Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

4 articles avec denier de l'eglise

Message aux paroissiens anonymes que je croise sans les connaître … Et aux autres....

Publié le par Miniritou

Cher paroissien,

 

Tu es bien heureux, aujourd’hui, de trouver sur ta route un prêtre pour t’accompagner, pour accompagner tes gosses au caté, ou ta vieille maman à la maison de retraite, heureuse d’avoir une messe de temps en temps. Tu es heureux de trouver une église ouverte et propre, un prêtre, des chrétiens à ton écoute, … Mais sais-tu qui je suis ? Sais-tu pourquoi je suis là, moi le curé de ta paroisse ? Je voudrais, en toute amitié, en toute simplicité, t’adresser ces quelques lignes…

 

Prêtre, ce n’est pas un métier, c’est un service. Un jour, dans la foi, à cause de mon amour pour Jésus, et dans un désir de servir les autres,  j’ai répondu à l’appel de l’Eglise. J’ai rencontré Jésus qui m’a révélé un amour infini. L’évêque m’a envoyé dans cette paroisse, afin que j’y exerce la mission de servir les hommes, d’annoncer l’Evangile en le vivant moi-même au milieu des gens.

 

Prêtre ce n’est pas un métier, c’est une vocation. Dans la société actuelle qui a largement placé Dieu aux oubliettes, beaucoup de femmes et d’hommes perçoivent malgré tout un besoin de «spiritualité », spécialement dans les grands moments de la vie : la naissance, la construction d’un projet de vie, la maladie, ou devant la mort. C’est peut être ton cas…

 

Prêtre, ce n’est pas être fonctionnaire d’un service public. C’est être serviteur du désir des hommes qui cherchent Dieu et qui ont découvert l’Evangile, et pensent que Jésus-Christ est un chemin de vie. Tous les hommes, sans exception, sont mes frères en humanité, et j’ai l’ambition, peut être un peu utopique, c’est vrai, de ne pas vouloir faire de différence entre les uns, croyants, pratiquants, actifs dans la paroisse, et les autres, plus loin, moins fervents, moins religieux, moins visibles.

 

Prêtre, ce n’est pas être totalement détaché du monde : je vis ici, au milieu de vous, la paroisse me fournit un logement, les paroissiens de quoi vivre. C’est vrai, je ne suis pas malheureux : les smicards ont des fins de mois souvent plus difficiles… Mes difficultés sont rarement matérielles ou financières, c’est sûr. Mes préoccupations sont souvent plus pastorales : comment rejoindre les petits, les oubliés de notre société ? Comment parler de Jésus aux enfants, aux gens révoltés par la souffrance… Qui pourra assurer telle tâche dans la paroisse ? Comment aménager la salle paroissiale en vue d’une utilisation adaptée aux groupes ?

 

Mais voilà, être prêtre, c’est être un homme parmi les hommes. Toi, tu veux que je sois disponible pour toi, tu veux que je réponde à ta demande. T’es-tu jamais posé la question : n’aurais-je pas désiré, moi Xavier, que tu sois disponible pour moi et pour l’Eglise ? T’es-tu un jour posé la question : comment il vit le prêtre, Xavier ?

L’argent de mon portefeuille, je veux te le confirmer, il ne tombe pas du ciel. Le gas-oil dans la voiture, il n’est pas apporté par les anges : je vais régulièrement à la station service… Le chauffage de mon appartement, c’est bien la paroisse qui le paye, et non le Vatican ou un mécène anonyme qui règle les factures…

 

Donner à l’Eglise, ce n’est pas financer la papamobile ou les voyages du pape. Le Denier de l’Eglise, ce sont les paroissiens qui œuvrent pour leur paroisse, pour les prêtres et salariés de la paroisse, pour leur diocèse : soutien des prêtres âgés, formation des futurs prêtres, entretien des bâtiments…

 

Tu as besoin d’un prêtre sur mesure, grassouillet, sympathique, corvéable à merci, bon vivant, souriant, qui a toutes les qualités qu’on peut attendre d’un ami de Dieu ? Là tu demandes peut être trop…

 

Mais si tu veux un prêtre à ton service, fraternel, le plus disponible possible, si tu veux une paroisse ouverte, des personnes formées pour accompagner tes joies et tes peines, alors n’oublie pas le Denier de l’Eglise… Si tu veux un prêtre normal pour des paroissiens normaux…

 

Comme toute cotisation aux associations que tu peux soutenir, ton don est, en plus déductible des  impôts à hauteur de 66 %...

 

 

Xavier CORMARY, ton curé,

Prêtre de Jésus-Christ,

Heureux de servir les hommes,

Encore plus heureux de savoir qu’on pense à lui-même quand on n’a pas besoin de lui !

 

Don en ligne :   http://albi.catholique.fr/

 

 

 

Paroisse du carmausin

(chèque : Association Diocésaine d’Albi)

1 rue Courbet

81400 CARMAUX

Message aux paroissiens anonymes que je croise sans les connaître … Et aux autres....

Partager cet article

Repost0

Le football va-t-il tuer le sport ?

Publié le par Miniritou

La stupéfiante défaite du Paris Saint-Germain contre le Barça a de quoi interpeller... Ils sont rares ceux qui auraient pu prédire un retournement de situation favorable au FC Barcelone après une défaite à Paris par 4 buts à 0. Pourtant le match retour permet la qualification des Catalans… ( 6 buts à 1)

Ce déferlement m'interpelle surtout car je perçois des réactions de supporters insupportables… L'enjeu en vaut-il la chandelle ?

Les enjeux sportifs et surtout financiers sont devenus, et depuis longtemps, plus précieux et plus prioritaires que le plaisir du jeu et la fraternité entre équipes et entre supporters : l’esprit sportif, la noblesse du jeu, la distraction qu’apporte le football : tout cela est largement dépassé !

Un de mes amis, inconditionnel supporter du PSG, me faisait part, suite à ce match cynique, du questionnement  que cela engendrait en lui : non seulement  par rapport à son attachement à ce club, mais encore aussi aux enjeux profonds de son engouement inconditionnel pour son sport favori. Il y a des espoirs déçus, des défaites amères, des désillusions terribles. Comme chrétien, je ne peux que constater que Jésus est le seul en qui mettre mon espérance sans être déçu !  Mettre sa foi dans la grand-messe hebdomadaire du football sera tôt ou tard source de déception et de remise en cause...

Une campagne publicitaire pour le Denier de l’Eglise vient d’être interdite : «Votez Jésus-Christ, le seul qui n’a changé de programme ». La réalité, c’est que si l’Eglise a besoin de moyens financiers, elle ne met pas les intérêts matériels au dessus de l’Homme. Certes, il existe dans l’Eglise, des malversations ou des magouilles : mais ce n’est pas constitutif de son message ni de sa philosophie. Dans le football, comme hélas dans d’autres sports, la grandeur du jeu et l’âme sportive sont désormais otages des millions : des places de stade à tarifs prohibitifs, des paris sportifs aux droits télévisés, sans oublier les salaires indécents des stars du ballon rond : l’argent est partout… On investit dans un club comme dans une multinationale ! Les joueurs sont devenus des contrats, le jeu est un pari lucratif, et les enjeux sont financiers avant tout.

Il faut sauver le sport de l’asservissement de l’argent. Et il n’y a pas de meilleur moyen pour cela que d’éteindre sa télé et de prendre un ballon pour jouer avec ses amis !

Le football va-t-il tuer le sport ?

Partager cet article

Repost0

Le Denier de l'Eglise : votre offrande, notre vie !

Publié le par Miniritou

« Le Denier de l’Église est la seule et unique ressource pour le financement des prêtres et des salariés au service du diocèse. Plus qu’un soutien matériel, votre don constitue un engagement, un signe d’appartenance à l’Église et d’attachement à sa mission »

Mgr Jean Legrez

La collecte dans le diocèse d'Albi s’organise au cours des semaines de Carême. Les enveloppes sont distribuées ces temps-ci dans les boites aux lettres avant Pâques. Si vous ne recevez pas l’enveloppe, peut-être que votre quartier n’a pas trouvé de distributeur !  Elles sont généralement également disponibles dans les églises ou dans votre paroisse. Mais il y a plus simple : vous pouvez faire un don en ligne sécurisé en 3 clics !

 Pour cela : cliquez ICI


Que chacun soit remercié pour l’aide à la mise sous pli et pour la distribution, et pour l’attachement qu’il manifeste à sa paroisse et à l’’Eglise par ce don volontaire annuel. ( Réduction d'impôt de 66% si vous êtes imposable)

Le Denier de l'Eglise : votre offrande, notre vie !

Partager cet article

Repost0

Le prix de la sainteté

Publié le par Miniritou

Il serait mal venu, pour le nouveau curé que je suis, de mélanger les choses : vie matérielle et vie spirituelle. Argent et sainteté ne font pas forcément bon ménage. Pourtant, à l’occasion des fêtes de Toussaint, je dois vous exprimer mon interrogation concernant la situation matérielle de la paroisse. De lourds investissements ont été exécutés ces dernières années sur les bâtiments paroissiaux (Ste Cécile, Bois Redon) et c’est heureux qu’ils aient pu se réaliser. Mais, reste que les dons (quêtes, denier de l’Eglise, souscriptions…) sont en baisse : le nombre de donateurs au Denier de l’Eglise diminue, même si la générosité des fidèles est au rendez-vous. Aider l’Eglise, matériellement, c’est lui permettre d’exercer sa mission dans le carmausin pour la sanctification des hommes qui désirent suivre le Christ.

Dans la vie spirituelle, la sainteté est une aspiration inhérente à tout chrétien digne de ce nom : point n’est question de perfection coincée, de vie étriquée, mais de projet de vie qui s’enracine dans l’amour du Christ, l’amour du prochain, et dans une vie qui rayonne, une vie qui ait l’odeur de l’Evangile ! Notre générosité à DONNER, en argent, en bénévolat, en attention au prochain, ne peut jamais être séparée du désir de NOUS DONNER au Christ : « Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. » (1 Jean 3, 16) La véritable sainteté ne nous extrait pas des réalités humaines et matérielles, de notre vie quotidienne ; elle s’enracine en elles et nous y conduit sans cesse !

Etre saint, en définitive, n’est-ce pas essayer de ressembler au Christ en devenant de mieux en mieux nous-mêmes, au travers de la vie de ce monde ?

Le prix de la sainteté

Partager cet article

Repost0