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Publié par Miniritou

Un débat qui agite la sphère ecclésiale depuis quelques mois, après le pavé lancé dans la mare par Mgr Cattenoz, évêque d'Avignon... Peut-on encore soutenir des établissements privés dits "catholiques" qui n'en ont que le nom ?
Certains établissements proposent une démarche pastorale, mais j'ai souvent l'impression que c'est pour se donner bonne conscience et honorer du bout des lèvres un projet éducatif qui trouve pourtant ses fondations dans l'Evangile ! On sait nommer de vagues références, des grandes idées, des "valeurs chrétiennes", mais quand il s'agit de mettre Jésus-Christ au coeur du débat, la frilosité envahit les équipes pédagogiques et on invoque la sacro-sainte liberté de conscience pour objecter qu'il ne fait surtout pas imposer aux jeunes d'entendre quelques témoignages de chrétiens engagés et convaincus, parce que ça pourrait nuire à leur liberté et à leur discernement. Pire, ça pourrait même leur donner envie de creuser un peu plus loin pour découvrir ce qui fait agir ces personnes qui ont mis en Dieu leur espérance. on voit même une partie du corps enseignant caricaturer et dénigrer les propositions faites par les paroisses ou les animateurs en pastorale. Quand on n'est pas confronté carrément à une franche opposition et à une guerre de tranchée.

Je suis émerveillé d'avoir des témoignages autour de moi : des chefs d'établissement qui ont un vrai souci de promouvoir une démarche spirituelle catholique au sein de leur école. Ils sont souvent confrontés à des collègues ramollis, parfois même montrant une réelle mauvaise volonté. Des énergies mises en commun peuvent pourtant donner des projets magnifiques ! On rencontre aussi dans certains établissements scolaires des responsables sans ambition si ce n'est celle d'une réussite humaine et purement scolaire des élèves (les taux de réussite aux exams !!!). Souvent, le manque de moyens matériels et humains empêche de voir aboutir un vrai projet d'école catholique. Parfois également, on vit aussi sur une réputation périmée depuis longtemps que l'on entretient uniquement pour la forme et la façade.
Mais quand donc pourra-t-on regarder en face cette question : par mon travail pastoral, je contribue financièrement à soutenir l'Enseignement catholique (taxe synodale prélevé sur chaque célébration de baptême, mariage ou obsèques). Puis-je encore en conscience continuer ce soutien concret si je vois manifestement une indifférence ou une hositilité s'installer vis à vis de la foi chrétienne, de l'Eglise ?
Un grand ménage a commencé. Il est temps, me semble-t-il, de redonner aux établissements qui veulent être catholique, la priorité de notre soutien ecclésial, et aux autres, de les laisser devenir des établissements d'enseignement privé, privatisé, comme la foi qu'ils proposent comme une option facultative et sans intérêt.
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brigitte 01/04/2010 10:33



je croyais que mettant mes fils en école privé et catholique j'aurais pu me remettre enfin dans les mains du christ pour pouvoir me reconstruire et bien je peut vous dire c'est très cher et pire
aucun sentiment le choix est vite fait il on un problème est bien hop c'est dirige dans des école spécialiser maintenant je sais se qu'il me reste a faire me faire débaptiser



Ruthel 04/01/2009 14:44

Vous savez, la plupart des enseignants recrutés sont athées, je suis chrétienne, mais je passe les concours du capes dans le public. Pourquoi? Parce que le privé m'a mis des batons dans les roues parce que je n'avais pas assez d'expérience, ils préfèrent engager des bouffeurs de curés "expérimentés". Donc après, il ne faut pas s'étonner.

Audrey 07/06/2008 18:48

Bonjour,J'aimerais devenir professeur d'anglais en colleges ou lycées catholiques mais j'aurais souhaité avoir plus de témoignages sur la realité de la vie scolaire dans un tel établissement. Les programmes sont -ils ceux de l'état? les éleves sont-ils mieux élevés que dans le public ? Je considere cette vocation car j'ai depuis toujours désiré partager ma foi et mes connaissances. J'attends vos réponses avec impatience ! merci d'avance. 

Marie 18/05/2008 16:45

 
Je suis titulaire d'une classe de primaire.
J'ai passé plusieurs années à préparer les concours, faire des suppléances dans diverses écoles, collèges et lycées. J'ai suivi deux formations: une à la fac et à l'IUFM, pour le 2nd degré, l'autre, ensuite, au CFP (Centre de Formation Pédagogique de l'enseignement catholique), pour le 1er degré.
Tout en restant discrète, je n'ai jamais caché mes convictions ni mes engagements et j'ai même pu les partager avec des personnes désireuses « d'en savoir plus ». J'ai interrogé, sur leurs motivations et la façon dont ils avaient présenté leur demande (il faut parfois même donner des noms de personnes qui nous « recommandent »), ceux qui faisaient le choix du « privé ». « Moi, catholique, j'm'en fouts mais si ça me permet de ne pas être envoyé à l'autre bout de la France... Et puis, j'ai retrouvé le prêtre qui m'a baptisé et il a bien voulu que je mette son nom dans mon dossier. Comme ça, je suis tranquille ! » Des raisons comme celle-là, j'en ai entendu des tas, sans que ça pose la moindre question à personne... ou presque (!). Je dois dire que cette malhonnêteté m'a beaucoup déçue et questionnée sur le sens et l'avenir de l'enseignement catholique. Heureusement, j'ai rencontré aussi d'autres étudiants (surtout au CFP) qui ont fait ce choix de façon sincère, prêts à s'engager comme baptisés là où ils seraient nommés.
Pour finir, j'aimerais rendre grâce pour l'équipe enseignante au sein de laquelle j'ai été accueillie. Nous parlons ouvertement de nos engagements, prions de temps à autres ensemble, préparons des petits temps avec tous nos élèves (5-10 minutes en fin de récréation pendant tout le long de l'Avent et du Carême), vivons chacune des moments de prière en classe. Nous avons la chance d'avoir quelques parents investis dans la catéchèse et, surtout, de préparer nos séances avec des catéchistes de la paroisse, en lien avec les écoles de notre réseau. Et, pourtant, nous ne sommes pas une école étiquetée « catho ». Tout cela se fait très simplement. Il faut dire que notre directrice explique clairement aux parents, au moment des nouvelles inscriptions, ce que nous vivons: il ne s'agit pas de sélectionner les familles (puisque l'ensemble est éclectique) mais d'être cohérentes et fidèles à la mission qui nous est donnée.
Vraiment quel signe d'Espérance !

Cécile 11/05/2008 22:32

Je crois aussi que certains prof peuvent penser que leur établissement est très catholique, alors que leurs collègues pensent le contraire. Tout dépend des exigences de chacun pour lui-même vis à vis de l'Eglise et de l'Eglise pour chacun...Si je vais à la messe pour Noël et que ça me suffit pour me sentir chrétien, alors une journée de catéchèse par an dans un lycée, ça me suffit pour le dire catholique.Ce n'est peut-être pas seulement une question d'établissement et de prof, mais plutôt de membres de l'Eglise, de chrétiens, de paroissiens, d'engagés...