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Consignes électorales

Publié le par Xavier Cormary

Ma mission de prêtre m'amène à une certaine discrétion sur mes propres convictions. Pourtant, je suis un citoyen et un électeur, avec mes idées et mes orientations. Mais je suis bien conscient que mon ministère, et en particulier dans mes prises de paroles publiques, doit manifester une réserve pour ne pas diviser une communauté. Ceci étant, je suis bien sûr convaincu que tout catholique, même prêtre, doit d'abord écouter et être ouvert au débat contradictoire, même sur des questions qui touchent à des domaines importants comme la solidarité, les questions sociales, les enjeux internationaux, le respect de la vie et la conception de la famille ou les défis écologiques.   A la lumière de l'Evangile, chaque croyant doit alors faire preuve d'un discernement pour donner sa voix au candidat qui apporte des réponses les plus cohérentes possibles avec les valeurs que défend l'Evangile.
 
Une question aujourd'hui préoccupe nombre de politiciens : la laïcité  et l'expression religieuse dans la société. Certains voudraient réduire la religion à la sphère privée. 
 La religion a toujours eu une expression publique, car elle est communautaire. La culture pourrait-elle être une affaire privée ? Même si tous les français ne vont pas visiter le Louvre, même si tous les français ne sont pas catholiques, il est impossible de réduire la culture ou la religion à une démarche qui relèverait du domaine privé comme un loisir ou un choix assumé individuellement ou en famille. Par ailleurs, on reproche parfois à l’Eglise d’exprimer des opinions sur des sujets de société. L’Evangile est une force, un moteur de transformation du monde. Ceux qui n’adhère pas ne peuvent pas comprendre, mais il est du devoir du chrétien, au nom de sa foi, de s’engager pour un monde meilleur, non pour imposer ses points de vue comme certains croyants pourraient parfois le laisser penser, mais parce que nous croyons que l’Evangile est un chemin de croissance humaine non seulement pour les personnes, mais aussi pour les sociétés, pour un «mieux vivre ensemble».
 
 Personnellement, je suis rassasié des discours politiciens cousus de promesses qui n’engagent que ceux qui écoutent.  On entend ça à longueur de campagne électorale, comme si une action politique était toute bonne ou toute mauvaise. Le sens du service, le sens du bien commun sont pour moi des éléments fondamentaux. Un élu devrait s’engager comme le propose l’apôtre Pierre aux responsables de l’Eglise en « veillant sur le troupeau qui leur est confié, non par contrainte, mais de bon cœur, non par une misérable cupidité, mais par dévouement. » (1 Pierre 5, 2)

Ma foi m'oblige à une attention prioritaire aux petits et aux faibles.Mais qui sont les plus faibles ? Où se trouvent les plus démunis dans notre société ? Un devoir de lucidité s’impose à nous. Et il n’est pas possible pour un chrétien de mettre des intérêts économiques ou politiques, et je dirais même écologiques au dessus de l’intérêt de l’homme. Se développe aujourd'hui C’est l’homme, tout l’homme et Tout homme qui doit être le souci premier avec la priorité des priorités pour les plus faibles. C’est dans ce sens que, personnellement, je voterai pour les prochaines échéances.
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A ceux qui ne peuvent pas communier

Publié le par David Macaire

Cher frère, chère sœur,

Il me prend aujourd’hui d’écrire une petite lettre ouverte à ceux qui ne peuvent pas communier… Si tu es directement concerné(e) par cette lettre, peut-être as-tu rejeté derrière toi les jugements des uns et des autres, et même tes propres jugements ? 

 
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Avec l’aide d’un prêtre, tu as vu combien ton âme, ta vie ou ta situation actuelle n’est pas encore conforme à ce que demande la Parole de Dieu pour « présenter son offrande » (c’est-à-dire « sa vie ») devant l’autel du Seigneur. Tu as pris le difficile chemin de la réconciliation. Félicitations !

La Parole de Dieu ne nous condamne pas. Elle nous invite cependant à tout faire pour réparer ce qui est brisé avant de nous présenter devant le Seigneur. En effet, Il nous dit que, si d’une façon ou d’une autre nous nous trouvons dans une situation où règne la division sans que nous ne fassions rien pour la dissoudre (Mt 5, 24), si nous vivons, désirons ou avons des relations avec quelqu’un d’autre que notre conjoint (Mt 5,27-28. 31-32), si nous avons eu un langage double, allant jusqu’à nous parjurer (Mt5, 33-37), si nous commettons l’injustice ou faisons sans cesse des procès et des querelles (Mt5, 38-42), si notre cœur est encore taché par de la haine et si nous refusons d’aimer qui que ce soit (Mt 5, 43-48)… alors, « laisse là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère » (Mt 5,24).

Par cet enseignement, Jésus nous met sur la route de la vraie Paix. Ces versets sont une Bonne Nouvelle. Lisons bien : il ne dit pas « tire-toi de là, tu n’es pas digne », mais « va voir ton frère pour faire la paix ». C’est-à-dire redeviens, plus que jamais, un « frère/sœur » et surtout redeviens « fils/fille de Dieu ». Donc, loin d’exclure l’un ou l’autre au nom de je ne sais quelle impureté morale, Jésus nous envoie vers nos frères et vers l’Eglise, vers la communauté. Il ne permet pas que le péché nous divise ! Qui que tu sois, Il te voie d’abord comme un frère et une sœur, Il désire que tu te voies ainsi, Il ordonne à la communauté de t’accueillir comme tel !!

La preuve ! Si tu lis ce texte en cet instant, regarde au fond de ton cœur ce que tu désires vraiment. N’as-tu pas envie de vivre entièrement ce que l’Eglise enseigne au nom du Seigneur ? d’être véritablement membre de cette Eglise ? et de te sentir pleinement accueilli(e) comme frère ou comme sœur ?

Si tel est le cas, j’ai alors trois choses à te dire : Premièrement, je te demande pardon pour ceux qui peuvent communier et qui reçoivent si mal le Corps du Christ. Tu dois te demander pourquoi tu ne peux communier quand tu vois des communiants ne pas adorer le Corps que tu désires tant. Recevoir et « prendre » l’hostie par habitude et avec nonchalance. Il ne faut pas les juger ; peut-être ont-ils toujours été rassasiés et ont-ils pris « l’habitude » de communier ! Peut-être n’ont-ils jamais eu à désirer plus que tout recevoir Jésus, au point d’en pleurer chaque Dimanche ? Toi, tu sais ce que c’est que ce désir, n’est-ce-pas !?

Justement, en parlant de désir, j’ai une deuxième chose à te dire : Et si le Seigneur, à travers ta situation fragile et imparfaite, t’invitait à être prophète pour ton Eglise !? Et s’il te demandait de témoigner, au milieu du Peuple de Dieu, de ce désir et de cette soif qui doivent nous animer tous ? Tels nos frères juifs, aînés dans la foi au vrai Dieu, témoignent pour nous chrétiens de l’attente fidèle du Messie qui doit tous nous conduire à travers le temps, ceux qui ne peuvent communier sacramentellement peuvent prophétiser, par leur communion de désir, de la soif de justice qui doit animer tout chrétien.

Enfin, ce désir trouve un moyen concret de dévotion dans l’Adoration du Très Saint Sacrement ! Les fidèles (oui, « fidèles » !!) qui ne peuvent communier, ces frères et ces sœurs (oui, « frères et sœurs » !!) qui sont sur le chemin étroit de la réconciliation, doivent être des hommes et femmes « de désir ». Appelés à être de vrais et grands adorateurs de Jésus-Hostie. N’est-ce pas la Présence Réelle du Seigneur qui donnera, à vous comme aux autres, mais surtout à vous, la force de « couper les mains droites » et « d’arracher les yeux droits » qui mènent à la mort (Mt 5,29) !?

Alors « va voir tes frères » !

+ Fr David Macaire, op 
Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France

 

http://martinique.catholique.fr/

A ceux qui ne peuvent pas communier

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Les 7 merveilles du monde

Publié le par Inconnu

 
Un professeur demanda à un groupe d’étudiants : "Faites-moi une liste de ce que vous considérez comme les 7 merveilles du monde actuel".
 
Malgré quelques désaccords, la majorité d’entre eux répondit :
1)      les grandes pyramides d’Egypte
2)      Le Taj Mahal
3)      Le grand canyon
4)      Le canal de Panama
5)      L’empire State Building
6)      La Basilique saint Pierre
7)      La grande muraille de Chine
 
Alors que le professeur ramassait les réponses, elle se rendit compte Qu’une élève n’avait pas encore remis sa feuille. Elle lui demanda si elle éprouvait des difficultés à terminer sa liste.
 
L’élève répondit : « Oui un peu. Je n’arrivais pas à me décider, car il y en a tellement »
 
Le professeur répondit : « Et bien dis-nous ce que tu as trouvé et nous pourrons peut-être t’aider. »
La jeune fille hésita, puis commença sa lecture :
 
Je crois que les 7 merveilles du monde sont :
1)      L’amour
2)      Le rire
3)      Le pardon
4)      La solidarité
5)      La confiance
Elle hésita un peu, puis continua :
6)      La gratitude
7)      La foi
 
On aurait pu entendre une épingle tomber dans la classe tellement le silence était grand.
Toutes ces choses que nous ne remarquons plus tellement elles sont « simples et ordinaires », sont, en réalité, des merveilles.
 
Souvenez-vous que les choses les plus précieuses de la vie ne peuvent s’acheter.
 
Auteur inconnu

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Témoignage d'un fils aux obsèques de sa mère

Publié le par Anonyme

Je devais avoir quatre ans. Nous habitions alors à Carmaux.  Chaque jour, après le repas de midi, Maman me conduisait en promenade, et la plupart du temps, nous nous arrêtions à l’église Sainte-Cécile toute proche. Nous poussions le lourd battant barré de ferrures impressionnantes. Pour un enfant  de quatre ans, gravir les marches conduisant à ce portail, c’était comme se présenter devant le château de la Belle au bois dormant. A l’intérieur, il y avait – il y a toujours- une seconde porte avec des baies fermées par un verre opaque. Là, mon cœur commençait à battre. On ouvrait cette porte et l’on entrait dans un monde mystérieux  d’ombre et de silence où seules, du haut de leurs piliers, les statues des Saints aux vêtements chatoyants paraissaient remarquer notre présence. Maman ne disait pas un mot, mais, cérémonieusement, elle m’ôtait la casquette ou le bonnet que je portais selon la saison. Puis, sans rompre ce profond silence, elle me prenait par la main et nous commencions à déambuler, allant d’un pilier à  un autre pilier, comme entre les grands arbres d’une forêt. Au pied de chacun, levant la tête, je scrutais ces figures énigmatiques, comme suspendues entre ciel et terre. Leur regard, à la fois doux et pénétrant  posé sur moi  semblait vouloir me délivrer un message que je ne comprenais pas, mais qui me fascinait. Je m’arrêtais, et demeurais là, immobile. Plus tard, j’ai appris leur nom : c’étaient Marie, Joseph, Antoine de Padoue, Jeanne d' Arc, Bernadette. A chaque pilier, Maman attendait patiemment, sans rien dire, que s’achève ce colloque silencieux entre son petit garçon et ces personnages comme venus d’un autre monde. Puis ma contemplation achevée, nous allions plus loin, au pilier suivant et là, tout recommençait.

Maman ne m’a jamais parlé de Dieu, elle n’avait pas les mots pour cela. Elle m’a simplement pris par la main, et a commencé pour moi un pèlerinage qui dure encore. Je n’ai reçu d’elle ni prière, ni geste de piété, si ce n’est celui – unique et donc essentiel- de me découvrir la tête ; elle me dévoilait ainsi - comme en écartant un rideau-  un au- delà de moi et gravait dans mon âme d’enfant la conscience que je n’étais pas ma propre limite. Non, ce n’était pas à un caprice de gosse qu’elle cédait lorsqu'elle calquait ses propres pas sur mon désir exprimé par mes petites jambes ; bien plutôt, elle obéissait au rythme de mon cœur profond dont elle respectait le secret, et que, par son silence, elle m’apprenait à entendre.

Graham Greene écrit quelque part : « Il y a toujours, dans notre enfance, un moment  où la porte s’ouvre et laisse entrer l’avenir ».Pour moi, ce fut littéralement lorsque nous franchissions le seuil de l’église Sainte-Cécile. Tout ce que j'ai pu vivre d' essentiel par la suite, en particulier en cette église de Rosières qui nous rassemble  et où, d' ailleurs, Maman m' avait présenté au baptême , toutes les heures riches et inoubliables vécues  ici et pour lesquelles je remercie ceux qui, parmi nous, en ont été les témoins et les acteurs, puis au- delà de ces murs, mes choix ultérieurs, mes orientations de vie, et jusqu'à mes engagements actuels, tout cela trouve sa source dans cette expérience ineffable de mes quatre ans. Elle est devenue comme un fil conducteur qui, malgré bien des crises, ne s’est jamais rompu, jusqu'à cette heure.

 

Témoignage d’un fils lu lors des obsèques de sa maman

Témoignage d'un fils aux obsèques de sa mère

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