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L’art de faire la fête

Publié le par Miniritou

 

Fête des voisins, fête de la musique, fêtes de familles, fête de fin d’année, anniversaires,  réussite à un examen… Il y a dans l’air une certaine fièvre, qui consiste à faire la fête pour célébrer un événement. Et il est aussi fréquent de faire la fête sans raison apparente : une fête hebdomadaire pour retrouver ses copains et se changer les idées.


Je me pose une question : derrière ces fêtes là qui n’ont pas d’objectif défini, qui ne sont pas l’aboutissement d’un effort, ou d’un parcours,  qui ne célèbrent pas de manière planifiée un chemin humain, fraternel ou spirituel (mon anniversaire, ma retraite, le baptême du petit…) mais qui sont de génération spontanée et sans raison, ces fêtes-là ne sont-elles pas l’expression d’une peur ?

 

On fait la fête pour évacuer le manque (peur de la solitude)  ou le vide (peur de la mort), on fait la fête tant qu’on est jeune (peur de vieillir). On fait la fête tant qu’on a un peu d’argent (peur de manquer). On fait la fête surtout pour combler un manque. La vraie joie, le vrai bonheur a-t-il déserté notre cœur, au point qu’il soit nécessaire d’être ivre tous les samedis soirs ?

Un jeune me disait récemment : « Mais ce que je vis ne fait pas de moi quelqu’un de mauvais… »  Je lui ai donc répondu : « OK ! Mais est-ce que la fête t’aide à devenir quelqu’un de bien ? »

Devenir soi-même, faire la fête pour grandir et trouver du sens à la soif intérieure qui nous tenaille… On aura beau vider les canettes de bière et les bouteilles de vodka, il ya des soifs qu’on ne comble pas avec de l’alcool, ni même avec du jus de pomme !

 

Prendre du bon temps, prendre une cuite, prendre la vie comme elle vient … Faire la fête est un art : l’art de découvrir que le vrai bonheur n’est jamais dans ce qu’on prend, mais dans ce que l’on donne  et lorsque l’on se donne !

Publié dans LE COIN DES JEUNES

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Un triduum à Rabastens

Publié le par Miniritou

La fête de la Musique va mobiliser, un peu partout les artistes de tous  poils cette semaine. Les festivités nombreuses vont jalonner aussi les mois d’été. A Rabastens, les Journées médiévales  se préparent activement pour les 2 et 3 juillet.

Dans la vie paroissiale aussi, nous allons vivre ces 2, 3 et 4 juillet un événement important à Rabastens :

Je demande  de tout cœur une mobilisation de toute la communauté paroissiale, non seulement les paroissiens de Rabastens mais aussi ceux qui habitent St Sulpice, Salvagnac ou dans les villages. Durant ces 3 jours, divers événements vont nous rappeler l’urgence de prier de nous mobiliser pour les vocations : l’avenir de nos communautés est en jeu.

Le début des vacances d’été est un moment propice pour vivre un temps fort spirituel, après une année riche, dans l’attente pour les jeunes des résultats d’examens.

La concordance de divers événements nous permet de vivre ce week-end un temps fort de prière et d’action de grâce. Je souhaite en particulier, en cette année de la famille, une mobilisation des familles, des enfants pour participer à un ou plusieurs de ces temps forts !

 

 

SAMEDI 2 JUILLET :

·         18h à l’église St Pierre des Blancs de Rabastens : Messe solennelle de St Pierre-St Paul (pas de messe à Mézens)

·         20h30 à l’église St Pierre des Blancs de Rabastens : veillée de prière pour les vocations à l’occasion des ordinations presbytérales du Fr. François SOUBEIGA à Ouagadougou et du Fr. Jean Bosco à Vézelay. (Vous pourrez ensuite participer à la parade médiévale à 22h30 !)

Fr. François a passé 5 ans à Saint-Sulpice dans la communauté des frères missionnaires des campagnes.

Fr. Jean Bosco est de la communauté des frères de St Jean. C’est le petit-fils de M. et Mme Malterre de Rabastens.

 

DIMANCHE 3 JUILLET

·         10h à Rabastens à l’église Notre Dame du Bourg : Messe jubilaire pour les 50 ans de sacerdoce de l’abbé Raoul Régis et 10 ans de sacerdoce de l’abbé Emmanuel Goulard.

·         17h à l’église St Pierre des Blancs de Rabastens: Célébration des vêpres et salut au Saint-Sacrement.

 

LUNDI 4 JUILLET 

·         18h30 à Rabastens à l’église Notre Dame du Bourg : Première messe du Fr. Jean Bosco (et jour anniversaire d’ordination de votre curé)

Publié dans Mes paroisses

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DSK ... Gender ... Bioéthique et autres babioles d'actualité...

Publié le par Miniritou

 

Face aux responsabilités qui lui sont confiées, un homme politique, un prêtre, un homme public, a un devoir d’exemplarité. Jusque dans sa vie personnelle, la société qui donne sa confiance à un élu cherche en retour à pouvoir compter sur son désintéressement, son indépendance et son intégrité morale. Personne n’est à la hauteur : l’Evangile de la vie et de la miséricorde de Dieu nous fait descendre de notre piédestal pour marcher humblement à la suite du Christ avec nos pauvretés.foetus.jpg

Au delà des récentes affaires médiatisées, je voudrais interpeller les chrétiens sur des dérives inadmissibles qui sont en train de se produire : la révision des lois bioéthique à l’assemblée nationale risque d’autoriser des recherches scientifiques sur l’embryon humain. Un simple matériau de laboratoire ?  La génétique confirme pourtant que cet être en développement, porte déjà tout le patrimoine d’un être humain unique.  Ces recherches (soutenues en particulier par le Téléthon) qui visent souvent, non à trouver des traitements aux maladies mais à sélectionner des êtres à naître qui soient sains et à éliminer les embryons porteurs de maladies ou de handicaps, sont-elles légitimes et censées ? L’avancée de la recherche justifie-t-elle toutes les expériences ?

Plus grave encore à mon sens, la théorie du GENDER va être proposée comme un enseignement officiel par l’Education nationale aux lycéens à la rentrée. Cette théorie, qui nie une différence sexuelle inscrite dans la personne revendique  « le genre masculin ou féminin » comme un aléa culturel et social. On ne naît pas homme ou femme, mais on devient masculin ou féminin selon les circonstances, et de manière aléatoire. Derrière cette doctrine se cache une idéologie relativiste. Le respect légitime et absolu de toute personne, quelle que soit son orientation sexuelle, justifie-t-elle pareille œuvre de sabordage ? Enraciner ses convictions sur la Loi naturelle, ce n’est pas être homophobe pourvu que l'on ne cherche pas à l'imposer par la force...

De tels enseignements sont d’une gravité absolue.

Chrétiens, prophètes de la différence, ou moutons de Panurge ? Peut-on accueillir l’Evangile sans essayer d’humaniser nos regards et nos relations sociales ? Notre voix, chaque voix citoyenne a le droit et le devoir de se faire entendre, surtout quand des orientations engagent la société dans des chemins sans issue. Bougeons-nous, remuons-nous, que diable, avec l’aide de l’Esprit de Pentecôte !

 

Publié dans Regards sur le monde

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Chasteté, célibat et abstinence

Publié le par Miniritou

S’il est un sujet où le vocabulaire n’aide pas à clarifier un débat, c’est bien celui qui nous donne à réfléchir sur ces 3 mots : chasteté, célibat et abstinence. J’ose une présentation qui ne sera ni exhaustive, ni très argumentée. Juste quelques réflexions personnelles pour mettre les idées au clair.


 

La chasteté, souvent confondue avec l’abstinence, concerne le  CŒUR  et non le CORPS. Les définitions dans les dictionnaires font une vraie confusion entre la réalité de la chasteté avec la dimension charnelle. Sur un site intelligent, http://www.eglise.catholique.fr  nous lisons cette définition : «  La chasteté est une manière de vivre sa sexualité, dans le mariage comme dans le célibat. Elle consiste à accepter sa propre sexualité pour en faire un chemin de rencontre de l'autre accueilli dans sa richesse et sa différence et reçu comme un don, sans le posséder ni l'asservir. Tous les baptisés sont appelés à cette qualité d'amour chaste quelle que soit leur condition de vie. »

 Il y a donc dans la chasteté un désir profond de vivre une sexualité qui soit un chemin de rencontre, centré sur l’autre, et non une relation, une sexualité centrée sur soi (son plaisir ; son désir ; ses sentiments …)

Le vœu de chasteté prononcé dans la vie religieuse est une manière de vivre sa sexualité, qui ouvre à la rencontre d’autrui sans se refermer sur quiconque en particulier. La chasteté orientée vers une consécration suppose et appelle donc le célibat et l’abstinence.

 

Le célibat est traditionnellement une renonciation à la vie dans le mariage. Dans notre société, le mot « célibat » est associé à tous ceux qui ne sont pas en couple. Faire un choix volontaire du célibat, renoncer à une vie de couple, à une vie conjugale, à la paternité ou la maternité, est un choix qui interpelle toujours autant, dans une société où la vie de couple est « canonisée ».  Faire le choix du célibat, ne peut se vivre sereinement que dans un équilibre affectif où la chasteté permet de vivre des relations amicales et fraternelles. Celles-ci permettent de durer et de s’épanouir, même dans le manque affectif et sexuel inhérent au célibat abstinent.

Chaque état de vie, dans le célibat ou la vie conjugale, la vie de couple, doit rechercher, à travers une saine sexualité à vivre un idéal de chasteté.

 

L’abstinence est un mot qui va désigner  bien simplement l’absence de relations sexuelles.  Ce peut-être un choix : le célibat consacré conduit à une abstinence. Mais un couple peut être abstinent durant quelques temps pour des raisons particulières. On peut vivre une abstinence imparfaite (masturbation ; désirs ou pensées impures) qui demande une maîtrise de soi plus grande. On peut vivre une abstinence sexuelle mais sans chasteté : manipulation ; esprit possessif ; relations de domination… Des époux chastes auront une vie sexuelle sûrement  plus épanouie, car fondée sur la rencontre et l’union des cœurs, qui s’exprime de belle manière dans l’union des corps.

 

Le célibat comme état de vie, l’abstinence comme moyen, la chasteté comme idéal : tels sont les trois  facettes de la vocation sacerdotale ou consacrée.

 

Dans la vocation chrétienne au cœur du monde, si tous les chrétiens ne sont pas appelés à au célibat, ni à l’abstinence sexuelle, il est certain que la chasteté est un élément incontournable, indispensable pour pour une vie relationnelle imprégnée de l’Evangile. Mais il reste à vivre sa sexualité d’une manière prophétique, grâce à la chasteté, afin que la réalité la plus belle et la plus noble de l’être humain, soit toujours au service de l’amour et du bonheur de l’autre

Publié dans LE COIN DES JEUNES

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