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6 articles avec bonheur

Le bonheur dans un brin de muguet ?

Publié le par Miniritou

Le bonheur dans un brin de muguet ?

Si un institut de sondage faisait une enquête pour connaître le pourcentage de français qui veulent être heureux, il est à parier que 100 % des sondés répondraient affirmativement.  Les solutions et les chemins pour trouver le bonheur seraient par contre sans doute bien plus variés et discutés.

De nos jours, le bonheur est souvent associé à une forme de plaisir, de jouissance, de bien-être. On souhaite ce bonheur aux nouveaux mariés aux nouveaux parents, à un nouveau retraité, à ses proches avec un brin de muguet. On l’assimile à la chance, à un épanouissement qui permette à la personne de se sentir bien !

Il est à parier que peu de nos contemporains parleraient d’un bonheur spirituel, faute d’expérience d’un vrai bonheur issu de la rencontre avec Dieu. Parmi ceux qui liront ces lignes, qui a déjà vécu une expérience intérieure tellement forte qu’elle a imprimé un désir insatiable de revenir sans cesse à cette source de joie ? Si Dieu existe, il est certainement là pour nous aider, nous soutenir dans l’épreuve, mais certainement pas pour nous montrer le chemin ou nous faire accéder à un bonheur ici-bas. Peut-être dans l’Au-delà éventuellement…

Pourtant si on réfléchit : le bonheur dans le muguet, dans le whisky, dans le sport, dans le bien-manger, ou même dans une relation épanouissante : n’est-ce pas un peu précaire et limité ?

 « Le bonheur, cet hôte si discret dont on ne découvre l’existence qu’en recevant son acte de décès… »

Je persiste à croire et j’affirme avec conviction que le vrai bonheur ne se conquiert pas à force de bons choix et de d’actes, même héroïques, mais qu’il se reçoit en cadeau comme une grâce du Ciel : telle une pluie de printemps qui vient rafraîchir le visage de manière inattendue, et qui provoque un sourire contagieux sur les visages alentours !

Confinés, arrêtés, empêchés dans bien des activités, est-ce que notre soif de bonheur a grandi ou bien s’est éteinte durant ces dernières semaines ? Avec le temps qui passe, je crois que nous pourrions aspirer à un bonheur qui nous enveloppe à « l’insu de notre plein-gré » et découvrir qu’il ne s’agit plus d’acquérir le bonheur que de devenir le bonheur que nous désirons, afin qu’il nous possède sans que nous ne puissions jamais le posséder !

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Émerveillements des dernières semaines : Top 10 des joies d'un prêtre

Publié le par Miniritou

L’actualité est bien morose : il est temps de se ressaisir et de regarder avec émerveillement les derniers événements qui ont marqué ces derniers mois dans ma vie de prêtre. TOP 10 des plus beaux moments…

  • En TOP 10 : La messe des confréries gastronomiques de la région et mon intronisation, le 7 juillet dernier, dans la confrérie des échaudés de Carmaux, engagé à promouvoir ce fameux biscuit, spécialité carmausine.
  • En TOP 9 : Le bonheur d’assister à la projection du film « Lourdes » à Carmaux, un film émouvant qui nous plonge au cœur du mystère de la Cité mariale, au cœur de la démarche de pèlerins.
  • En TOP 8 : la rencontre à Lisieux de Carmen et Arthur, pour la préparation de leur mariage le 27 juillet en Andalousie. J’ai accepté de célébrer leur mariage : je connais Arthur depuis une douzaine d’années.
  • En TOP 7 : La confirmation d’Eléonore, à Lavaur, avec 24 autres adultes du diocèse : nous l’avons accompagnée tout au long de l’année.
  • En TOP 6 : La préparation à Carmaux du Festi’catho, initiative des jeunes de la paroisse qui sera un temps fort les 17 et 18 août 2019 : spectacle, musique, veillée de prière, jeux et animations… Un week-end qui s’annonce riche !
  • En TOP 5 : Le pèlerinage diocésain que j’ai accompagné à Alençon, Lisieux et Mont St Michel, avec 45 personnes venues de tout le diocèse. Une belle semaine à la rencontre des Saints  Zélie et Louis Martin, de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus… Des haltes à Pontmain et à Rocamadour, pour confier à Marie toute ma vie, ma paroisse, ma famille.
  • En TOP 4 : Quelques jours de vacances au Chambon sur Lignon, en Haute-Loire : randonnées forestières, repos, et rencontre avec la communauté catholique et protestante. Découverte de l’histoire de ce haut lieu de mémoire, avec la mobilisation durant la Seconde Guerre mondiale pour protéger et cacher des centaines d’enfants juifs.
  • En TOP 3 : La rencontre de S.M. 30 ans et D.C. 20 ans, qui sont venus pour me confier leur désir de recevoir le baptême.
  • En TOP 2 : La profession de foi de mon neveu et filleul Alexis qui a vécu de belle manière cette étape dans son chemin de foi, malgré l’hospitalisation de sa maman.
  • En TOP 1 : Le 20ème anniversaire de mon ordination : Je pensais célébrer une messe d’action de grâce en petit comité, mais c’était sans compter sur les confrères et sur quelques paroissiens qui avaient préparé une fête surprise : plus de 100 personnes à la messe du jeudi 4 juillet et un apéritif dinatoire sympathique dans la cour du presbytère.

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La foi chrétienne est-elle ringarde, périmée, infondée ?

Publié le par Miniritou

Depuis des siècles, aux quatre coins du monde, des hommes et des femmes se sont levés et se sont mis en route à cause de l’Évangile. Ils ont misé leur vie sur Jésus-Christ. Certains se sont mouillés jusqu’à en être persécutés, pourchassés, tués. Et ça continue encore au XXI° siècle.

Ils ont accueillis l’Évangile comme message pour leur vie et ont accepté ses exigences comme une règle vers un bonheur durable. Ils ont marché, ils ont sué, ils ont pleuré, ils se sont donnés, se sont dépassés. Et ils ont trouvé la joie. Beaucoup n’ont pas laissé de trace dans l’Histoire. Nombreux sont, dans nos familles, ceux qui ont cru en Jésus-Christ et qui ont construit leur vie autour de leur foi. Ils n’avaient pas internet, pas de Pokémons à poursuivre, pas de téléphone portable pour communiquer avec le monde entier : étaient-ils plus couillons que nous pour autant ? Pourtant, beaucoup étaient croyants, humblement, simplement.

Parce que l’Évangile est un message d’humanité pour un monde déshumanisant, parce que l’actualité de l’Évangile n’a jamais été aussi brûlante, parce que les raisons de croire sont encore valables dans un monde numérique, et parce qu’ils sont nombreux les hommes qui ont réussi leur vie à cause de l’Évangile, il est encore possible de devenir chrétien, de se laisser renouveler dans la foi pour devenir un chrétien convaincu et convainquant : n’hésite plus ! Des millions de jeunes réunis à Cracovie cet été l’ont crié à la face du monde : L’Évangile n’est pas fait pour les plouks : il est fait pour toi, parce que tu le vaux bien, sans attendre d’être couvert de chrysanthèmes !

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Confession intime d'un curé sans super pouvoir

Publié le par Xavier CORMARY

« Si les gens savaient ce que nous vivons comme prêtres, on refuserait des candidats au séminaire. »

Parole entendue au cours de ma retraite, je me suis dit : c’est quand même vrai que j’ai une vie extraordinaire.

Je ne suis pas super-curé, quoi que parfois, je m’en rapproche… Mais j’ai une belle vie, une vie belle, offerte au Christ et donnée aux hommes. Et s’il y a bien des contrariétés ou des difficultés, je dois bien reconnaître que je suis comblé.

 

Descendre sur terre : un homme ordinaire

Il faut bien d’abord reconnaître que je suis un type ordinaire, banal, et même médiocre parfois. J’ai bon appétit, et je me gave de chocolat quand l’occasion se présente. Je ronronne devant les flatteries même si j’exècre l’attitude qui les provoque ; j’ai même tendance à m’attacher à ma voiture et à mon chat de manière déraisonnable. J’ai des pensées d’orgueil, de satisfaction et une paresse récurrente qui est parfois un handicap dans ma vie quotidienne. J’ai aussi des idées tordues, des fantasmes inavouables, et des regards, des paroles blessantes. Bref, je suis un homme, pas un Dieu. Le costume de « super Xavier » que l’on voudrait que je porte parfois serait un mensonge éhonté, et une habit bien trop grand pour moi. Tout cela m’empêche donc de me surestimer et me fait redescendre sur terre lorsque la grosse tête me guette…

 

Monter sur la montagne : un prêtre de Jésus-Christ.

Se découvrir aimé inconditionnellement, percevoir que le Seigneur a posé sur moi son regard de miséricorde, un regard qui élève, ça donne la patate ! Mes faiblesses ne sont pas niées ou évacuées, mais à cause de cet amour de Dieu, je peux être sûr que le Christ va pouvoir s’attaquer à mes merdouilles pour en faire des merveilles.

J’ai été appelé. J’ai ressenti cet appel : « moi ? C’est vraiment moi que tu veux ? »

Franchement, ça fout la pétoche au départ : je ne suis pas capable, je n’y arriverai pas ; le célibat, et toutes ces années d’études : de la philo en plus ? Berk … Franchement Seigneur, choisis-en un autre ! Un jour cet appel a été relayé et confirmé par l’Eglise… La joie a été plus forte que la peur. Je me suis avancé, j’ai répondu OK ; je me suis allongé* (Prostration le jour de mon ordination). 15 ans déjà que ce jour du grand OUI a eu lieu. Depuis, ce sont les OUI du quotidien qu’il faut redire et reredire… En fait, les peurs que j’avais n’ont jamais été le reflet des difficultés réelles que je connais ! Comme quoi, on se fait toujours un trip ! Et 15 ans de messes, de confessions, de rencontres, d’accompagnements, dans les joies et les peines des hommes : ça commence à faire ! Des rencontres m’ont façonné, des événements m’ont transformé et d’autres m’ont brûlé. Mais tout a contribué à faire de ma vie une belle aventure jusqu’à ce jour. Franchement, les doutes sont là, les déceptions aussi, les échecs parfois, mais les regrets : JAMAIS !

Un sondage a révélé que les prêtres étaient les plus heureux dans leur vie « professionnelle ». Je confirme par mon témoignage cet état là : ce n’est pas seulement parce qu’on est connecté directement à Celui qui est la source de la joie. Mais c’est aussi parce ma joie du prêtre est humaine avant d’être divine, profondément humaine. Peu importe les caricatures qu’on fait du prêtre que je suis dans les média et la société ! Le mariage des prêtres passionne l’opinion ? Pff, c’est juste parce qu’on se demande ce que le prêtre fait de son zizi… Un prêtre pédophile à la Une du 20 Heures ? Lamentable et déplorable, mais qui est sans péché, sans perversité qu’il cache soigneusement…

 

Ma joie de prêtre, c’est d’être humain comme le Christ, c’est d’humaniser la terre avec le Christ ! Fort de Lui, faible de moi, mon sacerdoce est déjà un avant goût du ciel sur la terre. Et si tu ne crois pas au Ciel, alors regarde un prêtre qui confesse… Regarde-moi vivre… Je ne suis pas un exemple… J’essaie juste bien difficilement d’être un témoin !

Confession intime d'un curé sans super pouvoir

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Es tu heureux ?

Publié le par Miniritou

Voilà bien une question embarrassante. Il m’arrive souvent de la poser aux personnes que je rencontre ou avec qui je corresponds. Beaucoup risquent une réponse catégorique oscillant entre un OUI ferme ou un NON catégorique. Les motivations sont d’ailleurs très diverses : « Je suis en bonne santé, j’ai tout ce qu’il me faut… J’ai un boulot qui me plaît... Je suis bien entouré, aimé, je suis bien dans ma peau... L’argent ne fait pas le bonheur, mais je n’aimerais pas être pauvre… »

A l’heure des vides greniers, des foires aux vins, bientôt les catalogues de jouets pour Noël dans nos boites à lettres, pourrions nous imaginer en quoi notre foi est un chemin de bonheur ? « La joie de l’Evangile remplit le cœur et la vie de ceux qui rencontrent Jésus » (premiers mots de l’exhortation du pape parue en nov. 2013) Le pape François a-t-il raison ? Est-ce vrai ou pas ?

Si je suis chrétien, ai-je fait l’expérience de cette joie ? En quoi cette joie, au-delà des aléas, des épreuves de l’existence demeure un ancrage solide dans ma vie, me permettant de faire l’expérience d’être rassasiés, comblés, de ne manquer de rien ! Réfléchissons pour de vrai : nous allons gaver nos enfants avec des activités sportives, éducatives, acheter pour eux des jeux, les aider à devenir bons en maths ou champion de tennis… Nous allons nous avachir devant des émissions de télé stupides, lire des livres ou des revues « people » qui seront un bon lavage de cerveau. En fin de compte, que restera-t-il pour construire un BONHEUR DURABLE ? Une grande mystique, Thérèse d’Avila, nous invite à retenir l’essentiel : « Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante. Tout passe, Dieu ne change pas. La patience triomphe de tout. Celui qui possède Dieu ne manque de Dieu : Dieu seul suffit »

Es tu heureux ?

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Quelques conseils pas trop cons … pour la route, … on sait jamais !

Publié le par Miniritou

Voici quelques conseils pour toi, jeune qui cherche un peu de lumière et qui désire la vraie vie ! Pour ne pas te laisser détourner de l'objectif véritable qui est au fond de ton coeur : le bonheur durable et profond !

 

Entretiens ton corps, forme ton intelligence, et n’oublie pas de nourrir aussi ton cœur et ton esprit : tu n’es pas qu’un corps, qu’un intestin ou un tas de muscles. Former aussi son intelligence est essentiel pour ton avenir : toutes les questions sont bonnes à se poser, même celles qui semblent sans réponse ! Et puis, tu as aussi un esprit, un cœur dans lequel se trouve le plus essentiel de ta vie : c’est au fond de ton âme que tu sauras trouver une conscience vraie et un regard juste sur le monde qui t’entoure.

Choisis bien tes amis et tes relations : ceux qui comptent et ceux sur qui tu peux compter ! La confiance se construit dans le temps et s’éprouve dans les joies et les épreuves de la vie ! Les vrais amis te diront la vérité, même si tu as du mal à l’entendre. Sois lucide sur les personnes qui te veulent réellement du bien et ceux qui ne cherchent que leur propre intérêt ! Ceci est particulièrement vrai dans les relations amoureuses !

Choisis ta musique, ce que tu regardes, ce que tu lis sur tes écrans : Construis ton cœur en 3 B et en stéréo : le Beau, le Bon et le Bien seront plus utiles que toutes les futilités, toutes les superficialités qu’on te propose sur écrans, et qui grignotent la vie en grignotant le temps ! Jamais ne te laisse prendre au jeu « Le temps c’est de l’argent ! » parce que tu n’auras rien gagné ! Joue et gagne ta vie en la donnant au grand jeu qui n’a pas de perdants : « Le temps c’est de l’amour ! »

N’oublie pas les choses essentielles de la vie : celles qui ne s’achètent pas, celles qui n’ont pas de prix : les vrais trésors sont dans la gratitude et la franchise et l’humilité : Gratitude face aux autres, franchise face à toi-même, humilité face à Dieu !

Ne reste pas seul : mais évite d’étaler ta vie, tes bonheurs intimes et tes problèmes, ou tes amours sur Facebook mais apprends à faire confiance à une personne qui le mérite, à un adulte, à une personne qui sait écouter et qui peut respecter ce que tu vis, avec délicatesse, dans la vérité et dans la simplicité ! On a besoin d’amis, de frères, de sœurs avec qui partager son essentiel.

La vraie joie n’est pas celle que l’on croit : elle ne se trouve ni au bout d’un joint, ni au fond d’une bouteille de Vodka, encore moins dans les relations superficielles ou dans les mirages de la consommation. La vraie joie est un cadeau à recevoir de l’autre, à recevoir de Dieu.

Rien n’est jamais définitivement insurmontable. Quelle que soient tes blessures, ton histoire et tes galères, rien n’est infranchissable avec la foi en toi, la foi en l’autre, la foi en Dieu. Si un jour tu découvres que Dieu t’aime d’un amour infini, si tu as déjà fait cette Rencontre, alors n’oublie jamais que personne n’est jamais trop loin pour Dieu !

 

Et si Dieu n’existe pas ? Ne sois jamais déçu de croire et d’espérer en l’amour !

 

Un disciple demanda à son Maître : « Jadis, il y eut des hommes qui ont vu Dieu face à face. Pourquoi n’y en a-t-il plus de nos jours ? » Le maître répondit : « Parce qu’aujourd’hui, plus personne ne veut s’incliner aussi bas ! »

 

Je suis certain d’une chose pour toi, même si je ne te connais pas, même si tu ne connais pas Dieu : c’est que Dieu te connaît et t’aime ! Bonne route pour la grande aventure de la vie !

Quelques conseils pas trop cons …  pour la route, … on sait jamais !

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