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14 articles avec esperance

Soleil couchant ou soleil levant ?

Publié le par Miniritou

Soleil couchant ou soleil levant ?

Comme le soleil se couche sur une journée, ou sur une période agréable et heureuse de notre vie, ainsi en est-il !

La nuit qui approche peut nous dérouter ou bien nous effrayer. Les incertitudes les ombres qui vont voiler notre regard peuvent laisser notre âme tomber dans la désolation. Cette obscurité peut nous envahir en nous terrifiant.

Mais le jour vient après la nuit et l'aube d'un nouveau matin promis peut annoncer de nouveaux paysages et un nouvel horizon à explorer. L'aurore d'un commencement prends la place d'un point final.

La nuit n'est pas la fin mais le début d'une espérance nouvelle qui va laisser, tôt ou tard, poindre devant nous le Levant d'une aventure à inventer.

L'aube, c'est l'aujourd'hui de notre vie.

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Ma joie, mon espérance : rien de plus important !

Publié le par Miniritou

Juste pour vous informer :
ce n'est pas une fake new ni une INFOX :
Le Christ est ressuscité !
Il faut que ça se sache !
Ma joie, mon espérance : rien de plus important !

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Chacun pour soi ?

Publié le par Miniritou

Chacun pour soi ?

D’ici à quelques jours, c’est inéluctable, nous assisterons bien impuissants à une multiplication des cas de malades et les services hospitaliers auront peut-être du mal à faire face au nombre important de personnes en situation de détresse vitale.  L’inconscience de quelques-uns risque d’être un facteur aggravant : les mesures de prévention bien indiquées par les pouvoirs publics sont une des seules barrières prophylactiques pour mener la guerre à cet ennemi invisible qu’est ce virus ravageur.

Dans cette situation inédite et qui bouleverse et va bouleverser durablement notre société, notre pays, notre monde et jusque notre vie chrétienne : notre foi ne peut être mise en quarantaine. C’est toujours dans les temps troublés de l’histoire des hommes que les saints les plus authentiques se sont levés pour faire mentir les perspectives les plus sombres, les plus pessimistes.

Les moyens de communication modernes ne sont pas accessibles aux plus anciens. Nous pouvons tous garder le lien par téléphone au moins, avec nos amis, nos frères et sœurs paroissiens, voisins ou proches âgés pour leur dire notre soutien et notre proximité !

Pour tous ceux qui disposent d’une connexion Internet, les propositions spirituelles se multiplient : des sites se sont déjà bien mobilisés pour adapter leurs programmes et publications à la situation. 

Soyons humains ! Soyons tous responsables parce que tous concernés ! Soyons bien conscients des enjeux immenses de la situation. Prions pour ceux qui sont en première ligne sur le front sanitaire.

Osons demander au Seigneur la victoire de la Vie et de l’amour sur toutes les forces de Malheur et de ténèbres qui obscurcissent notre horizon collectif et personnel. Prions aussi pour tous les pays qui ne disposent pas de système de santé comme le nôtre. Le Salut de l’âme vient de Dieu qui nous arrache au péché mais la santé et les soins du corps viennent de ceux qui travaillent pour lutter contre les microbes !

 

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Urgence spirituelle

Publié le par Miniritou

Il ne suffira pas d’écrire ici quelques lignes pour que les lecteurs puissent se rendre compte de l’urgence spirituelle dans laquelle nous vivons… Hélas, le monde tourne, on cherche tous à vivre confortablement, évitant les problèmes et les épreuves autant que possible, prenant sans trop nous indigner, les nourritures avariées que nous servent télévision, média ou les idéologues qui parlent fort, et les routines dans lesquelles nous nous sommes installés depuis longtemps.

Il ne suffira pas de constater et de se lamenter sur les statistiques catastrophiques du catéchisme, de la pratique religieuse, et de la prolifération de l’ignorance religieuse et spirituelle, de l’émergence des idéologies diaboliques ou sectaires, pour susciter un électrochoc.

Il ne suffira même pas que les paroisses, les chrétiens sortent de leurs habitudes pour aller aux périphéries de l’Eglise, au cœur du monde sourd à l’Evangile, afin d’annoncer, à frais nouveau, le message d’amour de Jésus, afin qu’il soit entendu, audible et crédible.

Il ne suffira pas de faire une manif pour contrer une loi qui oppose « le désir d’enfant », si respectable soit-il, de personnes en souffrance, au « désir de père » qui surgira dans 10 ou 20 ans chez ces orphelins mis au monde aux frais de la Sécurité sociale, privés de leurs origines et sacrifiés sur l’autel de l’égalitarisme.

Non, tout cela ne suffira pas ! La première des conversions à opérer n’est pas dans le « faire », en cherchant des plans pastoraux, de nouvelles « techniques » ou en faisant des messes « attirantes » ! La première des conversions, elle consiste à vivre l’Evangile intégral, à laisser la Bonne Nouvelle guider, conduire et inspirer toute notre vie. Des chrétiens contagieux, même s’ils n’ont pas les faveurs médiatiques, même s’ils sont traités de « ringards » ou « obscurantistes », feront le buzz spirituel quand leur style de vie portera des fruits et attirera les hommes et les femmes d’aujourd’hui qui auront envie de leur ressembler. Seulement à cette condition, nous redonnerons à la foi chrétienne ses lettres de noblesse. On a bien besoin de l’aide précieuse de l’Esprit-Saint pour ce vaste défi !

Urgence spirituelle

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Chrétiens, nous sommes une minorité, pas une médiocrité !

Publié le par Miniritou

Des personnes au chômage ici et là, des familles monoparentales dans la cité du Cérou et des jeunes en difficulté scolaire tiraillés entre leurs parents divorcés… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des associations vivantes dans tout le Ségala et des soignants humains, des services sociaux attentifs et des bénévoles actifs… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

De la pauvreté et de la détresse dans les anciennes cités minières, des gens éblouis par l’argent facile et par le sexe sans amour, des délinquants désœuvrés, des filles harcelées et des gars égarés dans leurs joints quotidiens… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des communistes épris d’humanité et des gauchistes bienveillants, des extrémistes idéologues, des individus aux ambitions étriquées et sectaires, et des élus au service du Bien commun… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des enfants sans éducation, gavés  de console ou de télé et des jeunes aux rêves cadenassés…  Des enseignants qui refusent la fatalité et des éducateurs enthousiastes aux bras ouverts … Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des amoureux qui s’aiment et des familles unies, des gamins heureux qui courent dans le Parc Jean Jaurès, des commerçants impliqués, des employés consciencieux et des ouvriers compétents… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des personnes isolées à Fongrande ou à  la Boujassié, au Carrelié  ou à Monestiès, des malades délaissés à la clinique Ste Barbe ou dans leurs quartiers, des migrants slovaques évités, des pratiques occultes profitant de la détresse ou de la naïveté populaire …. Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des églises abandonnées dans le carmausin… Des assemblées ordinaires de plus en plus réduites, un nombre de baptêmes ou de mariages en baisse, un nombre d’enfants catéchisés dérisoire dans la paroisse… Et l’Evangile qui est Bonne Nouvelle !

Des lycéens curieux de Dieu, et des adultes en marche vers le Christ, des paroissiens heureux et des prêtres émerveillés parce que, dans le Ségala,  l’Evangile est encore Bonne Nouvelle !

 

L’Evangile est pour tous, et même s’il n’intéresse pas une majorité de carmausins, ne conduit pourtant  jamais à la médiocrité : c’est certain !  Joie et paix de Noël à tous !

St Privat  by night  (Photo JPP)

St Privat by night (Photo JPP)

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La parabole des deux sentinelles

Publié le par François Garagnon

 

« Il était une fois un prince d'une lointaine province, immensément riche et puissant, qui décida un jour de s'adonner à la quête de la seule chose qui lui manquât: le bonheur.

« Il commença par clouer l'aiguille de son baromètre sur beau fixe et à immobiliser la girouette, car lorsque cette dernière était mal tournée, il devenait lui-même de fort méchante humeur. En vérité, il avait remarqué à quel point l'homme est sensible aux états d'âme – ces climats intérieurs qui décident de notre bonheur ou de notre mauvais sort -, et il était bien décidé à mettre toutes les chances de son côté.

« Puis il recruta deux augures, réputés pour être les plus talentueux oracles du royaume, l'un pour son inspiration très spontanée, l'autre pour sa sagesse et la lucidité de ses prophéties. Les deux augures se présentèrent le jour dit, et le Prince les accueillit dans son for intérieur.

- On m'appelle l'Espérance, dit gaiement la première créature, et à son air enjoué sans raison, le Prince avait quelque raison de penser qu'il avait affaire à une illuminée.

- On m'appelle la Crainte, dit l'autre en tressaillant, et ses yeux hagards portaient les signes de l'anxiété.

« Dès qu'il les vit, le Prince fut surpris de constater à quel point les deux augures qu'on lui avait recommandés étaient différents l'un de l'autre. Son étonnement fut d'autant plus grand lorsqu'il apprit que ces deux singulières créatures étaient cousines au premier degré, et qu'elles ne se séparaient jamais.

- Pourquoi es-tu verte, toi ?

- Parce que je suis l'Espérance, pouffa la première sur un ton d'évidence.

- Et toi, pourquoi es-tu bleue ?

- Oh! Je tiens ça de ma mère, qu'on appelle la peur...

« Le Prince leur donna le titre honorifique de faiseurs de l'Etat d'âme et en fit ses deux sentinelles dévouées, dont la mission était de veiller sur ses sentiments en se relayant de jour comme de nuit. Elles surveillaient les lointains et se manifestaient dès qu'un fait notable apparaissait dans le ciel. Elles délivraient régulièrement des bulletins climatiques intérieurs qui décidaient des états d'âme du Prince. Bref, elles faisaient la pluie et le beau temps dans le coeur de leur maître.

« Pour ce dernier, c'était chaque jour le supplice de l'attente, car ses sentinelles apportaient des informations contradictoires qui ne laissaient pas de le troubler, au point qu'il ne savait plus trop à quoi s'en tenir, ni à quel sentiment se vouer. Face au même événement, l'une des sentinelles encourageait ses élans et attisait ses rêves de bonheur et de sérénité, tandis que l'autre ne cessait de le contaminer de doute, et d'entretenir en lui la fièvre de l'incertitude.

« Ainsi l'Espérance lui lançait avec fougue - Vois comme il fait beau ! Vois comme tout est à la fois simple et sublime sous le soleil ! Qu'attends-tu pour être heureux ? La vie est comme une mère qui te tend les bras. Je vais convertir ton coeur à l'enthousiasme et à la ferveur.

« Portée pour le moins à tempérer les excès lyriques de sa cousine, la Crainte tirait le Prince par la manche afin d'attirer sa vigilance sur les probables maléfices que pouvait dissimuler cette clémence momentanée des cieux. Elle murmura gravement à son oreille, telle une confidente l'honorant d'un secret important :

- Il fait beau certes, mais ça ne va pas durer. Quand tout semble au beau fixe, méfie-toi : cela cache toujours quelque chose. Rien n'est éternel sous le ciel, et ce qui est aujourd'hui peut très bien ne plus être demain. La nature est une marâtre.

« Tiraillé entre l'Espérance et la Crainte, le Prince ressentit un malaise profond. D'autant qu'il s'était très amoureusement épris d'une jeune beauté dont la seule pensée lui procurait d'intenses sentiments d'exaltation qui alternaient avec d'étranges accès de doute et de douloureux tourments.

« Le jour où un violent orage vint à éclater dans le coeur du Prince, la Crainte lui annonça sur un ton victorieux

- Je te l'avais bien dit. Vois : j'ai toujours raison !

Le Prince convoqua expressément l'Espérance, et lui demanda avec autant de dépit que de sévérité :

- Pourquoi m'as-tu menti ? L'Espérance sourit :

- Homme de peu de foi ! Certes, après le coup de foudre vient l'orage. Mais ensuite, le ciel devient pur et lumineux, et le paysage merveilleusement beau. Simplement, il faut savoir attendre la fin de l'orage. Si chacun s'enferme chez soi parce qu'il craint la pluie, alors les saisons passent de façon monotone, chacun reste à l'abri des plus beaux états d'âme de la nature qui, dans l'âme humaine, s'appellent les passions. Et l'on meurt sans avoir goûté véritablement la saveur de ces si belles nuits d'orage qui préparent la beauté des journées suivantes, et la délicieuse morsure d'un soleil à nouveau ardent.

- Ne l'écoute pas, rétorqua la Crainte. La vie est comme une fontaine : elle pleure toujours.

« L'Espérance rectifia :

- La vie est comme une fontaine : elle chante toujours. Il suffit de savoir l'écouter.

« Crainte, remarqua le Prince, cela rime avec complainte. Et Espérance avec enfance. Le Prince décida d'accorder un peu moins de crédit à la Crainte.

- A quoi sert un surcroît de sagesse, pensa-­t-il, si celui-ci n'est qu'appréhension du lendemain, ou perpétuelle expectative de l'événement contraire ? Les meilleures choses ont peut-être une fin. Mais elles ont aussi un commencement. Alors, commençons d'être heureux. Et soyons un peu moins sensibles à la force des choses, dont c'est la nature de perturber les horizons et d'éclipser pour un temps, un temps seulement, notre enthousiasme. Qu'importe au fond si le soleil n'est qu'un éphémère et dérisoire défi aux éléments, pourvu que l'on sache en apprécier la caresse et en goûter le baiser. Et si par le cycle des saisons le soleil se fait moins chaleureux ou plus rare, eh bien considérons que c'est par coquetterie. Où puiserait-on la joie débordante des retrouvailles s'il n'y avait pas de séparation ?

« Ainsi, le Prince de cette lointaine province, qui avait jusqu'alors voulu régir jusqu'à l'ordonnancement du jardin secret de chacun de ses sujets, s'en remit à la versatilité du vent.

« Il rendit sa liberté à l'aiguille du baromètre, puis à la girouette qui eut bien du mal à se décider face à la courtoisie des quatre vents. Le soir même, elle avait épousé le sud-est, et le Prince tira ses volets avec un sourire de satisfaction. Quelques heures plus tard, il crut entendre entre deux songes, le grincement de l'ouest. Mais, comme pour se convaincre qu'il n'y aurait pas de contre-temps, il s'en remit à la Providence et s'empressa de s'endormir sur l'image de la girouette qui flirtait avec le vent du sud.

« Le lendemain, le Prince connut sa première vraie journée de bonheur : tout était maussade et sombre autour de lui et sous le ciel, mais son coeur était resté au beau fixe. Il avait décidé d'employer l'Espérance à temps complet et d'en faire la sentinelle exclusive de son Etat d'âme. La Crainte partit en soupirant, mais n'eut guère de mal à retrouver du service, car en dépit de sa mauvaise réputation, elle était très courtisée par les hommes... »

 

Extrait de Jade et les sacrés mystères de la Vie

de François Garagnon  (Edition Monte Cristo)

La parabole des deux sentinelles

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Lettre d'amitié à celui qui a perdu un ami

Publié le par Miniritou

Bertrand vient de perdre un ami proche d’un arrêt cardiaque. Mourir à 20 ans, c’est scandaleux et incompréhensible, surtout pour quelqu’un qui n’a pas la foi… Et Bertrand, atteint d’une maladie grave, de ressentir ses propres fragilités comme une raison supplémentaire d’être révolté…

 

Bonsoir Bertrand,

J’imagine combien, depuis que ton ami Florian est décédé - il avait à peine 20 ans - tu te sens profondément atteint par sa tragique et subite disparition ...

On n'explique pas la mort, et les interrogations que tu poses semblent mettre en accusation Celui que j'appelle Dieu ... Il y a bien longtemps qu'on n’a pas échangé sur des sujets spirituels,  mais le Dieu auquel tu sembles faire référence n'a rien à voir avec le Dieu auquel je crois ...

Je ne peux pas me consoler, ou te consoler en disant : Florian est auprès de Dieu... Ce serait odieux, comme si ça pouvait apporter un peu de réconfort à ses proches, ses amis dans la terrible douleur et le vide qu’ils doivent affronter brutalement !!! ... Ces mots là sont aujourd'hui indécents et inhumains.

Non, je ne peux qu'écouter ton désarroi : si tu te tournes vers moi après des mois sans échange, c'est que tu attends quelque chose de moi : juste quelques lignes sur ce blog ? Ou un peu plus … ?? A toi de me dire ...

Tu remets en cause jusqu'à ta propre existence face à ce drame qui t'atteint en plein coeur. Moi, je veux te dire que tu es unique : tu es fragile et tes fragilités te hantent et te font peut être peur ... La mort de Florian te renvoie aussi à ta propre mort et à ce qui peut l'accélérer ... Mais on n'échange pas une vie contre une autre, à part dans les séries de Science-fiction ...

Ta vie ne vaut pas celle de Florian, parce que ta vie n'a pas de valeur en soi, si non celle que tu lui donnes, et surtout celle que ceux qui t'aiment lui donne ! Ta vie a du prix pour ta copine, pour tes parents, tes amis les plus chers ... Ta vie vaut tout ce que tu portes en toi d'unique et de grand : tes aspirations les plus profondes, les plus nobles sont uniques ! Ton ami Florian, dans sa vie de 20 ans, n'a pas rien vécu... Sa mort brutale laisse un goût d'inachevé, c'est certain, ce qui rend son décès d'autant plus douloureux ... Mais tu peux aussi te réjouir de l'avoir connu, d'avoir partagé ceci et cela. Tu peux regarder les étincelles de sa vie et celles qu'il a semé dans la tienne, même si tu peux aussi te désoler sur ce qui n'a pas été vécu, sur ce qui manque et ce qui reste désormais à jamais inaccessible ...

Je voudrais qu'on arrive à se parler peut être plus directement ... L'épreuve la plus cruelle reste secrètement et profondément cachée au fond de soi, mais elle a aussi besoin de se pleurer à l'extérieur ! Quand tu pourras, quand tu voudras...

Et je ne crois pas que tu sois condamné à une vie "pourrie" ... Même si cette épreuve aujourd’hui te renvoie à tes propres faiblesses et à ce qui te fragilise.

Face à ce drame, tu es désemparé, c'est normal : tu me permettras de prier pour toi, et pour tous ceux qui sont affectés par la mort de Florian, et de te redire mon amitié, même si la distance laisse entre nous des liens qui semblent ténus ... Tu es quelqu'un de bien Bertrand... Puisses-tu un jour croiser le regard de Jésus qui m'a séduit et m'a ébloui,... Ce regard qui ne me lasse pas de croire en un amour indéfectible, que rien, pas même la mort ne peut altérer.

 

Lettre d'amitié à celui qui a perdu un ami

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Qu’es aquò le sacrement des malades ?

Publié le par Miniritou

On parle encore hélas de l’extrême onction, cette démarche vécue à la sauvette à toute extrémité… Depuis 50 ans, on a fort heureusement retrouvé le sens plus originel de ce sacrement de guérison : l’onction des malades. L’apôtre Jacques nous en donne toute la grandeur : « Si l’un de vous est malade, qu’il appelle ceux qui exercent dans l’Eglise la fonction d’Anciens : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » (Jacques 5, 14-15). La démarche est faite par celui qui est malade, ou par ses proches avec son consentement. C’est une démarche de Salut et de Pardon, face à la souffrance, qu’elle soit physique ou morale. On peut recevoir ce sacrement plusieurs fois, à tout âge !

Dans nos fragilités, Dieu ne nous laisse pas seuls : il n’abandonne pas ceux qui traversent l’épreuve. Demander, proposer le sacrement des malades, c’est faire une œuvre de Miséricorde pour ceux qui désespèrent et qui se sentent abandonnés de Dieu. Dans la foi, les malades, les personnes fragilisées par la vie, par des épreuves trouvent dans l’onction sainte un réconfort et une libération. Quel dommage de passer à côté de cette grâce merveilleuse simplement parce que la maladie et la mort, refusées ou niées, nous empêchent de vivre notre fragilité avec humilité et dans la confiance ! Pauvres et fragiles, laissons le Seigneur nous redire son amour fidèle et sûr !

 

Qu’es aquò le sacrement des malades ?

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Vandalisme et profanations de cimetières

Publié le par Miniritou

      Hier, le cimetière de Castres où reposent mes grands parents et arrières-grands parents a été vandalisé. Ce genre de dégradations, parfois réalisées dans l'intention de profaner le signe religieux que représente la sépulture d'un défunt, est manifestement, et de plus en plus, le signe d'une société malade.

     Comment respecter les morts quand de nombreuses lois imposent, et de plus en plus, de considérer les vivants comme de la marchandise ! On a souvent l'impression, les média ou la classe politique veulent donner l'impression qu'il s'agit d'un problème du rapport entre société et religion : un problème de laïcité, en gros... En fait, je pense profondément qu'il s'agit d'un problème anthropologique : l'être humain est si peu respecté dans sa fragilité : au commencement de son existence (il est désormais plus facile de se débarrasser d'un fœtus indésirable sans délai que de revenir sur sa signature pour un achat de voiture !) ou face à la dégradation de la vieillesse et de la maladie ( une petite piqûre indolore et hop, mamie part en douceur, !). Et je ne parle pas de la GPA qui se développe, surtout pour des femmes affamées qui vendent leur ventre pour fabriquer des enfants pour les riches... Au milieu de ces constats, l'homme d'aujourd'hui peut-il trouver le moindre respect pour le mort, et même pour sa mémoire, alors que le respect dû à l'être humain est légalement, et de manière généralisé, mis en cause ? D'autant plus que face à la mort, l'idée même d'une subsistance de l'âme est devenue inconcevable car irrationnelle...

     La souffrance et la fragilités, et même la mort, sont des constantes indépassables qui font partie de la vie humaine. Vouloir les anéantir, les nier, c'est aussi rejeter la vie, c'est rejeter l'Homme !

     Des jeunes désœuvrés et sans repères anthropologiques sur le sens de leur existence, perdus dans une société qui les exclue, des personnes animées par la haine de la religion ou simplement voulant reproduire ce qu'ils voient à la télévision, pourront-ils comprendre la déshumanisation qu'ils engendrent en s'en prenant aux morts ?

     Une société qui rejette la vie, et promeut une culture de mort, ne peut qu'engendrer un rejet même de la mort ! Parce que la mort reste et demeurera toujours un scandale inacceptable face à la soif de Vie, face à l'espoir viscéral que l'Humain porte en lui. L'être humain est fait pour la vie. Cette vie est fragile, elle est provisoire.

     Consentir à notre humanité pour les vivants que nous sommes, c'est à mon sens, accepter la souffrance et la mort comme un horizon, et c'est aussi comprendre que, au delà de la mort, la vie continue, même pour les incroyants, ne serait-ce que parce que honorer un mort, c'est le garder vivant dans nos mémoires.

Vandalisme et profanations de cimetières

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Un jour, je partirai...

Publié le par Odette COMPAGNON

Un jour je partirai, seule, sur le chemin

Je me retournerai vers ceux que j’ai laissés,

Et puis je leur dirai : « Au revoir mes amours »

Alors j’avancerai, dans une joie secrète

Vers Celui qui m’attend depuis l’éternité,

Sans crainte et sans regret, encore toute de terre,

Mais déjà libérée au profond de mon cœur

Pauvre en haillons, pieds nus, vers le festin d’Amour,

Vers le Père qui m’aime, et qui me tend les bras.

Et là j’emmènerai mon compagnon de route,

Qui m’aura précédée ou bien qui me suivra ;

Peut-être sera-t-il toujours à mes côtés

Pour retrouver le Père au destin de l’Amour.

Nous crierons le regret de nos fautes passées

Nous nous prosternerons, tous deux dans la poussière

Possédés par la flamme indomptable et brûlante

De cet Amour qu’enfin nous aurons reconnu.

Nous ne serons plus rien que désir et louange,

Nous verrons ce jour-là ce que nous attendons.

Notre cœur transformé ne sera plus que cendres

Mais une vie nouvelle de lui sera née.

Et nous saurons enfin ce qu’est la joie ardente

Dont nous n’avons ici qu’un pâle échantillon

Qui pourtant nous suffit pour n’être plus qu’attente…

O Seigneur, qu’il est bon d’aller vers Ta maison…

Odette COMPAGNON (+ 2001)

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