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20 articles avec eglise

Offres d'emploi : nombreux postes à pourvoir

Publié le par Miniritou

RECRUTEMENT MASSIF :

Multinationale implantée dans 197 pays,

recrute pour missions en CDI agents polyvalents

Nombreux postes à pourvoir immédiatement dans de multiples pays.

PROFIL DES CANDIDATS

  • Profils recherchés : Hommes de 18 à 60 ans – célibataires* et appelés à le rester.
  • Qualifications préalables : aucun diplôme prérequis.  Pratiques des vertus théologales indispensable*. Enthéousiasmes et fidélités quotidiennes exigées.
  • Expérience professionnelle : tout profil et toute formation antérieure est appréciable. Elle peut colorer et orienter les missions qui vous seront confiées.
  • La formation : gratuite assurée par l’entreprise (7 années) qui coïncident avec la période d’essai.
  • Votre affectation : Possibilité de choisir votre affectation géographique en cours de formation.
  • Rémunération moyenne : (En début de carrière comme à la fin) : 13 K€
  • Votre couverture sociale : CAVIMAC – MSM
  • Vos diverses missions possibles* : accompagnements de fraternité ; prédications en paroles et en actes ; célébrations de sacrements ; missions spirituelles ordinaires (oraison, office divin) et extraordinaires (pèlerinages, retraites, camps, récollections…) proximité avec petits et grands, riches et pauvres, jeunes et vieux, malades et bien portants, vivants et morts ; voyages en tous pays d’humanité ; médecin des âmes ; avocat de la Vie ; jardinier de l’amour de Dieu ; Poète de Vérité ; Artisan de Charité, etc.
  • Dénomination de votre poste : APCC (Agent Polyvalent du Clergé Catholique) communément appelé : prêtre*.
  • Votre évolution de carrière : vicaire – aumônier – chapelain – curé – doyen - archiprêtre – vicaire épiscopal – vicaire général – évêque – archevêque - cardinal – pape.

POUR POSTULER : Contacter votre service des vocations  voir ICI ( Direction des Ressources Humaines) ou l'évêque ( Directeur d'agence) le plus proche de votre lieu de résidence.

 

*Être prêtre, ce n’est pas un métier : c’est une vocation ! Une réponse à un désir qui n’est pas le rêve de sa vie, mais qui est le rêve de Dieu pour vous rendre heureux. Devenir prêtre aujourd’hui peut paraître folie déraisonnable. Pourtant, cette vocation est un chemin d’humanité, au service de la rencontre entre les créatures et le Créateur. Rien de plus passionnant que de travailler à une œuvre qui vous dépasse !

Offres d'emploi : nombreux postes à pourvoir

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Mon coming out : déclaration d’amour

Publié le par Miniritou

Je t’aime ! Je t’aime ! Je t’aime !

Je t’aime ma Belle, je t’aime ma Douce, je t’aime, Toi si Grande !

Je t’aime, même si tu me déçois, même si tu me désoles, même si tu me blesses.

Je t’aime même si je ne te comprends pas, même si je ne te connais pas, même si je doute de toi.

Je t’aime malgré tes mauvais côtés, malgré tes défauts, tes rides et malgré tes préjugés.

Je t’aime en dépit de ta mauvaise réputation, en dépit de ton orgueil et en dépit de tes faiblesses.

Je t’aime dans tes faiblesses, dans tes fragilités et dans ton humilité.

J’aime en toi ce qui est grand, ce qui est beau et lumineux, ce qu’on ne voit pas au premier coup d’œil, ce que personne ne devine de toi, ce que tu caches et ce qui, chez toi, me fait grandir et m’émerveiller !

J’aime la Lumière céleste qui vient de toi. J’aime en toi ce qui rend humain parce que c’est divin. J’aime ce qui me rend humain pour me faire chrétien.

Je t’aime, Eglise du Christ, parce que sans toi, je ne le connaîtrais pas.

Tes faiblesses sont les miennes et tes silences coupables sont aussi les miens.  Tes jugements et tes préjugés, ils sont aussi en moi. Tes lenteurs et tes lourdeurs je les connais ! Tes illusions, je les ai vécues, ta vanité, je l’ai éprouvée. Ton sentiment de supériorité, je l’ai ressenti. Ton arrogance fut parfois la mienne, et tes aveuglements viennent de mes yeux et de mon cœur fermés.

J’ai désiré ta sainteté ; j’ai honni ta médiocrité. J’ai contemplé ta grandeur ; j’ai été allergique à tes bassesses.  J’attendais une délicatesse ; j’ai reçu une douche froide.

J’ai espéré une famille : des frères et sœurs attentionnés ; j’ai souvent regretté ton indifférence.

J’attendais beaucoup de toi et je donnais peu de moi-même. J’exigeais tout de toi, je dénonçais tant d’insuffisances.

Je revendiquais ma place au premier rang quand j’avais besoin de toi. Je ne voulais pas comprendre que tu avais besoin de moi.

Eglise de Jésus-Christ, pauvre d’humanité, riche d’amour divin, assemblée des disciples qui sont en chemin vers le Père : tu nous montre la route, non dans la richesse et une trajectoire éblouissante, mais dans la pauvreté et le chemin d’une humanité blessée, qui se laisse soulever par l’Esprit qui donne la Vie en abondance.

 

Mon coming out : déclaration d’amour

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L'image de L'Eglise et son message

Publié le par Miniritou

Il est, sans conteste, un problème redoutable auquel les chrétiens et la curie romaine devront, tôt ou tard, s'attaquer : c'est l'image de l'Eglise. Le message n'est-il pas devenu inaudible si le messager, les messagers sont peu crédibles ?

Qu'on le veuille ou non, dans le monde du XXI° siècle, l'image de l'Eglise fait obstacle à son message.

Et je ne parle pas là seulement des affaires médiatiques scandaleuses qui touchent certains prêtres ou même des évêques, ni même des propos du pape qui sont facilement extrapolés ou sortis de leur contexte. 

Je parle de l'image de l'Eglise quand elle donne à voir ce qu'elle vit. Les liturgies solennelles, les rassemblements monstres, les prises de paroles officielles, et celle de chrétiens convaincus, ont-ils encore le goût et la saveur de l’Évangile ?

J'apprécie beaucoup les liturgies soignées, vécues avec grande dignité, et riches de beautés et des trésors de la Tradition ;  mais certains fastes et certaines pratiques, sont elles encore lisibles pour des contemporains déchristianisés ? L'Eglise n'a-t-elle pas la tentation de se contenter de se préserver et de se perpétuer, au détriment des actes prophétiques qu'on attendrait d'elle ?

On imagine encore une Eglise capable de tisser des draps d'or devant des sinistrés qui meurent de faim. On entend souvent davantage les messages de réprobation et de condamnations ( la faute aux média ?) que la Bonne Nouvelle de l'amour de Dieu qui relève et pardonne... On déploie un faste surdimensionné dans des situations ou la simplicité révélerait bien mieux, la beauté de notre foi. On connait la simplicité de cœur de notre pape François, mais les autres ne remarquent guère que sa papamobile blindée et son palais apostolique, même s'il a choisi de demeurer dans la maison Sainte Marthe avec d'autres prélats...

Sans cracher dans la soupe, je suis cependant convaincu que l'Eglise doit encore perdre de son aura, de sa réputation pour redécouvrir la moelle de l’Évangile. Sans renier ce qui a fait son histoire, sans rejeter son patrimoine et ce qu'elle a apporté à la société à travers les arts et les lettres, notre bonne vieille Eglise a encore des conversions à opérer. Et il se peut que ces conversions doivent se faire par nous ! « Nous portons un trésor dans des vases d'argile » (2 Cor 4,7).  Et ce trésor, Dieu nous l'a confié... Donc au boulot !

 

L'image de L'Eglise et son message

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C’est la cata caca : je n’ai plus de papier toilette !

Publié le par Miniritou

Dans la situation de confinement que nous vivons, nous prenons relativement conscience de ce qui nous manque, de ce qui peut nous manquer ! Certains ont amassé des kilos de pâtes ou de riz, en prévision d’une pénurie éventuelle. Pareil pour le papier hygiénique…

Quand aux manques spirituels, il n’est guère possible de stocker les communions dominicales, les confessions à l’avance, et de faire provision de temps communautaires pour partager et vivre sa foi.

Depuis ces dernières semaines, certains réalisent à quel point la vie sacramentelle est importante pour eux. Ils allaient à la messe par habitude, par tradition avec un désir de Dieu, mais un appétit très fluctuant.  Que ce temps où nous subissons le jeûne eucharistique forcé, que ces jours qui nous tournent vers Pâques où nous ne pourrons pas vivre une bonne confession, nous fasse réaliser à quel point les sacrements sont essentiels à notre vie chrétienne, que vivre sa foi en autarcie, en étant privé de la dimension communautaire de notre vie chrétienne, nous ampute d’un essentiel !  Que cette privation de carême aide tous les baptisés, "les pratiquants" et les "non pratiquants", à retrouver le vrai sens communautaire de notre foi, pour que l’Eglise ressorte de ce confinement dans un renouveau extraordinaire !

C’est la cata caca : je n’ai plus de papier toilette !

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Dans quelle église veux-tu être enterré ?

Publié le par Miniritou

Bientôt la fête des morts… Avec un peu de chance, si tu n’attends pas trop pour mourir, tu auras encore le choix…  Au rythme où vont les choses, il faut pourtant être réaliste : malgré la bonne volonté et l’engagement bénévole et méritant d’un petit nombre de chrétiens pour accompagner et animer les funérailles, entourer les défunts et leurs familles dans la prière, il est à parier que d’ici peu, on fermera des églises et on ne pourra plus assurer ou on différera les obsèques religieuses. 341 célébrations d’obsèques en 2018 dans le Ségala. Et je ne parle que des funérailles…

L’avenir de l’Eglise est-il dans les enterrements ?  On attend les statistiques du nombre d’enfants catéchisés sur la paroisse : la courbe descendante est vertigineuse… Quelles doivent être les priorités des prêtres et des chrétiens soucieux de vivre en étant missionnaires ?

 

Il y a une vie (chrétienne) avant de « passer par l’église » une dernière fois. Devant les nouveaux défis qui sont devant nous, devant les évolutions des habitudes et des priorités des habitants du Tarn, il faut que les paroissiens se décident et se mobilisent : quand je dis « les paroissiens », je ne désigne pas ceux qui sont déjà engagés dans l’animation des messes, des funérailles, dans le conseil économique de la paroisse, dans l’accompagnement des malades, ou dans un mouvement d’action catholique, etc. Ceux-là font déjà beaucoup et se sentent bien souvent un peu seuls.

Très concrètement, les églises qui ne sont même plus ouvertes une ou deux fois l’an sont de plus en plus nombreuses ! Je peux aussi parler de celles qui menacent ruines dans l’indifférence quasi-générale. Et on ne peut pas exiger des communes d’entretenir un édifice qui n’intéresse personne, sauf pour y être enterré. (Je rappelle qu’un électeur mort ne vote plus !)

 

D’ici là, il faut qu’ensemble, chrétiens convaincus, chrétiens du dimanche ou chrétiens dits « non-pratiquants » nous prenions ces questions à bras le corps. Ou bien nous serons amenés à réfléchir comment accompagner en soins palliatifs la paroisse et l’enterrer, elle aussi, dans la dignité.

Dans quelle église veux-tu être enterré ?

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Urgence spirituelle

Publié le par Miniritou

Il ne suffira pas d’écrire ici quelques lignes pour que les lecteurs puissent se rendre compte de l’urgence spirituelle dans laquelle nous vivons… Hélas, le monde tourne, on cherche tous à vivre confortablement, évitant les problèmes et les épreuves autant que possible, prenant sans trop nous indigner, les nourritures avariées que nous servent télévision, média ou les idéologues qui parlent fort, et les routines dans lesquelles nous nous sommes installés depuis longtemps.

Il ne suffira pas de constater et de se lamenter sur les statistiques catastrophiques du catéchisme, de la pratique religieuse, et de la prolifération de l’ignorance religieuse et spirituelle, de l’émergence des idéologies diaboliques ou sectaires, pour susciter un électrochoc.

Il ne suffira même pas que les paroisses, les chrétiens sortent de leurs habitudes pour aller aux périphéries de l’Eglise, au cœur du monde sourd à l’Evangile, afin d’annoncer, à frais nouveau, le message d’amour de Jésus, afin qu’il soit entendu, audible et crédible.

Il ne suffira pas de faire une manif pour contrer une loi qui oppose « le désir d’enfant », si respectable soit-il, de personnes en souffrance, au « désir de père » qui surgira dans 10 ou 20 ans chez ces orphelins mis au monde aux frais de la Sécurité sociale, privés de leurs origines et sacrifiés sur l’autel de l’égalitarisme.

Non, tout cela ne suffira pas ! La première des conversions à opérer n’est pas dans le « faire », en cherchant des plans pastoraux, de nouvelles « techniques » ou en faisant des messes « attirantes » ! La première des conversions, elle consiste à vivre l’Evangile intégral, à laisser la Bonne Nouvelle guider, conduire et inspirer toute notre vie. Des chrétiens contagieux, même s’ils n’ont pas les faveurs médiatiques, même s’ils sont traités de « ringards » ou « obscurantistes », feront le buzz spirituel quand leur style de vie portera des fruits et attirera les hommes et les femmes d’aujourd’hui qui auront envie de leur ressembler. Seulement à cette condition, nous redonnerons à la foi chrétienne ses lettres de noblesse. On a bien besoin de l’aide précieuse de l’Esprit-Saint pour ce vaste défi !

Urgence spirituelle

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Vers une laïcité a-religieuse ?

Publié le par Miniritou

Vers une laïcité a-religieuse ?

On soupçonne encore les chrétiens de vouloir imposer leurs idées à la société toute entière : s’ils dénoncent certaines lois, les chrétiens annoncent d’abord et surtout, en s’appuyant sur l’Evangile, la dignité et le respect dû à toute personne : le migrant, l’étranger, comme la personne handicapée ou en fin de vie. Du coup, tous les moyens sont bons pour les réduire au silence : moqueries et vexations, embargo médiatique sauf pour les ignobles scandales ou les affaires qui salissent ou embarrassent l’Eglise ou les chrétiens…  Il est clair que la foi ne rend personne irréprochable.

Il est révolu le temps où l’Eglise, avec un discours péremptoire et dogmatique, essayait d’imposer sa pensée, sous peine d’excommunication ou de bûcher pour les contestataires ou les opposants. En ce sens, la laïcité qui respecte la liberté de conscience, « garantit le libre exercice des cultes » mais qui «ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte » est une bonne chose, une très bonne chose.

 Or le problème est bien aujourd’hui plus que jamais la liberté de conscience en matière religieuse :

  • Pourquoi le fait de communiquer, de donner une simple information, dans les journaux, dans les lycées ou sur des panneaux municipaux est devenu tabou ? Aujourd’hui, annoncer dans l’espace public une fête paroissiale, une conférence biblique ou informer les élèves d’un lycée qu’il existe une aumônerie est devenu impossible « au nom de la laïcité ». On nous laisse encore le droit d’apposer des affiches aux portes des églises : ouf !
  • Oui c’est vrai : le prosélytisme des chrétiens d’hier a semé la suspicion et suscite la méfiance aujourd’hui. Mais la laïcité athée et a-religieuse n’a rien à voir avec la laïcité de la République française.

Pourquoi les chrétiens devraient-ils être considérés comme des sous-citoyens, dans la République laïque ? Le mot « religion » serait-il considéré comme tabou et offensant pour les non-croyants ?

Comme chrétien, je ne demande pas plus que ce que la loi républicaine exige. Mais je n’en demande pas moins. La censure de toute initiative ou proposition religieuse peut-elle servir le « vivre ensemble » républicain, si cher à nos gouvernants ?

Bannir la prosélytisme et toute forme de doctrine religieuse intégriste qui voudrait s’imposer à la nation est un devoir de la République : refuser l’hégémonie a-religieuse est, de la même manière, une exigence de l’état laïc qui garantit la liberté de conscience.

En conclusion, je ne peux, au nom de l’Evangile, que m'engager à respecter et écouter ceux qui ne partagent pas les mêmes opinions, les mêmes convictions que moi. Mais ai-je le droit d’espérer qu’ils en fassent de même ? Albert Camus, qu’on ne peut pas soupçonner de complaisance religieuse, écrivait dans ses écrits politiques : « Je n’essaierai pas de modifier rien de ce que je pense, ni rien de ce que vous pensez (pour autant que je puisse en juger) afin d’obtenir une conciliation qui nous serait agréable à tous. Au contraire, ce que j’ai envie de vous dire aujourd’hui, c’est que le monde a besoin de vrai dialogue, que le contraire du dialogue est aussi bien le mensonge que le silence, et qu’il n’y a donc de dialogue possible qu’entre des gens qui restent ce qu’ils sont et qui parlent vrai. »

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Les revenus d'un prêtre

Publié le par Miniritou

Un manque de transparence matérielle évident existe encore dans l'Eglise. Beaucoup de gens, et beaucoup de chrétiens  ont du mal à savoir de quoi vivent les prêtres. Aujourd'hui, je lève le voile. Les situations varient légèrement d'un diocèse à l'autre. Je ne peux parler que de ce qui me concerne, mais qui reflète la réalité de bon nombre de prêtres en France. 
Mon traitement , mes revenus mensuels  se composent  de trois  parties :
- Une  indemnité nette imposable versée par le diocèse :  environ 280 €
- Une allocation mensuelle imposable versée par la paroisse ( le casuel) : 300 €
- Des offrandes de messes demandées par des familles, des paroissiens pour un service, équivalentes à 510 €. Ces offrandes ne sont pas imposables selon un privilège historique.

Mon revenu mensuel s'établit donc à environ 1090 €. Il faut aussi ajouter le remboursement par le diocèse et la paroisse des déplacements effectués pour le ministère : 0,35 € par km justifié !

Je bénéficie, comme beaucoup de prêtres, d'avantages en nature assez conséquents : un logement pour lequel je ne paye presque pas de charges : 75 € par mois. Par ailleurs, dans les paroisses rurales, les familles invitent souvent et offrent souvent des mets pour les repas : poulets fermiers ; confitures ; légumes, oeufs etc.

Je précise, et c'est fondamental, que si le diocèse peut assurer une rémunération aux prêtres, c'est parce que les chrétiens (DES CHRETIENS de moins en moins nombreux... !!!)  font un don pour le Denier de l'Eglise (cliquez sur le lien !!!) une fois par an. Ce don permet un revenu aux prêtres, aux permanents, et permet d'assurer le fonctionnement du diocèse, le financement des mouvements de jeunes, des aumôneries, l'entretien des bâtiments.

Le Casuel est une caisse paroisisale alimentée par les offrandes des gens et des familles demandeuses aux célébrations de mariage, d'obsèques ou de baptêmes. Une somme fixe est versée chaque mois à tous les prêtres actifs dans le ministère paroissial.

Les offrandes de messe sont un peu plus difficiles à comprendre. Des chrétiens, qui croient en la grandeur de l'Eucharistie, demandent à un prêtre de célébrer la messe spécialement pour une intention particulière : un défunt, un anniversaire de mariage, une grâce à demander. A cette occasion, le fidèle est invité à faire une offrande au prêtre pour assurer sa vie matérielle. Il ne s'agit pas, comme beaucoup de gens le pensent, de "payer une messe" mais de faire une offrande libre. La somme, toute indicative, de 17 € est proposée. Mais il est important de lever l'ambiguité qui demeure dans la tête de beaucoup de chrétiens !

Dans ce temps où on parle de pouvoir d'achat, j'ai conscience que bien des salariés smicards ont beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts. Ils ne disposent pas des avantages d'un prêtre. Aussi, il m'a semblé bon d'écrire ces lignes : solidaire avec les plus défavorisés et souvent sollicité sur mes deniers personnels, je garde comme perspective le souhait de me servir de l'argent pour mon bien et celui de mes frères, sans me laisser asservir par lui.
 
N.B. Le régime concordataire en Alsace-Lorraine donne d'autres droits aux prêtres et aux pasteurs, rabbins, qui sont rémunérés par l'Etat. Cette présentation ne les concerne pas.
Les revenus d'un prêtre

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Message aux paroissiens anonymes que je croise sans les connaître … Et aux autres....

Publié le par Miniritou

Cher paroissien,

 

Tu es bien heureux, aujourd’hui, de trouver sur ta route un prêtre pour t’accompagner, pour accompagner tes gosses au caté, ou ta vieille maman à la maison de retraite, heureuse d’avoir une messe de temps en temps. Tu es heureux de trouver une église ouverte et propre, un prêtre, des chrétiens à ton écoute, … Mais sais-tu qui je suis ? Sais-tu pourquoi je suis là, moi le curé de ta paroisse ? Je voudrais, en toute amitié, en toute simplicité, t’adresser ces quelques lignes…

 

Prêtre, ce n’est pas un métier, c’est un service. Un jour, dans la foi, à cause de mon amour pour Jésus, et dans un désir de servir les autres,  j’ai répondu à l’appel de l’Eglise. J’ai rencontré Jésus qui m’a révélé un amour infini. L’évêque m’a envoyé dans cette paroisse, afin que j’y exerce la mission de servir les hommes, d’annoncer l’Evangile en le vivant moi-même au milieu des gens.

 

Prêtre ce n’est pas un métier, c’est une vocation. Dans la société actuelle qui a largement placé Dieu aux oubliettes, beaucoup de femmes et d’hommes perçoivent malgré tout un besoin de «spiritualité », spécialement dans les grands moments de la vie : la naissance, la construction d’un projet de vie, la maladie, ou devant la mort. C’est peut être ton cas…

 

Prêtre, ce n’est pas être fonctionnaire d’un service public. C’est être serviteur du désir des hommes qui cherchent Dieu et qui ont découvert l’Evangile, et pensent que Jésus-Christ est un chemin de vie. Tous les hommes, sans exception, sont mes frères en humanité, et j’ai l’ambition, peut être un peu utopique, c’est vrai, de ne pas vouloir faire de différence entre les uns, croyants, pratiquants, actifs dans la paroisse, et les autres, plus loin, moins fervents, moins religieux, moins visibles.

 

Prêtre, ce n’est pas être totalement détaché du monde : je vis ici, au milieu de vous, la paroisse me fournit un logement, les paroissiens de quoi vivre. C’est vrai, je ne suis pas malheureux : les smicards ont des fins de mois souvent plus difficiles… Mes difficultés sont rarement matérielles ou financières, c’est sûr. Mes préoccupations sont souvent plus pastorales : comment rejoindre les petits, les oubliés de notre société ? Comment parler de Jésus aux enfants, aux gens révoltés par la souffrance… Qui pourra assurer telle tâche dans la paroisse ? Comment aménager la salle paroissiale en vue d’une utilisation adaptée aux groupes ?

 

Mais voilà, être prêtre, c’est être un homme parmi les hommes. Toi, tu veux que je sois disponible pour toi, tu veux que je réponde à ta demande. T’es-tu jamais posé la question : n’aurais-je pas désiré, moi Xavier, que tu sois disponible pour moi et pour l’Eglise ? T’es-tu un jour posé la question : comment il vit le prêtre, Xavier ?

L’argent de mon portefeuille, je veux te le confirmer, il ne tombe pas du ciel. Le gas-oil dans la voiture, il n’est pas apporté par les anges : je vais régulièrement à la station service… Le chauffage de mon appartement, c’est bien la paroisse qui le paye, et non le Vatican ou un mécène anonyme qui règle les factures…

 

Donner à l’Eglise, ce n’est pas financer la papamobile ou les voyages du pape. Le Denier de l’Eglise, ce sont les paroissiens qui œuvrent pour leur paroisse, pour les prêtres et salariés de la paroisse, pour leur diocèse : soutien des prêtres âgés, formation des futurs prêtres, entretien des bâtiments…

 

Tu as besoin d’un prêtre sur mesure, grassouillet, sympathique, corvéable à merci, bon vivant, souriant, qui a toutes les qualités qu’on peut attendre d’un ami de Dieu ? Là tu demandes peut être trop…

 

Mais si tu veux un prêtre à ton service, fraternel, le plus disponible possible, si tu veux une paroisse ouverte, des personnes formées pour accompagner tes joies et tes peines, alors n’oublie pas le Denier de l’Eglise… Si tu veux un prêtre normal pour des paroissiens normaux…

 

Comme toute cotisation aux associations que tu peux soutenir, ton don est, en plus déductible des  impôts à hauteur de 66 %...

 

 

Xavier CORMARY, ton curé,

Prêtre de Jésus-Christ,

Heureux de servir les hommes,

Encore plus heureux de savoir qu’on pense à lui-même quand on n’a pas besoin de lui !

 

Don en ligne :   http://albi.catholique.fr/

 

 

 

Paroisse du carmausin

(chèque : Association Diocésaine d’Albi)

1 rue Courbet

81400 CARMAUX

Message aux paroissiens anonymes que je croise sans les connaître … Et aux autres....

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Une églisette sur mesure ?

Publié le par Xavier Cormary

Ces derniers jours, plusieurs rencontres ou réflexions entendues ou lues me mettent en présence de gens qui se disent et se reconnaissent chrétiens pratiquants. Ces personnes me disent ne pas se reconnaître dans leur communauté : prêtre imparfait ; communauté trop vieille, animation trop molle, accueil trop froid… Leur sensibilité liturgique, spirituelle, musicale ne leur semble pas du tout honorée dans la paroisse où ils résident, alors ils estiment nécessaire à leur salut devoir trouver la communauté qui leur correspond mieux. Ils n’hésitent pas à faire de nombreux kilomètres pour aller à la messe chaque dimanche. Beaucoup éprouvent une grande souffrance à ne pas trouver leur place dans leur communauté chrétienne, et il est de mon devoir de prêtre d’avoir une écoute particulière pour chacun, avec ceux qui sont consommateurs, ceux qui ne font de passer occasionnellement ou ponctuellement, ceux qui sont acteurs, avec les diverses sensibilités qui peuvent s’exprimer, ceux qui sont aussi revendicateurs et qui voudraient « midi à leur porte ». Assurer la conduite pastorale d’un groupe humain aussi divers qu’une paroisse n’est pas chose aisée. Prêtre, je me dois d’accueillir tous ceux qui se présentent, et d’aller au devant de ceux qui ne se présentent pas. Mais je ne peux pas donner satisfaction à toux ceux qui exigeraient telle manière de célébrer, tel rite, tel horaire, ou même tel prêtre qui leur semble « mieux ». Mon souci est d’abord le bien du plus grand nombre, en sachant qu’il y aura toujours des mécontents. J’accepte avec humilité et même gratitude les remarques et les critiques justifiées quand elles sont exprimées.
Par contre, ceux qui par une unique convenance personnelle, papillonnent d’un lieu à l’autre, d’une communauté  à l’autre parce qu’ils cherchent une communauté sur mesure risquent un jour ou l’autre d’être très déçu… L’Eglise, on la reçoit, on ne la choisit pas, comme une famille. Je pense souvent au groupe des Douze : ça devait être folklorique entre Matthieu le collecteur collabo et Simon le zélote résistant, sans parler des caractères bien trempés ! L’Eglise est l’Eglise parce qu’elle vient du Seigneur : Je l’accueille et je la change de l’intérieur par la force d’amour que j’y investis… Je ne peux pas partir en claquant la porte en disant : ils sont tous nuls sans essayer de voir avec humilité et objectivité la bonne foi qui anime ceux qui sont là et sans essayer d ‘apporter ma pierre pour que grandisse le Royaume dans ce peuple de pécheurs. Ils sont les préférés de Dieu. C’est sans doute pour cela que toute communauté a ses tordus, ses mal léchés, ses râleurs, et même ses grenouilles de bénitiers ! Ils sont les préférés de Dieu, même si il appelle chacun à grandir en sainteté !
Ah que j’aime mon Eglise, boiteuse, bancale, vieillotte ou décalée… J’aime l’Eglise parce que c’est au cœur de ce peuple de tordus que Dieu révèle sa présence pour le monde !
 
Une églisette sur mesure ?

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