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 Le presbytère virtuel d'un prêtre

Le presbytère virtuel d'un prêtre

Site d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! .... . . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?


Toutes les violences sont liées

Publié par Miniritou sur 10 Février 2026, 12:30pm

Catégories : #violence, #meurtre, #fin de vie, #euthanasie, #ADOPTION LOI, #avortement, #infanticide, #paix, #guerre, #dignité humaine, #souffrance, #légal, #moral, #suicide

Toutes les violences sont liées

La violence contre l’être humain ne peut être sélective. Peut-on être, d’un côté, scandalisé par tous ces faits divers qui font la une et qui assassinent des innocents et rester impassible et serein, d’un autre côté, par des violences légales que la société bénit en refusant toute existence juridique à l’enfant à naître et toute dignité à la vulnérabilité et à la fragilité humaine de la personne souffrante ?

À partir de quand un acte délibéré et légal cesse-t-il d’être, dans les faits, la suppression d’une vie, qu’il s’agisse d’un avortement, d’une euthanasie, d’un infanticide ou l’assassinat d’un chauffeur de taxi par un gamin de 14 ans  ou le lynchage d'un étudiant tabassé à mort dans les rues de Lyon ?

84% des français seraient favorables à la loi sobrement appelée « sur la fin de vie » débattue au Parlement. Ces français seraient-ils tout aussi favorables à mettre fin à la vie de leur père ou de leur mère souffrant qui demande à mourir ?

Lorsque l’homme décide de la mort d’un autre : quand une mère subit une IVG ou bien qu’un père étrangle son enfant, excédé par ses cris, la différence morale tient-elle à l’acte lui-même, ou seulement au récit que la société choisit d’en faire ? Malgré une sémantique visant à effacer la réalité – On utilise des mots qui galvaudent la vérité - les faits sont implacables, qu’on le veuille ou non, qu’on le croit ou non : pratiquer un avortement ou euthanasier une personne qui demande à mourir : c’est supprimer une vie humaine. Quand la mort vient d’un choix humain, pourquoi certains de ces actes seraient-ils excusables et d’autres condamnables ?  

Aujourd’hui, mon propos n’est pas un plaidoyer pour dénoncer avortement ou euthanasie, mais une réflexion pour montrer qu’il existe un lien ontologique entre les atteintes légales à la vie humaine et la multiplication des atteintes monstrueuses à la vie humaine dans la société .Il n’est point, non plus, de propos dans ces lignes visant à dénoncer ou à jeter une condamnation morale sur les actes individuels ou les choix personnels qui conduisent à de tels actes… La solitude, la détresse et la souffrance sont les véritables ennemis à dénoncer et contre lesquels il faut lutter ! Ces réflexions ont une portée générale et sociétale qui veut mettre les pieds dans le plat d’une « culture de mort » toujours plus prégnante et séduisante…

 Décider de qui doit vivre ou mourir n’est pas une prérogative que la société ou l’être humain, dans ses choix collectifs, peut s’arroger sans impacter la totalité de l’humanité : meurtres ; génocides, pédo-criminalité, règlements de comptes, conduites irresponsables qui mettent des vies en danger, et même tous les comportements addictifs qui entrainent une autodestruction… Voilà les fruits amers que nous cueillons sur l’arbre d’une société qui sélectionne quels sont les droits à mourir légitimes pour les uns et les crimes odieux à réprimer pour les autres.

Si l’homme décide de la mort qu’elle soit douce et programmée ou préméditée et froide, qu’est-ce qui change moralement, à part le nom qu’on donne à l’acte ?

Donner la mort à autrui, se donner la mort comme ultime liberté, quelles que soient les circonstances, sera toujours un acte intrinsèquement mauvais, sauf dans les cas exceptionnels d’une légitime défense.

Méditons cette parole prophétique prononcée par Mère Térésa en 1979, lors de la remise de son Prix Nobel de la Paix à Oslo : « Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? »

 

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