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 Le presbytère virtuel d'un prêtre

Le presbytère virtuel d'un prêtre

Site d'un prêtre catholique engagé au cœur du monde... Voici mon presbytère virtuel, sans porte ni sonnette. Entrez, et venez voir ! Vous voulez voir à quoi ça ressemble un cyber curé ? Venez donc faire un tour chez moi ! La vie c'est trop important pour ne pas la réussir ! .... . . C'est aussi mon objectif ... Pas vous ?


Crèches : Cachez ces saints que je ne saurais voir !

Publié par Miniritou sur 20 Décembre 2025, 19:25pm

Catégories : #crèches, #Laïcité, #foi, #Incarnation, #pauvres, #Jésus, #Emmanuel, #Dieu avec nous, #réflexion, #polémique, #spiritualité, #Noël

La polémique devenue désormais traditionnelle sur les crèches de Noël dans l’espace public n’est pas une affaire de laïcité. Certains invoquent une interprétation radicale de la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat pour dénoncer l’exposition de crèches dans les bâtiments ou les lieux publics. 120 ans : cette bonne loi pourrait être la juste expression d’un « mieux vivre ensemble » si on inventait les moyens de respecter les différences, dans la mesure où elles contribuent au vivre ensemble, en bonne harmonie, sans prosélytisme aucun, dans le respect des principes républicains. Au lieu de cela, les militants radicalisés d’un athéisme qui veut régler ses comptes avec Dieu et supprimer les expressions sociales de la Religion, sont, chaque année, de sortie pour contester la manifestation de la naissance précaire d’un enfant qui a bouleversé le destin de l’humanité.

Qu’on le veuille ou non, les clochers dans nos villes et villages, les Calvaires qui font souvent partie du Patrimoine communal dans les rues et aux croisements de nos chemins… Plus encore, le calendrier républicain qui établit l’année 2026 après Jésus-Christ ou même la semaine de 7 jours fondée sur la loi biblique : tout cela est un héritage judéo-chrétien.

La polémique des crèches est le symptôme beaucoup plus profond d’un Mal qui touche notre société : le besoin ou la nécessité de supprimer le réel. Ce n’est pas un simple combat de laïcards contre les culs-bénis qui s’accrochent à un passé qui semble presque révolu dans la société contemporaine occidentale. La crèche traduit bien simplement ce qui fait la spécificité et la beauté du message chrétien depuis 2000 ans et qui contrevient à toutes les autres traditions religieuses : Dieu s’est approché des hommes : il est devenu « Dieu avec nous, Emmanuel » pour nous manifester le Salut de Dieu (Jésus = Dieu sauve).

Un Dieu lointain, étranger, inaccessible, qui ne fait pas (trop) de bruit, on peut le tolérer, on peut en être indifférent de ce Dieu-là !  Mais un Dieu présent, agissant, presque envahissant, qui braille sur la paille et qui viendrait se vautrer dans l’humanité la plus vile, au milieu des troupeaux et des bouses, qui se laisse voir d’abord aux marginaux bergers d’hier et aux mages étrangers d’aujourd’hui : cela n’est pas supportable : c’est même intolérable ! Dieu viendrait-il voler la vedette en prenant leur place aux humanistes athées, aux philanthropes communistes ?

Si la crèche dérange, c’est parce qu’on refuse à Dieu le droit d’être de gauche et de regarder aussi à droite ! Si la crèche gêne, c’est parce qu’elle veut révéler cette Bonne Nouvelle qui doit devenir une fake news : Dieu n’est pas le lointain inaccessible : Dieu s’est fait proche et petit : 3kilos 200 tout nu ! Un si grand mystère à contempler dans un si petit bout d’homme ?  C’est inadmissible !

Peut-être, et sûrement, que ce paradoxe n’est officiellement pas la raison qui émerge des débats. Fondamentalement, psychologiquement, anthropologiquement, je ne crois pourtant pas être trop loin de la vérité intime qui agite le cœur de l’Homme : et finalement…  Si c’était vrai ? 

Peut-être qu’avec le temps, certains comprendront que Dieu seul peut nous sauver, et qu’il le fait de façon inattendue, à ras de terre, sur la paille, n’en déplaise à ceux qui pensent que ce n’est pas assez sain(t) pour Dieu de venir se frotter aux courants d’air d’une vieille étable, au milieu des meuglements et des bêlements.

Crèches : Cachez ces saints que je ne saurais voir !
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Merci, merci, merci. Joyeux Noël !
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