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6 articles avec communier

Eucharistie : la symphonie des mains

Publié le par Abbé Jean-Louis Bourniquel

Eucharistie : la symphonie des mains

Communier sur la langue ou dans la main ?  Il me semble que le geste peut être fait  avec une même dignité dans un cas comme dans l'autre ! Il suffit de donner du sens et avoir un profond respect pour le Corps du Christ, que l'on reçoive  la sainte Communion dans la bouche ou au creux de nos mains !

 

L’eucharistie : la symphonie fantastique des mains

Quel prêtre n’a pas été fasciné par toutes ces mains recevant le Corps du Christ ! Les unes, grandes ouvertes et bien plates, les autres superposées en signe de croix ! D’autres encore, arrondies et creuses, accueillantes comme un nid…

D’autres enfin, légères et discrètes, semblant adresser une caresse à Dieu ! Toute la vie est là, en train de défiler. Je devine celles qui ont ramassé des noix ou taillé la vigne, celles qui chaque jour manient l’outil, marquées par la sueur et l’effort, ou meurtries par la machine… Celles qui demeurent lisses et protégées, vierges de cicatrices. Celles qui trahissent un état fébrile ou déficient.

Pouvoir magique des mains, litanie suppliante de nos mains ! Le travail, la santé, les tourments sont gravés en elles inéluctablement : fatigue, labours, lessives et vaisselles ! Rugueuses ou soignées, maladroites ou habiles, nerveuses ou d’un calme contagieux, pâles ou hérissées de veines, bonnes ou prêtes à frapper : telles sont nos mains dont les lignes principales dessinent un secret, une destinée, un métier, un caractère ou une âme ! Ces mains d’hommes et de femmes ont serré d’autres mains : elles ont connu le bonheur de la table familiale, elles se sont posées parfois sur des têtes d’enfants pour reprendre souffle et regarder l’avenir en face ! Toutes se tendron, au dernier soir, vers une autre main à l’heure où il faut se quitter : « Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit ! »

Symphonie fantastique des mains, symphonie inachevée.

Un chant de communion vous dira l’essentiel de toute eucharistie : « Les mains de Dieu ont accueilli nos pauvres riens et fait fleurir les dons si simples de nos mains ! » Pour nous, ces mains offertes en forme de berceau sont un appel à reconnaître, à retrouver le visage de notre nativité, l’innocence baptismale ou la splendeur des commencements.

Il est beau ce mot d’un poète anglais, Coventry Patmore qui écrit : « Qu’est-ce que Dieu ? Celui qui tient l’Homme dans sa main ! Qu’est-ce que l’Homme ? Celui qui tient Dieu dans sa main ! » 

 Voulez-vous refaire le geste auguste du mendiant au nom de celui qui n’a jamais renvoyé les pauvres les mains vides, mais les aima, le cœur sur la main ?

Nous pourrons alors reprendre le cri d’espérance du psalmiste :

« Mon Dieu, éternel est ton amour, ne cesse pas l’œuvre des mains ! » (Psaume 138)

(Je ne trouve pas normal qu’on tire la langue pour communier. Qu’on ne me dise pas qu’une langue qui ment et calomnie est plus digne qu’une main calleuse)

Abbé Jean-Louis Bourniquel - Diocèse d’Albi

"Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

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Communier : un geste, une attitude…

Publié le par Miniritou

Il est sans doute nécessaire de rappeler des évidences, supposées acquises par tous les chrétiens.  Vivre sa foi, c’est d’abord vivre une relation intime avec le Seigneur. Mais cette relation s’incarne dans des paroles et des gestes, en particulier, au cours de la messe.  Ainsi le moment de la communion est un moment important de notre vie chrétienne.

 

·      On ne communie si on ne croit pas à la présence de Jésus dans l’hostie que je mange (une personne qui n’a pas reçu une catéchèse suffisante sur le sens de l’Eucharistie, un très jeune enfant, à plus forte raison un animal ne sont pas capables de faire un acte de foi en la Présence réelle)

·      On ne peut communier que si on est spirituellement préparé et si on a aussi un mode de vie qui n’est pas en contradiction avec le don que Dieu nous fait dans la communion. (Il est parfois nécessaire de rencontrer un prêtre pour parler de ce sujet). Il faut sans doute rappeler que l’Eglise propose de vivre la confession au moins une fois l’an.

·      On peut communier dans la bouche ou dans la main pourvu que la manière choisie soit déférente et manifeste notre respect pour la présence réelle de Jésus dans le pain consacré.

·      On reçoit la Corps du Christ, on ne le prend pas ! Le « AMEN » qui est un acte de foi,  et non un « merci », devrait être un cri joyeux du désir de notre cœur d’accueillir Jésus Sauveur qui s’invite chez nous. Pourquoi tant de personnes murmurent un AMEN inaudible ou ne le prononcent même pas ?

·      On communie de suite, sans faire de signe de croix avec le Corps du Christ ! Que voudrait signifier ce geste ? On peut faire un signe de croix avant de communier ou après. Pendant le repas, on trace un signe de croix sur le pain avant de le couper, ou on fait un signe de croix après le repas, et certainement pas en mangeant notre tranche !!!

·      Communier, c’est prendre le temps d’une action de grâce dans un recueillement, et une action de grâce immédiate, mais c’est aussi  un engagement pour vivre les jours suivants dans la communion fraternelle. On reproche bien souvent aux chrétiens de ne pas être cohérents, sitôt la porte de l’Eglise franchie. Ces reproches sont-ils justifiés ?

·      Des personnes font le choix exigeant de ne pas communier, par fidélité à l’Eglise, au regard de leur situation personnelle. Ils sont  sans doute conscients de la grandeur de ce geste. J’imagine leur souffrance s’ils voient des personnes communier avec désinvolture et sans préparation.

 

Différents constats alarmants dans nos messes paroissiales nous engagent à faire ces mises au point : plusieurs fois, un papa a été remarqué partageant la communion avec sa petite fille de 3 ans. Une personne qui avait amené son chien dans l’église, a affirmé lui avoir également donné un morceau du Corps du Christ. Plus répandu encore, les personnes qui s’avancent pour recevoir le Corps du Christ sans un geste noble et recueilli,  parfois même avec des mains sales ; celles qui s’emparent du Corps du Christ en l’arrachant des mains du prêtre ; nous voyons nombre de personnes qui ne disent pas un vrai AMEN en recevant Jésus-hostie. Nous remarquons aussi des personnes qui ne communient pas de suite et repartent à leur place avec l’hostie consacrée. On a même retrouvé une hostie (consacrée ?) dans un sac à main ! Tout cela n’est pas acceptable !

 

Méditons donc cette parole de l’apôtre Paul (1 Corinthiens 1, 26-29) :

 

« Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.  Et celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur sans savoir ce qu'il fait aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. On doit donc s'examiner soi-même avant de manger de ce pain et boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s'il ne discerne pas le corps du Seigneur. »

Communier : un geste, une attitude…

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A ceux qui communient trop souvent…

Publié le par Miniritou

A ceux qui communient trop souvent…

 

Bon nombre de chrétiens ont renoncé à la messe depuis longtemps. Ils n’ont pas compris la place essentielle de l’eucharistie dans la vie chrétienne. Parmi les croyants dits « pratiquants », beaucoup ont une participation régulière à la messe. Ils ont pris l’habitude de venir à la messe. Ils sont parfois attachés à une église plus qu’à un autre. Ils participent plus ou moins à la liturgie, aux chants, aux prières communes et… ils communient ! Cela va sans dire ! A tel point que la communion est devenue quasiment automatique : aller à la messe sans communier, sans s’avancer pour recevoir le Corps du Christ, c’est devenu impensable !

Pourtant, un jeûne eucharistique ne serait-il pas profitable à notre foi ? S’abstenir non pas de venir à la messe, mais de communier durant un certain temps, ne permettrait-il pas de vérifier notre désir de Dieu et notre foi en la présence réelle de Jésus dans la petite hostie que je reçois peut être par habitude ?

J’entends parfois en confession : « J’ai manqué la messe ! » J’interroge alors le pénitent : «Est-ce que la messe vous a manqué ? » c’est à notre manque de l’eucharistie que nous mesurerons notre attachement au Seigneur et notre foi en la présence du Christ dans la communion !

S’abstenir de communier durant ce carême ne peut il pas être un moyen simple et concret pour approfondir notre foi  et notre désir de vivre dans l’amour et la présence du Christ ? La communion de désir est un acte qui a du prix aux yeux du Seigneur !

D’ailleurs, évoquons aussi la façon de communier : combien de personnes ne savent plus dire un beau et profond « Amen » en recevant le corps du Christ ? Combien communient dans la main en manifestant si peu la conscience qu’ils reçoivent un trésor inestimable dans cette hostie ?

Quelle souffrance doivent éprouver les personnes (concubins ; divorcés remariés, personne ayant commis un grave péché…)  qui, par fidélité à l’église, se privent de l’eucharistie ou sont privées de communier (persécutions, absence de prêtre…) en voyant des chrétiens communier de manière automatique et de façon désinvolte !

Puissions-nous, réviser notre manière de vivre l’eucharistie, et, en nous privant éventuellement temporairement de la communion, éprouver ce manque et grandir dans la foi en faisant de chacune de nos messes, une occasion pour vivre un vrai partage avec nos frères et une vraie rencontre avec le Ressuscité !

 

A ceux qui communient trop souvent…

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Messe ou messe...

Publié le par Xavier Cormary

Eucharistie …

L'Homme :
Dans ce morceau de pain, je voudrais mieux comprendre
L'Amour tellement grand dont tu nous as aimés.

Dans ce morceau de pain, je voudrais découvrir
Ton visage d'enfant né pauvre à Bethléem.

Dans ce morceau de pain, je voudrais rencontrer
Celui qui est venu servir le petit, le plus pauvre.

Dans ce morceau de pain, je voudrais accueillir
Ton pardon et ta paix qui sont ta Royauté.

Dans ce morceau de pain, je voudrais voir enfin
La lumière et la joie du beau matin de Pâques.

Dans ce morceau de pain, je voudrais reconnaître
Celui qui me propose de venir à sa suite.

 

Dieu :
Dans ce morceau de pain, je rassemble le monde,
Pour combler tant de faims qui séparent les hommes.

Dans ce morceau de pain, je te donne aujourd'hui
Mon plus précieux trésor, ma vie et mon amour.

Dans ce morceau de pain, je veux que tu découvres
La joie du don total qui se fait Evangile.

Dans ce morceau de pain, je désire avec toi
Construire mon Eglise et la faire grandir.

Dans ce morceau de pain, je ne veux qu'une chose :
T'accueillir dans mon Corps en venant dans ton cœur.

Dans ce morceau de pain, je te laisse la force
Pour trouver en tout homme un frère à aimer.

 

Messe ou messe...

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Lettre à un premier communiant

Publié le par Xavier Cormary

Un repas : Jésus vient dans tes mains et dans ton coeur

Tu prépares ta première communion. Tu vas vivre une belle rencontre : Jésus lui-même veut s’inviter chez toi. Tu te prépares déjà depuis bien longtemps. Mais désormais, si tu as en toi un grand désir, tu ton cœur est habillé d’amour et de tendresse, alors tu vas faire cette merveilleuse rencontre : Jésus va se donner à toi.

 

Comme Jésus ne fait jamais rien comme nous, il a décidé de se montrer tout en restant caché : ce que tu vas voir, ce que tu vas manger, c’est un morceau de pain. Dans ce morceau de pain, qui a le goût du pain, tu ne pourras pas le reconnaître si tu n’as pas vraiment faim. C’est important d’avoir faim avant de manger : sinon ce serait comme manger du fois gras comme du pâté : lorsque tu sais ce que tu manges, tu découvres combien il faut l’apprécier !

 

Jésus notre Seigneur nous l’a promis : quand nous partageons le pain comme lui-même l’a fait avant de mourir, nous refaisons ses gestes et nous revivons son dernier repas : « Faites ceci en mémoire de moi ! » Ce pain, c’est son Corps, c'est-à-dire sa présence vivante au milieu de nous. Il est vraiment là ! Il est présent, c’est sûr et certain puisqu’il nous l’a promis.

Si tu l’accueilles de tout ton cœur, tu découvriras que le Seigneur Jésus est pour toi l’unique trésor véritable, et il te montrera que tu es unique et précieux pour Lui ! Ce cœur à cœur sera grand et beau : chaque fois que tu communieras, tu recevras l’amour de Dieu puisque c’est Dieu lui-même que tu recevras. C’est tellement grand et beau, mais si difficile à comprendre : comment Dieu peut-il se transformer en pain ? Comment ce morceau de pain peut-il devenir le Corps du Christ ?

 

Le pain, c’est notre nourriture. Si souvent nous gaspillons, et Dieu nous montre, dans ce monde où tellement de gens ont faim, qu’il veut rassasier le cœur des hommes qui ont faim d’amour : un amour qui ne finira jamais !

 

Tu as de la chance d’être entouré de tes amis, de ta famille pour vivre cette fête. Même les autres chrétiens seront là : parfois ils sont trop habitués à communier : toi, ne t’habitue jamais : que chacune de tes communions soit comme la première ou même la dernière de ta vie ! C’est cette communauté de chrétiens qui se rassemble à la messe. Ensemble, nous découvrons Jésus proche de nous. Ensemble, nous cherchons à le suivre et à l’aimer. C’est important de communier souvent pour vivre avec Jésus, en Jésus en accueillant Jésus au fond de son coeur.

 

Communier, recevoir le Corps du Christ, c’est accepter de lui faire confiance. C’est décider de lui ressembler. Chaque fois que tu communieras, tu devras décider de changer ton cœur et de suivre Jésus en transformant ta vie pour mieux le suivre. C’est difficile : cela veut dire qu’il te faudra faire des choix à cause de Jésus. Sinon, Jésus aura beau venir en toi, les portes de ton cœur resteront fermées à son amour.

 

Jésus veut venir dans ton cœur en te donnant son Corps. Ouvre toujours ton cœur en ouvrant tes mains, pour l’aimer et le faire aimer chaque jour un peu plus !

 
Lettre à un premier communiant

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Communier : un geste, une attitude…

Publié le par Miniritou

Il est sans doute nécessaire de rappeler des évidences, supposées acquises par tous les chrétiens.  Vivre sa foi, c’est d’abord vivre une relation intime avec le Seigneur. Mais cette relation s’incarne dans des paroles et des gestes, en particulier, au cours de la messe.  Ainsi le moment de la communion est un moment important de notre vie chrétienne.

 

On ne communie si on ne croit pas à la présence de Jésus dans l’hostie que je mange (une personne qui n’a pas reçu une catéchèse suffisante sur le sens de l’Eucharistie, un très jeune enfant, à plus forte raison un animal ne sont pas capables de faire un acte de foi en la Présence réelle)

On ne peut communier que si on est spirituellement préparé et si on a aussi un mode de vie qui n’est pas en contradiction avec le don que Dieu nous fait dans la communion. (Il est parfois nécessaire de rencontrer un prêtre pour parler de ce sujet). Il faut sans doute rappeler que l’Eglise propose de vivre la confession au moins une fois l’an.

On peut communier dans la bouche ou dans la main pourvu que la manière choisie soit déférente et manifeste notre respect pour la présence réelle de Jésus dans le pain consacré.

On reçoit la Corps du Christ, on ne le prend pas ! Le « AMEN » qui est un acte de foi,  et non un « merci », devrait être un cri joyeux du désir de notre cœur d’accueillir Jésus Sauveur qui s’invite chez nous. Pourquoi tant de personnes murmurent un AMEN inaudible ou ne le prononcent même pas ?

On communie de suite, sans faire de signe de croix avec le Corps du Christ ! Que voudrait signifier ce geste ? On peut faire un signe de croix avant de communier ou après. Pendant le repas, on trace un signe de croix sur le pain avant de le couper, ou on fait un signe de croix après le repas, et certainement pas en mangeant notre tranche !!!

Communier, c’est prendre le temps d’une action de grâce dans un recueillement, et une action de grâce immédiate, mais c’est aussi  un engagement pour vivre les jours suivants dans la communion fraternelle. On reproche bien souvent aux chrétiens de ne pas être cohérents, sitôt la porte de l’Eglise franchie. Ces reproches sont-ils justifiés ?

Des personnes font le choix exigeant de ne pas communier, par fidélité à l’Eglise, au regard de leur situation personnelle. Ils sont  sans doute conscients de la grandeur de ce geste. J’imagine leur souffrance s’ils voient des personnes communier avec désinvolture et sans préparation.

 

Différents constats alarmants dans nos messes paroissiales nous engagent à faire ces mises au point : plusieurs fois, un papa a été remarqué partageant la communion avec sa petite fille de 3 ans. Une personne qui avait amené son chien dans l’église, a affirmé lui avoir également donné un morceau du Corps du Christ. Plus répandu encore, les personnes qui s’avancent pour recevoir le Corps du Christ sans un geste noble et recueilli,  parfois même avec des mains sales ; celles qui s’emparent du Corps du Christ en l’arrachant des mains du prêtre ; nous voyons nombre de personnes qui ne disent pas un vrai AMEN en recevant Jésus-hostie. Nous remarquons aussi des personnes qui ne communient pas de suite et repartent à leur place avec l’hostie consacrée. On a même retrouvé une hostie (consacrée ?) dans un sac à main ! Tout cela n’est pas acceptable !

 

Méditons donc cette parole de l’apôtre Paul (1 Corinthiens 1, 26-29) :

 

« Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.  Et celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur sans savoir ce qu'il fait aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. On doit donc s'examiner soi-même avant de manger de ce pain et boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s'il ne discerne pas le corps du Seigneur. »

 

 

Communier : un geste, une attitude…

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