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Gilet jaune : oui ou non ?

Publié le par Miniritou

J’avoue que je suis profondément interpellé par la situation socio-économique de notre pays : le mouvement spontané des citoyens « gilets jaunes » me questionne et me fait réfléchir.  J’avoue ne pas être en mesure de me positionner dans ce débat.

 

D’un côté, je perçois la difficulté grandissante des petits, des « sans dents » et des smicards qui ont du mal à joindre les deux bouts, à  garder sobrement une vie  normale : les taxes mises en place, si elles étaient justifiées par un engagement écologique clair, devraient avoir l’aval de la majorité des citoyens conscients de leur responsabilité personnelle et collective sur l’environnement.  Mais l’illisibilité des réformes du gouvernement, la mise en place de réformes qui semblent donner des avantages aux gouvernants, aux multinationales, aux puissants, face à une majorité silencieuse qui n’a plus envie de l’être, me donnerait envie de rejoindre le mouvement.

 

De l’autre côté, si ce mouvement a tout l’air d’un mouvement citoyen, avec ses tentatives de récupération politique – l’aubaine est trop belle pour les partis d’opposition à M. Macron – spontané et bon enfant, me laisse  malgré tout dans l’insatisfaction profonde. Les revendications, si elles sont multiples et souvent justifiées,  me laissent penser que chacun manifeste pour sa pomme, sans vrai souci du bien commun : les « gilets jaunes » interviewés au hasard des reportages, expriment leur ras le bol fiscal à cause de leur « pouvoir d’achat » en berne.

 

Qui se lèvera pour redonner une âme à notre vie en société ?

Qui fera la promotion réelle et incarnée des valeurs inscrites sur le fronton de nos mairies ?

Qui aura l’audace d’un pouvoir qui ne se situe pas au dessus des citoyens, mais à leur côté ?

Qui parmi nous sera capable de choisir une vie plus sobre et plus simple ?

Quel gouvernement saura montrer l’exemple d’une humilité et d’une intelligence inspirée pour gérer les deniers publics ?

Quel citoyen aura envie que change la société pour que les plus fragiles y aient leur place ?

 

Dans mon ministère de prêtre, je rencontre les puissants et les gens d’humble condition, les travailleurs et les chômeurs, les jeunes qui rêvent d’un autre monde et ceux qui profitent d’un système qui les satisfait.  Mes paroles, mes actes essaient d’œuvrer pour que la justice sociale et les valeurs de l’Evangile redonnent espérance à ceux que je rencontre.

Gilet jaune : oui ou non ?

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Catho indésirable…

Publié le par Miniritou

Catho indésirable…

Si c’est catho, c’est pas beau ! La cathophobie est une réalité. Même si elle ne se manifeste pas explicitement. Sous couvert d’un laïcisme exacerbé, elle devient pourtant de plus en plus évidente.

Expérience faite dans le carmausin : nous proposons à divers commerçants  l’affiche (illustration jointe) d’un spectacle  mettant en scène Marie et les femmes de l’Evangile.  Nombre de commerçants trouvent cette affiche « trop catho », agressive, à la limite de l’indécence… Ces mêmes commerçants qui n’ont pas hésité à décorer leurs vitrines de toiles d’araignées ou de têtes de mort, de zombies pour annoncer Halloween…

 

Dois-je désormais me cacher et rechercher le communautarisme d’un réseau de gens « catho friendly » pour diffuser les propositions de ma paroisse ?

Aimer le sport, la musique, les déguisements de zombie, ou les marchés de Noël est tout à fait respectable dans une société démocratique et libre. La liberté d’expression de toutes opinions politiques ou religieuses est d’ailleurs garantie par la déclaration des droits de l’Homme :

 

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites. (Article 18)

 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. (Article 19)

 

N’ai-je pas les mêmes droits en tant que catholique, que ceux qu’on accorde aux rugbymen ou aux amateurs d’art et même aux chanteurs de la chorale locale ? Quelles raisons peuvent justifier le refus de mon droit à présenter un événement catho et à inviter dans l’espace public toute personne intéressée à participer à cette initiative ?

 

La vie de l’Eglise n’intéresse plus la grande majorité. C’est un fait. Mais peut être qu’il y a malgré tout, plus de catholiques dans le Tarn que de gens intéressés par le vin primeur, par le cirque, la chasse ou par les tournois de belote ! Certes, L’Eglise a été complice dans un silence coupable sur des agissements criminels de certains prêtres. Mais au-delà du scandale, devons-nous payer les crimes de quelques-uns simplement parce que nous sommes catholiques, en nous cachant comme si nous avions à être honteux de notre foi  en Jésus-Christ ?

 

Je ne suis pas un sous-citoyen, un demi-français simplement par le fait que je sois chrétien. Je ne demande pas plus de droits que n’importe quel autre citoyen. Mais je n’en revendique pas moins !

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Message final des pères synodaux aux jeunes du monde

Publié le par Synode 2018

C’est vers vous, jeunes du monde, que nous, pères synodaux, voulons nous tourner, pour vous adresser des paroles d’espérance, de confiance et de consolation.

Ces jours-ci, nous nous sommes réunis pour écouter Jésus, « le Christ éternellement jeune », dont la voix révèle vos propres voix, vos cris d’exultation, vos plaintes… vos silences aussi !

Nous connaissons vos quêtes spirituelles, vos joies, vos espérances, vos douleurs, vos angoisses, vos inquiétudes. Nous désirons aussi vous adresser une parole : nous voulons contribuer au développement de votre joie, pour que vos attentes se transforment en idéaux. Nous sommes sûrs que vous êtes prêts à vous impliquer, avec votre joie de vivre, pour que vos rêves se réalisent concrètement dans votre vie quotidienne, et dans notre histoire humaine.

Que nos faiblesses ne vous découragent pas, que les fragilités et les péchés ne fassent pas obstacle à votre foi. L’Église est votre mère, elle ne vous abandonne pas, elle est prête à vous accompagner sur de nouveaux chemins, dans les hauteurs, là où le vent de l’Esprit souffle plus fort, chassant les noirs nuages de l’indifférence, de la superficialité et du découragement.

Lorsque le monde, que Dieu aime au point de lui avoir donné son Fils Jésus, est replié sur les biens matériels, sur le succès immédiat, sur le plaisir, lorsqu’il broie les plus faibles, aidez-le à se réveiller et à tourner son regard vers l’amour, la beauté, la vérité, la justice.

Pendant un mois nous avons cheminé ensemble, avec quelques-uns d’entre vous et beaucoup d’autres qui se sont unis à nous par la prière et l’affection. Nous désirons maintenant poursuivre ce chemin dans toutes les parties du monde, là où le Seigneur nous invite à être disciples missionnaires.

L’Église et le monde ont un besoin urgent de votre enthousiasme. Faites-vous compagnons de route des plus fragiles et des plus pauvres, de tous les blessés de la vie.

Vous êtes le présent, illuminez maintenant notre avenir !

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Saints et pécheurs …

Publié le par Miniritou

Saints et pécheurs …

 

 Il y a des saints et des voyous parmi les chrétiens… Même à Carmaux !

Saint Antoine de Padoue : le plus invoqué. Sainte Rita : la plus populaire. Saint François d’Assise : le plus admirable…  Qui peut dire quelque chose sur Saint Maximilien Kolbe, prenant la place d’un père de famille condamné à Auschwitz en 1944 ? Et les époux Louis et Zélie Martin  qui vécurent leur appel à la sainteté dans le mariage ? Pourquoi ne pas évoquer le jeune mexicain Saint José Luis Sanchez del Rio, tué à 14 ans en 1928 pour avoir refusé de renier sa foi catholique ! Dans le Tarn, qui connaît Saint Salvi ou St Amarand ? Qui a entendu parler de St Théordoric Balat, originaire de Montans, ou de Ste Emilie de Villeneuve qui a vécu à Castres ?

Il y a des saints et des voyous qui viennent à l’église, des gens bien et des tordus, des cœurs purs et des pervers, des gars honnêtes et des délinquants…  Ca fait souvent scandale. Pourtant, les saints d'hier nous montrent la route : regardons ces histoires de vies ordinaires, devenues témoins extraordinaires ! 

Etre chrétien aujourd’hui ne veut pas dire être à la hauteur du message du Christ ! Etre chrétien aujourd’hui, c’est prendre la route, résolument, humblement et lucidement : c’est demander l’Esprit-Saint comme GPS  et accepter l’Evangile comme carburant.

 La foi en Jésus-Christ, le désir de mettre l’Evangile à la première place est un appel de Dieu à devenir des saints. Pas des saints hors-norme, pas des saints « haut débit », juste un saint ordinaire. Un saint, il se donne et il donne, un saint, il fait de l’Evangile un chemin d’humanité, un chemin d’amour du Christ qui se propage à tout l’entourage. La sainteté, elle est contagieuse, non comme une peste, mais comme un fou rire, comme une envie de ressembler et de rassembler. C’est pour cela que la sainteté est la vocation de tout chrétien.

Allez, soyons fous ! Recherchons la sainteté, pas la perfection ! A nous de rendre crédible l’Evangile, Bonne Nouvelle annoncée et vécue, pour que « la joie de Dieu soit en nous et que nous en soyons comblés. » (Jean 17,13) 

Saints et pécheurs …

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1 000 000 de visiteurs

Publié le par Miniritou

D'après les statistiques fournies par OVER BLOG, en 13 ans et 4 mois, ...

ce blog a reçu 1 million de visiteurs qui ont visionné plus de 2 millions d'articles de mon blog.

Actuellement, il y a environ 300 visiteurs par jour : 9215 visiteurs durant le mois de septembre 2018.

Mon blog compte 857 articles publiés. Les commentaires sont désormais modérés suite à des publications qui relèvent de publicités et de mauvais liens.

Les lecteurs ont publié 4131 commentaires.

410 abonnés reçoivent un lien à chacune de mes publications.

 

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La vie à tout prix, la mort à tout prix

Publié le par Miniritou

Avez-vous remarqué combien notre société égalitariste et anti-discriminante veut paradoxalement à tout prix promouvoir la vie et aussi la mort ?

 

D’un côté, la Procréation Médicale Assistée (PMA) doit être généralisée pour toute femme, quelle que soit son statut, sa situation, si elle veut pouvoir porter et donner la vie à un enfant. Quitte à ce que cet enfant soit volontairement de manière planifiée, amputé définitivement de père.

D’un autre côté,  le suicide assisté, l’euthanasie active, trouve de plus en plus de soutiens dans l’opinion publique et sera tôt ou tard légalement autorisé et encouragé.

 

D’un côté, la souffrance légitime de femmes qui désirent un enfant, leur enfant, pas un enfant  d’un autre, pas un enfant adopté !

De l’autre côté, la souffrance accablante, physique ou psychologique, d’un malade qui redoute la déchéance de son corps et le non-sens d’une vie sans perspective.

 

Si l’on ne trouve pas bientôt la solution médicale et technique pour qu’un homme puisse porter et accoucher d’un enfant, on serainévitablement amené à généraliser le commerce (équitable ?) d’enfants qui seront achetés ou vendus pour  satisfaire un homme célibataire en mal d’enfant. La « Gestation pour Autrui » est une belle expression altruiste et humaniste qui équivaut de manière plus prosaïque à une « Grossesse Lucrative par Procuration ».

Dans une perspective transhumaniste, il est bien temps que la technique et la recherche médicale puisse enfin fabriquer des spermatozoïdes ou des ovocythes en dehors de tout apport  de matériau biologique d’origine humaine.

 

La P.M.A. comme l’euthanasie sont  les fruits et la  conséquence d’une société hyper individualiste où chacun à la droit de vie et de mort sur lui-même et, dérive ô combien inquiétante, sur l’autre : qu’il soit petit être vivant sans défense, ou personne affaiblie et dépendante. C’est pour cela que c’est très « tendance » !

 

Le mystère de la vie, comme le mystère de la mort, pensés philosophiquement dans un auto-référentiel individualiste, sont des impasses : être en capacité de se donner la vie à soi-même et éviter de pouvoir vieillir ou mourir sont encore des utopies scientifiques. Mais, qui sait, peut être pas pour longtemps ?

La vie à tout prix, la mort à tout prix

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3 suicides en 1 mois…

Publié le par Miniritou

3 suicides en 1 mois…

 

Cet été, j’ai été amené en quelques semaines à accompagner trois familles à l’occasion du suicide d’un de leur proche. La diversité des âges (27, 46 ou 82 ans), des situations familiales (célibataire, divorcé ou veuf) et des milieux sociaux me montre à quel point se révèlent de manière dramatique bien des fragilités humaines, familiales, physiques ou psychologiques.

 

Parler de suicide est un tabou.  Faire face à un suicide est un drame insurmontable tant il peut susciter de culpabilités, de regrets, d’incompréhensions.  Le suicide est tellement tabou qu’il est impossible, même sur des sites officiels, de trouver des chiffres ou des statistiques récentes… En 2012 (chiffres les plus récents que j’ai trouvé) une estimation assez floue indique autour de 10 000 suicides en France,  200 000 tentatives… S’il fallait oser une comparaison presque odieuse, les 3 645 morts sur les routes de France, la même année, ne font pas le poids.

Pourquoi donc le suicide est-il si tabou ?

Pourquoi donc est-il si peu médiatisé ?

Pourquoi personne n’évoque ce problème important dans notre beau pays de France ?

 

Il est aujourd’hui évident que les conditions de vie, le stress lié au travail ou au chômage, l’endettement, les fragilités psychologiques ou psychiatriques et que les problèmes affectifs (divorces, ruptures amoureuses…) sont des causes majeures. Et même, ô paradoxe, l’allongement de la vie favorise un climat suicidaire quand on devient dépendant.  Jadis, l’Eglise refusait les obsèques religieuses aux personnes qui se donnaient la mort, manière sans doute maladroite et dérisoire de dissuader ceux des fidèles qui seraient tentés.  Se taire peut-il  régler le problème ou apporter une issue ? Un des proches d’une personne qui s’est  donné la mort a même exigé que je n’évoque pas ce sujet au cours de ses obsèques.

 

Je suis convaincu autre paradoxe, que la foi, de plus en plus marginale, en une vie après la mort, est une raison de vivre ici bas. Je ne constate pas de suicides qui soient motivés par le désir de s’en aller vers Dieu, mais bien plus de situations où le suicide est une fuite de la vie présente marquée par des souffrances ou des fragilités devenues insupportables. Avoir la foi aide souvent à faire face aux défis de la vie, aux épreuves de l’existence. Rien n’est gagné, mais Dieu nous invite à affronter les problèmes. Sans foi, Dieu n’existe pas, et la vie est inéluctablement tournée vers une impasse. Alors, pourquoi attendre ? Les comportements suicidaires (alcool au volant, drogues ou risques divers) ne sont-ils pas aussi le symptôme d’une vie qui s’assèche inexorablement, sans que rien ne puisse la colmater ?

 

La société qui refuse de regarder la mort en face, la mort volontaire, la mort choisie, est coupable de non-assistance à personne vulnérables. Même quand les fragilités ne se voient pas. La société qui refuse de parler de la mort, se condamne à la subir tragiquement.

 

Parlons du suicide. Que tous ceux qui ont dû faire face à un drame si cruel osent donner leur témoignage. La mort fait mal, mais le silence peut tuer encore.

3 suicides en 1 mois…

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L'Argent

Publié le par auteur inconnu

Regardons les choses en face : les maux se multiplient dans notre société matérialiste à cause de l'appât du gain. Tant de problèmes sont avant tout lié à l'avidité de l'Homme. Gagner de l'argent, avoir, toujours plus, ou au moins, l'argent dont j'ai besoin ... Ca devient pour nombre de nos contemporains leur seule raison de vivre ....

 

Il peut acheter une maison, mais pas un foyer.

Il peut acheter un lit, mais pas le sommeil.
Il peut acheter une horloge, mais pas le temps.
Il peut acheter un livre, mais pas la connaissance.
Il peut acheter une position, mais pas le respect.
Il peut acheter la médecine, mais pas la santé.
Il peut acheter le sang, mais pas la vie.
Il peut acheter le sexe, mais pas l’amour.
Il peut acheter une église, mais pas le cœur de Dieu.
Il peut acheter un mausolée,mais pas la paix éternelle.

À la fin de sa vie, chacun repart comme il est venu !
Aucune richesse matérielle ne peut être emmenée de l’autre côté !

Ainsi l’argent n’est pas tout !
Les plus belles choses de la vie ne peuvent pas être achetées !

L’argent te fait croire qu’il faut gagner sa vie…
Alors qu’elle t’a été donnée à la naissance !

Vis pleinement ta vie !
Utilise-la pour croître et grandir !

Ta vraie richesse se mesure à l’aune de ton cœur…
À la profondeur de ton regard…
À la générosité de ta main !

L'Argent

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Que penser des neuvaines adressées à tel ou tel saint ?

Publié le par Xavier Cormary

 Nombreuses sont les neuvaines pour demander une grâce particulière au Seigneur par l'intercession de tel ou tel saint... S’il s’agit par là d’exprimer une volonté de persévérer dans la prière - persévérance à laquelle Jésus nous invite (Lc 18,1-8) -, alors cette pratique peut avoir du sens.

Mais il faut rester vigilant à plusieurs choses :

Tout d’abord s’adresser à un saint pour lui demander, du haut du ciel, son soutien fraternel, c’est bien, mais à condition que cette dévotion ne s’arrête pas en cours de route et qu’elle nous amène bien au Christ. Comme le note le dicton populaire : "Il vaut mieux s’adresser au Bon Dieu qu’à ses saints !"

Ensuite, le risque est d’attribuer à une formule répétitive un exaucement automatique de la prière. Rien n’est plus anti-chrétien que ces formules de "chaînes de prière" (déposées parfois au fond des églises ou envoyées par courrier de manière courageusement anonyme !) qui garantiraient l’exaucement quasi-magique du seul fait d’avoir été répétées le nombre de fois et de la manière indiqués ou d'avoir, ô péché écologique, photocopié la prière en 81 exemplaires ! Il est vrai que, si nous faisons confiance à Dieu, nous sommes sûrs que notre prière sera exaucée. Mais c’est au sens où elle nous transformera et pas nécessairement au sens où Dieu nous accordera exactement ce que nous lui demandons et de la manière dont nous le lui demandons !

Quant à la tradition des neuf jours consécutifs, il faut se rappeler qu’autrefois les très grandes fêtes liturgiques duraient... huit jours. Avec la célébration de la veille (vigile), cela faisait neuf. D’où la tradition de neuvaine. Depuis Vatican II, seules les célébrations de Noël et de Pâques se poursuivent "pendant huit jours de suite".

Dans son désir légitime de persévérer dans la prière, chacun est donc amené à un petit discernement pour d’une part ne pas confondre ses dévotions privées avec les grands cycles liturgiques, d’autre part ne pas laisser troubler son dialogue personnel avec le Seigneur par des pratiques teintées de superstition de démarches qui, sous couvert de s'adresser à Dieu, peuvent devenir des pratiques ésotériques tournées vers Satan.

 

 

Que penser des neuvaines adressées à tel ou tel saint ?

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Parler de Jésus-Christ à des jeunes…

Publié le par Xavier Cormary

 
A travers mon ministère de prêtre, de nombreuses occasions de rencontrer des jeunes se présentent à moi. Aujourd’hui, être jeune et chrétien, pour certains, minoritaires, c’est un acquis familial qu’ils ont assimilé ou découvert par eux-mêmes. Pour la plupart, être chrétien relève d’une fantaisie dépassée et périmée. Aussi parler du Christ à ces jeunes est parfois un défi difficile. Avant de parler, il me semble essentiel de sourire. D’être témoin de la joie de Dieu, de la joie que Dieu me donne à travers la foi que je cultive, à travers aussi mon ministère de prêtre. Que ceux qui me croisent découvrent l’Evangile dans ma vie et sur mon visage avant de l’entendre dans ma bouche. C’est une attitude qui me semble aujourd’hui fondamentale et essentielle : les jeunes et « le monde écoutent plus facilement les témoins que les maîtres, ou, s’il écoute les maîtres, c’est qu’ils sont aussi témoins » (Paul VI) Je suis responsable de montrer Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui.
 
Comment vouloir et espérer voir des jeunes qui aillent avec enthousiasme participer à une messe dominicale lorsque beaucoup de chrétiens, venus célébrer le « Ressuscité » tirent une tête d’enterrement, ne chantent guère, ne participent que du bout des lèvres aux prières et aux chants… Ce n’est pas possible, et ceux qui sont encore là sont sans doute des héros ! En tant que prêtre, je me sens particulièrement responsable puisque j’ai un rôle central dans les célébrations : Des prédications dites sans conviction, des sacrements vécus au minimum, des prières et des paroles dites sans joie, et sans foi, sont des contre témoignage de notre foi. Nombre de jeunes le sentent et partent sur la pointe des pieds quand « ils ont tout fait » (traduire = première communion et profession de foi !)
 
Ce jour de Pâques, j’ai dit à mes paroissiens : « Souriez, Christ est ressuscité ! » et ils ont souri ! Je suis convaincu, comme prêtre et animateur auprès des jeunes qu’il faut trouver un langage qui soit accessible aux jeunes d’aujourd’hui. Trouver des paraboles actuelles pour annoncer l’Evangile au XXI° siècle... Comme Jésus lui-même trouvait les histoires de la société de son époque pour parler de l’amour de Dieu. Faire parler un nain de jardin dans une homélie de Pâques avec des enfants leur permettra sans doute mieux de saisir le message du tombeau vide découvert dans un jardin, plutôt que de grandes envolées théologiques pourtant parfois nécessaires pour exprimer la résurrection.
 
Parlons le langage d’aujourd’hui, pour les jeunes d’aujourd’hui, mais surtout que notre message soit fondé sur une cohérence de vie entre nos discours et nos actes. C’est là que le message de Jésus-Christ passera. Et les jeunes en redemanderont !
 

                                                                                  

Parler de Jésus-Christ à des jeunes…

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