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La foi chrétienne est-elle ringarde, périmée, infondée ?

Publié le par Miniritou

Depuis des siècles, aux quatre coins du monde, des hommes et des femmes se sont levés et se sont mis en route à cause de l’Évangile. Ils ont misé leur vie sur Jésus-Christ. Certains se sont mouillés jusqu’à en être persécutés, pourchassés, tués. Et ça continue encore au XXI° siècle.

Ils ont accueillis l’Évangile comme message pour leur vie et ont accepté ses exigences comme une règle vers un bonheur durable. Ils ont marché, ils ont sué, ils ont pleuré, ils se sont donnés, se sont dépassés. Et ils ont trouvé la joie. Beaucoup n’ont pas laissé de trace dans l’Histoire. Nombreux sont, dans nos familles, ceux qui ont cru en Jésus-Christ et qui ont construit leur vie autour de leur foi. Ils n’avaient pas internet, pas de Pokémons à poursuivre, pas de téléphone portable pour communiquer avec le monde entier : étaient-ils plus couillons que nous pour autant ? Pourtant, beaucoup étaient croyants, humblement, simplement.

Parce que l’Évangile est un message d’humanité pour un monde déshumanisant, parce que l’actualité de l’Évangile n’a jamais été aussi brûlante, parce que les raisons de croire sont encore valables dans un monde numérique, et parce qu’ils sont nombreux les hommes qui ont réussi leur vie à cause de l’Évangile, il est encore possible de devenir chrétien, de se laisser renouveler dans la foi pour devenir un chrétien convaincu et convainquant : n’hésite plus ! Des millions de jeunes réunis à Cracovie cet été l’ont crié à la face du monde : L’Évangile n’est pas fait pour les plouks : il est fait pour toi, parce que tu le vaux bien, sans attendre d’être couvert de chrysanthèmes !

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Le football va-t-il tuer le sport ?

Publié le par Miniritou

La stupéfiante défaite du Paris Saint-Germain contre le Barça a de quoi interpeller... Ils sont rares ceux qui auraient pu prédire un retournement de situation favorable au FC Barcelone après une défaite à Paris par 4 buts à 0. Pourtant le match retour permet la qualification des Catalans… ( 6 buts à 1)

Ce déferlement m'interpelle surtout car je perçois des réactions de supporters insupportables… L'enjeu en vaut-il la chandelle ?

Les enjeux sportifs et surtout financiers sont devenus, et depuis longtemps, plus précieux et plus prioritaires que le plaisir du jeu et la fraternité entre équipes et entre supporters : l’esprit sportif, la noblesse du jeu, la distraction qu’apporte le football : tout cela est largement dépassé !

Un de mes amis, inconditionnel supporter du PSG, me faisait part, suite à ce match cynique, du questionnement  que cela engendrait en lui : non seulement  par rapport à son attachement à ce club, mais encore aussi aux enjeux profonds de son engouement inconditionnel pour son sport favori. Il y a des espoirs déçus, des défaites amères, des désillusions terribles. Comme chrétien, je ne peux que constater que Jésus est le seul en qui mettre mon espérance sans être déçu !  Mettre sa foi dans la grand-messe hebdomadaire du football sera tôt ou tard source de déception et de remise en cause...

Une campagne publicitaire pour le Denier de l’Eglise vient d’être interdite : «Votez Jésus-Christ, le seul qui n’a changé de programme ». La réalité, c’est que si l’Eglise a besoin de moyens financiers, elle ne met pas les intérêts matériels au dessus de l’Homme. Certes, il existe dans l’Eglise, des malversations ou des magouilles : mais ce n’est pas constitutif de son message ni de sa philosophie. Dans le football, comme hélas dans d’autres sports, la grandeur du jeu et l’âme sportive sont désormais otages des millions : des places de stade à tarifs prohibitifs, des paris sportifs aux droits télévisés, sans oublier les salaires indécents des stars du ballon rond : l’argent est partout… On investit dans un club comme dans une multinationale ! Les joueurs sont devenus des contrats, le jeu est un pari lucratif, et les enjeux sont financiers avant tout.

Il faut sauver le sport de l’asservissement de l’argent. Et il n’y a pas de meilleur moyen pour cela que d’éteindre sa télé et de prendre un ballon pour jouer avec ses amis !

Le football va-t-il tuer le sport ?

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Le Denier de l'Eglise : votre offrande, notre vie !

Publié le par Miniritou

« Le Denier de l’Église est la seule et unique ressource pour le financement des prêtres et des salariés au service du diocèse. Plus qu’un soutien matériel, votre don constitue un engagement, un signe d’appartenance à l’Église et d’attachement à sa mission »

Mgr Jean Legrez

La collecte dans le diocèse d'Albi s’organise au cours des semaines de Carême. Les enveloppes sont distribuées ces temps-ci dans les boites aux lettres avant Pâques. Si vous ne recevez pas l’enveloppe, peut-être que votre quartier n’a pas trouvé de distributeur !  Elles sont généralement également disponibles dans les églises ou dans votre paroisse. Mais il y a plus simple : vous pouvez faire un don en ligne sécurisé en 3 clics !

 Pour cela : cliquez ICI


Que chacun soit remercié pour l’aide à la mise sous pli et pour la distribution, et pour l’attachement qu’il manifeste à sa paroisse et à l’’Eglise par ce don volontaire annuel. ( Réduction d'impôt de 66% si vous êtes imposable)

Le Denier de l'Eglise : votre offrande, notre vie !

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Prêtre : le célibat : mon Djihad !

Publié le par Miniritou

Pourquoi le célibat sacerdotal est-il régulièrement remis en cause ? Serait-il un usage d’une autre époque, assimilable à une violence contre-nature ? La récente défection d’un prêtre lyonnais médiatique a remis sur la table cette question du célibat sacerdotal.

A défaut de pouvoir défendre et expliquer mon célibat, devrais-je, pour me faire entendre, me faire exploser en pleine rue, troquant la ceinture de la chasteté contre une ceinture d’explosifs ?

L’Islam propose le Djihad comme un chemin vers l’absolu. Le Djihad est cette résistance, cet effort  exigeant pour se tourner vers Dieu. Certains interprètent ce combat, non contre soi-même, contre son propre péché mais contre les autres, contre l'Homme, l'amour et la fraternité entre les Hommes, contre celui considéré comme "kouffar" (celui qui cache la vérité) ...

Le célibat sacerdotal est-il plus contre-nature que le fanatisme kamikaze qui rêve d’accéder au paradis ?  Je suis un djihadiste de Jésus. Ma seule violence, je l’accepte pour moi-même en choisissant de vivre  pour le Christ, avec le Christ, comme le Christ, dans un état de vie qui dérange les autres silencieusement, bien plus qu’une bombe ! Car le célibat est une bombe : une bombe d’amour jeté dans l’arène des mécréants qui n’y comprennent rien. Et cela est normal ! Le fanatique commet un acte de désespoir  qui sème la mort. Mon célibat est un acte d’espérance qui entend donner la vie. Face à l’indifférence au Salut que Dieu propose, nul ne peut comprendre mon célibat sinon comme une amputation. Pourtant, c’est bel et bien une greffe. J’ai choisi, avec mes pauvretés, mes faiblesses, avec ma chair fragile, de greffer ma vie sur celle du Christ afin que la vie de Dieu germe au cœur de cette humanité, au cœur de cette Eglise dans laquelle je suis devenu serviteur.

L'homme ne veut plus ressembler à Dieu. Il fait tout pour défigurer cette image. Prêt à tout pour arracher tout chemin d’absolu de son cœur, afin de nier son origine.

Le Djihad fanatique qui se révèle dans ces jeunes en quête d’absolu est un cri de contestation.  Le célibat sacerdotal dans une société porno-dépendante, érotisée, sexualisée à outrance est un cri de contestation.

On peut m’empêcher de porter une croix, de proclamer ma foi. On ne pourra jamais m’enlever ma capacité à choisir, à re-choisir sans cesse de dire ma foi par mon célibat. Je donne mon corps au Corps de Jésus.

Mon corps, ma vie entière est consacrée à la Consécration de son Corps. Totalement livré, non à une idéologie mais à sa Personne, je laisse Jésus disposer de mon corps. Je m’unis amoureusement et physiquement à Lui, et à aucune autre personne. Je veux accueillir de Jésus lui-même ce don : il a livré sa vue pour nous : pourrai-je en faire moins pour Lui ?

Je renonce à fonder une famille selon la chair, afin de livrer toute ma vie, mon cœur, mon corps à son unique famille : son Eglise. Certains diront que je suis un fanatique… Peut être un fanatique de l’amour : il ne fait de mal à personne ce fanatisme là !

Mon célibat est un cri de révolte contre ce monde sans Dieu. C’est une préférence d’amour, un cadeau divin, un signe prophétique, une anticipation du paradis, un vrai don de moi-même pour ce monde loin de Dieu.

Pour arme, je n’ai que mon corps.

Pour consignes, le commandement d’amour de Jésus.

Pour explosifs, je n’ai que la foi, l’espérance et l’amour.

Pour que Dieu continue de vivre en ce monde qui le renie, je lui donne et lui consacre :

  • Mes mains pour bénir, sanctifier, et consoler.
  • Mes pieds pour parcourir les routes du monde.
  • Mes bras pour étreindre les pauvres, les oubliés.
  • Mes oreilles pour écouter les cris et les confidences de mes frères en humanité.
  • Mes lèvres pour proclamer la vérité et annoncer le Royaume.
  • Mes yeux pour contempler les merveilles de son amour.
  • Mon visage pour laisser humblement transparaitre le sien.

Je lui donne tout mon corps pour que ma vie, ressemble un peu à la sienne. Je ne suis pas à la hauteur de cet idéal. J'en ai bien humblement conscience. Mais je veux faire de mon mieux pour avancer dans cet idéal là !

Si je n’étais pas prêtre, je serai djihadiste. En fait, je le suis sans doute déjà : car mon célibat, c’est mon Djihad. Et à tout prendre, je choisis d’annoncer un Dieu qui s’impose par l’amour, et non par la violence ou la haine.

 

En partie inspiré par une méditation du Père Daniel Ange

Prêtre : le célibat : mon Djihad !
Prêtre : le célibat : mon Djihad !

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Prière des chefs scouts

Publié le par Père Jean Debruynne

Seigneur Jésus, tu nous as plantés parmi nos frères comme un signe de ta divinité et de ton amour.

Nous savons qu’ils ne liront ce signe que si notre attitude et les sentiments les plus profonds de notre cœur sont images du tien.

Fais-nous donc une âme humble et franche pour que s’efface en nous tout esprit de hautaine supériorité et que nos rapports soient toujours de fraternelle simplicité.

Rends-nous assoiffés de justice et d’’esprit de pauvreté pour que nous aimions et respections les pauvres.

Elargis nos cœurs dans un amour avide de comprendre et de servir tout homme.

Fais-nous porteurs de joie, de paix et d’amitié, pour qu’à travers la clarté de nos vies, transparaisse la mystérieuse et attirante splendeur de ton être de Fils de Dieu. Amen

 

Jean Debruynne

Prière des chefs scouts

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Printemps de Dieu

Publié le par Miniritou

Le mois de mars vient à peine de pointer le bout de son nez, et déjà les arbres frétillent.  Les fleurs commencent leur pèlerinage à travers champs et jardins. Les premiers rayons de soleil, réchauffant la terre et l’air, donnent à tous des envies de printemps. Nous sommes entrés simultanément dans le mois de mars et dans le carême cette année. Peut-on être déçu du printemps ? Peut-on regretter les brumes hivernales, les températures négatives de janvier, et les paysages endormis ou figés dans les gelées de la morte saison ?

Il me prend à penser que lorsque la foi germe dans le cœur d’une personne, c’est tout comme un printemps. La mort perpétuelle des jours sans soleil, ne peut-elle pas être une parabole de ces vies sans espérance, sans perspective, sans avenir, si ce n’est celui du cimetière ?

Je n’ai aucun mérite d’avoir la foi. Je ne l’ai pas cherchée, elle est venue à moi toute seule, comme un lever de soleil qui illumine et réchauffe le visage dans un matin de printemps doux et éblouissant.  Je pense à ce printemps qui vient systématiquement chaque année après l’hiver. Et je pense à notre société française, anesthésiée par la pensée unique, engourdie dans un matérialisme et un rejet de Dieu qui s’amplifie : comme si Dieu était un ennemi, comme si le printemps n’avait rien de désirable…

Ce n’est souvent pas le printemps que beaucoup redoutent, mais les jardiniers maladroits, et les météorologues orgueilleux et les semeurs de troubles. Dieu n’est souvent pas Celui que l’on rejette, mais ceux qui parlent de Lui, qui portent bien mal son message. L’Eglise et les chrétiens ne sont pas toujours à la hauteur : ils annoncent le printemps en vivant en hiver, ou écrasant parfois fleurs et  pousses printanières…

Chrétien, Dieu est ton printemps ! Nous sommes jardiniers. Nous sommes météorologues. Nous sommes les semeurs du monde à venir. Notre mission si noble et si dure à la foi : annoncer le printemps éternel qui réveillera les hommes engourdis par l’hiver froid et humide !

 

Printemps de Dieu

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