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En avance pour les sépultures ! En retard pour les messes du dimanche !

Publié le par Bernard Azémar, prêtre

Les habitudes ! Celles prises depuis des années et ancrées dans un ensemble de population, dans un « collectif »... peuvent-elles être un jour modifiées ? Il est permis de rêver.

 

 

Nous avons tous constaté dans nos régions deux phénomènes contradictoires qui donnent à réfléchir aux prêtres et autres responsables (laïcs) de la Pastorale.

 

Deux attitudes que nous pouvons et devons remettre en question :

 

 

 

l  Un certain nombre de personnes – il s'agit surtout de voisins, d'amis et de vieilles connaissances – attendent à la porte ou dans la proximité de l'église, trois quarts d'heure avant la célébration des sépultures !

 

l  Le Dimanche – qui est le jour du Seigneur – marqué par la Célébration de la messe ou de l'Eucharistie dans les villes et villages qui ont la chance, et le bonheur, d'avoir l'église ouverte ce jour-là, il n'est pas rare de voir arriver quelques paroissiens en retard, et même parfois très en retard, semble-t-il pour « prendre un air de messe ». S'agit-il des mêmes personnes ?! Cele doit bien être le cas, quelquefois ! Cette deuxième habitude est pour le moins regrettable.

 

 Pourquoi en est-il ainsi ? Pourquoi cette contradiction ?

Réfléchissons un peu sur ces deux comportements.
 

Quand il s'agit d'être solidaire avec les familles éprouvées, nous savons manifester notre présence et prendre le temps d'accomplir une démarche d'humanité. Question de respect et de fraternité attentive.

 

Quand vient le moment de célébrer le Christ mort et ressuscité, le Vivant qui donne sens à nos vies et ouvre nos horizons humains sur la lumière que nous apporte Sa Pâques (= le SALUT), nous ne prenons pas garde au mystère qui se joue et se vit à cette Heure et à cet endroit-là, et nous manquons d'égards et de reconnaissance envers le Don du Seigneur, envers la grâce inouïe que Dieu nous fait.

 

Mais c'est ainsi, c'est la réalité; et pourtant, n'en prenons pas notre parti. Ne serait-ce pas tout simplement parce que nous restons encore dans le registre de la religion, de notre religion, c'est à dire que nous nous relions par un geste (un « effort ») personnel à un Dieu plus ou moins vague, et que nous n'avons pas encore vraiment découvert le Christ présent aujourd'hui à Sa façon dans nos coeurs et dans nos vies, et dans la vie du monde aussi, ce qui est l'essentiel de la FOI, de la foi chrétienne.

 

Il y a encore un passage, des passages à faire.

Jésus et Son Eglise nous proposent des moyens et des temps forts pour progresser dans notre vie d'enfants de Dieu.
 

Mais quellle est notre FOI ?

 

En avance pour les sépultures ! En retard pour les messes du dimanche !

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Interrogations pastorales

Publié le par Miniritou

Je sors de la messe dimanche dernier. Un vide-greniers a lieu dans la commune. En passant a proximité, je remarque le jeune N. 14 ans, baptisé en juin dernier, se promenant avec toute sa famille…

Où sont les chrétiens à l’heure de la messe ? Au vide grenier !!! Douloureux constat pour le pasteur que je suis de percevoir la légèreté, la superficialité de bien des démarches de foi actuelles…

Pourra-t-on longtemps encore se contenter d’accueillir à bras ouverts, comme le Père de la parabole du fils prodigue, tous ceux qui se présentent, sans attendre d’eux, une parole sincère et vraie de conversion et d'attachement au Christ ?

La tension permanente entre l’attitude bienveillante et accueillante envers tous que l’Eglise manifeste en ouvrant largement ses portes à tous ceux qui demandent un sacrement, et la bienveillante et ferme exigence de vivre un chemin de foi dans la durée pour accéder aux sacrements, sans en faire pour autant une récompense pour les « purs », les « intègres », les « parfaits »… Cette tension est de plus en plus palpable.

  • Je baptise des enfants qui n'ont que peu de chance de recevoir une éducation chrétienne. Parfois, même les aînés baptisés ne sont pas catéchisés...
  • On fait faire la première communion à des enfants qui n'ont jamais été à la messe de leur vie. Cette première communion sera même pour certains leur dernière...
  • Des adolescents demandent la confirmation, mais l'engagement chrétien pour eux est un rêve, sans décision et engagement personnels pour la vie en Eglise et la vie spirituelle.
  • Nombre de mariages que je célèbre sont désolants : je rencontre des couples sympathiques, mais qui n'ont pas perçu grand chose de la sacramentalité de leur amour...

Dans mon ministère de curé de paroisse, vais-je encore longtemps tenir ce grand écart entre ce que je crois, ce qui est pour moi essentiel, la valeur, le poids des sacrements pour une relation d’amour avec le Seigneur, et ce que beaucoup de gens me demandent : un peu de religiosité, une tradition familiale, une célébration qui soit « belle, mais pas trop longue »…

Quelle souffrance immense de faire ce constat quasi généralisé : les célébrations sacramentelles ou religieuses deviennent pour beaucoup un cirque spirituel qui donne un spectacle hermétique et inaccessible à cause d’une indifférence et d’une ignorance totales. En conscience, pourrai-je admettre longtemps que l'on piétine, même sans intention mauvaise, ce qui est pour moi si précieux, si sacré ?

Quand je mets tout mon cœur à célébrer un baptême ou un mariage et que les assemblées donnent l’impression d’un vaste foutoir joyeux et imperméable à l’invisible, ça fait mal, ça fait très mal … Jusqu’à quand vais-je tenir… Jusqu’à quand ?

Interrogations pastorales

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Célibat des prêtres : Mon célibat ? Votre responsabilité !

Publié le par Miniritou

Il est remis en cause périodiquement, le célibat ! Le mariage n’intéresse plus grand monde… Et on voudrait que les prêtres puissent se marier librement ! Ils doivent croire encore dans le mariage, eux qui le célèbrent !

Pour changer de débat et élever la discussion, il me semble important de rappeler, non pas les raisons du célibat, mais ses conséquences.

 

Le prêtre que je suis a choisi librement d’être prêtre. Il a choisi aussi ce célibat, comme un don de lui-même offert aux hommes à qui il veut annoncer l’Evangile de tout son cœur, de tout son corps ! Certes, c’est un don difficile, héroïque parfois, mais c’est un don confié à la responsabilité des chrétiens.

 

Qu’est-ce qui met en péril la fidélité conjugale ?

L’incompréhension, le manque de dialogue, la distance qui s’établit entre époux, l’indifférence.

 

Qu’est-ce qui met en péril le célibat du prêtre et sa fidélité ?

L’incompréhension, le manque de dialogue, la distance qui s’établit entre lui et son peuple, l’indifférence.

 

 

Le célibat qui n’est pas compris par une grande majorité des catholiques le met en péril. Au lieu de recevoir le cadeau de leurs prêtres, les fidèles préfèrent le dénigrer, le dénoncer… Les chrétiens qui vomissent le célibat des prêtres n’ont pas compris qu’ils jettent un cadeau à la poubelle.

 

Le manque de dialogue sur les questions de sens, de foi étouffe le célibat sacerdotal : sans se laisser étourdir par les sirènes de la société qui survalorise la relation de couple, éphémère si possible, la relation sexuelle comme équilibrante, les chrétiens doivent demander à leur prêtre de leur parler de leur célibat, pour ne pas garder seulement l’amertume des déceptions, mais aussi la joie du don.

 

La distance qui grandit entre les chrétiens et le prêtre devient un abîme : on appelle le prêtre en urgence, on fait de lui un distributeur automatique de grâces. Les vraies joies du ministère se raréfient, et le prêtre se retrouve seul, bien que souvent, très entouré. Il est seul parce qu’on ne lui demande presque plus d’être prêtre pour donner Dieu dans son pardon, pour accueillir Dieu dans l’Eucharistie… On lui demande de devenir un gourou, mais non plus de se donner pour donner Dieu aux hommes affamés.

 

Tant d’indifférence tue ! Pour être tout à tous, il faut de l’énergie, la force de l’Esprit. Mais le prêtre heureux, c’est celui qui donne et qui reçoit en retour des témoignages de fécondité : non pour le glorifier et le canoniser sur sa dernière homélie ou son dynamisme, mais pour lui dire et lui redire sans cesse que sa vie offerte au Christ et à l’Eglise porte du fruit dans les cœurs qui reçoivent à travers lui, le Seigneur comme un Vivant. « A travers votre ministère, j’ai rencontré Dieu et il m’a souri… »

 

 

La conséquence, elle est logique : le prêtre heureux dans son célibat sera celui à qui on demandera vraiment d’être prêtre, d’être serviteur de l’Evangile pour le salut du monde et pour la gloire de Dieu. Un prêtre se s’use que si on ne s’en sert pas, ou si on s’en sert mal.

Célibat des prêtres : Mon célibat ? Votre responsabilité !

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Activus benevolus

Publié le par Miniritou

Le bénévole

Le bénévole (activus benevolus) est un mammifère bipède que l’on rencontre surtout dans les associations où il peut se réunir avec ses congénères. Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé « convocation ». On les rencontre aussi en petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, l’œil hagard, le cheveu en bataille et le teint blafard, discutant ferme de la meilleure façon d’animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler son budget. Le téléphone est un appareil qui est beaucoup utilisé par le bénévole et qui lui prend beaucoup de temps, mais cet instrument lui permet de régler les petits problèmes qui se posent au jour le jour.

L’ennemi héréditaire du bénévole est le « yaqua » (nom populaire) dont les origines n’ont pu être, à ce jour, déterminées. Le « yaqua » est aussi un mammifère bipède, mais il se caractérise par un cerveau très petit qui ne lui permet de connaître que deux mots : « y’a qu’à », ce qui explique son nom. Le « yaqua », bien abrité dans la cité anonyme, attend. Il attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli, pour bondir et lancer son venin qui atteindra son adversaire et provoquera chez celui-ci une maladie très grave : le découragement.

Les premiers symptômes de cette implacable maladie sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant une canne à pêche et attrait de plus en plus vif qu’exercent un bon fauteuil et la télévision sur le sujet atteint.

Les bénévoles, décimés par le découragement, risquent de disparaître, et il n’est pas impossible que, dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les zoos où, comme tous les malheureux animaux enfermés, ils n’arrivent plus à se reproduire.

Les « yaqua », avec leur petit cerveau et leur grande langue viendront leur lancer des cacahuètes pour tromper leur ennui. Ils se rappelleront avec nostalgie le passé pas si lointain, où le bénévole abondait et où on pouvait le traquer sans contrainte.

Activus benevolus

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Le fil de la vie (conte persan)

Publié le par Miniritou

Il était une fois un jeune prince généreux qu’un bon génie voulait récompenser. "Quel cadeau voudrais-tu que je te fasse ? " Le jeune homme réfléchit : "je voudrais que les moments désagréables de ma vie soient rapidement effacés. -Très bien, dit le génie. Je t'offre une bobine sur laquelle sera enroulé le fil de ta vie. Quand celle-ci te paraitra pénible, insupportable, tu n'auras qu'à dévider quelques mètres de fil et tu verras s'effacer ce mauvais moment." Le jeune prince était ravi. Bien vite il utilisa son cadeau. Dès qu’il n’était pas satisfait ou qu’il était pressé de voir ce qui devait lui arriver, il dévidait sa bobine. Ainsi, deux mois après, il avait tiré tout le fil de sa vie, et il se retrouva à la veille de sa mort.

Conte persan

Le fil de la vie (conte persan)

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La paroisse est morte !

Publié le par Xavier Cormary

« Et je vous convie à son enterrement, qui sera précédé d'une veillée funèbre, dans le jardin du presbytère, pour le Dernier Adieu, demain soir à dix-neuf heures ! »
Telle était le bizarre invitation lancée à ses paroissiens par un curé assez original, à l’humour parfois décapant… Aussi, poussés par la curiosité, ils se ren­dirent, très nombreux, à l'étrange convocation. Et ils virent ceci : un cercueil en carton, confectionné et peint par le curé qui était très habile de ses mains.
« Approchez, approchez, chers amis, et allez faire votre adieu à la paroisse vous n'avez qu'à soulever le voile et vous pencher pour la contempler une der­nière fois. »De plus en plus intrigués, ils obéirent et plongèrent leur regard dans le cercueil postiche. Que contenait-il donc? Absolument rien : il semblait vide ! Pas tout à fait cependant, car, sur le carton du fond, le curé avait dépo­sé un grand miroir, une très belle glace détachée de l'une de ses armoires.
« Alors, chers amis, vous l'avez vue la paroisse : c'est votre image qui vous a été renvoyée et non pas la mienne. La paroisse, ce n'est pas moi tout seul, à votre service pour distribuer les sacrements et faire le culte. La paroisse c'est chacun de vous, avec ses possibilités, ses qualités, ses défauts. Si vous n'en prenez pas conscience, elle va mourir. A chacun de vous d'en tirer les conclu­sions et d'y prendre une place active. Je vous l'avais dit maintes fois et vous n'y aviez rien compris. J'espère que maintenant je n'aurai pas à vous le répé­ter, et que vous serez convaincus que la paroisse c'est nous, tous ensemble ! »
Jamais veillée funèbre n'avait été ponctuée de si grands éclats de rire ! Le curé ouvrit alors les portes de la salle paroissiale pour que chacun puisse par­ticiper à l'apéritif de sa résurrection: la paroisse défunte était revenue à la vie !
 
Marc Sélou – La croix du midi
 
La paroisse est morte !

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Message du pape au sujet de la Syrie 1er septembre 2013

Publié le par Miniritou

Chers frères et sœurs, bonjour !

Chers frères et sœurs, je voudrais me faire aujourd’hui l’interprète du cri qui monte de toutes les parties de la terre, de tous les peuples, du cœur de chacun, de l’unique grande famille qu’est l’humanité, avec une angoisse croissante : c’est le cri de la paix ! Et le cri qui dit avec force : nous voulons un monde de paix, nous voulons être des hommes et des femmes de paix, nous voulons que dans notre société déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix ; plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre ! La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé.

Je vis avec une particulière souffrance et préoccupation les nombreuses situations de conflit qu’il y a sur notre terre ; mais, ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s’annoncent.

J’adresse un appel fort pour la paix, un appel qui naît du plus profond de moi-même ! Que de souffrance, que de destruction, que de douleur a provoqué et provoque l’usage des armes dans ce pays affligé, particulièrement parmi les populations civiles et sans défense ! Pensons : que d’enfants ne pourront pas voir la lumière de l’avenir !

Avec une fermeté particulière je condamne l’usage des armes chimiques ! Je vous dis que j’ai encore fixées dans mon esprit et dans mon cœur les terribles images de ces derniers jours ! Sur nos actions il y a un jugement de Dieu et aussi un jugement de l’histoire, auxquels on ne peut pas échapper ! Ce n’est jamais l’usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la guerre, la violence appelle la violence !

De toutes mes forces, je demande aux parties en conflit d’écouter la voix de leur conscience, de ne pas s’enfermer dans leurs propres intérêts, mais de regarder l’autre comme un frère et d’entreprendre courageusement et résolument le chemin de la rencontre et de la négociation, en dépassant les oppositions aveugles. Avec la même fermeté, j’exhorte aussi la Communauté internationale à fournir tout effort pour promouvoir, sans délai ultérieur, des initiatives claires fondées sur le dialogue et la négociation pour la paix dans cette Nation, pour le bien de tout le peuple syrien.

Qu’aucun effort ne soit épargné pour garantir une assistance humanitaire à ceux qui sont touchés par ce terrible conflit, particulièrement aux réfugiés dans ce pays et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Que soit garantie aux agents humanitaires engagés à alléger les souffrances de la population, la possibilité de prêter l’aide nécessaire.

Que pouvons-nous faire pour la paix dans le monde ?

Comme le disait le Pape Jean XXIII : à tous incombe la tâche de rétablir les rapports de la vie en société sur les bases de la justice et de l’amour (cf. Pacem in terris [11 avril 1963] : AAS (1963], pp. 301-302].

Qu’une chaîne d’engagement pour la paix unisse tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ! C’est une forte et pressante invitation que j’adresse à toute l’Église catholique, mais que j’étends à tous les chrétiens d’autres Confessions, aux hommes et aux femmes de chaque Religion, ainsi qu’à ces frères et sœurs qui ne croient pas : la paix est un bien qui dépasse toute barrière, parce qu’elle est un bien de toute l’humanité.

Je le répète à haute voix : ce n’est pas la culture de l’affrontement, la culture du conflit qui construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais celle-ci : la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c’est l’unique voie pour la paix.

Que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix.

Voilà pourquoi, frères et sœurs, j’ai décidé d’organiser pour toute l’Église, le samedi 7 septembre 2013, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient, et dans le monde entier, et j’invite aussi à s’unir à cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté.

Le 7 septembre prochain, sur la place Saint-Pierre - ici - de 19h à 24h, nous nous réunirons en prière et dans un esprit de pénitence pour invoquer de Dieu ce grand don pour la bien-aimée nation syrienne et pour toutes les situations de conflit et de violence dans le monde. L’humanité a besoin de voir des gestes de paix et d’entendre des paroles d’espérance et de paix ! Je demande à toutes les Églises particulières qui, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d’organiser des actions liturgiques à cette intention.

À Marie, nous demandons de nous aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la force du dialogue, de la réconciliation et de l’amour. Elle est mère : qu’elle nous aide à retrouver la paix ; nous sommes tous ses enfants !

Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une culture authentique de la rencontre et de la paix.

Marie, Reine de la paix, prie pour nous !

Message du pape au sujet de la Syrie 1er septembre 2013

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Germinations d’automne

Publié le par Miniritou

Septembre : temps des vendanges,ou temps des semailles ? Qu’est-ce qui va pousser dans notre jardin intérieur ? Ce que nous avons semé dans les mois d’été ! Tant de petits
bourgeons qui ne font pas la Une et qui pourtant annoncent le renouveau de la foi dans les cœurs. L’Eglise, si elle n’annonce pas l’Evangile n’est pas fidèle à sa raison d’être. Un chrétien qui ne témoigne pas est un arbre mort. Annoncer évangile aux hommes d’aujourd’hui n’est pas une option facultative dans la panoplie du chrétien.

Beaucoup de nos contemporains se désolent de la perte des valeurs fondatrices de notre société : travail, solidarité intergénérationnelle, respect… et de la victoire de l’individualisme : violences, délinquance, fraude… Avec la perte du sens de Dieu, c’est

aussi simultanément la dignité de l’homme qu’on est en train d’enterrer ! Heureusement, bien des chrétiens, sans bruit, œuvrent pour faire avancer le Royaume de Dieu. La catéchèse aujourd’hui est une priorité. Elle sème la foi dans les coeurs ; et pas seulement pour les enfants. Saupoudrer un peu de religion dans la vie des jeunes générations
ne fera pas d’eux des chrétiens s’ils n’ont pas le témoignage de leur vie afin que l’amour du prochain pousse et prenne racine dans leur coeur !

Avec la rentrée scolaire qui laisse peu de place à l’éveil spirituel de la jeunesse, avec des familles préoccupées à maintenir leur « pouvoir d’achat » dans un contexte économique
et social difficile, nous voici donc dans notre jardin. Qu’allons-nous semer pour que ça pousse durant cette nouvelle saison ? Laissons donc vraiment germer la foi, l’espérance et l’amour, au nom de notre attachement au Christ, et évitons les jachères !


Alors, semons,plantons, bêchons, sarclons, et cultivons le jardin de notre coeur. Le Seigneur donne le soleil et la pluie. A nous de préparer la terre où germera sa Vie !

Germinations d’automne

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