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Timidité ou honte ? ou : laïciser la République ou le christianisme ?

Publié le par Miniritou

Un message émanant d’une grande organisation de parents d’élèves souhaitant  « d’excellentes fêtes laïques de fin d’année » à ses adhérents m’interpelle et me questionne.  Les adhérents chrétiens, même s’ils sont minoritaires dans cette association, sont-ils explicitement exhortés à fêter Noël de manière laïque ? La laïcité qui nie les convictions des citoyens peut-elle encore conduire au vivre ensemble ? Et peut-on réagir à ce genre de propos en dressant une crèche dans son jardin sans risquer d’être accusé de mettre la laïcité en danger ?

Plus concrètement, les chrétiens ont-ils encore le droit de dire publiquement que Noël est la fête de la naissance de Jésus, le Fils de Dieu, le Messie attendu ? Ai-je la possibilité de souhaiter à mes proches, à mes amis sur Facebook ou dans la rue une bonne et sainte année 2017, en leur disant aussi que je prie pour eux  sans qu'ils se sentent agressés ?

Autrefois, dans les familles, quand la foi était majoritaire, les anciens n’avaient pas peur d’exiger de leurs descendants le baptême du petit ou le catéchisme pour les enfants. Au point que ces exigences avaient souvent l’effet inverse : rebuter et braquer des parents qui entendaient s’affranchir de la tutelle des parents ou grands parents donneurs de leçons pharisiennes !

Aujourd’hui, plus question d’exiger quoi que ce soit pour les petits enfants ! Il serait bien trop honteux d’envoyer un enfant au catéchisme alors que ce n’est plus vraiment tendance ! Beaucoup de chrétiens eux-mêmes ne savent plus témoigner auprès de leurs proches de leur attachement au Christ. Autour de moi, des chrétiens se sont même abstenus de participer à la messe de Noël simplement parce que les enfants venaient manger à la maison et que la messe n’était pas au programme ! Quel témoignage incohérent !

Le pape François interpellait  un jour ses auditeurs : "Nous avons tous la responsabilité de donner le meilleur que nous avons et ce meilleur, c’est la foi : il faut la leur donner par l’exemple! Les mots sont inutiles… Aujourd’hui, les mots ne servent à rien ! Dans ce monde d’image, ils ont tous un portable et les mots sont inutiles… L’exemple ! L’exemple ! Qu’est-ce que je leur donne ?" (Novembre 2014)

Comme chrétiens, nous avons le devoir, le droit de prier pour nos voisins, pour nos enfants… C’est une manière de leur souhaiter le meilleur pour 2017 ! Et Pourquoi ne pas avoir aussi  l’audace de le leur dire, de le leur écrire, car ça n’engage que nous ! Et c’est déjà une belle manière de témoigner de sa foi sans déranger les convictions de ceux à qui on s’adresse.

Chers lecteurs de ICTHUS, permettez-moi donc de prier pour vous : ça n’engage que moi après tout ! Que le Christ règne dans vos cœurs et vous donne le meilleur tout au long de cette année 2017 !

Timidité ou honte ? ou : laïciser la République ou le christianisme ?

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Prière d'un curé pour les malades à l'occasion de la nouvelle année

Publié le par Miniritou

Seigneur, Dieu éternel et Tout Puissant,

Tu me révèles ta Puissance dans la fragilité d’un Petit enfant à Noël. Tu me montres en Jésus ton Fils que dans toute fragilité, dans toute souffrance, ou dans toute solitude, la croix la plus lourde devient source de vie.

Regarde tous mes frères et sœurs malades, âgés, handicapés ou accablés par les épreuves physiques ou morales. Dans ce pays carmausin, tu m’as donné la mission de révéler à tous ton amour et ta présence au milieu de ce peuple.

Que cette année 2017 soit pour chacun un temps de grâce et de réconfort, un temps de croissance dans la foi, et d’affermissement dans l’espérance.

Soutiens et réconforte ceux que la fragilité a éloignés de la communauté paroissiale. Viens par ton Esprit visiter ceux qui sont seuls. Que jamais le désespoir et le sentiment d’abandon n’aient le dernier mot.

Suscite donc dans ma paroisse des chrétiens attentifs à ceux qui sont malades, isolés. Et rends tous les chrétiens du carmausin assez humbles pour se tourner vers Toi fidèlement, et profondément joyeux pour témoigner de leur espérance en Jésus le Sauveur des Hommes.

Je te le demande, à Toi, Dieu mon Père, par Jésus-Christ ton Fils, qui règne dans la communion du Saint-Esprit, dès maintenant et pour les siècles des siècles.

Prière d'un curé pour les malades à l'occasion de la nouvelle année

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Conte du Nouvel An

Publié le par Miniritou

Dans une famille de Carmaux, 1er janvier 2017…

 

Le petit garçon s’approcha de ses parents qui étaient assis dans la cuisine :

  • Papa, maman, puisque aujourd’hui, c’est une nouvelle année qui commence, est-ce qu’on peut souhaiter plein de bonnes choses aux gens qu’on aime ?
  • Oui, Teddy, un vœu, c’est une parole qui vient du cœur, qui donne de la joie à celui qui le reçoit et qui engage celui qui le dit à tout faire pour qu’elle se réalise !
  • Oui mais il y a des vœux que personne ne peut exaucer : la santé, le bonheur, la paix dans le monde…
  • Tu as bien raison, c’est pour cela qu’il ya des vœux qu’on ne peut adresser qu’à Dieu !
  • Et bien, aujourd’hui, mon papounet, je vais aller prier devant la crèche à l’église. Veux-tu  venir avec moi ?
  • Avec grand plaisir, mon fils, j’ai moi aussi deux ou trois bricoles à confier au bon Dieu !
  • Je vais dire à Jésus que je l’aime, et je vais d’abord lui demander d’exaucer mes vœux les plus fous même si c’est un peu nul de prier comme ça… Mais surtout, je vais prier afin que moi, je sache exaucer les vœux de Dieu. Parce que Dieu, lui, il sait ce qu’il nous faut pour que le bonheur nous gagne, même si on n’a rien demandé !
  • Tu as compris l’essentiel, Teddy, exaucer les vœux de Dieu, c’est ce que Jésus appelle : faire la volonté du Père ! Et si tous les hommes le font ensemble, alors je crois que l’amour grandira dans le cœur de tous les hommes !
  • Dans le cœur de tous les hommes … !!? Ouahhh, ça va être tip top ça ! Que l’amour gagne du terrain, partout, ici et ailleurs ! Dans le cœur de tous les hommes… Et d’abord dans mon cœur ! C’est un chouette vœu ça !

Xavier CORMARY, votre curé

Conte du Nouvel An

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Commencer à fumer : l'incroyable bêtise !

Publié le par Miniritou

Comme il est étrange de voir tant de jeunes qui se mettent à fumer ! Et tant d'adultes qui continuent à fumer ! Quand on connait les méfaits de la cigarette, on a du mal à comprendre. Ne faut-il pas voir là un signe des temps ? Certains psychologues, pour expliquer cet attrait des adolescents pour le tabac, au delà de la séduction qu'il produit et le sentiment "d'être grand parce qu'on fume", parlent aussi du retour au plaisir de la bouche que l'on retrouve avec le tabac, comme avec le chewing-um, revenant aux temps rassurants de la têtée au sein maternel. Donc, peut-être qu'au lieu d'une affirmation de soi, une prise d'indépendance, le fait de fumer, de se mettre à la cigarette, pourrait être une régression psychologique ? Qui sait !

Le fait de résister à l'appel de la cigarette, surtout parce qu'elle n'apporte rien de bon (c'est l'arguement le plus rationnel et le plus simple !) n'est-il pas une preuve d'une personnalité indépendante et matûre, bien davantage qu'un mouton de panurge qui suit la voie de la facilité et de la débile fascination tabagique ?!!!

 

Peu importe les constats psychologiques, mais il est important de noter que, comme toutes les drogues, le tabac exerce sa fascination, et les fabricants redoublent d'efforts pour séduire les futurs fumeurs potentiels : paquets attirants ; nouveaux goûts ; nouvelles couleurs...

Tu veux négocier ta liberté, devenir grand et paraître devant les hommes ? Alors prends une cigarette, et profite bien de cette vie un peu raccourcie, dans ta prison dorée !

Tu veux être libre et indépendant, apprendre à vivre en vérité, sans avoir à marchander et à négocier tes choix à cause de cette dépendance à la clope ? Alors prends une cigarette et écrase-la bien vite !

Quelques inconvénients au tabac :

- Son pouvoir addictif très puissant : que c'est facile de commencer à fumer ! Que c'est difficile de se passer de la cigarette ! piège à cons !

- Sa toxicité, sa nocivité physique : cancers ; mais aussi maladies cardio-vasculaires ; complications respiratoires ; vieillissement prématuré ; problèmes bucco-dentaires ; C'est vrai que tout le monde peut attraper le cancer, mais avec le tabac, vous avez plus de chances : ô joie !

- Sa toxicité mentale : un non-fumeur sera-t-il aussi tenté qu'un fumeur par d'autres substances moins légales ? Un sondage parmi les fumeurs de shit serait bienvenu !

- son coût : imaginez ce que vous pouvez faire avec 15 € par semaine au bout d'un an ?

- la gêne qu'il occasionne auprès des non-fumeurs : tabagisme passif .

- le coût social des conséquences du tabagisme : il parait que les taxes du tabac ne couvrent pas la moitié des surcoûts occasionnés par les maladies liées au tabagisme,à la Sécurité sociale.

- la pollution qu'il engendre : des mégots dans votre jardin : quel charme !

- la dictature des fumeurs sur les non-fumeurs, enfin récemment inversée par des lois anti-tabac.

- les traffics en tous genre : contrebande ; fraude; cambriolages...

 

Bref, si vous fumez, soit vous êtes couillon, soit très influençable, soit vous êtes mal dans votre peau, dans votre tête, soit vous cherchez une autodestruction lente, et insensible...Dans tous les cas, c'est bien triste !

 

Commencer à fumer : l'incroyable bêtise !

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D'où êtes vous, amis d'ICTHUS ?

Publié le par Miniritou

Depuis la création du blog en 2006, plus de 850 000 visiteurs ont franchi la porte de mon presbytère virtuel. 

Plus de 1 800 000 pages ont été feuilletées. 

Ce mois-ci, décembre 2016 ce sont entre 100 et plus de 200 visiteurs quotidiens qui entrent sans sonner. Entre les visiteurs inattendus et ceux qui lisent mon baratin régulièrement, je serai heureux de connaître votre provenance géographique..; Si vous voulez, vous pouvez poster en commentaire votre lieu ou région de résidence.  

Bon chemin vers Noël ! 

Publié dans sondage, icthus.fr

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Je suis réac, et je le reste ! Et dans le Verbe et dans le Geste !

Publié le par Miniritou

Réac, conservateur et ringard… ?

Ne pas accepter la pensée unique dominante, en matière de mœurs ou de graves sujets de société, c’est risquer d’être crucifié médiatiquement ou socialement. Je prends le risque… La sortie d’un film d’animation, pudiquement interdit aux moins de 12 ans, « Sausage party » fait polémique. Sans puritanisme, il suffit de regarder juste un extrait, hors de la bande-annonce…A-t-on encore le droit de penser qu’un enfant de 13 ans n’a pas à voir ce genre de film débile et dégueulasse ?

 Le débat enflammé autour du « droit à l’avortement » (= droit justifiable d’éliminer un être humain en devenir) serait presque étonnant si il ne renvoyait des tragédies humaines qui touchent des femmes seules, des jeunes filles fragilisées ou des précarités affectives et des situations humaines dramatiques.

Eviter la culpabilisation, mais éveiller le sens des responsabilités, tout en portant un regard lucide et vrai sur la réalité, est un chantier délicat. Militer pour l’avortement sans se questionner : pourquoi 220 000 IVG en France quand la contraception est diffusée très largement et souvent gratuitement : ça devrait interpeller et mobiliser les politiques publiques… L’éducation sexuelle en famille est un sujet tabou. Les jeunes entendent un discours dominant : « si tu couches avec ta copine, n’oublie pas le préservatif ! »  « Je vais prendre la pilule, mais il ne faut pas que mes parents le sachent… » Mais qui parle d’amour ? Qui parle du sens de la relation sexuelle ? Et entraver la liberté de conscience et la possibilité de s’exprimer sur des sujets aussi importants : voilà les prémices d’une dictature idéologique.

« Si le paradis vous est offert, je peux bien vendre mon âme au diable,  avec lui on peut s'arranger, puisque ici tout est négociable, mais vous n'aurez pas, ma liberté de penser. »

(Florent Pagny – Ma liberté de penser)

La pornographie chez les adolescents, de l’avis même des spécialistes, est un sujet grave et inquiétant. Quand on reçoit, comme moi, les confidences de jeunes sur leur vie affective et sexuelle, et qu’on perçoit à quel point l’immaturité est répandue, les pratiques sexuelles à risque sont  diverses, je ne peux que réagir et dénoncer les politiques aveugles qui promeuvent l’idéologie de la facilité.

Si être réac, c’est vouloir le meilleur pour la jeunesse, c’est accompagner sans juger, c’est dire la vérité qui dérange, si c’est valoriser la beauté et la grandeur de l’amour, j’assume volontiers ce qualificatif : je suis réac, et fier de l’être !

Dans ce contexte de crispations idéologiques, l’espérance de ce temps d’Avent et le désir d’accueillir Dieu dans nos vies ne doivent pas être éclipsés. Accueillir Dieu, accueillir un enfant, avec un cœur aimant, n’est-ce pas  une des plus belles aventures humaines ? D’ailleurs, à Noël, Dieu viendra-t-il pas comme un enfant ?

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Communier : un geste, une attitude…

Publié le par Miniritou

Il est sans doute nécessaire de rappeler des évidences, supposées acquises par tous les chrétiens.  Vivre sa foi, c’est d’abord vivre une relation intime avec le Seigneur. Mais cette relation s’incarne dans des paroles et des gestes, en particulier, au cours de la messe.  Ainsi le moment de la communion est un moment important de notre vie chrétienne.

 

On ne communie si on ne croit pas à la présence de Jésus dans l’hostie que je mange (une personne qui n’a pas reçu une catéchèse suffisante sur le sens de l’Eucharistie, un très jeune enfant, à plus forte raison un animal ne sont pas capables de faire un acte de foi en la Présence réelle)

On ne peut communier que si on est spirituellement préparé et si on a aussi un mode de vie qui n’est pas en contradiction avec le don que Dieu nous fait dans la communion. (Il est parfois nécessaire de rencontrer un prêtre pour parler de ce sujet). Il faut sans doute rappeler que l’Eglise propose de vivre la confession au moins une fois l’an.

On peut communier dans la bouche ou dans la main pourvu que la manière choisie soit déférente et manifeste notre respect pour la présence réelle de Jésus dans le pain consacré.

On reçoit la Corps du Christ, on ne le prend pas ! Le « AMEN » qui est un acte de foi,  et non un « merci », devrait être un cri joyeux du désir de notre cœur d’accueillir Jésus Sauveur qui s’invite chez nous. Pourquoi tant de personnes murmurent un AMEN inaudible ou ne le prononcent même pas ?

On communie de suite, sans faire de signe de croix avec le Corps du Christ ! Que voudrait signifier ce geste ? On peut faire un signe de croix avant de communier ou après. Pendant le repas, on trace un signe de croix sur le pain avant de le couper, ou on fait un signe de croix après le repas, et certainement pas en mangeant notre tranche !!!

Communier, c’est prendre le temps d’une action de grâce dans un recueillement, et une action de grâce immédiate, mais c’est aussi  un engagement pour vivre les jours suivants dans la communion fraternelle. On reproche bien souvent aux chrétiens de ne pas être cohérents, sitôt la porte de l’Eglise franchie. Ces reproches sont-ils justifiés ?

Des personnes font le choix exigeant de ne pas communier, par fidélité à l’Eglise, au regard de leur situation personnelle. Ils sont  sans doute conscients de la grandeur de ce geste. J’imagine leur souffrance s’ils voient des personnes communier avec désinvolture et sans préparation.

 

Différents constats alarmants dans nos messes paroissiales nous engagent à faire ces mises au point : plusieurs fois, un papa a été remarqué partageant la communion avec sa petite fille de 3 ans. Une personne qui avait amené son chien dans l’église, a affirmé lui avoir également donné un morceau du Corps du Christ. Plus répandu encore, les personnes qui s’avancent pour recevoir le Corps du Christ sans un geste noble et recueilli,  parfois même avec des mains sales ; celles qui s’emparent du Corps du Christ en l’arrachant des mains du prêtre ; nous voyons nombre de personnes qui ne disent pas un vrai AMEN en recevant Jésus-hostie. Nous remarquons aussi des personnes qui ne communient pas de suite et repartent à leur place avec l’hostie consacrée. On a même retrouvé une hostie (consacrée ?) dans un sac à main ! Tout cela n’est pas acceptable !

 

Méditons donc cette parole de l’apôtre Paul (1 Corinthiens 1, 26-29) :

 

« Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.  Et celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur sans savoir ce qu'il fait aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. On doit donc s'examiner soi-même avant de manger de ce pain et boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s'il ne discerne pas le corps du Seigneur. »

 

 

Communier : un geste, une attitude…

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