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Publié par Miniritou

... Ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ! Voici une règle d’or qui relève du bon sens, d’une philosophie philanthropique et humaniste. De manière plus positive, Jésus dira la chose à sa manière : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux. » (Matthieu 7, 12).

Il y a des lois, des choix collectifs majoritaires qui peuvent piétiner la conscience humaine. Et piétiner la conscience de la personne, c’est bafouer l’être humain. Selon le Concile Vatican II (Gaudium et Spes, 7 déc. 1965) « La conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre. C’est d’une manière admirable que se découvre à la conscience cette loi   - Fais ceci, évite cela - qui s’accomplit dans l’amour de Dieu et du prochain. »

Dans l’enseignement de l’Eglise, il y a depuis plus de 50 ans, cette révolution inouïe qui consiste à défendre un respect absolu et total de la liberté de conscience. Pour revenir à l’actualité, nous connaissons tous des personnes qui refusent de se faire vacciner par principe : « je suis contre ! » Je rencontre aussi des gens qui ont mûrement réfléchi, discerné, avant de faire le choix de refuser la vaccination. Ces personnes là ne sont pas inconscientes ou superficielles, bien au contraire. Leur choix motivé exprime une décision éclairée et mûrie en conscience. Ils ne sont pas des exaltés, des inconscients, des « innocents », encore moins des citoyens de seconde zone.  Les montrer du doigt, les contraindre par la loi ou par des restrictions, des vexations ou des entraves à leur liberté, invoquant alors le Bien commun mis en danger par une minorité récalcitrante… Tout cela ne saura jamais convaincre les « antivaccins » de recevoir la piqûre salutaire !

Jadis, les antimilitaristes étaient « objecteurs de conscience ». Un statut et une voie alternative ont été créée en France en 1963, puis en 1983 pour trouver une manière de tenir compte de ces opposants au service militaire. Aujourd’hui, dans une crise sanitaire sans précédent, il faut peut-être chercher comment accompagner ces objecteurs de conscience à la solution vaccinale et développer aussi d’autres voies pour lutter contre l’épidémie.

Et le concile Vatican II de conclure : « Par fidélité à la conscience, les chrétiens, unis aux autres hommes, doivent chercher ensemble la vérité et la solution juste de tant de problèmes moraux que soulèvent aussi bien la vie privée que la vie sociale. » La pandémie COVID va laisser des traces sanitaires, mais elle risque aussi de fausser durablement les relations sociales si nous ne mesurons pas, au-delà des enjeux de santé publique, les conséquences sur le vivre ensemble et sur le sens de la responsabilité individuelle et collective.

Ne fais pas à autrui… une piqûre ?
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