Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

11 articles avec evangile

Mourir : une chance !

Publié le par Miniritou

Mégalomanie — Wikipédia La pensée chrétienne, les valeurs évangéliques n’ont plus la côte. Les débats et les décisions politiques qui orientent l’avenir de notre société ont des motivations plus commerciales, financières, économiques ou individualistes qu’évangéliques ! La dignité et le respect dû à l’embryon et à tout être humain fragile semble être, de plus en plus, la préoccupation exclusive de l’Eglise.

Bref, en résumé, une certaine façon de croire, de vivre l’Evangile et d’être chrétien est en train de mourir. Tant mieux ! Il y a tant à repenser, à rénover dans la vie de l’Eglise, afin que les chrétiens soient plus transparents à l’Evangile, plus accordés à l’Esprit-Saint !

J’ai rencontré sur ma route de vacances, trois jeunes qui ont choisi d’abandonner des études, une situation professionnelle que beaucoup envieraient. Ils vont prendre le temps de discerner l’appel de Dieu à devenir prêtres. Voyant leur foi, leur joie, leur enthousiasme décomplexé, je me suis retrouvé dans leur désir de montrer la valeur et la grandeur du message évangélique. Je leur disais : « Vous, Antoine, Axel, Hadrien, vous êtes de la génération qui va réinventer l’Eglise et être les précurseurs de la nouvelle évangélisation ! »

Et puisque nous, chrétiens, sommes de plus en plus une minorité en France et dans le Ségala, Nous ne serons jamais une médiocrité en laissant l’Esprit-Saint nous murmurer les harmonies de l’Evangile, nous faire goûter les saveurs du message de Jésus !

Quel bonheur d’être chrétien ! Quel bonheur d’avoir rencontré celui qui, même au milieu des canicules et des pandémies de toutes sortes, ne cesse de nous appeler à faire toujours mieux, à devenir pleinement humains dans la joie de l’Esprit-Saint. Lui, il fait des merveilles avec nos merdouilles !

Mourir, oui, c’est une chance, mais pour laisser Dieu ressusciter en nous sa Vie !

Mourir : une chance !

Partager cet article

Repost0

Dénoncer ou annoncer ?

Publié le par Miniritou

On m’a récemment reproché, en tant que prêtre, de dénoncer davantage l’avortement ou les lois « euthanaziques » que le sort réservé aux migrants, la pédophilie dans l’Eglise, les violences faites aux femmes ou la réalité odieuse que vivent bien des personnes précarisées dans notre pays.

Je ne peux pas faire de tri dans les situations de misère et les réalités actuelles qui abîment l’être humain. Bien des sujets exigent de la conscience chrétienne une véritable indignation et des actes courageux pour agir en faveur de ceux qui sont aujourd’hui des Christ crucifiés dans notre société.

Je suis aussi abasourdi de lire les réactions odieuses de certains « chrétiens » qui déplorent que le pape François puisse prendre la défense des migrants, les mêmes « chrétiens » qui vont avoir un discours intransigeant avec les défenseurs de l’euthanasie ou de l’avortement…

Je l’avoue bien humblement : personnellement, j’ai parfois du mal à trouver une juste attitude envers les SDF, envers les migrants ou envers les délinquants récidivistes. Comment Jésus aurait-il agi dans cette situation ? Une question bien délicate… LA question qu’un chrétien doit se poser devant chacune de ces situations !

Je suis sensible à certaines causes qui sont si peu médiatisées : j’ai une attention et une générosité particulière envers les malades de la lèpre : cette terrible maladie qui handicape tant de personnes, alors que les traitements existent pour soigner et guérir cette odieuse maladie. Je donne mon sang 5 ou 6 fois par an. J’ai été profondément interpellé par le sort des malades psychiatriques en Afrique, délaissés ou enchaînés à un arbre, faute de traitement capable de soulager leur mal.

La détresse humaine, qu’elle concerne les femmes contraintes à l’IVG, les malades en fin de vie, les victimes ou les bourreaux, ou même les étrangers, ne peut pas être hiérarchisée. Chaque drame mérite notre compassion et notre attention. Au nom de Jésus !

Dénoncer ou annoncer ?

Partager cet article

Repost0

Gilet jaune ou pas : être chrétien résolument ?

Publié le par Miniritou

Gilet jaune ou pas : être chrétien résolument ?

Ce temps d’Avent est troublé par ce mouvement populaire inédit qui nous touche tous et nous laisse dans l’inquiétude. La violence qui s’exprime chez les casseurs et les manifestants exaspérés et la haine des forces de l’ordre, tellement encensées lors des divers attentats, engage le pays dans une impasse qui risque de laisser des traces.

Les injustices sociales et économiques, le sentiment d’un Etat qui est gavé au foie gras quand le peuple est au pain sec, la précarité de l’emploi, les incertitudes écologiques et l’absence de perspectives d’un vivre ensemble sont des préoccupations partagées par nombre de français.

Comment être chrétien au milieu de tout cela ?

  • La fraternité : vivre la charité en parole et en gestes d’attention, dans une bienveillance absolue avec ceux qui n’ont pas les mêmes idées, les mêmes convictions.
  • La sobriété : les achats compulsifs, la fièvre acheteuse qui s’empare de notre société au moment de Noël, nous donne l’illusion d’un « plus de vie » illusoire. La simplicité doit nous gagner !
  • La modération : en évitant le gaspillage, le « trop plein », nous nous donnons aussi la possibilité d’être attentif et solidaire avec ceux qui ont moins, avec ceux qui n’ont rien.
  • La lucidité : être attentif à ne pas colporter de mensonges, de rumeurs qui jettent suspicion ou discrédit et attise les rancœurs.
  • Le silence et la prière : au milieu de tant de bruits, de retrouvailles familiales, de cris et de chants, laisser la place à la vie intérieure pour chercher celui qui veut venir « crécher » dans notre cœur !
  • L’examen de conscience : tant de chrétiens se disent : « J’ai pas tué, j’ai pas volé, j’ai rien de fait de mal ! » Si c’était si simple … Il faut peut-être prendre le temps pour une réflexion plus approfondie pour une conversion vraie.
  • La joie : elle ne vient pas de nous, elle n’est pas variable en fonction de notre humeur quand elle s’enracine dans la certitude que Dieu veut nous arracher à nous-mêmes pour nous attirer à Lui !
  •  

 Que ces jours de préparation à la belle fête de Noël nous donnent un élan nouveau pour croire en l’Amour, pour accueillir l’Amour, pour vivre d’Amour !

Partager cet article

Repost0

Face à la radicalisation : le radicalisme évangélique

Publié le par Miniritou

La radicalisation est un sujet d’actualité : face à quelques personnes tentées ou engagées dans un durcissement intégriste de la religion musulmane, il est important de se rendre compte que les causes de ce phénomène qui touche des jeunes français d’origine étrangère ou des récents convertis dans des familles aux racines chrétiennes desséchées ne sont pas avant tout religieuses mais spirituelles.

Dans le grand vide spirituel de notre société laïque qui relègue la religion à la sphère privée et qui suggère une désertification de l’âme humaine, beaucoup de jeunes aspirent à d’autres horizons. La jeunesse à soif d’absolu, d’idéaux qui ne peuvent être honorés dans la dimension horizontale de la vie, dans un vivre ensemble très individualiste, dans un matérialisme déshumanisé. La religion est un prétexte : la soif spirituelle est le véritable alibi.

Soigner les personnes entraînées dans les impasses d’un fanatisme religieux  dans des « centres de dé-radicalisation » sans proposer un idéal nouveau à une jeunesse  en manque de spirituel : c’est l’assurance d’un échec évident.

Dans ce chantier là, les chrétiens ont une carte à jouer et un chemin à proposer : le radicalisme évangélique qui propose un chemin exigeant de conversion et de sainteté dans le droit fil du message de Jésus : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu possède, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel. Puis viens et suis-moi ! » (Evangile de Marc 10, 17-30) Les saints François d’Assise, les Dominique, les Vincent de Paul ou les Ste Thérèse du XXI° siècle sont les égéries anti-radicalisation  à imiter ! Il faut peut-être inventer de nouveaux chemins de radicalité évangélique pour notre époque.

La radicalisation fanatique ne peut pas être arrachée du cœur des gens éblouis par le funeste dessein de l’impasse terroriste sans que les chrétiens d’hier et d’aujourd’hui en France redécouvrent le trésor évangélique. Là se trouve le fondement de l’amour du prochain dans l’amour du Dieu. La négation de Dieu se traduit tôt ou tard la négation de l’Homme. Le fanatisme terroriste en est l’illustration et l’expression actuelle, pour des jeunes qui cherchent une transcendance dans une société désenchantée.

Face à la radicalisation : le radicalisme évangélique

Partager cet article

Repost0

Chrétiens, nous sommes une minorité, pas une médiocrité !

Publié le par Miniritou

Des personnes au chômage ici et là, des familles monoparentales dans la cité du Cérou et des jeunes en difficulté scolaire tiraillés entre leurs parents divorcés… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des associations vivantes dans tout le Ségala et des soignants humains, des services sociaux attentifs et des bénévoles actifs… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

De la pauvreté et de la détresse dans les anciennes cités minières, des gens éblouis par l’argent facile et par le sexe sans amour, des délinquants désœuvrés, des filles harcelées et des gars égarés dans leurs joints quotidiens… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des communistes épris d’humanité et des gauchistes bienveillants, des extrémistes idéologues, des individus aux ambitions étriquées et sectaires, et des élus au service du Bien commun… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des enfants sans éducation, gavés  de console ou de télé et des jeunes aux rêves cadenassés…  Des enseignants qui refusent la fatalité et des éducateurs enthousiastes aux bras ouverts … Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des amoureux qui s’aiment et des familles unies, des gamins heureux qui courent dans le Parc Jean Jaurès, des commerçants impliqués, des employés consciencieux et des ouvriers compétents… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des personnes isolées à Fongrande ou à  la Boujassié, au Carrelié  ou à Monestiès, des malades délaissés à la clinique Ste Barbe ou dans leurs quartiers, des migrants slovaques évités, des pratiques occultes profitant de la détresse ou de la naïveté populaire …. Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des églises abandonnées dans le carmausin… Des assemblées ordinaires de plus en plus réduites, un nombre de baptêmes ou de mariages en baisse, un nombre d’enfants catéchisés dérisoire dans la paroisse… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des lycéens curieux de Dieu, et des adultes en marche vers le Christ, des paroissiens heureux et des prêtres émerveillés parce que, dans le Ségala,  l’Evangile est encore Bonne Nouvelle !

 

L’Evangile est pour tous, et même s’il n’intéresse pas une majorité de carmausins, ne conduit pourtant  jamais à la médiocrité : c’est certain !  Joie et paix de Noël à tous !

St Privat  by night  (Photo JPP)

St Privat by night (Photo JPP)

Partager cet article

Repost0

La foi chrétienne est-elle ringarde, périmée, infondée ?

Publié le par Miniritou

Depuis des siècles, aux quatre coins du monde, des hommes et des femmes se sont levés et se sont mis en route à cause de l’Évangile. Ils ont misé leur vie sur Jésus-Christ. Certains se sont mouillés jusqu’à en être persécutés, pourchassés, tués. Et ça continue encore au XXI° siècle.

Ils ont accueillis l’Évangile comme message pour leur vie et ont accepté ses exigences comme une règle vers un bonheur durable. Ils ont marché, ils ont sué, ils ont pleuré, ils se sont donnés, se sont dépassés. Et ils ont trouvé la joie. Beaucoup n’ont pas laissé de trace dans l’Histoire. Nombreux sont, dans nos familles, ceux qui ont cru en Jésus-Christ et qui ont construit leur vie autour de leur foi. Ils n’avaient pas internet, pas de Pokémons à poursuivre, pas de téléphone portable pour communiquer avec le monde entier : étaient-ils plus couillons que nous pour autant ? Pourtant, beaucoup étaient croyants, humblement, simplement.

Parce que l’Évangile est un message d’humanité pour un monde déshumanisant, parce que l’actualité de l’Évangile n’a jamais été aussi brûlante, parce que les raisons de croire sont encore valables dans un monde numérique, et parce qu’ils sont nombreux les hommes qui ont réussi leur vie à cause de l’Évangile, il est encore possible de devenir chrétien, de se laisser renouveler dans la foi pour devenir un chrétien convaincu et convainquant : n’hésite plus ! Des millions de jeunes réunis à Cracovie cet été l’ont crié à la face du monde : L’Évangile n’est pas fait pour les plouks : il est fait pour toi, parce que tu le vaux bien, sans attendre d’être couvert de chrysanthèmes !

Partager cet article

Repost0

Consignes électorales

Publié le par Xavier Cormary

Ma mission de prêtre m'amène à une certaine discrétion sur mes propres convictions. Pourtant, je suis un citoyen et un électeur, avec mes idées et mes orientations. Mais je suis bien conscient que mon ministère, et en particulier dans mes prises de paroles publiques, doit manifester une réserve pour ne pas diviser une communauté. Ceci étant, je suis bien sûr convaincu que tout catholique, même prêtre, doit d'abord écouter et être ouvert au débat contradictoire, même sur des questions qui touchent à des domaines importants comme la solidarité, les questions sociales, les enjeux internationaux, le respect de la vie et la conception de la famille ou les défis écologiques.   A la lumière de l'Evangile, chaque croyant doit alors faire preuve d'un discernement pour donner sa voix au candidat qui apporte des réponses les plus cohérentes possibles avec les valeurs que défend l'Evangile.
 
Une question aujourd'hui préoccupe nombre de politiciens : la laïcité  et l'expression religieuse dans la société. Certains voudraient réduire la religion à la sphère privée. 
 La religion a toujours eu une expression publique, car elle est communautaire. La culture pourrait-elle être une affaire privée ? Même si tous les français ne vont pas visiter le Louvre, même si tous les français ne sont pas catholiques, il est impossible de réduire la culture ou la religion à une démarche qui relèverait du domaine privé comme un loisir ou un choix assumé individuellement ou en famille. Par ailleurs, on reproche parfois à l’Eglise d’exprimer des opinions sur des sujets de société. L’Evangile est une force, un moteur de transformation du monde. Ceux qui n’adhère pas ne peuvent pas comprendre, mais il est du devoir du chrétien, au nom de sa foi, de s’engager pour un monde meilleur, non pour imposer ses points de vue comme certains croyants pourraient parfois le laisser penser, mais parce que nous croyons que l’Evangile est un chemin de croissance humaine non seulement pour les personnes, mais aussi pour les sociétés, pour un «mieux vivre ensemble».
 
 Personnellement, je suis rassasié des discours politiciens cousus de promesses qui n’engagent que ceux qui écoutent.  On entend ça à longueur de campagne électorale, comme si une action politique était toute bonne ou toute mauvaise. Le sens du service, le sens du bien commun sont pour moi des éléments fondamentaux. Un élu devrait s’engager comme le propose l’apôtre Pierre aux responsables de l’Eglise en « veillant sur le troupeau qui leur est confié, non par contrainte, mais de bon cœur, non par une misérable cupidité, mais par dévouement. » (1 Pierre 5, 2)

Ma foi m'oblige à une attention prioritaire aux petits et aux faibles.Mais qui sont les plus faibles ? Où se trouvent les plus démunis dans notre société ? Un devoir de lucidité s’impose à nous. Et il n’est pas possible pour un chrétien de mettre des intérêts économiques ou politiques, et je dirais même écologiques au dessus de l’intérêt de l’homme. Se développe aujourd'hui C’est l’homme, tout l’homme et Tout homme qui doit être le souci premier avec la priorité des priorités pour les plus faibles. C’est dans ce sens que, personnellement, je voterai pour les prochaines échéances.
Consignes électorales

Partager cet article

Repost0

Nous sommes une minorité, pas une médiocrité !

Publié le par Miniritou

L'Évangile est un message qui nous tire vers le haut, qui veut appeler ceux qui l’accueillent à la sainteté. Le chemin est étroit et raide ! Les exigences que pose Jésus à ceux qui veulent être ses disciples ne conviennent pas à ceux qui rêvent à une croisière ou à une « garden party » agréable et bienfaisante.

Etre chrétien aujourd’hui, ce n’est plus tellement à la mode ! Franchement : qui voudrait aujourd’hui encore d’un Maître qui finit accusé, rejeté, abandonné et finalement cloué sur une croix ?

Les chrétiens aujourd’hui sont de moins en moins nombreux. C’est un fait. Nos assemblées paroissiales se réduisent d’année en année : où sont nos églises débordantes, en dehors de la fête des Rameaux… Nostalgie ? Non Réalisme !

Mais ce chemin de l'évangile, si exigeant et difficile soit-il, nous conduit-il à la médiocrité ? Les exigences chrétiennes sont-elles inhumaines ?

Quand on croise le regard de Jésus, quand on écoute sa Parole, quand on accueille l’amour du Seigneur, et pourquoi pas de manière plus intensive durant le carême, on comprend véritablement que là se trouve, en plénitude, un chemin d’humanité !

Comprendre cela ne suffit pas ! Il faut le vivre, et le vivre avec le sourire. Pour que la joie de l'évangile soit contagieuse, elle doit irriguer toute l’existence du chrétien : sa vie spirituelle, mais surtout sa vie quotidienne, et d’abord, son visage, ses paroles et ses actes. Chrétiens : dans la minorité, mais pas condamnés à rester dans la médiocrité, bien au contraire ! Toi, lève-toi et regarde ton Roi, élevé sur la croix ! En Jésus mort et ressuscité, Dieu vient t’apprendre à être pleinement humain !

Voilà notre Évangile et voilà notre foi !

Nous sommes une minorité, pas une médiocrité !

Partager cet article

Repost0

Un nouveau curé à Carmaux

Publié le par Miniritou

Interview à paraître dans le journal paroissial "Le Courrier" de Carmaux. De quoi vous mettre en appétit !

 

Le Courrier : Père Xavier Cormary, vous arrivez dans le pays carmausin pour prendre en charge comme curé ce secteur paroissial Carmaux et le Ségala. Pouvez-vous nous dire un peu qui vous êtes ?

 

XC : Je suis né à Castres il y a 43 ans et j’ai grandi à Montredon Labessonnié. Mes parents y résident toujours. J’ai un frère et une sœur. Après des études à St Sulpice et à Castres, j’ai commencé une formation en biologie à Perpignan. Mais j’ai réorienté ma vie en choisissant d’entrer au séminaire à 19 ans. J’ai effectué un séjour de 2 ans à St Pierre et Miquelon. Ordonné prêtre en 1999, j’ai commencé mon ministère à Rabastens et Salvagnac, avant de partir pendant 4 ans à Lavaur jusqu’en 2007. C’est à cette date que le Père Carré m’a nommé curé du secteur de St Sulpice et Rabastens/Salvagnac.

 

Le Courrier : Qu’est-ce qui vous a marqué dans votre histoire personnelle et dans votre ministère de prêtre ?

XC : J’ai connu dans mes jeunes années beaucoup de moqueries parce que je suis roux ! La méchanceté gratuite me révolte ! Tout comme dans un autre domaine le gaspillage d’ailleurs ! J’ai eu, ces dernières années, l’occasion de faire des rencontres extraordinaires : des croyants, des non-croyants qui vivent l’Evangile mieux que moi ! J’aime ces rencontres inattendues : il faut dire que depuis 10 ans, je rédige un blog sur internet. C’est un espace d’expression pour moi, et un lieu qui permet ces rencontres ! Pour rejoindre les jeunes, il faut utiliser les moyens de communication des jeunes. Mais je suis aussi frappé, dans ce monde hyper connecté par les si nombreuses solitudes qu’engendre notre société. Cela concerne les personnes âgées ou isolées, mais aussi ces jeunes qui sont très entourés, très sollicités par leur téléphone ou les réseaux dits « sociaux », mais qui ne trouvent guère un espace pour s’exprimer et dire leurs joies et leurs souffrances.

 

Le Courrier : Avez-vous des projets pour nos paroisses ?

XC : Oui : un projet, un grand projet, un beau projet : l’Evangile ! C’est un trésor, le trésor des chrétiens. Tous les hommes portent en eux un désir de bonheur. L’argent, la convoitise, la soif de pouvoir sont autant de pestes qui abîment et accablent l’Homme d’aujourd’hui. L’antidote, le remède à bien des maux de notre société : c’est l’Evangile. On peut ne pas être croyant, mais on mettrait juste un peu d’évangile dans les rouages de notre société, bien des problèmes seraient surmontés. L’économie de communion et l’écologie humaine doivent devenir des objectifs pour que l’Homme s’en sorte !

Publié dans Carmaux, paroisse, c'est, curé, Evangile

Partager cet article

Repost0

Drogué à l’'Evangile…

Publié le par Xavier Cormary

« Ma drogue à moi, c’est l’Evangile. L’Evangile est Bonne Nouvelle, une bonne nouvelle qui me met de bonne humeur chaque fois  que je sniffe deux ou trois lignes. Le ciel a beau être gris, le temps peut-être à l’orage dans le ciel ou dans mon cœur, le soleil de l’Evangile vient sans cesse réchauffer mon cœur, mon corps et me faire planer au dessus des inévitables déceptions, échecs et erreurs de l’existence. Et ainsi chaque jour, je me lève de bonheur ! »

 

                                                        Xavier Cormary, prêtre de Jésus-Christ heureux

 

 

Entre le ciel au dessus de ma tête, et la terre qui me porte et plus souvent me supporte, je suis là, parfois debout, souvent à genou, à bout de souffle, à bout de nerfs… Entre la terre et le ciel, je suis là, parfois las. Envie de m’évader, envie de fuir plus loin, plus loin que l’horizon. Envie de perdre pied, envie de m’envoler. Mais la vie est là, le  ciel et la terre, parfois la mer, et quelquefois le vide.

 

Pourquoi alors ces alcools qui ne saoulent plus, ces fumées qui fuient en moi, et m’évitent de me poser les vraies questions, de regarder la réalité dans le blanc des yeux, si laide et si abjecte parfois… Pourquoi c’est si facile, et pourtant si artificiel de laisser en moi de la place pour ce qui ne pourra jamais rassasier tant de faims au fond de mon cœur…

 

Je veux fuir loin de moi-même, loin des chemins trop longtemps imposés : « Tu feras ci, tu feras ça, crois en ceci, crois en cela… » Je veux vivre par moi-même, m’éclater la nuit, le jour, faire des expériences nouvelles… Pourtant je ne trouve jamais rien qui m’ensorcelle et me donne envie de vivre, de vivre vraiment et en profondeur, que du superficiel, de l’illusoire, du limité et du fac-similé…

 

C’est cette Vie là que je cherche, la vie en abondance, la vie généreuse et joyeuse, une vie prometteuse, une vie riche et pleine à la fois. Je cherche cette vie, et sûrement que je la cherche sans le savoir, sans trop jamais me demander pourquoi, comment, et avec qui… Surtout sans pouvoir imaginer un instant que c’est l’expérience de mes ancêtres qui me donnera la solution. Ils n’étaient pas plus nuls que moi, et avaient sûrement la même soif d’absolu que moi…

 

Alors, pourquoi ne pas chercher ce qui les animait et leur donnait la force de marcher vers demain ? Pourquoi ne pas chercher vraiment ?

 

« Je suis venu, dit Jésus, pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance » 

 

Evangile selon Jean 10, 10

Drogué à l’'Evangile…

Partager cet article

Repost0

1 2 > >>