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9 articles avec religion

Ceci est mon corps ! Un phénomène massif : le tatouage

Publié le par Père Bertrand Monnier

Voici un sujet qui me questionnait depuis bien longtemps : enfin, j'ai trouvé une réflexion sur le phénomène du tatouage ...

Fiche de l’Observatoire Foi et Culture (OFC 2015, n°41) sur le phénomène du tatouage.

Le tatouage n’est pas une simple mode, c’est un véritable phénomène de société. Issu de la nuit des temps, il revient dans la culture populaire et permet d’exprimer de nombreuses choses sur la société actuelle. Tout d’abord, il exprime un certain nombre de besoins : un besoin d’expressions et un besoin de rites. Sa dimension épidermique montre que cette société est principalement basée désormais sur des valeurs sensibles et sentimentales plus que sur des valeurs de raison et de transmission. Mais surtout, sa dimension personnelle (voire intime) démontre que c’est l’individu qui est maintenant au centre des préoccupations, non la communauté, et encore moins toute institution.

1. Un peu d’histoire

Trois grandes étapes permettent de comprendre le tatouage au travers des siècles, et montre une certaine dynamique dans l’histoire.

* L’âge tribal : dans les tribus, on pratiquait beaucoup le tatouage. On a retrouvé des tatouages datant de plus de 5000 ans. Cette pratique était à la fois religieuse et sociale, avec une dimension initiatique certaine. Les tatouages n’étaient pas choisis, mais imposés en fonction d’un rang social, d’un corps de métier, d’un lieu d’habitation géographique, etc… Les motifs étaient principalement d’ordre naturel (plantes, animaux…).

* L’âge impérial : c’est l’interdiction du tatouage, afin de fédérer les tribus en un unique empire. Bien avant l’ère chrétienne, les empires grecs et romains interdisaient le tatouage, d’une part pour éviter toute revendication tribale, et d’autre part par respect du corps humain.
L’interdiction du tatouage en Europe occidentale n’est pas le fait de l’Eglise, mais de Charlemagne, dans son Admonitio Generalis de 789. L’interdiction religieuse du tatouage vient du fait que ce sont les religieux qui étaient chargés des divulgations et applications des lois civiles. D’un point de vue textuel, l’interdiction du tatouage est présente une seule fois dans la Bible (Lévitique 19, 28) et dans le Coran (Sourate 4, 119), ce qui est infime.

* L’âge individualiste : le déclin des grandes politiques impériales, qui a commencé au XVIIIe siècle, a vu revenir le tatouage dans la société. D’abord avec les marins qui ont visité des îles lointaines où le tatouage tribal était pratiqué, ce qui explique le symbole de l’ancre maritime comme très usité (jusqu’au capitaine Haddock, ou Popeye…). Des marins aux ports, tavernes et tripots, puis aux prisons, le chemin se fait très vite. Le tatouage était donc l’apanage du mauvais garçon, à la réputation rebelle. Et c’est avec cette idée, justement, que tout un enchaînement de situations s’est déroulé à partir du milieu du XXe siècle. L’avènement de l’herméneutique de la rupture ayant lancé la mode du « bon rebelle », le tatouage s’est imposé peu à peu comme un nouveau mode d’expression. L’homme moderne, et donc individualiste, se doit de refuser institution pour montrer à tous qu’il est libre.

Le principe du tatouage est donc celui de l’appartenance. A l’âge tribal, la personne appartient à sa tribu. A l’âge impérial, la personne appartient à l’empire. A l’âge individualiste, la personne appartient à elle-même.

En ce début du XXIe siècle, c’est une personne sur trois qui est tatouée chez les 20-40 ans. Et le phénomène est en telle croissance qu’il faut réserver son tatoueur près de 6 mois à l’avance. Dans quelques années (une dizaine, tout au plus), c’est la moitié de la génération active qui sera tatouée, et peut-être même plus. C’est bien un phénomène de société que l’Eglise doit observer. Bien qu’à première vue, il n’existe aucune parole religieuse en dehors de l’hapax biblique, l’interdiction religieuse formelle du tatouage reste bien ancrée dans les esprits. C’est même cette idée qui pousse beaucoup de jeunes à se faire tatouer : cela démontre un anti-institutionnalisme, qui est devenu une convenance dans la société actuelle.

2. La dimension rituelle

Le tatouage n’est pas une simple mode, il est devenu une sorte de rite contemporain. Pour une union, une naissance, une mort, un accident, bref, pour chaque grande étape marquante de la vie, on a un besoin d’expression rituelle. Il y a bien les rites chrétiens, mais de plus en plus de personnes n’ont pas l’enracinement culturel (ni spirituel) pour les apprécier à leur juste valeur. Le tatouage intervient ici comme un nouveau mode d’expression. Ainsi, telle jeune femme devenue mère ne demandera pas le baptême de son enfant pour marquer ce changement définitif dans sa vie, mais ira chez le tatoueur, généralement pour se faire tatouer le prénom de son enfant. Quelques points à souligner à ce propos.

* La réflexion : bien souvent, le tatouage est réfléchi, car il est individuel et unique. Un travail de réflexion sur les symboles afin qu’il y ait une véritable expression personnelle se déploie entre le tatoueur et le tatoué (et aussi, bien souvent, l’entourage du tatoué). Certains tatouages sont alors de véritables oeuvres d’art. A l’inverse, certaines personnes se font tatouer sans réfléchir, généralement parce qu’ils ont vu tel tatouage sur une star (chanson, sport…). Cela renforce l’idée d’une expression fusionnelle, une dynamique très viscérale, sensible et sentimentale, dépourvue de toute raison. Il faut noter ici que les tatoueurs préfèrent (et de loin) ceux qui viennent pour une démarche personnelle et réfléchie, plutôt que les « beaufs » qui veulent montrer qu’ils font partie de la tribu de telle chanteuse ou tel footballeur…

* La douleur : le tatouage est douloureux, en particulier sur certaines parties du corps où la peau est plus fine. Cette douleur est acceptée et bien vécue comme faisant partie intégrante de la démarche du tatouage, il faut s’en souvenir. La peau est marquée, mais l’esprit aussi. Et, élément très important, malgré la douleur, il n’est pas rare de constater une certaine accoutumance à l’aiguille. Même si cela prend beaucoup de temps, une personne tatouée réfléchit toujours à son prochain tatouage.

* Le caractère définitif : comme un sacrement, il est très difficile, voire impossible, de revenir en arrière. Il y a un « avant » et un « après ». Le tatouage n’est pas seulement un trait de coquetterie : le corps vieillit, mais le tatouage reste. Le tatoué n’est pas dans une dynamique apollonienne de beauté, mais plutôt dans une dynamique dionysiaque de vécu. Même vieux, le corps se souviendra de tel moment dans la vie du tatoué, qui sera gravé dans sa peau.

* L’extimité : c’est l’idée que quelque chose d’intime est exprimé. Bien souvent, les tatouages montrent quelque chose de personnel et d’intime dans une logique d’expression épidermique. Le déclin culturel a engendré une atrophie du « logos » : l’expression personnelle se déploie donc ainsi de manière épidermique. Aujourd’hui, le tatouage répond, au fond, à un simple besoin d’expression. Ne pouvant pas, et peut-être même ne voulant pas s’exprimer avec une parole raisonnée, l’homme contemporain utilise sa peau.

Dans une dynamique fusionnelle, réactive et viscérale, engendrée par une herméneutique de la rupture, le tatouage montre dans quelle direction l’humanité évolue, à savoir une sorte de concentration sur le temps présent. Ignorance volontaire de l’histoire et de la culture, refus du « logos », c’est une convenance sociale pour exprimer sa liberté envers toute institution qui, paradoxalement, est en train de s’instituer. Dans les années 60, il était interdit d’interdire. Cette pousse a bien grandi, et un demi-siècle plus tard, sans même s’en rendre compte, les petits-enfants de cette génération instituent le refus de l’institution. Il serait bon que l’Eglise puisse, pour la première fois dans son histoire, dire une parole à propos des tatouages, ne fût-ce que pour montrer qu’elle comprend le phénomène. De fait, le tatouage est un des nombreux signes de la crise d’adolescence de la société humaine, et il est bon que cette adolescence soit accompagnée de manière appropriée.

P. Bertrand MONNIER
Diocèse de VERDUN
Observatoire Foi et Culture

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Dans quelle église veux-tu être enterré ?

Publié le par Miniritou

Bientôt la fête des morts… Avec un peu de chance, si tu n’attends pas trop pour mourir, tu auras encore le choix…  Au rythme où vont les choses, il faut pourtant être réaliste : malgré la bonne volonté et l’engagement bénévole et méritant d’un petit nombre de chrétiens pour accompagner et animer les funérailles, entourer les défunts et leurs familles dans la prière, il est à parier que d’ici peu, on fermera des églises et on ne pourra plus assurer ou on différera les obsèques religieuses. 341 célébrations d’obsèques en 2018 dans le Ségala. Et je ne parle que des funérailles…

L’avenir de l’Eglise est-il dans les enterrements ?  On attend les statistiques du nombre d’enfants catéchisés sur la paroisse : la courbe descendante est vertigineuse… Quelles doivent être les priorités des prêtres et des chrétiens soucieux de vivre en étant missionnaires ?

 

Il y a une vie (chrétienne) avant de « passer par l’église » une dernière fois. Devant les nouveaux défis qui sont devant nous, devant les évolutions des habitudes et des priorités des habitants du Tarn, il faut que les paroissiens se décident et se mobilisent : quand je dis « les paroissiens », je ne désigne pas ceux qui sont déjà engagés dans l’animation des messes, des funérailles, dans le conseil économique de la paroisse, dans l’accompagnement des malades, ou dans un mouvement d’action catholique, etc. Ceux-là font déjà beaucoup et se sentent bien souvent un peu seuls.

Très concrètement, les églises qui ne sont même plus ouvertes une ou deux fois l’an sont de plus en plus nombreuses ! Je peux aussi parler de celles qui menacent ruines dans l’indifférence quasi-générale. Et on ne peut pas exiger des communes d’entretenir un édifice qui n’intéresse personne, sauf pour y être enterré. (Je rappelle qu’un électeur mort ne vote plus !)

 

D’ici là, il faut qu’ensemble, chrétiens convaincus, chrétiens du dimanche ou chrétiens dits « non-pratiquants » nous prenions ces questions à bras le corps. Ou bien nous serons amenés à réfléchir comment accompagner en soins palliatifs la paroisse et l’enterrer, elle aussi, dans la dignité.

Dans quelle église veux-tu être enterré ?

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Vers une laïcité a-religieuse ?

Publié le par Miniritou

Vers une laïcité a-religieuse ?

On soupçonne encore les chrétiens de vouloir imposer leurs idées à la société toute entière : s’ils dénoncent certaines lois, les chrétiens annoncent d’abord et surtout, en s’appuyant sur l’Evangile, la dignité et le respect dû à toute personne : le migrant, l’étranger, comme la personne handicapée ou en fin de vie. Du coup, tous les moyens sont bons pour les réduire au silence : moqueries et vexations, embargo médiatique sauf pour les ignobles scandales ou les affaires qui salissent ou embarrassent l’Eglise ou les chrétiens…  Il est clair que la foi ne rend personne irréprochable.

Il est révolu le temps où l’Eglise, avec un discours péremptoire et dogmatique, essayait d’imposer sa pensée, sous peine d’excommunication ou de bûcher pour les contestataires ou les opposants. En ce sens, la laïcité qui respecte la liberté de conscience, « garantit le libre exercice des cultes » mais qui «ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte » est une bonne chose, une très bonne chose.

 Or le problème est bien aujourd’hui plus que jamais la liberté de conscience en matière religieuse :

  • Pourquoi le fait de communiquer, de donner une simple information, dans les journaux, dans les lycées ou sur des panneaux municipaux est devenu tabou ? Aujourd’hui, annoncer dans l’espace public une fête paroissiale, une conférence biblique ou informer les élèves d’un lycée qu’il existe une aumônerie est devenu impossible « au nom de la laïcité ». On nous laisse encore le droit d’apposer des affiches aux portes des églises : ouf !
  • Oui c’est vrai : le prosélytisme des chrétiens d’hier a semé la suspicion et suscite la méfiance aujourd’hui. Mais la laïcité athée et a-religieuse n’a rien à voir avec la laïcité de la République française.

Pourquoi les chrétiens devraient-ils être considérés comme des sous-citoyens, dans la République laïque ? Le mot « religion » serait-il considéré comme tabou et offensant pour les non-croyants ?

Comme chrétien, je ne demande pas plus que ce que la loi républicaine exige. Mais je n’en demande pas moins. La censure de toute initiative ou proposition religieuse peut-elle servir le « vivre ensemble » républicain, si cher à nos gouvernants ?

Bannir la prosélytisme et toute forme de doctrine religieuse intégriste qui voudrait s’imposer à la nation est un devoir de la République : refuser l’hégémonie a-religieuse est, de la même manière, une exigence de l’état laïc qui garantit la liberté de conscience.

En conclusion, je ne peux, au nom de l’Evangile, que m'engager à respecter et écouter ceux qui ne partagent pas les mêmes opinions, les mêmes convictions que moi. Mais ai-je le droit d’espérer qu’ils en fassent de même ? Albert Camus, qu’on ne peut pas soupçonner de complaisance religieuse, écrivait dans ses écrits politiques : « Je n’essaierai pas de modifier rien de ce que je pense, ni rien de ce que vous pensez (pour autant que je puisse en juger) afin d’obtenir une conciliation qui nous serait agréable à tous. Au contraire, ce que j’ai envie de vous dire aujourd’hui, c’est que le monde a besoin de vrai dialogue, que le contraire du dialogue est aussi bien le mensonge que le silence, et qu’il n’y a donc de dialogue possible qu’entre des gens qui restent ce qu’ils sont et qui parlent vrai. »

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Des tatouages, pour le meilleur et pour le pire …

Publié le par Miniritou

Qui ne connaît pas, dans son entourage proche, une personne qui a succombé à la mode très actuelle de se faire tatouer ? Discret ou ostentatoire, visible dans le cou ou sur les membres, ou intime, le tatouage peut être décidé sur un coup de tête. Pourtant, la plupart du temps, c’est un acte irréversible beaucoup plus  réfléchi et sensé qu’il n’y paraît.

Tout d’abord,  il faut bien  comprendre que  le tatouage est une forme d’expression : quand les mots sont fades ou impossibles à dire, quand un vécu est trop lourd ou trop profond : décider de faire tatouer un motif qui exprime ce que l’on ne sait pas dire est souvent un moyen en vogue pour communiquer. L’intimité inénarrable s’affiche sur la peau : « Montre-moi  tes tatouages, je te dirai qui tu es ! »

La douleur pour réaliser un tatouage n’est-elle pas aussi, non pas recherchée pour elle-même, mais assumée comme inhérente à la démarche ? Celui qui va chez le tatoueur sait que ça va faire mal, comme on sait que la vie n’est pas toujours facile. Les souffrances de l’existence laissent des traces, comme l’aiguille qui perce la peau va laisser une trace. Notre  corps va vieillir, se dégrader, et mourir, mais ce signe, ce motif demeurera sur la peau, au-delà même de notre mort.

Le caractère définitif de l’acte est aussi lourd de symbole : Il est très difficile, impossible à effacer. Si je peux oser une comparaison, le tatouage est un peu comme un sacrement  que l’on se donne à soi-même sans passer par l’Institution « Eglise » ni par la transcendance du divin : un signe visible pour exprimer de l’invisible…  On grave sur sa peau ce qui a du sens pour nous, ce qui mérite d’être conservé, et bien plus proche, bien plus réel que de graver une date dans le marbre ou de garder une photo dans un album !

En cela, il est intéressant de parler sans a priori avec une personne qui a réalisé ou qui veut se faire tatouer afin de la rencontrer et la connaître en vérité ! Les préjugés historiques et des interdits posés jadis  par Charlemagne, (la bible, comme le Coran d’ailleurs, n’évoque le tatouage qu’une seule fois en Lévitique 19, 28) ne sont guère porteurs de dialogue et de compréhension. Le tatouage, autrefois considéré comme une forme de rébellion, est aujourd’hui largement répandu. Dans notre société individualiste, le tatouage ne peut-il pas être interprété, sans généraliser, comme une forme de spiritualité individualiste dégagée de toute institution ?

Nous avons à comprendre, même chez des personnes qui sont tatouées sur le visage ou sur tout le corps, que la personnalité ne peut jamais se confondre ou se résumer à ses tatouages. Il est essentiel  de regarder chaque personne au-delà des apparences, fussent-elles tatouées !

Des tatouages, pour le meilleur et pour le pire …

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Aux parents qui ont fait baptiser leur enfant...

Publié le par Miniritou

Aux parents qui ont fait baptiser leur enfant...

Vous avez demandé, et obtenu de l’Eglise, le baptême de votre enfant il y a quelques années. Vous rappelez-vous de cet événement heureux, qui a fait la joie de votre famille, et la joie de l’Eglise, la communauté qui a accueilli votre petit ? Feuilletez l’album photo, et retrouvez ces émotions qui vous ont touché !

Un ami prêtre, contactant des parents d’enfants en âge de catéchisme pour leur présenter la catéchèse pour leur progéniture, s’est vu rétorquer : « L’éducation de mes enfants ? Ça ne vous concerne pas ! ». Ces mêmes parents sont revenus quelques mois après pour demander le baptême du deuxième.

Au jour du baptême de votre enfant, il y a eu des gestes forts. Mais la célébration a également été jalonnée de paroles importantes. Chers parents, rappelez-vous : au début de la célébration, le prêtre vous a interrogé, après votre demande de baptême : « Vous demandez le baptême pour votre enfant ? Vous devrez l’éduquer dans la foi pour qu’il apprenne à connaître le Christ, à l’aimer et le suivre, afin qu’il apprenne à aimer son prochain. Êtes-vous conscients de cette responsabilité, et l’acceptez-vous ? »

Et, la bouche en cœur, vous avez répondu un « OUI » clair et net ! C’est la condition sine qua non pour que la célébration puisse se poursuivre.

Alors de trois choses l’une :

  • Ou bien vous avez conscience de votre engagement et vous vous attachez à donner suite à votre « OUI » du mieux possible, avec le concours de l’Eglise, de la communauté chrétienne qui vous a accueillie, ou celle qui peut vous accueillir aujourd’hui.
  • Ou bien vous avez oublié votre parole, et il est heureux que vous lisiez ces lignes qui vous rappellent votre engagement.
  • Ou bien, vous ne l’avez pas oublié et vous avez changé d’avis ? Peut-être pensiez-vous jouer un rôle, non pas celui de parents, responsables de l’avenir d’un être humain, mais celui d’acteurs jouant dans une série américaine style « Amour, gloire et beauté ».

Votre parole, ni l’Eglise, ni le Seigneur ne l’ont prise à la légère ! Le baptême de votre enfant vous a impliqué. Et vous devrez rendre compte de cette implication. L’Eglise est concernée, et toujours disposée à vous épauler dans cette tâche éducative. Le témoignage des parents est fondamental : seule la foi vécue et incarnée dans une vie chrétienne est contagieuse !

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Le tuer ou l’aimer... au nom de Dieu ?

Publié le par Miniritou

Le fanatisme, que l'on considère à tort ou à raison comme d'origine religieuse, n’a jamais été aussi violent. Le récent drame à Nice nous a tous bouleversé dans cette période estivale. Des réactions diverses se font entendre :

  • L’Etat islamique revendique des actes qui relèvent de son ambition, quitte à s’attribuer illégitimement tout acte délinquant ignoble qui répond à son odieux dessein.
  • Des musulmans prennent la parole pour dire : « L’Islam, ce n’est pas ça ! L’Islam est une religion de paix. »
  • Des citoyens anonymes, sous le coup de l’émotion et de la colère après ce Nième attentat appellent à rétablir la peine de mort, à une vengeance plus ou moins explicite, en cherchant un bouc émissaire à défaut de trouver un responsable identifiable lorsque le kamikaze est mort : c’est l’Etat, ou les responsables de la sécurité, ou encore les forces de l’ordre…

Qui suis-je pour me prononcer sur l’Islam et son message… J’ai lu le Coran, j’ai essayé de comprendre ce message spirituel. En lisant dans ces textes sacrés, j’ai trouvé bien des paroles contradictoires. Par ailleurs il me semble que la séparation du profane et du religieux n’est pas une conception qui soit admissible par les croyants musulmans. L’Islam, dans ses principes, a l’ambition de gérer la vie sociale d’un groupe.

Ce que je sais, ce que je crois, c’est que l’Evangile est un message sans ambiguïté qui, dans ces circonstances dramatiques, va paraître tout aussi odieux que le fondamentalisme terroriste. « Aimez vos ennemis ; priez pour ceux qui vous persécutent ! » Quel scandale ! Comment annoncer ce message aux familles des victimes lâchement assassinées ?

Penser un seul instant que l’homme puisse être l’ennemi de Dieu et qu’il faut s’en débarrasser pour qu’il laisse sa place à Dieu, ne peut être qu’une idéologie humaine, diabolique, malfaisante.

La vengeance sera toujours la réponse spontanée de l’être humain face à la violence, à la haine, à l’ignominie. Mais un autre chemin est possible

Tuer au nom de Dieu n’est-il pas la réponse inhumaine à la terrible rancoeur de nos cœurs ?

Aimer au nom de Dieu ne peut-il pas être la réponse sur-humaine à la légitime colère qui monte de nos cœurs face à la méchanceté de notre prochain ?

J’ai décidé d’aimer en dépit de tout, en suivant les pas de Jésus qui nous montre le chemin. « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! »

Le tuer ou l’aimer... au nom de Dieu ?

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La triste réalité de notre société

Publié le par Miniritou

Depuis les attentats à Paris, le 7 janvier 2015, après de multiples assassinats perpétrés devant des caméras de la manière la plus odieuse qui soit, après les multiples massacres restés discrets loin des caméras, qui sont les plus nombreux et les plus atroces qui soient (ça rappelle l’Holocauste, à une époque où les caméras n’existaient pas, ou bien ne voulaient pas admettre l’ignominieuse réalité…) : a-t-on le droit de se demander :

 

«Comment des hommes peuvent-ils en arriver à commettre de telles atrocités, en prenant Dieu pour alibi ? »

 

J’ai envie de donner ma réponse de chrétien :

Je crois que le Dieu de Jésus-Christ a été profondément anéanti par tout ça, au moins autant que nous. Mais depuis des années, nous lui avons demandé de sortir de nos écoles, de sortir de nos gouvernements et de sortir de nos vies. Si bien que Dieu n’est plus qu’une caricature dont on s’amuse, juste pour rigoler. Nous avons gentiment effacé de nos mémoires les racines chrétiennes de l’Europe. Nous refusons la religion de nos pères, qui a tant apporté à notre civilisation. Pire que ça, le révisionnisme historique fait passer l’Église et le Christianisme pour le pire obscurantisme qui soit. On compare l’Inquisition avec le Djihad. On accuse « les religions » d’être le pire mal de l’humanité.

Oui, nous avons remplacé Dieu par les « Lumières » de l’intelligence humaine. Nous avons érigé les principes du vivre ensemble sur les dogmes de la pensée laïque areligieuse, refusant à Dieu la possibilité d’inspirer le Bien, le Bon et le Beau à la conscience humaine. Nous avons décrété que la Loi naturelle n’avait plus cours, que la morale judéo-chrétienne était contraire à la liberté d’expression de tout le génie humain. Le meilleur de l’Homme a remplacé la pire des idéologies : la religion. Dieu est devenu l’ennemi public numéro 1. La Loi de Dieu est devenue caduque ; et comme la nature a horreur du vide, c’est la Loi du plus fort, du plus puissant, la Loi de l’argent qui a pris ses quartiers parmi nous.

 

Et cela nous conduit au bord de l’abîme…

Concernant les récents évènements : les meurtres d’enfants par crucifixion ou en faisant d’eux des bombes humaines, les attaques terroristes, les décapitations, les tueries dans les écoles commises au nom d’un autre Dieu que le mien, je vois ces drames comme le résultat d’ambitions et de luttes, pour lesquelles Dieu sert seulement d’alibi… Mais tout cela est-il le fruit de la religion ou bien le résultat des actes de personnes qui prétendent agir pour Dieu, alors qu’ils agissent contre lui en agissant contre l’Homme ?

Frère musulman, si ton Coran est livre de paix, si cette parole que tu dis divine est au service du bonheur des hommes : relis-le pour expurger de ton cœur ce qui n’est pas conforme au dessein de Dieu, ce qui ne peut pas conduire à la paix entre les hommes... A l’occasion de l’an 2000, les chrétiens ont fait encore un examen de conscience. Il porte des fruits de conversion aujourd’hui.

Tu auras beau lire les versets de l’Évangile, tu n’y trouveras qu’un message d’amour. Quand je lis ce Coran, bien des paroles me touchent et m’interpellent. Et elles ne sont pas toutes clairement fraternelles.

Frère épris de l’Islam, le monde en quête d’unité et de paix, ne peut plus supporter la religion. La tienne car elle serait le terreau d’un fanatisme odieux, la mienne car elle serait gravement nuisible à la liberté, à l’égalité, à la fraternité.

Frère chrétien, toi aussi, reprends le chemin de l'Evangile et vérifie si ta conduite d'aujourd'hui, ou celle d'hier, est celle que Jésus aurait pu avoir avant toi !

Les ressources de l’Homme livré à lui-même dans ce monde absurde s’épuisent : après avoir tué Dieu, L’homme s’est attaqué à l’environnement. Et après avoir déjà grandement dégradé le monde dans lequel il vit, l’Homme s’attaque désormais à son semblable… Logique implacable…

Chrétien, je crois que Dieu est le gardien de ma vie, et que tout Homme est image et ressemblance de son Créateur : il est une histoire sacrée. Enlever Dieu, et tu enlèves la raison d’être du respect de la dignité et de l’existence de ton Prochain. L’autre devient un concurrent, un ennemi, un adversaire, et non plus un frère !

Les dogmes divins sont difficiles et exigeants. Mais c'est un voyage vers la source de l'Amour que la foi nous invite. Nous recevons les Commandements souvent comme des entraves à notre liberté. Mais les dogmes humains, érigées en vérité universelle, conduisent au chaos et à l’anéantissement. Ils sont les racines mêmes du fanatisme et de la violence. A nous tous, croyants, il appartient d’annoncer par notre vie le véritable visage de Dieu : Celui qui s’est rendu visible à nos yeux pour que nous marchions vers l’invisible !

La triste réalité de notre société
La triste réalité de notre société

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Drogué à l’'Evangile…

Publié le par Xavier Cormary

« Ma drogue à moi, c’est l’Evangile. L’Evangile est Bonne Nouvelle, une bonne nouvelle qui me met de bonne humeur chaque fois  que je sniffe deux ou trois lignes. Le ciel a beau être gris, le temps peut-être à l’orage dans le ciel ou dans mon cœur, le soleil de l’Evangile vient sans cesse réchauffer mon cœur, mon corps et me faire planer au dessus des inévitables déceptions, échecs et erreurs de l’existence. Et ainsi chaque jour, je me lève de bonheur ! »

 

                                                        Xavier Cormary, prêtre de Jésus-Christ heureux

 

 

Entre le ciel au dessus de ma tête, et la terre qui me porte et plus souvent me supporte, je suis là, parfois debout, souvent à genou, à bout de souffle, à bout de nerfs… Entre la terre et le ciel, je suis là, parfois las. Envie de m’évader, envie de fuir plus loin, plus loin que l’horizon. Envie de perdre pied, envie de m’envoler. Mais la vie est là, le  ciel et la terre, parfois la mer, et quelquefois le vide.

 

Pourquoi alors ces alcools qui ne saoulent plus, ces fumées qui fuient en moi, et m’évitent de me poser les vraies questions, de regarder la réalité dans le blanc des yeux, si laide et si abjecte parfois… Pourquoi c’est si facile, et pourtant si artificiel de laisser en moi de la place pour ce qui ne pourra jamais rassasier tant de faims au fond de mon cœur…

 

Je veux fuir loin de moi-même, loin des chemins trop longtemps imposés : « Tu feras ci, tu feras ça, crois en ceci, crois en cela… » Je veux vivre par moi-même, m’éclater la nuit, le jour, faire des expériences nouvelles… Pourtant je ne trouve jamais rien qui m’ensorcelle et me donne envie de vivre, de vivre vraiment et en profondeur, que du superficiel, de l’illusoire, du limité et du fac-similé…

 

C’est cette Vie là que je cherche, la vie en abondance, la vie généreuse et joyeuse, une vie prometteuse, une vie riche et pleine à la fois. Je cherche cette vie, et sûrement que je la cherche sans le savoir, sans trop jamais me demander pourquoi, comment, et avec qui… Surtout sans pouvoir imaginer un instant que c’est l’expérience de mes ancêtres qui me donnera la solution. Ils n’étaient pas plus nuls que moi, et avaient sûrement la même soif d’absolu que moi…

 

Alors, pourquoi ne pas chercher ce qui les animait et leur donnait la force de marcher vers demain ? Pourquoi ne pas chercher vraiment ?

 

« Je suis venu, dit Jésus, pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance » 

 

Evangile selon Jean 10, 10

Drogué à l’'Evangile…

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Savoir d’où on vient pour savoir où on va.

Publié le par Miniritou

 Savoir d’où on vient pour savoir où on va.

N’importe qui peut, dans cette société soit disant ultra médiatisée, utiliser n’importe quelle doctrine pour justifier ses actes, même les plus inhumains : « C’est mon choix ». L’Islam, comme le christianisme, comme le marxisme ou le capitalisme, peuvent servir d’alibi à n’importe quelles ambitions, n’importe quelles fins… Mais si de nouveaux nazismes, sans croix gammées, sans chambre à gaz, sont capables d’imposer les images fortes de leur barbarie pour appuyer leur combat, le problème d’aujourd’hui n’est-il pas ailleurs ? Sommes-nous encore capables de dire quelles sont nos convictions et nos valeurs ? Sommes-nous prêts à les défendre ?

Pour savoir où l’on va, grande question en ce temps de crise de sens, de mutation profonde de la société, on a besoin de savoir d’où l’on vient ! Quoi qu’en disent les bien-pensants, et même la Constitution européenne qui s’est affranchie des racines chrétiennes de son histoire, notre société française s’est construite sur les valeurs de la foi chrétienne. On ne peut rejeter certains principes qui nous révulsent ou nous scandalisent, sans nous demander sur quelles autres valeurs on peut bâtir une civilisation de l’amour et de la paix durables. A moins de laisser la société en jachère…

Dans un monde dur où argent et mondialisation oublient trop l’être humain, retrouvons le sens de l’homme caché dans l’Evangile. Etre chrétien, c’est devenir plus humain ! A défaut de savoir bâtir un avenir pour nos enfants, élevons nos enfants pour l’avenir ! Le catéchisme, la formation chrétienne et la transmission de nos valeurs fondées sur le Christ et l’Evangile, bien plus que sports et loisirs, sont un défi à relever plus que jamais ! Et ce n’est pas que pour les enfants !

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