Sentez-vous cette odeur fétide et écœurante qui monte et se répand depuis quelques mois autour de nous ? Cela a déjà commencé il y a bien plus longtemps avec la mort du bon sens. Et cette disparition inavouable et inavouée a gangréné toute notre société, depuis les plus hautes instances internationales jusqu’aux intimes priorités de nos concitoyens. La vassalisation économique, énergétique, culturelle de notre civilisation sent la mort à plein nez.
Nous assistons en direct à la mort du Droit international qui a été lapidé par l’annexion de la Crimée en 2014, puis poignardé par l’opération militaire spéciale en Ukraine initiée depuis 4 ans par le tsar du Kremlin. Ce même droit international est en train d’être achevé par le golfeur milliardaire de Mar-a-Lago qui ambitionne de coloniser le Groenland après avoir décidé, avec la bénédiction de tous les opposants au despote de Caracas, de l’avenir du Venezuela, et surtout de son pétrole.
Il y a ensuite ce doux parfum de mort, nourri aux pesticides et aux droits de douane, qui entoure les échanges économiques internationaux : Ou comment se prostituer sur l’autel du marché pour accepter de consommer chez nous des aliments qu’on empêche de produire ici pour les importer d’ailleurs. Et ce n’est qu’un des constats dressé pour évoquer les méfaits de la Faucheuse du libéralisme exacerbé.
La culture de mort touche d'abord aux plus petits et aux plus fragiles. La canonisation constitutionnelle de l’avortement qui, quoi qu’on en dise, est un chemin d’indignité offert aux femmes en détresse, se double désormais d’une dénatalité européenne et française : l’avenir des retraites est bien mal en point : c’est bien pour cela qu’il faut aussi rapidement légiférer sur l’aide à mourir pour les plus fragiles, les plus malades, les plus inutiles, et surtout les plus coûteux de nos ancêtres. Qu’on ne s’y trompe pas : le suicide assisté deviendra, comme dans tous les autres pays, ayant béni et encensé l’euthanazie comme une « avancée sociétale majeure », une variable d’ajustement pour régler les problèmes de déficit de la Sécurité sociale.
Il y a aussi le parfum empoisonné de mort de la politique qui laisse croire qu’un nationalisme, idéologisé par des solutions démagogiques, sera le préservatif qui résoudra tous les problèmes du pays : fermer les frontières, expulser tous les étrangers, rétablir la peine de mort : voilà le salut qu’un homme ( une femme) providentiel proposerait pour sortir du cimetière ? Ou pour accélérer le processus de décomposition de notre pays…
L’écologie débile punitive qui oublie les hommes les plus fragiles semble bien naïve : peut-on juste prendre conscience que l’air de la Zone à Faible Emission respiré à Paris vient aussi de Washington et de Bangkok et que les plastiques jetés dans la mer à Dakar se retrouvent sur les plages de Biscarosse !
Sentez-vous cette odeur de mort qui gagne ? La culture de mort gagne du terrain, tel un corbillard instoppable qui ramasse tout sur son passage. Pourtant, le combat n’est pas perdu : les êtres humains, tout comme la Terre, possèdent des ressources insoupçonnées. Il faut juste que nous : toi et moi, nous comprenions que la vraie joie et le bonheur qui motivent véritablement notre vie est dans la sobriété, dans l’humilité, et dans l’amour de notre commune humanité.
« Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre. » (Deutéronome 30, 19-20)
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