par Xavier Cormary

Le 28 juillet 2005 : en s’adressant aux prêtres d’un diocèse d’Italie, sur les catholiques divorcés et remariés, le pape Benoît XVI a dit que leur "situation est particulièrement douloureuse pour l’Eglise. Parfois ces personnes se sont mariées par tradition sans être de véritables croyants puis, après un second mariage invalide, découvrent la Foi et se sentent donc exclus de l’Eucharistie".
 
J’ose ici quelques lignes sur ce sujet si sensible de la place des divorcés remariés dans l’Eglise. Tout d’abord, il s’agit de prendre conscience que beaucoup de croyants choisissent la rupture à contre cœur, en ayant bien conscience de rompre un lien sacramentel indissoluble. C’est déjà une réalité qui est source d’une grande souffrance : leur désir de fidélité au Christ et à la Parole donnée devant Dieu est ébréché, abîmé et le regard culpabilisant qui les entoure souvent ajoute à leur propre souffrance. Ensuite, devant l’impossibilité concrète de vivre le célibat, et étant profondément faits pour vivre en couple, ils établissent des liens avec une autre personne. Leur amour ne serait-il pas sincère ? Leur démarche serait-elle seulement humaine ? Dans la foi, les croyants espèrent que dans cette relation d’amour nouvelle, ils vont trouver le bonheur qu’ils cherchent et qui a été si profondément blessé par l’échec de leur mariage. Et que Dieu n’est pas étranger à leur soif de bonheur. Beaucoup de divorcés qui se remarient sont conscients de leur situation « anormale ». Ils la vivent d’ailleurs souvent difficilement, parce qu’ils se sentent jugés et en marge de l’Eglise où chacun est appelé à la sainteté : comme si leur situation irréversible les empêchait de continuer de marcher sur ce chemin difficile ! Par ailleurs et c’est vrai, l’Eglise demande aux personnes divorcées remariées de s’abstenir de communier au Corps du Christ. Cette exigence, souvent incomprise et remise en cause, qui accentue le sentiment d’exclusion, doit être accueillie et comprise dans la foi profonde en l’Eucharistie et dans son lien avec l’Eglise. Tant de chrétiens communient avec désinvolture ! Communier, c’est désirer le Christ. Communier, c’est vouloir que Jésus vienne remplir notre cœur de son amour. Communier, c’est s’engager sur le chemin de la fidélité à l’Evangile. Communier c’est vivre en Eglise pour devenir ce que nous avons reçu par notre témoignage. Quand nous recevons le Corps du Christ, nous disons notre désir que notre vie soit de plus en plus conforme à l’Evangile. La personne divorcée remariée vit alors une contradiction insurmontable. L’abstinence de communion eucharistique est donc demandée afin de ne pas être en contradiction avec le signe qui est donné dans le Pain rompu. Est-ce pour autant que la personne est « excommuniée » ? Elle est exclue du signe eucharistique, c’est clair ! Mais toute communion ne peut pas et ne doit pas se limiter à un geste extérieur ; communier au Christ peut et doit se vivre de diverses manières. Dans l’assemblée dominicale, les petits enfants qui n’ont pas encore communié et qui s’avancent les bras en croix nous disent un désir profond de recevoir Jésus. Leur démarche n’aurait-elle aucune valeur ? Parfois des adultes, tels ces jeunes enfants, s’avancent aussi bras en croix : certains peut-être divorcés remariés, d’autres mal préparés à communier, d’autres catéchumènes, en marche vers la foi. Les personnes divorcées remariées ont une mission d’une importance inouïe dans la communauté chrétienne : par leur abstinence et leur fidélité douloureuse à ce que l’Eglise propose, ils sont appelés à montrer à tous les baptisés la grandeur et l’importance de l’Eucharistie afin que chacun redonne à ce geste si grand et si beau toute sa valeur et sa solennité pour que le geste extérieur puisse manifester en vérité une communion profonde au Christ à l’intérieur !
 
                                                                                   Xavier Cormary, prêtre
 
 

Publié dans Exposés sur la foi

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Benoît XVI : polémique avec les musulmans

Publié le par Xavier Cormary

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières réactions après les déclarations du pape en Bavière  semblent favoriser un apaisement dans les milieux musulmans qui avaient réagi vivement aux propos du pape. dans son discours à l'université de Ratisbonne, Benoît XVI  avait cité un texte médiéval : "Je suis vivement attristé par les réactions suscitées par un bref passage de mon discours (...) considéré comme offensant pour la sensibilité des croyants musulmans, alors qu'il s'agissait d'une citation d'un texte médiéval qui n'exprime en aucune manière ma pensée personnelle", a déclaré le pape.

Ceci dit, je voudrais quand même souligner que s'il ne faut évidemment pas assimiler l'Islam à la violence, s'il faut se garder de juger de l'extérieur une religion que personnellement je ne connais que de manière superficielle, je relève tout de même la violence des réactions suscités dans cette polémique. Les propos de Benoît XVI étaient-ils maladroits ou ambigus ? Sans doute ! La volonté du pape était-elle de confondre Islam et terrorisme ? Certainement pas. Je m'étonne que les musulmans aient réagi avec autant de violence et presque de haine pour certains : un meurtre d'une religieuse a eu lieu en Somalie : est-ce lié ? Des églises ont été profanées en Cisjordanie... Pourquoi tant de haine ! Y avait-il de la haine ou une intention mauvaise dans les propos du pape ? Et comment ne pas penser avec le pape à tous ces chrétiens qui vivent en pays musulmans et qui ne peuvent pratiquer librement leur foi ! Pire, qui sont persécutés comme chrétiens !

Les musulmans modérés et ouverts : on ne les as presque pas entendus ! Toute cette polémique et la virulence des propos entendus à propos de Benoît XVI ne donnent-ils pas raison  au besoin de condamner sans appel toute violence pratiquée avec un motif religieux comme alibi ? Les terroristes se disent islamistes ! Ils motivent leurs actions en référence à l'Islam et souvent en opposition aux chrétiens et au "sionisme" !

Plus que de controverses, les croyants ont aujourd'hui besoin d'ouverture d'esprit et de respect. Que Dieu suscité la paix dans les coeurs et l'amour entre les hommes puisque nous sommes toujours tentés par l'opposition et les querelles sans fin !

                                                                        Xavier Cormary

Publié dans Regards sur le monde

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Y’a d’la joie à Lavaur !

Publié le par Xavier Cormary

 
Vauréen depuis 3 ans, j’ai été impressionné cette année plus que les autres par la qualité des programmations des fêtes générales de Lavaur : les orchestres et les animations, le bon déroulement de la vie de notre cité, malgré les gênes de circulation ou de parking occasionnées par les manèges : tout cela me donne à penser que faire la fête, c’est une chance pour se rencontrer, pour rire et s’amuser, même si il faut de l’argent pour se mettre en tête à l’envers ! Les spectacles sont eux bien gratuits avec une grande scène dans le Jardin. Une grande affluence, surtout le samedi soir a récompensé le travail des bénévoles du comité des fêtes et des autres acteurs qui rendent ces festivités possibles. Au nom de tous ceux qui ont apprécié ces fêtes et qui ne le diront pas, j’exprime un merci à tous ces bénévoles anonymes, qui veulent à travers la fête donner à la Vie de l’ampleur et de la profondeur !
 

Publié dans Mes paroisses

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