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Chasse à l'homme... Et vacances à Bucarest

Publié le par Miniritou

Il est étrange de constater en France une nouvelle manière de dépenser les sous du contribuable français en Union européenne, dans un temps de crise économique.


L'Etat a décidé de reconduire en Roumanie les Roms, issus de tribus minoritaires et discriminées dans ce pays, moyennant un aller simple jusqu'à Bucarest et un pécule de 300 €.

 

Les volontaires au rapatriement sont donc expulsés de France au frais de la République, et déposés sur le territoire roumain, avec quelques promesses jamais honorées d'un soutien dans la durée ; ils sont livrés à eux-même, dans un pays où ils ne sont pas les bienvenus.


La plupart d'entre eux ont donc comme solution de revenir en France, quelques semaines ou quelques mois après, par leurs propres moyens, évidemment. Résultat : la France a dépensé un bubget considéable (Je voudrais bien connaître le montant de l'opération médiatique dilligentée par MM. Hortefeux et Besson...) et nous retrouverons dans quelques mois ces roms dans nos rues en train de mendier ou d'essuyer nos pare-brises.

 

La politique d'immigration qui vise à spectaculariser des opérations chocs n'ont à mon sens aucune efficacité en matière de sécurité, et ont un coût à la charge de l'Etat qui est scandaleux. La manière de faire, en plus est digne d'un état policier qui ne regarde pas les sitiuations humaines, familiales et sociales mais qui veut encore pour des raisons électorales ( 2012 arrive à grands pas...) convaincre l'opinion qu'en chassant les roms de France, on n'aura plus , on aura moins de problèmes. Abracadabra !

Publié dans Regards sur le monde

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Lettre à des amoureux (éventuellement chrétiens) qui veulent s’aimer pour la vie

Publié le par Miniritou

 

Vous êtes amoureux. Et c’est beau de vous voir complices, attachés l’un à l’autre dans une tendresse et un bonheur qui se devine sur vos visages.  Depuis des mois déjà, vous vivez une belle histoire d’amour. Ce chemin à deux vous comble et vous met déjà en route.

 

Vous engager l’un envers l’autre ? Bien sûr, vous ne plaisantez pas avec les sentiments. Quand vous dites à l’autre « je t’aime », ce n’est pas à la légère ! Mais vous hésitez, soit parce que vous vous sentez trop jeunes, soit que votre situation sociale et professionnelle n’est pas bien stabilisée, ou bien que l’engagement vous effraie aussi un peu. Vous désirez que votre amour soit PLV (pour la vie) mais bon, vous ne savez pas trop comment avancer…Un projet de mariage éventuel vous séduirait…

 

Il faut alors oser se poser sans tabou la question d’un engagement : comprendre les réticences et les obstacles qui sont devant vous. Réfléchir, ce n’est pas s’engager, mais c’est labourer le terrain…

 

Peut-être est-il trop tôt pour décider ? Pas assez de maturité, de recul ? C’est parfois un argument léger si déjà vous êtes engagés dans une relation qui dure un peu…  Mais il n’est certainement jamais trop prématuré pour y penser. Y penser sérieusement !

Vivre une relation amoureuse sans y donner une perspective de durée, dans un engagement solide, c’est un leurre, comme si l’engagement devenait un piège et non une condition nécessaire à votre bonheur. Condition nécessaire mais bien sûr, pas suffisante.


Le mariage, comme tout engagement n’a pas pour objectif de réussir : votre avenir, même le mieux planifié et préparé ne vous appartient pas !

Le mariage, votre engagement a d’abord pour objectif de vous décider à vous donner TOUS LES MOYENS POUR REUSSIR !

 

Des moyens sont à votre disposition.

L’Eglise est quasiment en situation de monopole pour accompagner des jeunes qui croient à leur amour et qui veulent l’approfondir sérieusement. Les chrétiens croient en la grandeur de l’amour conjugal, en la beauté de la fidélité, en la possibilité de s’aimer durablement et sans retour. L’Eglise prend toujours au sérieux deux jeunes qui veulent réfléchir ou s’engager résolument sur le chemin du mariage.

 

Elle vous propose des chemins exigeants mais riches pour approfondir votre amour et le construire sur des fondations solides. Les équipes et les lieux pour vous accompagner sont multiples : selon votre sensibilité et l’état d’avancement de votre relation, il faut oser demander ! Demandez pour trouver chaussure à votre pied ! Les publications sont aussi très nombreuses : des ouvrages sérieux vous permettront une vraie réflexion sur les enjeux de la vie de couple, avec ses risques et ses chantiers.

 

Enfin, il existe aussi une étape qui peut marquer votre désir de prendre au sérieux votre amour : les fiançailles. Elles ne sont pas un « pré-mariage ». Elles offrent la possibilité de marquer le commencement officiel d’une réflexion plus intense. Vécues dans l’intimité familiale, avec ou sans le concours et la bénédiction de l’Eglise, vous vivez ainsi une étape dans votre cheminement et le désir de concrétiser (ou pas) dans un engagement ultérieur ce qui vous unit déjà.

 

L’amour dans votre couple, ça se prend au sérieux. Vous ne pouvez pas ne pas vous bouger pour que vos ambitions deviennent réalité. Ne vous laissez  pas porter là où le vent vous conduira ! Et rappelez-vous : Dieu ne se pose pas en ennemi, mais en partenaire de votre bonheur. Votre amour deviendra lucidement possible et réalisable si vous acceptez d’aller au-delà des convenances et des sentiers tout tracés !

 

« L’amour est don de soi à l’autre dans la liberté. Un tel chemin est exigeant. Toutefois, pour surmonter les obstacles, les époux disposent de beaucoup plus de ressources qu’ils ne le croient généralement. L’échec n’est pas une fatalité. Dans l’espérance, s’ouvre toujours une voie vers une démarche de vérité et de pardon.

Vous, les jeunes, n’ayez pas peur du mariage ! La véritable liberté n’est pas dans la crainte, ni dans le refus de s’engager. Au contraire !

L’enrichissement du don sans retour. Dans le mariage, Dieu s’engage avec vous, l’Eglise vous accompagne. Par la force du sacrement, le Christ marche avec les époux et leur annonce chaque jour cette bonne nouvelle : "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime." » (Evêques de France)

 

Publié dans Mariages

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Des oubliés de l'Eglise...

Publié le par Miniritou

Merci à une amie rémoise de nous faire partager son coup de gueule !


Père André MOREAU

Le 4 août, fête de St Jean-Marie Vianney, curé d’Ars et patron de tous les curés du monde, le Père André MOREAU nous quittait. Son désir le plus cher était de devenir curé de campagne. Ce désir fut exaucé. Ordonné prêtre il y a 65 ans, il vécut la majeure partie de son ministère dans différentes paroisses rurales de la Marne.

Le nombre de chrétiens rassemblés le 9 août en l’église St-Maurice pour ses obsèques présidées par Mgr Jordan, est signe des nombreux liens qu’il a su créer. Dans l’homélie, le Père Joseph HANNESSE a retracé les étapes de sa vie de bon serviteur, très proche des personnes rencontrées dont il gardait mémoire pour les porter vers Dieu. « Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ».

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Bien chers amis,

Si j'ai intitulé "coup de gueule" l'objet de cet email, c'est à cause de ce que je viens de lire dans la rubrique "nécrologie" du site internet de notre Diocèse Reims-Ardennes concernant les obsèques du Père André Moreau, et notamment : "Le nombre de chrétiens rassemblés le 9 août....." 

Oui, ils étaient nombreux à ses obsèques,  tous ces gens qui l'aimaient, l'appréciaient, l'estimaient.


MAIS ALORS, OU ETAIENT-ILS AVANT, EUX QUI L'AIMAIENT TANT ET QUI ETAIENT SI NOMBREUX PRESENTS POUR CET ADIEU ?????


Père André souffrait de la solitude, principalement à cause de ses handicaps (la vue et l'ouïe) mais surtout, il me le confiait très régulièrement, à cause du manque de visiteurs. Il me disait que personne ne venait jamais le voir. Oh ! jamais aucun reproche dans sa bouche, oh non ! bien au contraire, il trouvait des excuses à tous et à chacun ! Mais quand un jour il me confia : "Je voudrais mourir. La seule chose qui me rattache encore ici, ce sont vos visites chaque samedi.",  je compris sa souffrance !

Alors, oui, aujourd'hui c'est un "coup de gueule" que je lance, ou plutôt, un appel, appel à transmettre, à votre tour, à tous ceux que vous connaissez, cotoyez, guidez. Parlez-leur de leurs anciens curés, demandez-leur s'ils pensent encore à eux et s'ils pensent à leur rendre éventuellement une petite visite. Insistez sur l'importance pour ces chers prêtres âgés, pour la plupart souffrants et qui ont consacré leur vie à Dieu et au services des hommes , de ne pas se sentir oubliés, "mis de côté".

Dernièrement, un autre prêtre de la Maison de Retraite Nicolas Roland me montrait une carte postale qu'il venait de recevoir, insistant pour que j'en lise le contenu. Il y était écrit : "Nous viendrons bientôt vous rendre visite".  "Super !", lui ai-je alors répondu, me réjouissant pour lui. Ce à quoi il me dit avec une grande tristesse : "Cela fait trois ans que chaque année ils m'écrivent cette même phrase ! Et je n'ai encore vu personne..." Ces personnes sont des anciens paroissiens ; ils habitent Reims, à quelques rues de la Maison Nicolas Roland ! Ils font partie de ceux qui avaient promis à ce cher prêtre, lors de son départ,

" Nous viendrons vous voir, nous ne vous abandonnerons pas !".

Sans commentaire !

Et c'est là où je ne peux plus me taire ! Cela me fait trop mal de les voir ainsi souffrir !

Une petite visite, rien qu'une petite visite, est-ce trop demander ?


Ces chers prêtres ne sont certes pas seuls : le Seigneur est là !


Mais ils auraient besoin de sentir La Tendresse du Père en celles et ceux qui pourraient leur rendre visite. N'est-ce pas par nous que peut se manifester l'AMOUR  de Dieu ? N'oublions pas l'importance de la tendresse dans nos vies et la nécessité d'en poser les gestes pour en faciliter l'expression.  Car c'est bien par nos gestes de tendresse et d'amitié que nous pouvons bien humblement, certainement parfois même  bien maladroitement,  transmettre La Tendresse de Notre Seigneur.

Merci de m'avoir lue jusqu'au bout. Merci de parler à vos amis, à vos paroissiens, de leurs anciens curés qui les ont aimés, guidés, soutenus et qui continuent d'ailleurs à les porter dans leurs prières.

Rien qu'une petite visite....


Prions enfin pour que nous sachions tous demeurer disponibles pour nos frères en accordant notre réponse à leurs véritables attentes et aux appels du Seigneur Lui-même ! 

 

Laurence

 

Publié dans coups de gueule

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