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Pourquoi j’aime Jésus… Pourquoi je crois en lui…

Publié le par Miniritou

Etre chrétien, suivre Jésus, faire sa communion, aller à la messe… Ce n’est pas très à la mode…

Rien que ça, moi déjà ça me plait ! Je ne veux pas faire comme tout le monde, parce que je ne suis pas tout le monde ! Je suis MOI ! et je suis unique au monde !

Autrefois, les gens allaient à l’église parce qu’il fallait y aller. Aujourd’hui, aller à la messe, faire sa première communion, c’est peut-être plus difficile, surtout à cause de la 2°, la 3°, la 10° communion et toutes les communions de ma vie qui m’aident à retenir Jésus près de moi ! J’aime Jésus parce qu’il me dit et me redit que je suis unique ! Que je suis un grand !

A l’école on regarde mes notes, au foot, on regarde le nombre de buts que j’ai marqué… A la maison, parfois on me compare avec mon frère ou ma sœur. Avec Jésus, j’ai le droit d’être MOI.

Avec Jésus, ce n’est pas comme avec mes copains. Des fois, avec eux on s’embrouille. Si je me dispute avec Dieu, je sais que lu, ne sera jamais fâché à mort ; et que son pardon m’est toujours donné quoi que je fasse !

Avec Jésus, je choisis un chemin difficile : le chemin de l’amour. Mais il passe devant pour me montrer les difficultés.

Avec Jésus, je sais que le chemin difficile m’apporte la plus grande joie. Je sais que ce ne sont pas les choses faciles, comme aller au supermarché, jouer à la console, ou rester dans mon lit qui font grandir la JOIE. Le chemin de la joie que Jésus me propose, c’est le chemin de l’amour qui va donner sa vie, qui va servir en se mettant à genoux !

Avec Jésus, je peux être vraiment libre : non pas pour faire ce que je veux, mais, pour vivre ce qui est le plus beau, le plus grand, le meilleur de la vie ! Je peux faire semblant, pour faire plaisir à mes parents. Faire semblant de suivre Jésus, faire semblant de communier, faire semblant d’être quelqu’un de bien ! Je peux même faire semblant de prier ! Mais Jésus connaît mon cœur, et je ne peux pas lui mentir, à Lui ! Jésus n’a jamais obligé quelqu’un à le suivre ou à l’imiter ! Même si j’ai été obligé d’aller au caté, de venir ici aujourd’hui, suivre Jésus ne peut se faire que si on l’a décidé dans le secret de son cœur.

Avec Jésus ce qu’il y a de bien, c’est quand il vient frapper à ma porte : tous les jours, il veut venir me rencontrer, mais, le truc, c’est que la poignée de la porte, elle est au-dedans. Il n’y a que moi qui peux ouvrir la porte de mon cœur, ou la laisser fermée. Il ne va pas entrer si je ne l’invite pas. Il n’enfonce pas les portes Jésus ! Si je choisis d’ouvrir mon cœur, si je choisis d’accueillir Jésus, alors il entrera, et il fera en moi sa demeure ! Il restera là caché, au fond de moi. Sa présence ne changera rien, et elle changera tout.

J’aime Jésus parce qu’il veut me grandir. J’aime Jésus parce qu’il veut pour moi un bonheur éternel. J’aime Jésus parce qu’il sait se mettre à genoux, comme un esclave. J’aime Jésus car il est un serviteur qui croit en moi ! je crois en Jésus parce que Lui, croit en moi !

Pourquoi j’aime Jésus… Pourquoi je crois en lui…

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Dieu n'existe pas !

Publié le par inconnu

Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question :

- Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?
Un étudiant a bravement répondu : - oui, Il l'a fait !
Le professeur a dit : - Dieu a tout créé ?
- Oui, monsieur, a répliqué l'étudiant.
Le professeur a répondu :

si Dieu a tout créé, il a donc aussi créé le mal, puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais.


L'étudiant était resté silencieux devant une telle réponse.

Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait aux étudiants qu'il avait prouvé encore une fois que la foi était un mythe.


Un autre étudiant a levé sa main et a dit :

- Puis-je vous poser une question professeur ?
- Bien sûr, a répondu le professeur.
L'étudiant a répliqué : - Professeur, le froid existe-t-il ?
- Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu'il existe. Vous n'avez jamais eu froid ? a répliqué le professeur.

Le jeune homme a répondu :

- En fait monsieur, le froid n'existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons comme le froid, est en réalité l'absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu (-460°F) est l'absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n'existe pas.

Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur.


L'étudiant a continué :

- Professeur, l'obscurité existe-t-elle ?
Le professeur a répondu : - Bien sûr qu'elle existe !
L'étudiant a répondu :

- Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas non plus. L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la Lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente.

N'est-ce pas vrai ?

L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière.

Finalement, le jeune homme a demandé au professeur :

- Monsieur, le mal existe-t-il ?

Maintenant incertain, le professeur a répondu :

- Bien sûr comme je l'ai déjà dit.

Nous le voyons chaque jour. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité

de l'homme envers l'homme. C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal !


L'étudiant a répondu :

- le Mal n'existe pas Monsieur, ou du moins il n'existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l'absence de Dieu en soi. Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu en soi. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son cœur.

Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière.

Le professeur s'est assis.

 

 

L'information selon laquelle ce serait Albert Einstein, dans ses jeunes années, qui aurait fait une telle démonstration est sans doute fausse ! Même la conclusion selon laquelle "Le Mal n'existe pas de lui-même" est sujette à contestation et peut également être discutée.

Dieu n'existe pas !

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Un prêtre pour les mendiants

Publié le par Feu & Lumière

Interloqué, le mendiant objecta qu’il était sale et en guenilles, et qu’il n’avait rien à se mettre. Le prêtre lui dit : « Allons à mon hôtel, j’ai un rasoir et quelques vêtements qui vous iront. »

Arrivés juste à temps au Vatican, ils furent conduits dans les appartements privés du Saint-Père. A la fin du repas, le Saint-Père demanda au prêtre de le laisser seul avec le mendiant. Il se tourna alors vers le mendiant et lui dit : « Mon Père, voulez-vous bien entendre ma confession ? »
Le mendiant bégaya qu’il n’était plus prêtre. Le Saint-Père répondit que quand on est prêtre, c’est pour toujours. Le mendiant objecta qu’il avait défroqué et n’avait plus le droit d’exercer son ministère. Le Saint-Père lui dit simplement qu’il était le Pape et qu’il pouvait le rétablir immédiatement. Le prêtre entendit donc la confession du Saint-Père. Puis, sanglotant, il tomba à ses pieds et lui demanda d’entendre à son tour sa confession. Aussitôt après, Jean-Paul II lui dit qu’il l’envoyait à nouveau au service d’une paroisse, et qu’en tant que prêtre nouvellement rétabli, son ministère serait auprès des mendiants.

Un prêtre pour les mendiants

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Les saints, ils nous font envie…

Publié le par Miniritou

Les saints illustres, ceux dont on connait la vie, l’engagement au service des pauvres, dans une vocation particulière ou dans le monde de leur temps, si nous les badons, c’est que secrètement, ils nous font envie ! C’est vrai que d’ordinaire, on dit souvent : « Oh moi, je ne pourrais pas faire cela, ou vivre ainsi ! » Pourtant, les saints que l’Eglise donne en exemple ont tous en commun d’avoir réussi leur vie ! Parmi les innombrables publicités dans nos boites aux lettres ou à la télévision, aucune ne propose un produit qui rendra heureux. Et c’est normal car le bonheur, ne s’achète pas !

L'argent peut acheter une maison mais pas un foyer.
Il peut acheter un lit mais pas le sommeil.
Il peut acheter une horloge mais pas le temps.
Il peut acheter un livre mais pas la connaissance.
Il peut acheter une position mais pas le respect.
Il peut payer le médecin mais pas la santé.
Il peut acheter du sang mais pas la vie.
Il peut acheter du sexe mais pas de l'amour.
Sachez que se que l'argent ne peut acheter,
Dieu veut vous l’offrir.

Les saints d’hier, les saints d’aujourd’hui, ce sont ces personnes qui ont accepté le cadeau de Dieu, en devenant cadeau pour les autres ! Allez, avouez, ça vous donne pas envie ?

Les saints, ils nous font envie…

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Chrétiens, sommes-nous encore assez prophétiques ?

Publié le par Miniritou

Je vais passer la soirée chez un ami. En discutant, il me dit avoir eu un accident de mobylette. En approfondissant le sujet, il ne s'agit pas d'un accident mais plutôt d'une panne qui a sonné la mort de l'engin... Panne qu'il a déclaré en accident... Pour toucher un remboursement de l'assurance puisque le deux-roues est classé épave. Je lui ai fait part de ma réprobation... Quelques instants après, nous sortons en ville. Nous prenons le métro, il me dit "je vais payer pour toi j'ai un ticket !" Et juste après, il fraude le tourniquet en ne validant qu'un passager !
Il ne comprend pas ma colère... Et je ne suis pas sûr qu'il ait encore compris.

Combien de fois, combien de personnes, de nos amis se comportent ainsi ? Oh, ce ne sont pas des gens malhonnêtes, juste font-ils comme tout le monde ! C'est pas du vol, je suis assuré, c'est normal qu'ils me remboursent ! Sauf que l'assurance ne couvre pas les pannes ?!!
J'ai réagi de manière assez vive face à cet ami pour qui es comportements sont tout à fait normaux... Aujourd'hui la conscience du bien et du mal est largement dissoute dans un brouillage général où le bien consiste à faire ce qui nous arrange, et le mal n'est mal que lorsqu'il contrevient à ma liberté individuelle ! C'est triste et c'est scandaleux... Mais nous sommes tous plongés dans cet état d'esprit et souvent incités à agir de la sorte..
Comment notre foi nous appelle-t-elle à agir, à régair différemment ?
Est-ce que le message de l'Evangile est encore capable de susciter en nous une indignation et une réaction à contre-courant ? Ca peut nous faire réfléchir... ça devrait nous faire réagir...
Chrétiens, sommes-nous encore assez prophétiques ?

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MESSAGE DU CONCILE VATICAN II AUX JEUNES

Publié le par Vatican II

Vatican-II.jpg
«C'est à vous enfin, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c'est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire. C'est vous qui, recueillant le meilleur de l'exemple et de l'enseignement de vos parents et de vos maîtres, allez former la société de demain: vous vous sauverez ou vous périrez avec elle.


L'Eglise, quatre années durant, vient de travailler à rajeunir son visage, pour mieux répondre au dessein de son Fondateur, le grand Vivant, le Christ éternellement jeune. Et au terme de cette imposante «révision de vie», elle se tourne vers vous. C'est pour vous, les jeunes, pour vous surtout, qu'elle vient, par son Concile, d'allumer une lumière: lumière qui éclaire l'avenir, votre avenir.

 

L'Eglise est soucieuse que cette société que vous allez constituer respecte la dignité, la liberté, le droit des personnes: et ces personnes, ce sont les vôtres. Elle est soucieuse surtout que cette société laisse s'épanouir son trésor toujours ancien et toujours nouveau: la foi, et que vos âmes puissent baigner librement dans ses bienfaisantes clartés. Elle a confiance que vous trouverez une telle force et une telle joie, que vous ne serez pas même tentés, comme certains de vos aînés, de céder à la séduction des philosophies de l'égoïsme et du plaisir, ou à celle du désespoir e du néant; et qu'en face de l'athéisme, phénomène de lassitude et de vieillesse, vous saurez affirmer votre foi dans la vie et dans ce qui donne sens à la vie: la certitude de l'existence d'un Dieu juste et bon.


C'est au nom de ce Dieu et de son Fils Jésus que nous vous exhortons à élargir vos cours aux dimensions du monde, à entendre l'appel de vos frères; et à mettre hardiment à leur service vos jeunes énergies. Luttez contre tout égoïsme. Refusez de laisser libre cours aux instincts de violence et de haine, qui engendrent les guerres et leur cortège de misères. Soyez généreux, purs, respectueux, sincères. Et construisez dans l'enthousiasme un monde meilleur que celui de vos aînés!


L'Eglise vous regarde avec confiance et avec amour. Riche d'un long passé toujours vivant en elle, et marchant vers la perfection humaine dans le temps et vers les destinées ultimes de l'histoire et de la vie, elle est la vraie jeunesse du monde. Elle possède ce qui fait la force et le charme des jeunes: la faculté de se réjouir de ce qui commence, de se donner sans retour, de se renouveler et de repartir pour les nouvelles conquêtes. Regardez-la, et vous retrouverez en elle le visage du Christ, le vrai héros, humble et sage, le prophète de la vérité et de l'amour, le compagnon et l'ami des jeunes. C'est bien au nom du Christ que nous vous saluons, que nous vous exhortons et vous bénissons.»

 

(7 decembre1965)

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Histoire de Simon : la prière des pauvres

Publié le par Charles Delhez sj

SIMON


Chaque jour, on voyait un vieux bonhomme tout voûté pénétrer dans l’église du village, sur le coup de midi, quand sonnait l’angélus. Il n’y restait pas longtemps, mais il n’aurait jamais manqué ce rendez-vous.

 

La sacristine qui habitait sur la place le voyait entrer et sortir presque aussitôt. Inquiète, elle avertit Monsieur le Curé. Intrigué, il décida de se poster derrière une colonne et d’observer. Notre ami entrait, allait jusque devant l’autel, faisait une génuflexion pleine de dignité et s’en retournait. Plusieurs jours de suite, le curé observa le même rite. Il interpella enfin le mystérieux visiteur : « Que fais-tu là ? – Je viens faire ma prière, Monsieur le Curé. – Elle n’est pas très longue… - Je sais. Je ne suis pas capable de mieux, mais elle Lui suffit. – Tu n’as même pas le temps de réciter un Avé maria. – Oh non ! Je dis simplement : Bonjour jésus, c’est Simon ! »

 

Un jour, on ne vit plus Simon. La vieillesse gagnait du terrain. On l’avait emmené dans un hospice. Là, il était bien soigné, mais personne venait le voir. Pourtant, il avait l’air heureux, surtout vers midi. A cette heure-là, chaque jour, son visage rayonnait. Sans doute s’agenouillait-il dans l’église de son cœur et redisait-il la même prière : « Bonjour Jésus, c’est Simon ! »

 

C’était le dimanche de Noël. Midi approchait. Simon était endormi sur son lit. Au milieu du sommeil, il se mit à sourire. Il rêvait. Il vit quelqu’un de beau et lumineux s’approcher de lui. Lentement. Paisiblement. Le regard plein d’amitié. Et puis, d’un geste de la main, cet inconnu le salua et lui dit : « Bonjour Simon, c’est Jésus ! »

 

De ce rêve-là, Simon ne s’est jamais réveillé.

 

Charles Delhez, S.J

Histoire de Simon : la prière des pauvres

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Le fanatisme religieux est la réponse au fanatisme libertaire

Publié le par Miniritou

Un nouveau monde est en train de naître sous nos yeux impuissants et les prémices de ce que nous en percevons a de quoi effrayer. L’émergence de groupes fanatiques, se réclamant de l’Islam, et qui n’en portent que les atours et le nom, a de quoi interpeller. Il est d’autant plus inquiétant de voir ce fanatisme prétendument religieux se répandre, alors que l’on a du mal à cerner les véritables revendications de ces groupes terroristes.

Un certain nombre de questions qui se posent à notre monde, au-delà des enjeux économiques et politiques, en particulier au Moyen-Orient, ne trouvent-elles pas leur origine dans la disparition de la prise en compte du Bien commun ? Plus profondément, la crise planétaire que nous traversons n’est-elle pas avant tout une crise morale et humaine, avant de toucher l’économie et les relations internationales ?

Posons-nous donc la question : le fanatisme qui prend la religion pour alibi, n’est-il pas d’abord une réponse identitaire à un fanatisme qui marchandise l’être humain sur le dos du capital, dans une société libérale qui prétend libérer l’homme en l’asservissant à des idéologies fondées sur une conception erronée de la liberté individuelle ?

Les femens, groupe extrémiste libertaire, et les terroristes fanatiques, ne défendent-ils pas exactement le même idéal : la destruction de l’Humanité ?

Une minorité de personnes, et pas seulement dans le monde musulman, car la tentation moins visible est toute aussi palpable dans certains milieux catholiques, choisit le rempart de Dieu contre la démagogie de l’homme. Si l’Homme est devenu ennemi de l’Homme, seul Dieu serait un recours extrême face à la perte du bon sens ?

La classe politique, de droite comme de gauche, noyautée par un esprit dit progressiste, promeut une égalité inhumaine, une liberté suicidaire, et une fraternité désincarnée. Les enjeux des débats comme la PMA, la GPA, le gender, l’accompagnement de la fin de vie, le sens de la famille, de la parentalité, du respect de la vie, de l’écologie humaine, et plus globalement, le sens de l’Homme : tout cela suscite des peurs et des questions légitimes car les enjeux dépassent notre génération et les désirs, fussent-ils légitimes, des individus. C’est la nature de l’Homme qui est remise en question. Et on a l’impression qu’aucune solution ne peut venir de la politique, sinon en se réfugiant terrifiés dans un vote contestataire…

Les idéologies extrémistes qui atteignent l’être humain suscitent et entretiennent des peurs et des réponses extrémistes. Les bombes ne détruiront jamais, ni ici dans nos métros, ni là bas sur les bases terroristes, les idéologies qui puisent leurs racines dans un désir de toute puissance sur la nature, ou dans la peur d’un monde inhumain. La solution se trouve bien ailleurs, dans la construction d’un monde humain ou tout, même Dieu, mêmes les idéaux humains, sont au service de l’homme, pour son bonheur et la paix entre les peuples.

Le fanatisme religieux est la réponse au fanatisme libertaire
Le fanatisme religieux est la réponse au fanatisme libertaire

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Dématérialisation et incarnation…

Publié le par Miniritou

La dématérialisation consiste, en de nombreux domaines, à éliminer des supports papier, des éléments concrets, dans un but écologique ou de rentabilité pour gagner en efficacité. Les factures dématérialisées ne sont désormais plus envoyées que par courrier électronique. La musique dématérialisée n’est plus vendue sur cassettes ou CD mais par fichiers téléchargeables. La carte bancaire permet de ne plus emporter de chèques ou d’espèces. Un autre domaine peut aussi toucher notre foi. Face à la mort, l’incinération peut engendrer le risque de « dématérialiser » la mort si un lieu de mémoire n’est pas respecté pour le dépôt d’une urne funéraire.

Les croyants, s’ils savent que leur défunt sont appelés à une autre vie, ont toujours manifesté respect et mémoire envers leurs défunts … Le développement de l’incinération, si elle ne pose pas en soi de problème à l’Eglise, risque pourtant de nous faire oublier que le christianisme est la religion de l’incarnation. Des paroles, des gestes, des lieux, des rites sont nécessaires à notre foi. Aller déposer une lumière ou des fleurs sur la tombe d’un proche, nous permet de manifester concrètement notre souvenir. Faire le signe de la croix, se mettre à genoux, se recueillir dans un lieu précis qui nous touche : voilà des gestes nécessaires, même s’ils ne suffisent pas. Ils peuvent traduire notre foi, mais ne suffisent pas pour la vivre. La foi se nourrit de cela mais se déploie dans la vie intérieure, en cohérence avec les actes posés. Si Dieu s’est fait homme en Jésus, c’est bien pour nous apprendre à chercher Dieu dans la réalité de notre existence, mais sans jamais croire que nous pourrons le saisir et l’enfermer dans nos rites. Les pieds bien sur terre, c’est important, et le cœur tourné vers le ciel : et si c’était cela la sainteté ?!

 Dématérialisation et incarnation…

Publié dans réflexion, incarnation, saints

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Qu’est-ce qu’un prêtre ?

Publié le par Miniritou

Il parait bien ambitieux de répondre à cette simple question.

Pourtant, quand on m’a posé cette question, j’ai eu le désir immédiat d’y réfléchir parce qu’il s’agit en fait de répondre à la question essentielle de mon existence : qui suis-je ?

Les lignes qui suivent n’engagent que moi et sont le fruit de mon expérience personnelle comme prêtre catholique, depuis plus de 15 ans.

 

Un prêtre c’est un homme

 

Bien sûr, on pourrait ouvrir le débat sur l’ordination des femmes. Je voudrais plutôt souligner l’humanité de celui qui s’est engagé au service des hommes et de l’Eglise.

On peut toujours chercher la perfection dans le prêtre : son exemplarité, sa foi solide, son amour universel pour tous, son écoute et sa bienveillance. On peut espérer trouver en lui un homme ouvert, et tolérant, juste et humble, souriant et docte, spirituel et fraternel. L’expérience me montre que pour avoir toutes les qualités requises, il faudrait être Dieu, et non pas homme, et il faudrait être mort ! La réalité du prêtre, ce sont ses qualités et ses défauts. Etre appelé, avoir répondu à cet appel surnaturel, ce n’est pas renier sa faiblesse et sa fragilité mais apprendre à les accepter, à les assumer dans l’humilité et compter sur la grâce et la miséricorde divines pour les dépasser !

C’est bien dans l’humanité de la personne que Dieu vient appeler ceux qu’il veut : depuis les origines, les premiers appelés par Jésus, ce sont des estropiés, des boiteux, des pauvres types, des pécheurs qui acceptent de se laisser aimer et relever par l’amour miséricordieux de Jésus.

Un prêtre, c’est donc un « pauvre type » qui a croisé le regard aimant de Jésus.

 

 

Un prêtre c’est un chrétien

Avant d’être apôtre, le prêtre est d’abord un disciple qui cherche Dieu, mais qui ne prétend pas l’avoir trouvé. Le croyant est avant tout un chercheur de Dieu, capable de se mettre en route, encore et toujours ! Le prêtre, il est celui qui est comme le disciple que Jésus aimait, qui se laisse conduire par l’Esprit et qui accepte d’abord, humblement de marcher derrière Jésus pour apprendre à le connaître et à l’aimer ! Le vrai ministre doit apprendre en vérité et en profondeur à devenir serviteur : il doit connaître son maître « par cœur », afin de ne jamais se surestimer et de ne jamais penser que l’appel qu’il a entendu et qui a résonné en son cœur fait de lui autre chose qu’un serviteur de la communion, dans l’Eglise et au cœur de l’humanité. Le prêtre est donc un porteur d’espérance, et un passeur d’évangile. Il apprend à donner à l’humain, à tout être humain, à tout l’être humain, sa place au sommet de la Création. Il est au service de l’Homme avant d’être au service d’un dogme. Il est fils avant d’être père !

Un prêtre c’est donc un fils de Dieu qui a reçu dans le baptême un désir de servir à la manière du Christ !

 

 

Un prêtre, c’est un pasteur

 

Par le sacrement de l’Ordre, par la consécration de son être, il peut être signe du Christ Pasteur. Son ordination diaconale lui rappelle sans cesse qu’il est serviteur avant d’être pasteur. Mais il reçoit cette grande et belle mission de rendre le Christ visible et présent au cœur de l’Eglise et au cœur du monde. Par l’annonce de l’Evangile, il est chargé de dire à tout homme que l’amour est sa vocation et sa destinée. Par les sacrements, il établit un pont entre le ciel et la terre. Par son célibat, il veut être signe de la Passion du Christ pour l’humanité ! Le prêtre, attaché intimement à Jésus, ne peut être qu’un passionné d’humanité, qu’un ardent héraut de la miséricorde de Dieu qui veut embrasser tout homme jusque dans les profondeurs de ses ténèbres. Il ne peut qu’être un témoin de la joyeuse espérance du Ressuscité !

Un prêtre, c’est celui qui donne le Christ aux hommes et qui donne les hommes au Christ.

 

 

Voilà bien résumé la définition idéale, mon ambition sacerdotale… Je suis sans doute encore assez éloigné de l’idéal que je professe et auquel j’aspire. Je sais que tant que le Christ n’habitera pas pleinement en moi, cet idéal restera utopique. Je vais laisser la parole à Madeleine DELBRÊL qui conclura cette bafouille bien mieux que moi :

« L'absence d'un vrai prêtre est, dans une vie, une détresse sans nom. Le plus grand cadeau qu'on puisse faire, la plus grande charité qu'on puisse apporter, c'est un prêtre qui soit un vrai prêtre. C'est l'approximation la plus grande qu'on puisse réaliser ici-bas de la présence visible du Christ. Dans le Christ, il y a une vie humaine et une vie divine. Dans le prêtre, on veut trouver aussi une vie vraiment humaine et une vie vraiment divine. Le malheur, c'est que beaucoup apparaissent comme amputés soit de l'une soit de l'autre. Il y a des prêtres qui semblent n'avoir pas pesé les difficultés d'un laïc, d'un père ou d'une mère de famille, à leur véritable poids humain. Ils ne réalisent pas ce que c'est vraiment, réellement, douloureusement, qu'une vie d'homme ou de femme

Quand les laïcs chrétiens ont rencontré une fois un prêtre qui les a « compris » qui est entré avec son coeur d'homme dans leur vie, dans leurs difficultés, jamais ils n'en perdent le souvenir.

A condition toutefois que, s'il mêle sa vie à la nôtre, ce soit sans vivre tout à fait comme nous. On a besoin également que le prêtre vive d'une vie divine. Le prêtre, tout en vivant parmi nous, doit rester d'ailleurs. »

Qu’est-ce qu’un prêtre ?

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