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68 articles avec textes de reflexion

Soleil couchant ou soleil levant ?

Publié le par Miniritou

Soleil couchant ou soleil levant ?

Comme le soleil se couche sur une journée, ou sur une période agréable et heureuse de notre vie, ainsi en est-il !

La nuit qui approche peut nous dérouter ou bien nous effrayer. Les incertitudes les ombres qui vont voiler notre regard peuvent laisser notre âme tomber dans la désolation. Cette obscurité peut nous envahir en nous terrifiant.

Mais le jour vient après la nuit et l'aube d'un nouveau matin promis peut annoncer de nouveaux paysages et un nouvel horizon à explorer. L'aurore d'un commencement prends la place d'un point final.

La nuit n'est pas la fin mais le début d'une espérance nouvelle qui va laisser, tôt ou tard, poindre devant nous le Levant d'une aventure à inventer.

L'aube, c'est l'aujourd'hui de notre vie.

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La vie à tout prix, la mort à tout prix

Publié le par Miniritou

Avez-vous remarqué combien notre société égalitariste et anti-discriminante veut paradoxalement à tout prix promouvoir la vie et aussi la mort ?

 

D’un côté, la Procréation Médicale Assistée (PMA) doit être généralisée pour toute femme, quelle que soit son statut, sa situation, si elle veut pouvoir porter et donner la vie à un enfant. Quitte à ce que cet enfant soit volontairement de manière planifiée, amputé définitivement de père.

D’un autre côté,  le suicide assisté, l’euthanasie active, trouve de plus en plus de soutiens dans l’opinion publique et sera tôt ou tard légalement autorisé et encouragé.

 

D’un côté, la souffrance légitime de femmes qui désirent un enfant, leur enfant, pas un enfant  d’un autre, pas un enfant adopté !

De l’autre côté, la souffrance accablante, physique ou psychologique, d’un malade qui redoute la déchéance de son corps et le non-sens d’une vie sans perspective.

 

Si l’on ne trouve pas bientôt la solution médicale et technique pour qu’un homme puisse porter et accoucher d’un enfant, on serainévitablement amené à généraliser le commerce (équitable ?) d’enfants qui seront achetés ou vendus pour  satisfaire un homme célibataire en mal d’enfant. La « Gestation pour Autrui » est une belle expression altruiste et humaniste qui équivaut de manière plus prosaïque à une « Grossesse Lucrative par Procuration ».

Dans une perspective transhumaniste, il est bien temps que la technique et la recherche médicale puisse enfin fabriquer des spermatozoïdes ou des ovocythes en dehors de tout apport  de matériau biologique d’origine humaine.

 

La P.M.A. comme l’euthanasie sont  les fruits et la  conséquence d’une société hyper individualiste où chacun à la droit de vie et de mort sur lui-même et, dérive ô combien inquiétante, sur l’autre : qu’il soit petit être vivant sans défense, ou personne affaiblie et dépendante. C’est pour cela que c’est très « tendance » !

 

Le mystère de la vie, comme le mystère de la mort, pensés philosophiquement dans un auto-référentiel individualiste, sont des impasses : être en capacité de se donner la vie à soi-même et éviter de pouvoir vieillir ou mourir sont encore des utopies scientifiques. Mais, qui sait, peut être pas pour longtemps ?

La vie à tout prix, la mort à tout prix

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3 suicides en 1 mois…

Publié le par Miniritou

3 suicides en 1 mois…

 

Cet été, j’ai été amené en quelques semaines à accompagner trois familles à l’occasion du suicide d’un de leur proche. La diversité des âges (27, 46 ou 82 ans), des situations familiales (célibataire, divorcé ou veuf) et des milieux sociaux me montre à quel point se révèlent de manière dramatique bien des fragilités humaines, familiales, physiques ou psychologiques.

 

Parler de suicide est un tabou.  Faire face à un suicide est un drame insurmontable tant il peut susciter de culpabilités, de regrets, d’incompréhensions.  Le suicide est tellement tabou qu’il est impossible, même sur des sites officiels, de trouver des chiffres ou des statistiques récentes… En 2012 (chiffres les plus récents que j’ai trouvé) une estimation assez floue indique autour de 10 000 suicides en France,  200 000 tentatives… S’il fallait oser une comparaison presque odieuse, les 3 645 morts sur les routes de France, la même année, ne font pas le poids.

Pourquoi donc le suicide est-il si tabou ?

Pourquoi donc est-il si peu médiatisé ?

Pourquoi personne n’évoque ce problème important dans notre beau pays de France ?

 

Il est aujourd’hui évident que les conditions de vie, le stress lié au travail ou au chômage, l’endettement, les fragilités psychologiques ou psychiatriques et que les problèmes affectifs (divorces, ruptures amoureuses…) sont des causes majeures. Et même, ô paradoxe, l’allongement de la vie favorise un climat suicidaire quand on devient dépendant.  Jadis, l’Eglise refusait les obsèques religieuses aux personnes qui se donnaient la mort, manière sans doute maladroite et dérisoire de dissuader ceux des fidèles qui seraient tentés.  Se taire peut-il  régler le problème ou apporter une issue ? Un des proches d’une personne qui s’est  donné la mort a même exigé que je n’évoque pas ce sujet au cours de ses obsèques.

 

Je suis convaincu autre paradoxe, que la foi, de plus en plus marginale, en une vie après la mort, est une raison de vivre ici bas. Je ne constate pas de suicides qui soient motivés par le désir de s’en aller vers Dieu, mais bien plus de situations où le suicide est une fuite de la vie présente marquée par des souffrances ou des fragilités devenues insupportables. Avoir la foi aide souvent à faire face aux défis de la vie, aux épreuves de l’existence. Rien n’est gagné, mais Dieu nous invite à affronter les problèmes. Sans foi, Dieu n’existe pas, et la vie est inéluctablement tournée vers une impasse. Alors, pourquoi attendre ? Les comportements suicidaires (alcool au volant, drogues ou risques divers) ne sont-ils pas aussi le symptôme d’une vie qui s’assèche inexorablement, sans que rien ne puisse la colmater ?

 

La société qui refuse de regarder la mort en face, la mort volontaire, la mort choisie, est coupable de non-assistance à personne vulnérables. Même quand les fragilités ne se voient pas. La société qui refuse de parler de la mort, se condamne à la subir tragiquement.

 

Parlons du suicide. Que tous ceux qui ont dû faire face à un drame si cruel osent donner leur témoignage. La mort fait mal, mais le silence peut tuer encore.

3 suicides en 1 mois…

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Parler de Jésus-Christ à des jeunes…

Publié le par Xavier Cormary

 
A travers mon ministère de prêtre, de nombreuses occasions de rencontrer des jeunes se présentent à moi. Aujourd’hui, être jeune et chrétien, pour certains, minoritaires, c’est un acquis familial qu’ils ont assimilé ou découvert par eux-mêmes. Pour la plupart, être chrétien relève d’une fantaisie dépassée et périmée. Aussi parler du Christ à ces jeunes est parfois un défi difficile. Avant de parler, il me semble essentiel de sourire. D’être témoin de la joie de Dieu, de la joie que Dieu me donne à travers la foi que je cultive, à travers aussi mon ministère de prêtre. Que ceux qui me croisent découvrent l’Evangile dans ma vie et sur mon visage avant de l’entendre dans ma bouche. C’est une attitude qui me semble aujourd’hui fondamentale et essentielle : les jeunes et « le monde écoutent plus facilement les témoins que les maîtres, ou, s’il écoute les maîtres, c’est qu’ils sont aussi témoins » (Paul VI) Je suis responsable de montrer Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui.
 
Comment vouloir et espérer voir des jeunes qui aillent avec enthousiasme participer à une messe dominicale lorsque beaucoup de chrétiens, venus célébrer le « Ressuscité » tirent une tête d’enterrement, ne chantent guère, ne participent que du bout des lèvres aux prières et aux chants… Ce n’est pas possible, et ceux qui sont encore là sont sans doute des héros ! En tant que prêtre, je me sens particulièrement responsable puisque j’ai un rôle central dans les célébrations : Des prédications dites sans conviction, des sacrements vécus au minimum, des prières et des paroles dites sans joie, et sans foi, sont des contre témoignage de notre foi. Nombre de jeunes le sentent et partent sur la pointe des pieds quand « ils ont tout fait » (traduire = première communion et profession de foi !)
 
Ce jour de Pâques, j’ai dit à mes paroissiens : « Souriez, Christ est ressuscité ! » et ils ont souri ! Je suis convaincu, comme prêtre et animateur auprès des jeunes qu’il faut trouver un langage qui soit accessible aux jeunes d’aujourd’hui. Trouver des paraboles actuelles pour annoncer l’Evangile au XXI° siècle... Comme Jésus lui-même trouvait les histoires de la société de son époque pour parler de l’amour de Dieu. Faire parler un nain de jardin dans une homélie de Pâques avec des enfants leur permettra sans doute mieux de saisir le message du tombeau vide découvert dans un jardin, plutôt que de grandes envolées théologiques pourtant parfois nécessaires pour exprimer la résurrection.
 
Parlons le langage d’aujourd’hui, pour les jeunes d’aujourd’hui, mais surtout que notre message soit fondé sur une cohérence de vie entre nos discours et nos actes. C’est là que le message de Jésus-Christ passera. Et les jeunes en redemanderont !
 

                                                                                  

Parler de Jésus-Christ à des jeunes…

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Face à la radicalisation : le radicalisme évangélique

Publié le par Miniritou

La radicalisation est un sujet d’actualité : face à quelques personnes tentées ou engagées dans un durcissement intégriste de la religion musulmane, il est important de se rendre compte que les causes de ce phénomène qui touche des jeunes français d’origine étrangère ou des récents convertis dans des familles aux racines chrétiennes desséchées ne sont pas avant tout religieuses mais spirituelles.

Dans le grand vide spirituel de notre société laïque qui relègue la religion à la sphère privée et qui suggère une désertification de l’âme humaine, beaucoup de jeunes aspirent à d’autres horizons. La jeunesse à soif d’absolu, d’idéaux qui ne peuvent être honorés dans la dimension horizontale de la vie, dans un vivre ensemble très individualiste, dans un matérialisme déshumanisé. La religion est un prétexte : la soif spirituelle est le véritable alibi.

Soigner les personnes entraînées dans les impasses d’un fanatisme religieux  dans des « centres de dé-radicalisation » sans proposer un idéal nouveau à une jeunesse  en manque de spirituel : c’est l’assurance d’un échec évident.

Dans ce chantier là, les chrétiens ont une carte à jouer et un chemin à proposer : le radicalisme évangélique qui propose un chemin exigeant de conversion et de sainteté dans le droit fil du message de Jésus : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu possède, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel. Puis viens et suis-moi ! » (Evangile de Marc 10, 17-30) Les saints François d’Assise, les Dominique, les Vincent de Paul ou les Ste Thérèse du XXI° siècle sont les égéries anti-radicalisation  à imiter ! Il faut peut-être inventer de nouveaux chemins de radicalité évangélique pour notre époque.

La radicalisation fanatique ne peut pas être arrachée du cœur des gens éblouis par le funeste dessein de l’impasse terroriste sans que les chrétiens d’hier et d’aujourd’hui en France redécouvrent le trésor évangélique. Là se trouve le fondement de l’amour du prochain dans l’amour du Dieu. La négation de Dieu se traduit tôt ou tard la négation de l’Homme. Le fanatisme terroriste en est l’illustration et l’expression actuelle, pour des jeunes qui cherchent une transcendance dans une société désenchantée.

Face à la radicalisation : le radicalisme évangélique

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Un Esprit-Saint dans un corps sain

Publié le par Miniritou

  Anima Sana In Corporis Sano

Les chrétiens savent (en principe) que c’est l’Esprit-Saint qui les met en relation vivante avec leur Seigneur.  Sans l’Esprit-Saint, la foi devient un catalogue de principes, l’Eglise, la multinationale des cierges,  et Dieu, un sage barbu assis sur son trône.


Beaucoup de personnes aujourd’hui soignent et entretiennent leur corps : thalassothérapie ; chirurgie esthétique, crèmes et soin de la peau.
 Beaucoup de nos contemporains vivent à fond avec leur corps : le sport, le look, mais aussi l’alcool et les fumées qui donnent un vertige exaltant, les dangers des sensations extrêmes, le sexe sans amour…

 
Les chrétiens savent que leur corps est avant tout un temple. Le corps est l’outil de la relation au monde, de la relation aux autres. Le corps n’est pas une fin mais un moyen pour vivre. Sans esprit, un corps est un tas d’os et de muscles, et la personne limitée à son corps devient l’objet de marchandages : trafics humains ; dopage ; régimes ; pornographie...

 
Exalter le corps sans prendre en compte l’esprit, c’est compter l’individu comme une statistique et non comme une personne, un être humain.
L’Esprit-Saint, ce n’est pas que du vent ! C’est la dimension spirituelle de notre humanité. Là est Dieu dans le cœur, dans tout être humain ! Capable du meilleur comme du pire, l’humain est habité par la force de Dieu qui veut l’appeler à l’amour, à la vérité, au beau, au Bien.

 
Nourrir le corps sans se préoccuper du cœur, quelle inconscience ! Chrétien, si tu lis ces lignes et que tu ne cherches pas l’Esprit de Dieu, à quoi bon ? Dieu t’appelle à faire de ton cœur et de ton corps la demeure de sa présence, pour que ta vie soit radieuse de la sainteté de Dieu… chiche ?!

 

 

 

Un Esprit-Saint dans un corps sain

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A l'heure du dialogue interreligieux, peut-on encore dire : "Hors de l'Eglise, pas de salut." ?

Publié le par Xavier Cormary

Notons tout d’abord que lorsque Cyprien de Carthage lança la formule, au début du troisième siècle, il ne s’agissait pas d’une condamnation doctrinale prononcée à l’encontre des non-chrétiens, mais d’une exhortation adressée à des groupes chrétiens tentés de se couper de la grande Eglise. Mais il est vrai qu’ensuite on en vint à la conviction que seuls les baptisés pouvaient échapper à l’enfer. C’est même ce qui provoqua l’incroyable générosité missionnaire des siècles passés, lorsque le monde chrétien découvrit avec stupeur que des millions d’hommes n’avaient jamais entendu parler du Christ.

Le Concile Vatican II amena les Catholiques à changer de regard sur les croyants des autres religions et sur les autres religions elles-mêmes. Quant à l’Eglise, le pape Jean-Paul II dit d’elle qu’elle "est la voie ordinaire du salut" et "qu’elle seule possède la plénitude des moyens du salut" (encyclique "La mission du Christ Rédempteur", no. 55)... ce qui laisse entendre que, pour ceux qui n’en font pas partie, il existe des voies extraordinaires de salut et que, à défaut d’en avoir la plénitude, les autres traditions religieuses offrent peut-être quelques moyens de salut !

L’Eglise est porteuse du Christ, du salut en Christ, mais c’est toujours le Christ - et non l’Eglise - qui sauve.

 

 

A l'heure du dialogue interreligieux, peut-on encore dire : "Hors de l'Eglise, pas de salut." ?

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Devenir parrain ou marraine de baptême

Publié le par Xavier Cormary

AU PARRAIN /  à la Marraine
 
L'Église catholique demande à ce que tout baptisé soit accompagné d'un parrain et/ou d'une marraine. En effet, on ne grandit pas seul, pas plus dans la vie que dans la foi. Avec vous, en plus de ses parents, votre filleule) aura quelqu'un sur qui compter. Vous devrez l'aider à avancer dans la vie et à grandir dans sa relation à Dieu.
 
Vous aurez la chance d'avoir un lien particulier avec votre filleul(e) tout au long de sa vie, lien affectif et éducatif. Vous témoignerez par votre foi des valeurs chrétiennes que vous souhaitez lui transmettre.
 
Comme parrain ou marraine, vous êtes le SIGNE de la communauté chrétienne qui veille sur un de ses membres. Cela implique que vous viviez votre baptême afin de transmettre les valeurs chrétiennes. Le sacrement de confirmation est habituellement exigé par l'Eglise comme signe effectif du sérieux de votre engagement. La confirmation est la démarche qui nous donne une assurance et un désir de vivre en chrétien, grâce à l'Esprit-Saint. Si vous n'êtes pas confirmé, il serait temps d'y penser, quel que soit votre âge, pour assumer votre rôle de parrain/marraine... Cela relève de la cohérence personnelle dans votre engagement !!

Etre parrain ou marraine ne consiste pas seulement à un rôle honorifique ! C'est une implication totale de votre foi au service de la croissance humaine et spirituelle de votre filleul/filleule.
Accepter cette responsabilité engage votre cohérence de vie : engager votre vie sur le chemin du Christ, c'est pas rien ! C’est pour signifier que vous êtes prêt à tout cela que vous aurez une place privilégiée au cours de la célébration du Baptême. Vous vous tiendrez aux côtés des parents. Ensemble, vous marquerez l'enfant du signe de la croix. Vous renoncerez au mal et vous affirmerez votre foi en Dieu Père, Fils et SaintEsprit.
 
Par des gestes symboliques, la remise du vêtement blanc ou du cierge allumé, vous proclamerez que la foi en Jésus-Christ éclairera le chemin de vie du baptisé, comme elle illumine le vôtre. Vous signerez avec les parents le registre des baptêmes de la paroisse.
 

Pour vous préparer à la Mission que l’Église veut vous confier, vous pouvez déjà vous poser cette question : « Comment je vais être cohérent dans ma vie et ma foi pour vivre avec l'enfant l'engagement que je vais prendre ? »

A LIRE AUSSI :

parrain marraine : un peu de cohérence !!!

 

Devenir parrain ou marraine de baptême

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Liberté de conscience pour voter et pour tous nos choix

Publié le par Miniritou

Au lendemain d’élections qui ont révélé de profondes fractures dans notre pays, si la campagne électorale présidentielle laisse désormais place au scrutin législatif dans quelques semaines, après de nombreux appels à voter pour l’un ou l’autre des candidats, l’Eglise catholique, à travers la voix des évêques, n’a sagement pas lancé un tel appel contrairement des associations musulmanes ou juives. L’Eglise a donné des éléments pour que chacun puisse se prononcer en CONSCIENCE. La liberté de conscience est un acquis du concile Vatican II. L’homme découvre en lui « une loi à laquelle il est tenu d’obéir. Cette voix le presse d’aimer et d’accomplir le bien, d’éviter le mal. La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu… par fidélité à la conscience, les chrétiens doivent chercher la vérité. » (Constitution Gaudium et spes §16)

Je trouve heureux que l’Eglise prenne au sérieux la dignité et la responsabilité individuelle, et ne considère pas les électeurs comme des moutons, incapables de discernement. La liberté de conscience conduit hélas bien des chrétiens aveuglés à soutenir des causes qui sont moralement injustifiables. En effet, « Il arrive que la conscience s’égare lorsque l’homme se soucie peu de rechercher le vrai et le bien, dans l’habitude du péché. » (Ibid)

Sans compromission, l’Eglise, à temps et contre-temps, parfois à contre courant, rappelle ce qui est au cœur du message évangélique. Toute personne, de la plus fragile à la plus forte, riche ou pauvre, toute vie humaine est respectable, et aucune raison ne peut justifier qu’on considère cette vie comme indigne ou inutile parce que non désirée, non acceptée. Aucun être humain, immigré, réfugié, saint ou voyou, n’est exclu de la fraternité universelle annoncée par Jésus-Christ. Cette constante évangélique est non-négociable, que ça nous plaise ou non !

Liberté de conscience pour voter et pour tous nos choix

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Prêtre : le célibat : mon Djihad !

Publié le par Miniritou

Pourquoi le célibat sacerdotal est-il régulièrement remis en cause ? Serait-il un usage d’une autre époque, assimilable à une violence contre-nature ? La récente défection d’un prêtre lyonnais médiatique a remis sur la table cette question du célibat sacerdotal.

A défaut de pouvoir défendre et expliquer mon célibat, devrais-je, pour me faire entendre, me faire exploser en pleine rue, troquant la ceinture de la chasteté contre une ceinture d’explosifs ?

L’Islam propose le Djihad comme un chemin vers l’absolu. Le Djihad est cette résistance, cet effort  exigeant pour se tourner vers Dieu. Certains interprètent ce combat, non contre soi-même, contre son propre péché mais contre les autres, contre l'Homme, l'amour et la fraternité entre les Hommes, contre celui considéré comme "kouffar" (celui qui cache la vérité) ...

Le célibat sacerdotal est-il plus contre-nature que le fanatisme kamikaze qui rêve d’accéder au paradis ?  Je suis un djihadiste de Jésus. Ma seule violence, je l’accepte pour moi-même en choisissant de vivre  pour le Christ, avec le Christ, comme le Christ, dans un état de vie qui dérange les autres silencieusement, bien plus qu’une bombe ! Car le célibat est une bombe : une bombe d’amour jeté dans l’arène des mécréants qui n’y comprennent rien. Et cela est normal ! Le fanatique commet un acte de désespoir  qui sème la mort. Mon célibat est un acte d’espérance qui entend donner la vie. Face à l’indifférence au Salut que Dieu propose, nul ne peut comprendre mon célibat sinon comme une amputation. Pourtant, c’est bel et bien une greffe. J’ai choisi, avec mes pauvretés, mes faiblesses, avec ma chair fragile, de greffer ma vie sur celle du Christ afin que la vie de Dieu germe au cœur de cette humanité, au cœur de cette Eglise dans laquelle je suis devenu serviteur.

L'homme ne veut plus ressembler à Dieu. Il fait tout pour défigurer cette image. Prêt à tout pour arracher tout chemin d’absolu de son cœur, afin de nier son origine.

Le Djihad fanatique qui se révèle dans ces jeunes en quête d’absolu est un cri de contestation.  Le célibat sacerdotal dans une société porno-dépendante, érotisée, sexualisée à outrance est un cri de contestation.

On peut m’empêcher de porter une croix, de proclamer ma foi. On ne pourra jamais m’enlever ma capacité à choisir, à re-choisir sans cesse de dire ma foi par mon célibat. Je donne mon corps au Corps de Jésus.

Mon corps, ma vie entière est consacrée à la Consécration de son Corps. Totalement livré, non à une idéologie mais à sa Personne, je laisse Jésus disposer de mon corps. Je m’unis amoureusement et physiquement à Lui, et à aucune autre personne. Je veux accueillir de Jésus lui-même ce don : il a livré sa vue pour nous : pourrai-je en faire moins pour Lui ?

Je renonce à fonder une famille selon la chair, afin de livrer toute ma vie, mon cœur, mon corps à son unique famille : son Eglise. Certains diront que je suis un fanatique… Peut être un fanatique de l’amour : il ne fait de mal à personne ce fanatisme là !

Mon célibat est un cri de révolte contre ce monde sans Dieu. C’est une préférence d’amour, un cadeau divin, un signe prophétique, une anticipation du paradis, un vrai don de moi-même pour ce monde loin de Dieu.

Pour arme, je n’ai que mon corps.

Pour consignes, le commandement d’amour de Jésus.

Pour explosifs, je n’ai que la foi, l’espérance et l’amour.

Pour que Dieu continue de vivre en ce monde qui le renie, je lui donne et lui consacre :

  • Mes mains pour bénir, sanctifier, et consoler.
  • Mes pieds pour parcourir les routes du monde.
  • Mes bras pour étreindre les pauvres, les oubliés.
  • Mes oreilles pour écouter les cris et les confidences de mes frères en humanité.
  • Mes lèvres pour proclamer la vérité et annoncer le Royaume.
  • Mes yeux pour contempler les merveilles de son amour.
  • Mon visage pour laisser humblement transparaitre le sien.

Je lui donne tout mon corps pour que ma vie, ressemble un peu à la sienne. Je ne suis pas à la hauteur de cet idéal. J'en ai bien humblement conscience. Mais je veux faire de mon mieux pour avancer dans cet idéal là !

Si je n’étais pas prêtre, je serai djihadiste. En fait, je le suis sans doute déjà : car mon célibat, c’est mon Djihad. Et à tout prendre, je choisis d’annoncer un Dieu qui s’impose par l’amour, et non par la violence ou la haine.

 

En partie inspiré par une méditation du Père Daniel Ange

Prêtre : le célibat : mon Djihad !
Prêtre : le célibat : mon Djihad !

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