Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par Miniritou

Depuis des années, de manière très lente et très insidieuse, le lien de beaucoup de chrétiens à la pratique dominicale est devenu ténu, comme facultatif et presque inutile : aller à la messe chaque dimanche est presque une exception ; rares sont les chrétiens assidus qui font un effort hebdomadaire pour participer au Repas du Seigneur.  L’éloignement géographique de la messe quand on habite en milieu rural, et la société individualiste et consumériste ont, peu à peu, laissé penser aux chrétiens que la messe, c’est « comme je veux, quand je veux ». 

Ce confinement aura au moins eu l’avantage de montrer qu’une petite minorité de chrétiens sont encore conscients que nourrir sa foi à la table eucharistique, c’est une question de vie ou de mort !

Les paroisses redoublent souvent d’efforts pour proposer des « messes des familles », des célébrations de Noël chaleureuses et joyeuses, des messes dominicales mieux préparées que par le passé, proposant formations pour les lecteurs, animateurs, équipes d’accueil. Force est de constater que ces efforts sont insuffisants tant que les chrétiens cultiveront l’esprit relativiste qui touche toute la société dans son rapport au vrai, au bon, au bien. « Tout se vaut » !

Si la messe est facultative pour nos âmes chrétiennes, comme nos gouvernants l’ont laissé croire dans le confinement en fermant les églises et en ne donnant aucune restriction aux temples de la consommation que sont les supermarchés, il suffirait donc de nourrir nos corps pour rester vivants ? En même temps, on commence à envisager les ravages psychologiques du confinement. Etrange schizophrénie d’Etat…

La messe est essentielle et vitale pour un chrétien : s’abstenir, ou se détacher de cette vérité, c’est prendre le risque d’une anémie spirituelle, d’une carence qui va s’installer sans bruit pour déconstruire la foi :  si tant de chrétiens perdent la foi sans s’en apercevoir, c’est, à mon sens, à cause de leur jeûne eucharistique assumé ou choisi par défaut : relativiser l’importance de la messe, c’est accepter de laisser son âme à l’abandon, qu’on le veuille ou non.

Ce qui est vrai de la messe l’est tout autant pour le mariage ou le baptême : « être mariés ou pas, c’est kif kif du moment qu’on s’aime ! »  De toutes les façons : recevoir un sacrement sans la foi, c’est un peu comme si on essayait de vendre de la glace aux esquimaux !

Essayer de vendre de la glace aux esquimaux...
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

нар хиртэлт 26/11/2020 13:30

Très joli billet.. Oui tout à fait vrai et oui il y a des tas de choses formidables proposées voire de plus en plus, et pourtant les Eglises restent vides en Europe ( aux USA c'est bien différent pour des tas de raisons)… Une des choses est que la vie moderne avec son rythme frénétique et la diminution des services et augmentation de l'administration ne laisse que peu de temps libre même pour aller à l'église (tâches administrative, ménage, repassage, etc.. sont souvent du dimanche et beaucoup de femmes commencent la semaine plus fatiguées que reposées parce que la notion de jour de vrai repos jour du seigneur n'a plus cours..).. … C'est très triste car quelle chose extraordinaire les Eglises comme ciment de la communauté, comme lieu de communion avec Dieu.. Je pense que cela reviendra... en ce qui concerne les peuples du Nord (USA, Russie) ils adorent les glaces surtout l'hiver… c'est en Europe qu'on frissonne à l'idée de consommer des glaces en hiver… meilleures pensées… Nar.