Quand les adversaires deviennent des ennemis, la guerre n’est pas loin ! Dans notre beau pays de France, il est devenu difficile de se parler, de se rencontrer et de respecter celui qui exprime une opinion politique divergente ! Et le mauvais exemple vient d’en haut quand des élus déclinent un salut courtois de leurs opposants, ou que des médias refusent la parole à des personne déclarées « non grata » parce que ne partageant pas leur sensibilité éditoriale ! A l’approche d’une échéance électorale majeure, les élections présidentielles dans six mois, il faudrait que la raison puisse l’emporter sur la passion. Où est passé le temps où on pouvait dire en France : « Je désapprouve ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de le dire » ?
La démocratie peut être frustrante quand on est reconnu minoritaire par les urnes ! Mais elle est le régime le moins pire au milieu de modes de gouvernements autoritaires, autocratiques ou dictatoriaux ! Nous voyons l’avènement et la progression d’idéologies populistes qui surfent sur les maux de la société en proposant des solutions miraculeuses et en faisant des promesses lunaires. Réveillons-nous !
Quand le dialogue n’est plus possible, quand le silence devient un cri, ou que le mensonge n’est plus crédible, quand on se sent méprisé ou piétiné, la violence est souvent la seule perspective qui subsiste.
« Je n’essaierai pas de modifier rien de ce que je pense, ni rien de ce que vous pensez (pour autant que je puisse en juger) afin d’obtenir une conciliation qui nous serait agréable à tous. Au contraire, ce que j’ai envie de vous dire aujourd’hui, c’est que le monde a besoin de vrai dialogue, que le contraire du dialogue est aussi bien le mensonge que le silence, et qu’il n’y a donc de dialogue possible qu’entre des gens qui restent ce qu’ils sont et qui parlent vrai. » (Albert Camus, dans Ecrits politiques)
Le vrai dialogue fait appel à la raison et à l’humilité. Comme la foi en Dieu, d’ailleurs ! Un vrai croyant ne peut pas se contenter de discours spirituels lénifiants et de convictions hors-sols, étriquées et sclérosées. Dans notre pays, les contraintes budgétaires de l’Etat empêchent sans doute de rendre audible un discours de vérité qui ne fait pas rêver, mais qui peut au moins assurer un avenir concret et ouvrir des perspectives, même si elles sont douloureuses ! La vérité nous rendra libres, à condition que nous acceptions de l’entendre et de l’affronter avec courage et confiance.
/image%2F0561768%2F20261018%2Fob_d1b75f_incendie-mairie-limoges-1024x683.jpg)