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Alcool, toujours, alcool, au secours.

Publié le par Miniritou

Toi qui regarde ton pote s'enivrer...
Toi qui le pousse à boire un verre de plus.
Toi qui rigole et qui t'éclate avec lui par une belle murge...
Toi qui incite à la consommation, à dépasser un peu les bornes
Toi qui te marre quand ton pote est bourré, qu'il dit ou fait n'importe quoi !
Toi qui paye la tournée ou achète une autre bouteille.
Toi qui ferme les yeux en te disant qu'il exagère, mais sans jamais le lui dire...
Toi qui accepte tous les débordements, tous les excès et toutes les dérives,
Toi qui le laisse boire en faisant comme lui,
Toi qui regarde ton pote même en désapprouvant,
Toi qui seras choqué parce qu'il sera accidenté,
et toi qui pleureras quand il sera mort prématurément, d'avoir un peu trop bu
 
TU ES COUPABLE parce que tu es capable de laisser ton ami se mettre en danger.
Tu n'es pas son ami.
Tu es juste le pote des soirées arrosées.
Alcool, toujours, alcool, au secours.

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Émerveillements des dernières semaines : Top 10 des joies d'un prêtre

Publié le par Miniritou

L’actualité est bien morose : il est temps de se ressaisir et de regarder avec émerveillement les derniers événements qui ont marqué ces derniers mois dans ma vie de prêtre. TOP 10 des plus beaux moments…

  • En TOP 10 : La messe des confréries gastronomiques de la région et mon intronisation, le 7 juillet dernier, dans la confrérie des échaudés de Carmaux, engagé à promouvoir ce fameux biscuit, spécialité carmausine.
  • En TOP 9 : Le bonheur d’assister à la projection du film « Lourdes » à Carmaux, un film émouvant qui nous plonge au cœur du mystère de la Cité mariale, au cœur de la démarche de pèlerins.
  • En TOP 8 : la rencontre à Lisieux de Carmen et Arthur, pour la préparation de leur mariage le 27 juillet en Andalousie. J’ai accepté de célébrer leur mariage : je connais Arthur depuis une douzaine d’années.
  • En TOP 7 : La confirmation d’Eléonore, à Lavaur, avec 24 autres adultes du diocèse : nous l’avons accompagnée tout au long de l’année.
  • En TOP 6 : La préparation à Carmaux du Festi’catho, initiative des jeunes de la paroisse qui sera un temps fort les 17 et 18 août 2019 : spectacle, musique, veillée de prière, jeux et animations… Un week-end qui s’annonce riche !
  • En TOP 5 : Le pèlerinage diocésain que j’ai accompagné à Alençon, Lisieux et Mont St Michel, avec 45 personnes venues de tout le diocèse. Une belle semaine à la rencontre des Saints  Zélie et Louis Martin, de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus… Des haltes à Pontmain et à Rocamadour, pour confier à Marie toute ma vie, ma paroisse, ma famille.
  • En TOP 4 : Quelques jours de vacances au Chambon sur Lignon, en Haute-Loire : randonnées forestières, repos, et rencontre avec la communauté catholique et protestante. Découverte de l’histoire de ce haut lieu de mémoire, avec la mobilisation durant la Seconde Guerre mondiale pour protéger et cacher des centaines d’enfants juifs.
  • En TOP 3 : La rencontre de S.M. 30 ans et D.C. 20 ans, qui sont venus pour me confier leur désir de recevoir le baptême.
  • En TOP 2 : La profession de foi de mon neveu et filleul Alexis qui a vécu de belle manière cette étape dans son chemin de foi, malgré l’hospitalisation de sa maman.
  • En TOP 1 : Le 20ème anniversaire de mon ordination : Je pensais célébrer une messe d’action de grâce en petit comité, mais c’était sans compter sur les confrères et sur quelques paroissiens qui avaient préparé une fête surprise : plus de 100 personnes à la messe du jeudi 4 juillet et un apéritif dinatoire sympathique dans la cour du presbytère.

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Vers une laïcité a-religieuse ?

Publié le par Miniritou

Vers une laïcité a-religieuse ?

On soupçonne encore les chrétiens de vouloir imposer leurs idées à la société toute entière : s’ils dénoncent certaines lois, les chrétiens annoncent d’abord et surtout, en s’appuyant sur l’Evangile, la dignité et le respect dû à toute personne : le migrant, l’étranger, comme la personne handicapée ou en fin de vie. Du coup, tous les moyens sont bons pour les réduire au silence : moqueries et vexations, embargo médiatique sauf pour les ignobles scandales ou les affaires qui salissent ou embarrassent l’Eglise ou les chrétiens…  Il est clair que la foi ne rend personne irréprochable.

Il est révolu le temps où l’Eglise, avec un discours péremptoire et dogmatique, essayait d’imposer sa pensée, sous peine d’excommunication ou de bûcher pour les contestataires ou les opposants. En ce sens, la laïcité qui respecte la liberté de conscience, « garantit le libre exercice des cultes » mais qui «ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte » est une bonne chose, une très bonne chose.

 Or le problème est bien aujourd’hui plus que jamais la liberté de conscience en matière religieuse :

  • Pourquoi le fait de communiquer, de donner une simple information, dans les journaux, dans les lycées ou sur des panneaux municipaux est devenu tabou ? Aujourd’hui, annoncer dans l’espace public une fête paroissiale, une conférence biblique ou informer les élèves d’un lycée qu’il existe une aumônerie est devenu impossible « au nom de la laïcité ». On nous laisse encore le droit d’apposer des affiches aux portes des églises : ouf !
  • Oui c’est vrai : le prosélytisme des chrétiens d’hier a semé la suspicion et suscite la méfiance aujourd’hui. Mais la laïcité athée et a-religieuse n’a rien à voir avec la laïcité de la République française.

Pourquoi les chrétiens devraient-ils être considérés comme des sous-citoyens, dans la République laïque ? Le mot « religion » serait-il considéré comme tabou et offensant pour les non-croyants ?

Comme chrétien, je ne demande pas plus que ce que la loi républicaine exige. Mais je n’en demande pas moins. La censure de toute initiative ou proposition religieuse peut-elle servir le « vivre ensemble » républicain, si cher à nos gouvernants ?

Bannir la prosélytisme et toute forme de doctrine religieuse intégriste qui voudrait s’imposer à la nation est un devoir de la République : refuser l’hégémonie a-religieuse est, de la même manière, une exigence de l’état laïc qui garantit la liberté de conscience.

En conclusion, je ne peux, au nom de l’Evangile, que m'engager à respecter et écouter ceux qui ne partagent pas les mêmes opinions, les mêmes convictions que moi. Mais ai-je le droit d’espérer qu’ils en fassent de même ? Albert Camus, qu’on ne peut pas soupçonner de complaisance religieuse, écrivait dans ses écrits politiques : « Je n’essaierai pas de modifier rien de ce que je pense, ni rien de ce que vous pensez (pour autant que je puisse en juger) afin d’obtenir une conciliation qui nous serait agréable à tous. Au contraire, ce que j’ai envie de vous dire aujourd’hui, c’est que le monde a besoin de vrai dialogue, que le contraire du dialogue est aussi bien le mensonge que le silence, et qu’il n’y a donc de dialogue possible qu’entre des gens qui restent ce qu’ils sont et qui parlent vrai. »

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L’oubli de Dieu anéantira l’Homme.

Publié le par Miniritou

L’oubli de Dieu anéantira l’Homme.

Tout va bien ! En France, en Europe, tout part « en couille ! » : la délinquance est en hausse, le fanatisme gagne du terrain, la jeunesse est shoutée au cannabis. Les familles sont décomposées, certains sont en burn out tandis que d’autres n’ont pas de travail. Nous sommes inondés de « fake news ». La classe politique est soupçonnée de se servir au lieu de servir. Même le climat est déréglé et les nourritures sont trafiquées ! Bref, tout va bien !

En Occident, trop longtemps c’est Dieu qui a commandé et qui a imposé ses règles : on pensait qu’il voulait nous réduire en esclavage avec ses commandements* (Vous vous rappelez un peu ? Tu ne commettras pas de meurtre ; tu ne commettras pas de vol ; tu ne porteras pas de faux témoignage…)

 Il fallait bien s’en défaire et les reléguer aux oubliettes afin que l’Homme démontre et se prouve à lui-même qu’il n’a pas besoin ni de la religion, ni d’un Dieu qui saurait mieux de lui ce dont il a besoin pour être heureux !

Ah la liberté ! Ahh l’égalité ! Ahhh la fraternité ! Enfin réalisées, dans la sainte République laïque enfin délivrée de l’obscurantisme du christianisme et d’une Loi divine dépassée par les progrès de la recherche et de l’innovation !

Mieux encore, d’ici à quelques années, l’Homme moderne va enfin arriver à se créer lui-même : bébés sans parents, et à s’achever quand il voudra et comme il voudra : souveraine puissance de décider si tel enfant à naître à droit de vivre et si tel « légume » handicapé ne devrait pas être piqué.

Tout est bien qui finit bien ! Tout va bien en France : il ne nous manque plus que la potion d’immortalité pour ceux qui voudraient rester éternellement dans ce monde génial où Dieu a enfin été éradiqué et où la religion ne servira plus que d’alibi aux fanatiques de tous bords pour parler encore de Dieu.

 

*Retrouvez le texte intégral des préceptes périmés dans le livre de l’Exode, chapitre 20, versets 1 à 18

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Vincent Lambert : bioéthique ou bio- étiquette ?

Publié le par Miniritou

Vincent Lambert vient de mourir. Il est devenu malgré lui le symbole de la lutte pour « le droit à mourir dans la dignité », autrement dit l’euthanasie. La famille déchirée s’est retrouvée, par caméras interposées, pour les uns à défendre la vie de leur enfant, pour les autres à refuser l’acharnement thérapeutique (ou médiatique ?) et à laisser Vincent mourir après 10 ans dans un état de handicap profond et, a priori, irréversible.

Rappelons tout de même que n’importe quel malade, immobilisé dans son lit, si on arrête de le nourrir et de l’hydrater, meurt en quelques jours.

Peut-on penser que le retentissement et la pression politico-médiatique de cette triste affaire ait eu raison, pour la famille, les médecins, de leur patience et de leur attachement à la vie de Vincent ?

Des centaines de Vincent Lambert sont actuellement hospitalisés dans un état proche de celui de Vincent. La notion d’acharnement démesuré est le principe qui est au cœur de cette affaire et de ce débat dans notre société.

Si le fait de nourrir et d’hydrater un patient incapable de le faire par lui-même est de l’ordre de l’acharnement parce qu’un état végétatif chronique implique aucun espoir de guérison, il faut alors euthanasier ces milliers de malades qui sont atteints de pathologies incurables.

Une fois de plus, même si l’argument n’est pas mis sur la table, il s’agit de prendre en compte la rentabilité et le coût social de soins ou d’hospitalisations continus pour les malades gravement atteints. Alors que l’Etat  a décidé de dérembourser l’homéopathie, il veut décider parallèllement, promesse électorale oblige, que toute femme puisse obtenir un enfant aux frais de la Sécurité sociale : enfant sans père : société sans repère.

Ces questions de bioéthique : avortement, contraception, PMA, GPA, euthanasie, dons (trafic ?) d’organes, trans-sexualisation, tout comme la prostitution, la pornographie et la traite des êtres humains, ont deux points communs : dans une société écolo-responsable, elles s’inscrivent en parfaite contradiction avec l’écologie humaine, l’être humain étant comme déconnecté de son environnement. Elles accentuent par ailleurs l’émergence d’une économie où l’Homme n’est plus un acteur mais l’objet même, la marchandise négociable dans ce "modèle" de société. Reste à savoir combien un être humain peut se négocier, avec ou sans accord du législateur !

 

Xavier Cormary, prêtre, adepte du bon sens

Vincent Lambert : bioéthique ou bio- étiquette ?

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4 juillet 1999 - 4 juillet 2019 : Ma Passion, c'est Quelqu'un !

Publié le par Miniritou

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