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7 articles avec careme

Le temps du sacrifice

Publié le par Xavier Cormary

SACRIFICE ...
Voilà un mot, un concept qui n’est pas très à la mode… S’il s’agit de parler d’une souffrance que l’on s’infligerait pour contenter Dieu, évidemment, berk ! Pourtant, lorsqu’il est question du sacrifice de la messe, du sacrifice de Jésus sur la croix, on perçoit bien que ce terme désigne un élément important de notre foi chrétienne et qu’il ne faut pas forcément le mettre à la poubelle.
Pour ne pas tomber dans le piège d’un vocabulaire qui fausserait le sens profond de la réalité spirituelle, revenons à l’étymologie : sacrifice – sacri - fice. Faire du sacré - faire du divin. Le sacrifice est donc une action qui consiste à imiter Dieu. Se conduire à la manière de Jésus. Souffrir pour souffrir, s’infliger des contrariétés juste comme ça… Ce n’est pas chrétien, ça n’a rien d’évangélique… Mais renoncer au gros morceau de gâteau, pour le laisser à un autre, c’est un sacrifice agréé par le Seigneur si l’acte recèle un amour débordant pour l’autre. Ce qui donne sa valeur au sacrifice, ce n’est pas la souffrance qu’il peut occasionner, même si elle est réelle et évidente, c’est le poids d’amour que le sacrifice demande : le renoncement est parfois difficile, les petits sacrifices sont des actes d’amour pour le Seigneur que le croyant accomplit au nom de sa foi, pour essayer de ressembler un peu plus à Jésus-Christ.
 
Dans cette logique d’amour, le renoncement que peut représenter le célibat des prêtres, la privation de viande ou de bonbons au carême, la fidélité dans le mariage, le choix de la messe plutôt que l’émission préférée à la télé, ou même plus simplement la patience qu’il faut pour écouter un enfant turbulent, l’attente pour aller donner son sang, ou l’effort supplémentaire à fournir pour soutenir quelqu’un… Tout cela porte un fruit de grâce et de joie parce que ce sacrifice permet à celui qui l’accomplit de retrouver un peu plus sa ressemblance primitive avec Dieu. Le sacrifice est alors un chemin pour avancer dans l’amour, dans l’espérance et dans la confiance en Dieu. Les petits pas dans l’amour se font au quotidien, et les sacrifices gorgés d’amour enracinent dans le cœur sans complexe, le désir de sainteté qui devrait animer tout croyant sincère, pourvu que le sacrifice soit orienté dans une croissance d’amour exponentielle. Et justement, c’est cela la sainteté !
Le temps du sacrifice

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Qu’es aquò la Pénitence et la confession ?

Publié le par Miniritou

On dit que le carême est un temps privilégié de pénitence. Il y a diverses manières de vivre cette pénitence : mais seulement une qui soit chrétienne : par amour ! Accomplir un jeûne, faire un pèlerinage, convertir une attitude, mais aussi accomplir une démarche de contrition ou de réparation d’un tort commis : voilà des actes pénitentiels (Voir § 1450 à 1460 du Catéchisme de l’Eglise). C’est l’amour du Seigneur et de nos frères qui conduisent à une démarche pénitentielle.

Le sacrement de pénitence, appelé aussi sacrement de Réconciliation ou confession est la démarche pénitentielle par excellence car il est le signe concret de la Miséricorde de Dieu pour chacun de nous. Entre indifférence, défiance, mauvais souvenirs passés ou peurs, se confesser est hélas devenu superflu et inutile pour nombre de catholiques. Pourtant, confesser d’une manière confidentielle non seulement les grâces reçues, les joies spirituelles vécues en même temps que son péché, ses fragilités, ses pauvretés est source de bénédictions abondantes. Renouer avec la confession, spécialement en cette année de la Miséricorde, ne peut être qu’un moment de grâce. Encore faut-il accepter de revisiter cette démarche pour ne pas en rester à une démarche superficielle, à un dialogue formel... Se confesser, c’est aussi l’occasion de faire un examen de conscience qui nous révèle dans l’amour, les ombres et les lumières de notre vie.

 

Qu’es aquò la Pénitence et la confession ?

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Discerner sa charité

Publié le par Xavier Cormary

Les associations et les œuvres qui font appel à notre générosité, sont nombreuses. Les chrétiens sont souvent des proies faciles, car il leur apparaît souvent difficile de rejeter une sollicitation quand elle semble si légitime. Pourtant, plus que jamais, nous avons à faire preuve de vigilance et de discernement dans notre désir de venir en aide à notre prochain.

Voici quelques mois, sur le marché, deux personnes m’accostent pour me demander de signer une pétition en faveur des enfants victimes de la guerre et des mines anti-personnels. Elles réclamaient aussi de l’argent, mais sans me convaincre qu’elles agissaient pour une association reconnue, malgré leur badge évocateur et leur sourire mielleux.

Notre responsabilité chrétienne de solidarité doit faire preuve d’une grande bienveillance, mais aussi d’une vigilance aiguisée et éveillée face à des escrocs et des profiteurs malhonnêtes. Nos choix de charité nous appartiennent, chacun doit se donner des priorités. Mais il est aussi de notre responsabilité de vérifier que notre argent ne sert pas des causes opposées à nos convictions. Certaines associations qui ont pignon sur rue, et sont largement médiatisées, ont parfois des actions qui s’opposent aux valeurs de l’Evangile. Nous aurons à rendre compte au Seigneur de la manière dont notre argent a été utilisé pour le service des pauvres.

Il n’est pas possible de demander une attitude chrétienne à tous les acteurs de la solidarité, mais il est nécessaire que notre charité devienne davantage chrétienne et se fasse inventive pour servir les vrais pauvres, si nombreux dans notre société, comme le Seigneur nous l’a recommandé.

 

 

Discerner sa charité

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Jeûne et abstinence : qu’es aquò ?

Publié le par Miniritou

Dans le dictionnaire, nous lisons : « Pratique religieuse consistant en une privation complète ou partielle de nourriture. »

Le jeûne que notre foi nous propose, particulièrement durant le carême, mais pas uniquement, peut être un effort de privation alimentaire. Dans notre société de surabondance, se priver de viande ou d’un aliment qui nous tient à cœur est une pratique qui est lié à la vertu de maîtrise de soi. Si le jeûne n’a pas d’ambition amaigrissante, il peut trouver des modalités variées : se priver de télévision, user de son téléphone avec plus de distance, réduire sa consommation de tabac ou d’alcool sont des privations plus en phase avec notre société. Mais cette abstinence est conditionnée à la foi en Dieu : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute Parole venant de la bouche de Dieu » (Matthieu 4, 4) et au désir de conversion pour une plus grande disponibilité au frère : « Le jeûne qui me plait, dit le Seigneur n'est-ce pas faire tomber les chaines injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés; partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui qui est sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable. » (Isaïe 58, 6) Et les chantiers, en ce domaine,sont nombreux et urgents !

Le carême de l’estomac, s’il n’est pas enveloppé de foi et de charité, n’a pas grande valeur aux yeux du Seigneur. « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile » est l’appel qui a résonné à nos oreilles lors de l’imposition des Cendres. Le jeûne est un moyen pour vivre cette conversion. Et il n’est pas seulement utile et fécond pendant le carême...

Jeûne et abstinence : qu’es aquò ?

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Un carême qui ne soit pas anecdotique

Publié le par Miniritou

Avons-nous déjà envisagé notre manière de vivre ce carême ?

Il n’est pas inutile de rappeler qu’au-delà des efforts, devenus presque anecdotiques, qui consiste à se priver de viande le vendredi, Il est bon de réfléchir personnellement à des efforts de conversion. Je vous propose une petite méthode :

 

  1. Question préalable : ai-je le désir profond  de vivre ce carême comme un élan d’amour pour le Seigneur et vers mes frères ?
  2. Qu’est-ce que j’attends profondément de ce carême ? Qu’est-ce que j’attends du Seigneur ? C’es lui qui fait grâce, à nous de nous rendre disponibles !
  3. Quels moyens personnels vais-je mettre en œuvre : efforts de prière, de privation, de partage, de pardon ?
  4. Quelle place je vais laisser aux propositions communautaires : veillées de prière ; causeries ; temps de rencontresavec des frères chrétiens ou lectures ; livret de carême… Il y en a pour tous les goûts !

​Nous sommes le "peuple de la croix" comme l'ont si bien dit ces fanatiques aux chrétiens qu'ils ont égorgé la semaine dernière ! La croix est un signe de contradiction, un signe de salut, le signe de notre foi, le signe de l'amour de Dieu vainqueur du Mal.

 

 

 

 

Sur la table de notre carême, l’Eglise a dépose trois plats « savoureux » :

  • LE JEUNE, car une âme encombrée est repue et sourde ; Demandons-nous : de quoi notre vie a besoin de jeûner ?

  • LA PRIERE, car un cœur qui ne pratique pas l’écoute cesse de battre. Demandons-nous : comment ouvrir, en nos vies débordées, une brèche à la prière ?

  • L’AUMONE, car celui qui dit « Seigneur, Seigneur » et qui oublie son frère qui souffre est un menteur ! demandons-nous : quelle richesse pouvons-nous déposer entre les mains blessées qui se tendent vers nous ?

(Bertrand Révillion – Paru dans le livret Panorama Carême)

Un carême qui ne soit pas anecdotique

Publié dans Carême, croix, conversion

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Un coach pour le carême

Publié le par Miniritou

Quand revient le temps du carême, le risque est là de comprendre ces 40 jours comme une parenthèse de notre vie chrétienne : faire des efforts dans la prière, la privation, le partage, des efforts que nous rechignons à faire le reste de l’année.

Les athlètes des Jeux Olympiques ont-ils attendus les dernières semaines avant la compétition pour s’entraîner ? Les chrétiens doivent-ils attendre le carême pour se convertir ?

La vie chrétienne est un entraînement permanent pour que notre vie devienne de plus en plus évangélique. Attendre le carême serait un mensonge, ou tout au moins une illusion : comme si l’appel du Seigneur ne se faisait entendre que 40 jours par an.

Jésus est notre coach, notre entraîneur, sur les chemins de l’Evangile : il nous précède afin de nous montrer l’exemple.

Nous avons tous parfois besoin d’une « bottoculthérapie » afin de ne pas nous endormir dans nos habitudes. Le carême, c’est le temps de l’entraînement intensif qui nous permet de tenir toute l’année dans un chemin de conversion et de vie chrétienne. La joie de l'évangile est à ce prix : prier bras en croix, le Dieu qui n’aime pas les bras croisés !

Un coach pour le carême

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Carême : les petits pas de l’amour

Publié le par Miniritou

 

Prendre, à petits pas, le chemin du carême, pour avancer à la rencontre du Seigneur et de nos frères en humanité : voilà le chemin que nous vous proposons durant ce carême.

 

Les bois morts de notre vie, de notre foi, passés par le feu de l’amour se transforment en cendres. Les Rameaux de notre foi, ceux que nous avons bénis l’an dernier, nous les brûlons pour nous élancer dans ce nouveau carême. Le feu qui brûle le rameau évoque le feu de l'amour qui doit réduire en cendre tout ce qui est péché.

 

Tout au long de ce carême, le chemin des « 3 P » nous est proposé. Un feuillet sera disponible. Il nous propose des idées de conversion sur la Prière, le Partage, la Privation.

 

VOIR LES VIDEOS qui sont des pistes pour réfléchir :

 

sur la Prière :

vidéo 1

 

sur le Partage :

vidéo 1

 

sur la Privation :

vidéo 1

 

vidéo 2

 

Et un bonus sur le Paradis

 

VIDEO AU PARADIS


Tout au long de ce carême, les petits pas de l’amour nous inviteront à porter un regard d’émerveillement autour de nous : sur des petits pas, nous pourrons inscrire jusqu’à Pâques  des anecdotes, des faits de vie qui nous conduisent à nous émerveiller. Ces petits papiers, en forme de pas, chacun d’entre vous, pourra les déposer, chaque semaine, dans la « boite à merveilles » à l’église… Ces petits pas nous conduiront sans doute à transformer notre regard et notre cœur pour changer de vie ! Et c’est bien cela l’objectif de carême.

 

Pour bien commencer l’entraînement du carême, le samedi 16 février aura lieu une JOURNÉE DU PARDON. A l’église de St Sulpice, de 10h à 12h et de 14h30 à 17h, des prêtres d’ici et d’autres venus des paroisses voisines seront disponibles pour vous accueillir, pour un dialogue, une rencontre, une confession. Ce serait dommage de ne pas en profiter !

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