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2 articles avec 2 novembre

Citrouilles et chrysanthèmes : mort ou vie ?

Publié le par Miniritou

Citrouilles et chrysanthèmes : mort ou vie ?

Ça y est ! les citrouilles sont de retour ! Et pas dans la marmite !  La fête d'Halloween est significative de la mentalité contemporaine : besoin de faire la fête, en utilisant si besoin la dérision pour exorciser nos peurs, spécialement face à la mort, toujours à l'affût de nous prendre un être cher. La foi chrétienne, dans les célébrations de Toussaint et le culte des morts apporte une autre réponse, moins rigolote, mais bien plus lumineuse !

31 octobre : Halloween

Cette fête est célébrée dans le monde anglo-saxon avec des citrouilles évidées, avec renforts de déguisements de sorcières, de fantômes et de morts-vivants. Les enfants font le tour des maisons du quartier pour demander des bonbons. En France, cette fête satisfait le goût de beaucoup pour l’occultisme, la sorcellerie. C’est aussi une manière de se moquer de la mort en rigolant et en se faisant peur. Halloween n’apporte cependant pas de réponse aux questions qui surgissent tôt ou tard quand quelqu’un est confronté à la mort « pour de vrai », au Mal et à la peur qui en découlent.

1er novembre : la fête de Toussaint

« Un saint, c’est quelqu’un qui a essayé de vivre comme Jésus, et qui y est arrivé »

(un enfant de CM1)

Cette fête remonte au 7ème siècle. Le pape Boniface ayant transformé le Panthéon de Rome en sanctuaire chrétien, il le dédie en l’a 610 à la Vierge Marie et à tous les saints. La fête de tous les saints fut fixée le 1er novembre au 9ème siècle.

L’Eglise veut célébrer la victoire de Jésus sur la mort et le rassemblement d’une foule immense autour de lui : les saints que nous sommes appelés à devenir.

Les chrétiens affirment dans leur foi qu’une communion profonde existe entre eux tous. Ils l’appellent la « communion des saints ».

C’est ainsi que le 1er novembre est la fête de tous les croyants, ceux qui acceptent de suivre le chemin que Jésus propose. Avec les chrétiens des temps passés, nous marchons sur le chemin de la foi à la rencontre de Dieu, précédés par ceux qui sont déjà auprès de Dieu. Des hommes et des femmes, par l’exemple de vie chrétienne qu’ils ont donné, même s’ils n’étaient pas parfaits, sont reconnus saints par l’Eglise (ils sont « canonisés », c'est-à-dire reconnus saints). Par l’amour qu’ils ont manifesté, ils donnent un sens à la vie humaine en nous montrant le chemin pour rejoindre la lumière de Dieu.

Les chrétiens célèbrent la Toussaint pour rappeler que nos peurs et nos angoisses trouvent une réponse dans la Résurrection du Christ qui nous ouvre un chemin de vie et de paix, celui que les saints ont découvert ici bas, à la lumière de l’Evangile. La fête du 1er novembre en France est un jour férié.

« L’oiseau chante, et il ne sait pas qu’il chante.

L’homme chante et il sait qu’il chante.

Le saint chante et il sait que c’est Dieu

qui chante en lui »

2 novembre : la fête des défunts

Les chrétiens pensent à ceux et celles qui sont morts, ceux et celles qu’ils ont connus et aimés. Malgré la peine et la souffrance de la séparation, souvent difficile à vivre, les chrétiens ont dans le cœur l’espérance que Dieu accueille ceux qui meurent dans sa lumière et qu’un jour, ils seront tous rassemblés dans la Présence d’amour de Dieu. Honorer et respecter les morts est très important. Des lieux pour se souvenir sont nécessaires : une tombe ou un jardin du souvenir… Des gestes d’affection (un bouquet de fleurs) expriment souvent ces liens qui ne disparaissent pas avec la mort. Le 2 novembre est un jour particulier de souvenir et d’espérance. Souvent, pour des raisons pratiques, on se rappelle des défunts le jour de Toussaint puisque c’est un jour férié plus facile pour se retrouver en famille.

« Jésus, nous le croyons est mort et ressuscité.

De même, nous le croyons, ceux qui sont endormis,

Dieu à cause de Jésus les emmènera avec son Fils »

(St Paul)

Rien n’est plus dangereux qu’un ressuscité,

Toujours à se faire rouler la pierre de ses tombeaux,

Toujours à s’en aller de ses cimetières,

Toujours à laisser les tombes vides.

On l’enferme dedans

Il est déjà parti

Il est dehors

Il est devant

Il n’est plus mort

Il est vivant!

Citrouilles et chrysanthèmes : mort ou vie ?

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Honorons nos défunts en priant pour eux

Publié le par Miniritou

Nous honorons nos défunts le 2 novembre en fleurissant leur tombe, en allumant une bougie sur leur sépulture. Parfois, ces gestes sont devenus des habitudes vides de sens, des rites sans profondeur. La prière pour nos défunts est une tradition qui remonte aux origines même de notre foi. Prier, c’est mettre notre cœur en chemin pour raviver le souvenir et confier à Dieu ceux qui nous sont chers et qui ont laissé un vide dans notre existence. Une manière chrétienne de prier pour un défunt est de faire célébrer une messe à son intention. Ça peut se faire, au-delà des distances, spécialement si on réside loin du lieu de sépulture de nos défunts. Unis à la prière de Jésus qui s’offre à son Père, unis à toute l’Eglise, la célébration d’une messe est un cœur à cœur avec le Seigneur pour associer une intention, en priant pour une personne vivante ou défunte. Faire célébrer une messe, c’est un cadeau de notre foi pour ceux qu’on aime. Pour demander la célébration d’une messe, prenez contact avec votre paroisse ou avec un prêtre. L’offrande associée à votre intention (de manière indicative dans le Tarn : 17 €) n’est pas pour « payer la messe » mais pour participer à la vie matérielle et à la mission des prêtres.

Honorons nos défunts en priant pour eux

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