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Publié par Julien Green

« Prends ta croix et suis-moi, dit le Seigneur. Quelle croix ? Celle-là ? Non, j’en veux une autre. Non, pas la solitude, pas le froid, pas la fatigue, pas la maladie, pas la lutte perpétuelle contre la nature. Autre chose. Une belle croix. Quelque chose de décoratif et de pas trop lourd. Mais il n’y a pas de croix de ce genre. Peut-être au rayon des jouets. »

 

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L
<br /> <br /> Pour répondre aux deux "tartines" de Catherine.<br /> <br /> <br /> Bien entendu, nous avons le choix de porter ou de déposer notre croix!<br /> <br /> <br /> Par exemple : j'aurai pu déposer ma croix dans un mouroir et vivre une "petite" vie tranquille!!!<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> en face, la soupèsent, l´évaluent, la respectent, la chargent et la portent jusqu au bout, quelquefois plus haut sur leurs épaules, d´autres fois plus bas sur leurs dos courbé, et aussi, peu<br /> importe la méthode, appuyée directement au sol pour parvenir au moins à la traîner des 2 bras, la résistance à l´effort constant, quotidien, permanent ayant ses pics de fatigue et de<br /> découragement. Et puis il faut préciser aussi que des croix, il y en a des discrètes, des silencieuses, des secrètes qui sont intimes situées au plus profond de l´esprit ou du coeur et qui,<br /> celles-ci, ont malgrè tout l avantage d´être invisibles à la société en opposition à celles- là qui sont vues et qui subissent en plus la surcharge de “l´évaluation de la différence”. “L enfer, c<br /> est les autres” écrivait Jean- Paul Sartre et il n´avait pas tort , tout au moins dans la première étape du “chemin de croix”. N´importe quelle croix est déjà de par elle-même une entrave et une<br /> douleur pour pouvoir marcher et parcourir le sentier de la vie, mais dans un monde où l´on ne peint, ne parle, ne montre, ne vend que le matérialisme avant tout, le corps parfait, la famille<br /> parfaite, la santé parfaite, le bonheur parfait etc… porter sa douloureuse croix à la vue de tous ces “consommateurs de bonheur”résulte être aux yeux de cette societe une gêne qui vient perturber<br /> leurs rêves et leur rappeller qu´à n´ importe quel moment la vie, leurs vies peuvent basculer. C´est pourquoi ils ont ces regards qui en disent long, que l´analyse psychologique sait très bien<br /> décoder malgré leur silence : certains regards sont insistants jusqu´à l´impolitesse par pur voyeurisme, d´ autres sont faux fuyants par peur, d´autres encore sont compatissants par hypocrisie,<br /> d´autres enfin sont de circonstances par pitié. En résumé, l´immense majorité de ces regards révèlent que les êtres humains auxquels ils appartiennent se permettent en fait de juger, estimant<br /> être au-dessus, avoir échappé, être à l´abri “d´un tel malheur” et pourtant ils ne cherchent qu´à se leurrer eux-même, ils le savent et ils ont peur : d´un instant à l autre la qualité éphémère<br /> du bonheur et de la perfection peut les transformer de “juge chanceux” en “désigné malheureux”. En effet toute l´humanité individuellement avance à l´aveuglette  dans le<br /> mystérieux labyrinthe du parcours de vie sans savoir ce que le destin lui réserve.<br /> <br /> <br />  Il  faut bien sûr reconnaître que tout n´est pas qu´adversité et agression et qu´apparaissent aussi des âmes charitables, de sincères amis, de vraies familles. Seul le<br /> temps dans sa durée permet de les découvrir et de les apprécier, en effet si la croix est passagère certains feront acte de présence et collaboreront temporairement, par contre si celle-ci est de<br /> longue durée peu à peu leur aide se dissipera, les rencontres s´espaceront et les distances se creuseront car ils finiront par estimer qu´ après tout ce n´est pas directement leur problème ni<br /> leur responsabilite personnelle. Seuls resteront alors les quelques rarissimes inconditionnels qui diront toujours présents pour aider à alléger le poids de la croix en question et ainsi soulager<br /> les épaules fatiguées de celui qui porte sans relâche. Et quand l´absence de soutien ou d´ encouragement pèsera à l´extrême ou lorsque le désert se sera fait autour de soi “pour cause de croix”,<br /> la solitude ne devra être considérée que comme une sensation et seulement une sensation. Il suffira de s´arrêter , de se concentrer, de réflexioner, de méditer et de prier et la présence dans<br /> l´ombre de l´Ami Jésus pourra être perçue. La tristesse, la fatigue, le découragement, le désespoir pourront nous tromper et nous faire croire à son abandon, nous faire douter de son appui<br /> inconditionnel mais Il est toujours là à nos côtés patient, généreux, miséricordieux, plein d´amour, avec Ses Silences qui en disent long ou Ses Paroles qui nous sont transmises par des messagers<br /> circonstanciels pour nous aider à reprendre force sur ce genou accidentellement fléchi. Notre Mère Célestiale aussi nous tend les bras, nous sommes ses enfants, ses petits et la tête penchée sur<br /> son épaule nous pouvons lui confier nos peines, Elle saura nous envelopper dans son manteau de douceur, nous dire le mot exact ou nous offrir une caresse pour calmer nos chagrins. Nous ne sommes<br /> jamais seuls, quelquefois nous pensons l´être parce que La Mere et Son Fils sont invisibles, mais Ils nous frôlent, avancent à nos côtés, nous écoutent et nous guident, nous soulèvent et nous<br /> portent.<br /> <br /> <br />  Face à sa propre croix, a-t-on vraiment le choix de la porter ou non ? A-t-on réellement le choix de l´accepter ou de la refuser ? L´acceptation n´est souvent même pas<br /> une décision, c´est un inexistant questionnement face à une évidence qui s´impose d´elle-même. En effet prendre une décision implique tout d´abord avoir un choix possible, mais lorsque ce sont<br /> les sentiments de l´âme, les principes moraux ou les valeurs de foi qui entrent en jeu et s´ils sont de bonne souche avec des raciness profondément ancrées en soi-même, on ne peut pas vraiment<br /> dire qu´il s´agit d´une réelle élection. Porter sa croix, c´est un coup de coeur soutenu par la force de l´âme. Certes pendant une bonne période notre intellect humain cherchera la réponse au<br /> pourquoi de sa croix, au pourquoi de sa soudaine apparition et également  au fameux “pourquoi à moi” car la compréhension d´un problème c´est au moins ouvrir la porte aux<br /> éventuelles solutions. Il faut reconnaître qu´ il y a là aussi une bonne dose d´orgueil humain qui pense toujours pouvoir repousser les limites de son impuissance alors qu´il sait<br /> pertinemment que la vie n´est pas que science, rationalisme, logique etc…sinon aussi mystère, surnaturel et inexplicable. Cette étape d´interrogations lancinantes s´assimile en fait à une torture<br /> morale le seul écho obtenu étant le silence, il n´y a pas d´autre échappatoire positive que de sortir du rôle de victime à celui d´acteur actif de son propre destin, avec la conviction du “ et<br /> pourquoi pas moi ?”, qui s´approprie de sa croix et non plus qui la subit. Il s´agira de ne plus se fixer sur ses caractéristiques physiques ( forme, longueur, largeur, poids), sinon de<br /> considérer la qualite intrinsèque du bois de ma croix qui m´enrichira sprituellement: le bois est un materiau noble, alors ma croix m´ annoblira; le bois est résistant, ma croix me rendra fort;<br /> le bois se dresse vers le ciel, ma croix me servira pour me planter droit face à l´adversité: le bois flotte, ma croix ne me laissera pas être  englouti par les vents violents,<br /> les courants forts, les tempêtes dangereuses. Ma croix ne peut être qu´ inutile, encombrante et négative, elle doit contenir du positif, c´e<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Porteurs de croix<br /> <br /> <br />  Les croix il y en a de toutes sortes, mais pas pour tous les goûts ni pour aucun dailleurs. En effet l´être humain aspire seulement au facile, au léger, à l´agréable, au beau, au drôle, il<br /> refuse même d´envisager la lointaine possibilité d´une croix à porter qui pourrait le concerner. Cependant la vie poursuit son cours et “généreusement” répartit à tous vents des croix des plus<br /> variées, aux uns et aux autres, un peu plus tard ou un peu plus tôt, un peu moins lourdes ou un peu plus encombrantes, de brève échéance ou de longue durée et c´est alors qu´on découvre de quel<br /> véritable “matériel” est fait le “porteur” de croix désigné. De ces derniers il en existe qui désistent dès le départ du parcours et passent la responsabilité à d´autres, il y en a qui assument<br /> mais qui abandonnent cette course de fond qui est une longue épreuve d´endurance et enfin il y a ceux qui regardent leur croix bien en face, la soupèsent, l´évaluent, la respectent, la chargent<br /> et la portent jusqu au bout, quelquefois plus haut sur leurs épaules, d´autres fois plus bas sur leurs dos courbé, et aussi, peu importe la méthode, appuyée directement au sol pour parvenir au<br /> moins à la traîner des 2 bras, la résistance à l´effort constant, quotidien, permanent ayant ses pics de fatigue et de découragement. Et puis il faut préciser aussi que des croix, il y en a des<br /> discrètes, des silencieuses, des secrètes qui sont intimes situées au plus profond de l´esprit ou du coeur et qui, celles-ci, ont malgrè tout l avantage d´être invisibles à la société en<br /> opposition à celles- là qui sont vues et qui subissent en plus la surcharge de “l´évaluation de la différence”. “L enfer, c est les autres” écrivait Jean- Paul Sartre et il n´avait pas tort ,<br /> tout au moins dans la première étape du “chemin de croix”. N´importe quelle croix est déjà de par elle-même une entrave et une douleur pour pouvoir marcher et parcourir le sentier de la vie, mais<br /> dans un monde où l´on ne peint, ne parle, ne montre, ne vend que le matérialisme avant tout, le corps parfait, la famille parfaite, la santé parfaite, le bonheur parfait etc… porter sa<br /> douloureuse croix à la vue de tous ces “consommateurs de bonheur”résulte être aux yeux de cette societe une gêne qui vient perturber leurs rêves et leur rappeller qu´à n´ importe quel moment la<br /> vie, leurs vies peuvent basculer. C´est pourquoi ils ont ces regards qui en disent long, que l´analyse psychologique sait très bien décoder malgré leur silence : certains regards sont insistants<br /> jusqu´à l´impolitesse par pur voyeurisme, d´ autres sont faux fuyants par peur, d´autres encore sont compatissants par hypocrisie, d´autres enfin sont de circonstances par pitié. En résumé,<br /> l´immense majorité de ces regards révèlent que les êtres humains auxquels ils appartiennent se permettent en fait de juger, estimant être au-dessus, avoir échappé, être à l´abri “d´un tel<br /> malheur” et pourtant ils ne cherchent qu´à se leurrer eux-même, ils le savent et ils ont peur : d´un instant à l autre la qualité éphémère du bonheur et de la perfection peut les transformer de<br /> “juge chanceux” en “désigné malheureux”. En effet toute l´humanité individuellement avance à l´aveuglette  dans le mystérieux labyrinthe du parcours de vie sans savoir ce que le<br /> destin lui réserve.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Il  faut bien sûr reconnaître que tout n´est pas qu´adversité et agression et qu´apparaissent aussi des âmes charitables, de sincères amis, de vraies familles. Seul le temps<br /> dans sa durée permet de les découvrir et de les apprécier, en effet si la croix est passagère certains feront acte de présence et collaboreront temporairement, par contre si celle-ci est de<br /> longue durée peu à peu leur aide se dissipera, les rencontres s´espaceront et les distances se creuseront car ils finiront par estimer qu´ après tout ce n´est pas directement leur problème ni<br /> leur responsabilite personnelle. Seuls resteront alors les quelques rarissimes inconditionnels qui diront toujours présents pour aider à alléger le poids de la croix en question et ainsi soulager<br /> les épaules fatiguées de celui qui porte sans relâche. Et quand l´absence de soutien ou d´ encouragement pèsera à l´extrême ou lorsque le désert se sera fait autour de soi “pour cause de croix”,<br /> la solitude ne devra être considérée que comme une sensation et seulement une sensation. Il suffira de s´arrêter , de se concentrer, de réflexioner, de méditer et de prier et la présence dans<br /> l´ombre de l´Ami Jésus pourra être perçue. La tristesse, la fatigue, le découragement, le désespoir pourront nous tromper et nous faire croire à son abandon, nous faire douter de son appui<br /> inconditionnel mais Il est toujours là à nos côtés patient, généreux, miséricordieux, plein d´amour, avec Ses Silences qui en disent long ou Ses Paroles qui nous sont transmises par des messagers<br /> circonstanciels pour nous aider à reprendre force sur ce genou accidentellement fléchi. Notre Mère Célestiale aussi nous tend les bras, nous sommes ses enfants, ses petits et la tête penchée sur<br /> son épaule nous pouvons lui confier nos peines, Elle saura nous envelopper dans son manteau de douceur, nous dire le mot exact ou nous offrir une caresse pour calmer nos chagrins. Nous ne sommes<br /> jamais seuls, quelquefois nous pensons l´être parce que La Mere et Son Fils sont invisibles, mais Ils nous frôlent, avancent à nos côtés, nous écoutent et nous guident, nous soulèvent et nous<br /> portent.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Face à sa propre croix, a-t-on vraiment le choix de la porter ou non ? A-t-on réellement le choix de l´accepter ou de la refuser ? L´acceptation n´est souvent même pas une<br /> décision, c´est un inexistant questionnement face à une évidence qui s´impose d´elle-même. En effet prendre une décision implique tout d´abord avoir un choix possible, mais lorsque ce sont les<br /> sentiments de l´âme, les principes moraux ou les valeurs de foi qui entrent en jeu et s´ils sont de bonne souche avec des raciness profondément ancrées en soi-même, on ne peut pas vraiment dire<br /> qu´il s´agit d´une réelle élection. Porter sa croix, c´est un coup de coeur soutenu par la force de l´âme. Certes pendant une bonne période notre intellect humain cherchera la réponse au pourquoi<br /> de sa croix, au pourquoi de sa soudaine apparition et également  au fameux “pourquoi à moi” car la compréhension d´un problème c´est au moins ouvrir la porte aux éventuelles<br /> solutions. Il faut reconnaître qu´ il y a là aussi une bonne dose d´orgueil humain qui pense toujours pouvoir repousser les limites de son impuissance<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Depuis 16 ans maintenant je porte ma croix!<br /> <br /> <br /> Elle est lourde, et pas décorative.<br /> <br /> <br /> Mais je demande au Christ tous les jours de m'aider à la porter, en l'acceptant, c'est cela le plus difficile. Accepter!<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Seigneur aide moi à porter ma croix , à regarder ma vie sans envier celle des autres, à regarder les autres autour de moi, à les aimer<br /> <br /> <br /> <br />
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