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Émerveillements des dernières semaines : Top 10 des joies d'un prêtre

Publié le par Miniritou

L’actualité est bien morose : il est temps de se ressaisir et de regarder avec émerveillement les derniers événements qui ont marqué ces derniers mois dans ma vie de prêtre. TOP 10 des plus beaux moments…

  • En TOP 10 : La messe des confréries gastronomiques de la région et mon intronisation, le 7 juillet dernier, dans la confrérie des échaudés de Carmaux, engagé à promouvoir ce fameux biscuit, spécialité carmausine.
  • En TOP 9 : Le bonheur d’assister à la projection du film « Lourdes » à Carmaux, un film émouvant qui nous plonge au cœur du mystère de la Cité mariale, au cœur de la démarche de pèlerins.
  • En TOP 8 : la rencontre à Lisieux de Carmen et Arthur, pour la préparation de leur mariage le 27 juillet en Andalousie. J’ai accepté de célébrer leur mariage : je connais Arthur depuis une douzaine d’années.
  • En TOP 7 : La confirmation d’Eléonore, à Lavaur, avec 24 autres adultes du diocèse : nous l’avons accompagnée tout au long de l’année.
  • En TOP 6 : La préparation à Carmaux du Festi’catho, initiative des jeunes de la paroisse qui sera un temps fort les 17 et 18 août 2019 : spectacle, musique, veillée de prière, jeux et animations… Un week-end qui s’annonce riche !
  • En TOP 5 : Le pèlerinage diocésain que j’ai accompagné à Alençon, Lisieux et Mont St Michel, avec 45 personnes venues de tout le diocèse. Une belle semaine à la rencontre des Saints  Zélie et Louis Martin, de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus… Des haltes à Pontmain et à Rocamadour, pour confier à Marie toute ma vie, ma paroisse, ma famille.
  • En TOP 4 : Quelques jours de vacances au Chambon sur Lignon, en Haute-Loire : randonnées forestières, repos, et rencontre avec la communauté catholique et protestante. Découverte de l’histoire de ce haut lieu de mémoire, avec la mobilisation durant la Seconde Guerre mondiale pour protéger et cacher des centaines d’enfants juifs.
  • En TOP 3 : La rencontre de S.M. 30 ans et D.C. 20 ans, qui sont venus pour me confier leur désir de recevoir le baptême.
  • En TOP 2 : La profession de foi de mon neveu et filleul Alexis qui a vécu de belle manière cette étape dans son chemin de foi, malgré l’hospitalisation de sa maman.
  • En TOP 1 : Le 20ème anniversaire de mon ordination : Je pensais célébrer une messe d’action de grâce en petit comité, mais c’était sans compter sur les confrères et sur quelques paroissiens qui avaient préparé une fête surprise : plus de 100 personnes à la messe du jeudi 4 juillet et un apéritif dinatoire sympathique dans la cour du presbytère.

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Vers une laïcité a-religieuse ?

Publié le par Miniritou

Vers une laïcité a-religieuse ?

On soupçonne encore les chrétiens de vouloir imposer leurs idées à la société toute entière : s’ils dénoncent certaines lois, les chrétiens annoncent d’abord et surtout, en s’appuyant sur l’Evangile, la dignité et le respect dû à toute personne : le migrant, l’étranger, comme la personne handicapée ou en fin de vie. Du coup, tous les moyens sont bons pour les réduire au silence : moqueries et vexations, embargo médiatique sauf pour les ignobles scandales ou les affaires qui salissent ou embarrassent l’Eglise ou les chrétiens…  Il est clair que la foi ne rend personne irréprochable.

Il est révolu le temps où l’Eglise, avec un discours péremptoire et dogmatique, essayait d’imposer sa pensée, sous peine d’excommunication ou de bûcher pour les contestataires ou les opposants. En ce sens, la laïcité qui respecte la liberté de conscience, « garantit le libre exercice des cultes » mais qui «ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte » est une bonne chose, une très bonne chose.

 Or le problème est bien aujourd’hui plus que jamais la liberté de conscience en matière religieuse :

  • Pourquoi le fait de communiquer, de donner une simple information, dans les journaux, dans les lycées ou sur des panneaux municipaux est devenu tabou ? Aujourd’hui, annoncer dans l’espace public une fête paroissiale, une conférence biblique ou informer les élèves d’un lycée qu’il existe une aumônerie est devenu impossible « au nom de la laïcité ». On nous laisse encore le droit d’apposer des affiches aux portes des églises : ouf !
  • Oui c’est vrai : le prosélytisme des chrétiens d’hier a semé la suspicion et suscite la méfiance aujourd’hui. Mais la laïcité athée et a-religieuse n’a rien à voir avec la laïcité de la République française.

Pourquoi les chrétiens devraient-ils être considérés comme des sous-citoyens, dans la République laïque ? Le mot « religion » serait-il considéré comme tabou et offensant pour les non-croyants ?

Comme chrétien, je ne demande pas plus que ce que la loi républicaine exige. Mais je n’en demande pas moins. La censure de toute initiative ou proposition religieuse peut-elle servir le « vivre ensemble » républicain, si cher à nos gouvernants ?

Bannir la prosélytisme et toute forme de doctrine religieuse intégriste qui voudrait s’imposer à la nation est un devoir de la République : refuser l’hégémonie a-religieuse est, de la même manière, une exigence de l’état laïc qui garantit la liberté de conscience.

En conclusion, je ne peux, au nom de l’Evangile, que m'engager à respecter et écouter ceux qui ne partagent pas les mêmes opinions, les mêmes convictions que moi. Mais ai-je le droit d’espérer qu’ils en fassent de même ? Albert Camus, qu’on ne peut pas soupçonner de complaisance religieuse, écrivait dans ses écrits politiques : « Je n’essaierai pas de modifier rien de ce que je pense, ni rien de ce que vous pensez (pour autant que je puisse en juger) afin d’obtenir une conciliation qui nous serait agréable à tous. Au contraire, ce que j’ai envie de vous dire aujourd’hui, c’est que le monde a besoin de vrai dialogue, que le contraire du dialogue est aussi bien le mensonge que le silence, et qu’il n’y a donc de dialogue possible qu’entre des gens qui restent ce qu’ils sont et qui parlent vrai. »

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L’oubli de Dieu anéantira l’Homme.

Publié le par Miniritou

L’oubli de Dieu anéantira l’Homme.

Tout va bien ! En France, en Europe, tout part « en couille ! » : la délinquance est en hausse, le fanatisme gagne du terrain, la jeunesse est shoutée au cannabis. Les familles sont décomposées, certains sont en burn out tandis que d’autres n’ont pas de travail. Nous sommes inondés de « fake news ». La classe politique est soupçonnée de se servir au lieu de servir. Même le climat est déréglé et les nourritures sont trafiquées ! Bref, tout va bien !

En Occident, trop longtemps c’est Dieu qui a commandé et qui a imposé ses règles : on pensait qu’il voulait nous réduire en esclavage avec ses commandements* (Vous vous rappelez un peu ? Tu ne commettras pas de meurtre ; tu ne commettras pas de vol ; tu ne porteras pas de faux témoignage…)

 Il fallait bien s’en défaire et les reléguer aux oubliettes afin que l’Homme démontre et se prouve à lui-même qu’il n’a pas besoin ni de la religion, ni d’un Dieu qui saurait mieux de lui ce dont il a besoin pour être heureux !

Ah la liberté ! Ahh l’égalité ! Ahhh la fraternité ! Enfin réalisées, dans la sainte République laïque enfin délivrée de l’obscurantisme du christianisme et d’une Loi divine dépassée par les progrès de la recherche et de l’innovation !

Mieux encore, d’ici à quelques années, l’Homme moderne va enfin arriver à se créer lui-même : bébés sans parents, et à s’achever quand il voudra et comme il voudra : souveraine puissance de décider si tel enfant à naître à droit de vivre et si tel « légume » handicapé ne devrait pas être piqué.

Tout est bien qui finit bien ! Tout va bien en France : il ne nous manque plus que la potion d’immortalité pour ceux qui voudraient rester éternellement dans ce monde génial où Dieu a enfin été éradiqué et où la religion ne servira plus que d’alibi aux fanatiques de tous bords pour parler encore de Dieu.

 

*Retrouvez le texte intégral des préceptes périmés dans le livre de l’Exode, chapitre 20, versets 1 à 18

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Vincent Lambert : bioéthique ou bio- étiquette ?

Publié le par Miniritou

Vincent Lambert vient de mourir. Il est devenu malgré lui le symbole de la lutte pour « le droit à mourir dans la dignité », autrement dit l’euthanasie. La famille déchirée s’est retrouvée, par caméras interposées, pour les uns à défendre la vie de leur enfant, pour les autres à refuser l’acharnement thérapeutique (ou médiatique ?) et à laisser Vincent mourir après 10 ans dans un état de handicap profond et, a priori, irréversible.

Rappelons tout de même que n’importe quel malade, immobilisé dans son lit, si on arrête de le nourrir et de l’hydrater, meurt en quelques jours.

Peut-on penser que le retentissement et la pression politico-médiatique de cette triste affaire ait eu raison, pour la famille, les médecins, de leur patience et de leur attachement à la vie de Vincent ?

Des centaines de Vincent Lambert sont actuellement hospitalisés dans un état proche de celui de Vincent. La notion d’acharnement démesuré est le principe qui est au cœur de cette affaire et de ce débat dans notre société.

Si le fait de nourrir et d’hydrater un patient incapable de le faire par lui-même est de l’ordre de l’acharnement parce qu’un état végétatif chronique implique aucun espoir de guérison, il faut alors euthanasier ces milliers de malades qui sont atteints de pathologies incurables.

Une fois de plus, même si l’argument n’est pas mis sur la table, il s’agit de prendre en compte la rentabilité et le coût social de soins ou d’hospitalisations continus pour les malades gravement atteints. Alors que l’Etat  a décidé de dérembourser l’homéopathie, il veut décider parallèllement, promesse électorale oblige, que toute femme puisse obtenir un enfant aux frais de la Sécurité sociale : enfant sans père : société sans repère.

Ces questions de bioéthique : avortement, contraception, PMA, GPA, euthanasie, dons (trafic ?) d’organes, trans-sexualisation, tout comme la prostitution, la pornographie et la traite des êtres humains, ont deux points communs : dans une société écolo-responsable, elles s’inscrivent en parfaite contradiction avec l’écologie humaine, l’être humain étant comme déconnecté de son environnement. Elles accentuent par ailleurs l’émergence d’une économie où l’Homme n’est plus un acteur mais l’objet même, la marchandise négociable dans ce "modèle" de société. Reste à savoir combien un être humain peut se négocier, avec ou sans accord du législateur !

 

Xavier Cormary, prêtre, adepte du bon sens

Vincent Lambert : bioéthique ou bio- étiquette ?

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4 juillet 1999 - 4 juillet 2019 : Ma Passion, c'est Quelqu'un !

Publié le par Miniritou

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Le sacrement de la confirmation

Publié le par Miniritou

Quelques jeunes héroïques, soutenus par leur famille et sans doute un groupe de jeunes chrétiens dans lequel ils s’investissent, et surtout poussés par l’Esprit-Saint reçoivent, dans leur paroisse, le sacrement de confirmation. Sans doute un sacrement qui risque de tomber aux oubliettes sous peu… Nombre de baptisés aujourd’hui ne sont pas confirmés. 90 % des enfants baptisés ne reçoivent pas la confirmation, démarche qui couronne l’initiation chrétienne au bout d’un cheminement de plus en plus personnel !

La confirmation : Dieu me confirme que je suis son enfant Bien-aimé ! Il me l’a signifié au jour de mon baptême, mais comme j’ai du mal à le croire, à le vivre, il en remet une couche ! Que je n’oublie jamais que l’Esprit-Saint est donné en abondance, et que par mon baptême, Dieu me donne une dignité égale à celle de Jésus et la mission de vivre cette dignité dans l’ordinaire de ma vie !

La confirmation est généralement donnée à l’adolescence. Pourtant, nombre d’adultes demandent ce sacrement. Il y a quelques jours dans notre diocèse, ce sont 25 adultes qui ont reçu ce sacrement à Lavaur.

Ce sacrement est exigé pour devenir parrain ou marraine de baptême. C’est une démarche qui conduit à découvrir l’Eglise sous un jour nouveau : animé par l’Esprit de Pentecôte, chaque baptisé se découvre personnellement appelé et envoyé en mission, au nom de Jésus. Comment guider un frère sur les chemins de l’Evangile si on n’avance pas soi-même sur ce chemin ! Question de logique et de cohérence !

Si vous êtes parrain ou marraine, demandez-vous de quelle manière vous remplissez votre mission aujourd’hui auprès de votre filleul ou filleule ! Il serait temps de s’y remettre et de prendre ce rôle au sérieux, au nom de l’Eglise !

Le sacrement de la confirmation

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La sexualité d'un prêtre

Publié le par Miniritou

Prêtre donné à Jésus pour toi   #giventojesusforyou #donneajesuspourtoi

Ce jeudi-saint 2019 marque pour moi un tournant dans ma vie et mon sacerdoce. Le jeudi qui précède la fête de Pâques est, traditionnellement, la fête du sacerdoce, puisque c'est le jour où le Christ a institué l'eucharistie, et que les prêtres reçoivent la mission de "faire ceci en mémoire de lui".

Depuis 14 ans, dans ce blog, je n'ai jamais voulu exposer ce qui relève de ma vie intime et personnelle. Le témoignage que je donne ici et que j'ai souhaité enregistrer en vidéo ( avec mes pauvres moyens et ma petite caméra :) ) est aujourd'hui une exposition intime de ce que j'essaye de vivre. J'insiste sur le fait qu'il n'y a rien d'exemplaire dans ma vie. Si je souhaite partager cela publiquement, c'est parce que j'aime le Christ, j'aime l'Église et je suis choqué et anéanti de constater que des prêtres ont sali leur sacerdoce en commettant des actes odieux. Je ne fais pas partie de ceux-là. Je n'ai pas de double vie. 

Mon célibat, il a du sens pour moi. Et je souhaite qu'il ait du sens pour ceux qui aiment les prêtres, qui gardent confiance en eux, malgré tant de d'occasions de douter et de remettre en cause l'idée ou la réalité du ministère sacerdotal.

 

 

J’ai 46 ans. Je suis prêtre dans le Tarn. Cette année, je vais célébrer le 20ème anniversaire de mon ordination. Je suis entré au séminaire le jour de mes 19 ans, après une année de vie étudiante à Perpignan. Le choix du célibat a été un choix fait de manière évidente, dès le début de ma formation et j’ai pris cet engagement important et solennel au jour de mon ordination, 8 ans après. Ce choix naturel, je l’ai fait dans l’enthousiasme de ma jeunesse : il devait devenir peu à peu, surnaturel pour que j’apprenne à enraciner ce choix dans la confiance et la fidélité de Dieu !

Le contexte de suspicion dans lequel un certain nombre de scandales qui incrimine des prêtres, infidèles à leurs engagements, et auteurs de faits ignobles, mais aussi les révélations sur les frasques de certains prélats à Rome, ou la découverte de certains prêtres menant une double vie me conduisent aujourd’hui à témoigner humblement, mais avec la vérité qui est celle que je dois à Dieu, de ce qu’est ma vie, mon célibat, mon sacerdoce. Je veux aujourd’hui l’exprimer dans ces lignes.

Je ne sais pas comment un prêtre ou un évêque peut décemment célébrer les sacrements, en ayant sur la conscience des péchés aussi graves que ceux que nous découvrons dans les scandales révélés ces derniers mois. Une schizophrénie spirituelle honteuse et déshonorante qui me révolte et m’afflige, tellement elle jette le discrédit sur la fidélité de tant et tant de consacrés, fidèles à leurs engagements.

Dire que je suis puceau n’est pas une honte : c’est même une fierté même si ce mot qui parle de virginité est devenu tellement vulgaire. Je n’ai jamais eu de relations sexuelles ni avec une femme, ni avec un homme, ni avec un enfant, bien entendu. Je précise les choses.

A travers mon sacerdoce, j’ai la joie d’offrir chaque jour ma vie au Seigneur et à mes frères en leur donnant mon temps, mon cœur de prêtre et mon corps. Quand Jésus offre son Corps, donne sa vie dans chaque eucharistie que je célèbre, j’essaye aussi de me donner tout entier, uni à Lui. De nos jours, tant de personnes donnent leur corps, sans rien d’autre à offrir à leur partenaire qu’un instant de plaisir éphémère…

Evidemment, si je disais que je suis indemne de tout péché dans le domaine de la pureté et de la chasteté, je mentirais : ce serait bien faux ! Je suis un grand pécheur. Mon humanité et mes fragilités sont réelles et même bien profondes. Bien des souillures et des fantasmes font ma honte. Je ne peux que les offrir au Seigneur à chaque confession, en lui demandant de me renouveler sa miséricorde et de me garder, jour après jour, fidèle aux promesses de mon ordination.

Aujourd’hui, je suis heureux d’être prêtre, et fier du célibat qui m’ouvre à une vie relationnelle différente : mon cœur ouvert à chacun qui ne se referme pas sur tel ou telle de manière exclusive. Mon célibat, c’est le cadeau que je fais à Dieu pour servir humblement la communauté, les hommes et les femmes du Ségala vers lesquels mon évêque m’envoie.

Je souhaite, de tout mon cœur, de tout mon corps, être digne de la mission que le Seigneur me confie, comptant sur la force de son Esprit, capable de faire de moi le Serviteur dont le monde et l’Eglise ont besoin.

 

Xavier Cormary, PPP (pauvre prêtre pécheur)

 

English text

The sexuality of your priest

I am 46 years old. I am a priest in the Tarn. This year, I will celebrate the 20th anniversary of my ordination. I entered the seminary on the day of my 19th birthday, after a year of student life in Perpignan. The choice of celibacy was an obvious choice from the beginning of my formation and I made this important and solemn commitment on the day of my ordination, 8 years later. This natural choice, I did in the enthusiasm of my youth: it was to become little by little, supernatural for me to learn to root this choice in the trust and fidelity of God!


Faced with a context of suspicion in which a number of scandals incriminate priests, unfaithful to their commitments, and authors of ignoble facts, but also the revelations about the escapades of some prelates in Rome, or the discovery of some priests leading a double life, I want today to testify humbly. In front of God, in the truth and in conscience, I want to share to you what is my life, my celibacy, my priesthood. I want to express it in these lines.


I do not know how a priest or a bishop can decently celebrate the sacraments, having on his conscience sins as serious as those we discover in the scandals revealed in recent months. A shameful and dishonorable spiritual schizophrenia that revolts and afflicts me, so much it discredits the fidelity of so many consecrated people, faithful to their commitments.


To say that I am a "puceau" is not a shame: it is even a pride even if this word that speaks of virginity has become so vulgar. I have never had sex with a woman, or a man, or a child, of course. I specify things.

Through my priesthood, I have the joy of offering my life every day to the Lord and to my brothers by giving them my time, my priestly heart and my body. When Jesus offers his Body, gives his life in every Eucharist that I celebrate, I also try to give myself whole, united to Him. Nowadays, so many people donate their bodies, with nothing else to offer their sexual partner but a moment of ephemeral pleasure ...

Of course, if I said that I am unscathed from all sin in the realm of purity and chastity, I would lie: it would be wrong! I am a great sinner. My humanity and my fragilities are real and even profound. Many defilements and fantasies are my shame. I can only offer them to the Lord at each confession, asking him to renew his mercy and to keep me, day after day, faithful to the promises of my ordination.


Today, I am happy to be a priest, and proud of celibacy that opens me to a different relational life: my heart open to everyone who does not close on this or that exclusively. My celibacy is the gift I give to God to humbly serve the community, the men and women of Ségala to whom my bishop sends me.

I wish, with all my heart, with all my body, to be worthy of the mission that the Lord entrusts to me, counting on the strength of his Spirit, capable of making me the Servant that the world and the Church need.

Xavier Cormary, PSP (poor sinner priest)

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Pourquoi la messe n’est pas facultative dans la vie d’un chrétien …

Publié le par Miniritou

Parce que …

C’est le sacrement que Jésus nous a laissé … « Faites ceci en mémoire de moi »

C’est le sacrement de la rencontre … du Corps à corps, du cœur à cœur…

C’est le sacrement de la charité : servir, non pas être servi …

C’est le sacrement de la Parole et du Silence

C’est le Sacrement de la joie de Dieu, de la joie de l’Homme…

C’est le sacrement de la souffrance de Dieu qui rejoint les souffrances humaines…

C’est le sacrement de l’offrande de Jésus à son Père, de notre offrande au Père…

C’est le seul moyen que Dieu a trouvé pour se donner à nous chaque jour, sans que nous soyons lassé !

C’est le sacrifice du Christ qui nous libère de la mort parce qu’il nous plonge dans la sienne !

C’est le sacrement de notre destinée : nous recevons ce que nous sommes appelés à devenir : son Corps !

C’est le sacrement qui nous configure au Christ pour lui ressembler davantage : « Ce n’est plus moi qui vit c’est le Christ qui vit en moi »

C’est le sacrement qui ne nous laisse jamais tranquille face aux drames de l’Humanité !

C’est le sacrement du Dieu à portée de main, à portée de cœur !

 

Pourquoi la messe n’est pas facultative  dans la vie d’un chrétien …

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Bien construire une relation de couple

Publié le par Miniritou

Des jeunes - et des moins jeunes - se rendent compte de plus en plus que les habitudes actuelles qui consistent à « sortir ensemble » sans y être préparé, en ayant comme bagage qu’une éducation à la contraception et quelques notions glanées sur internet, ne suffisent pas à construire une vie affective épanouie et heureuse. Beaucoup de jeunes sont confrontés à des ruptures douloureuses, après quelques semaines, quelques mois et même quelques années de vie en couple. Ça fait des dégâts, et ça laisse des traces.  La plupart des échecs et des ruptures sont souvent le résultat d’un orgueil qui laisse croire qu’on « sait » et qui néglige les décisions et les choix judicieux.

Pour sortir de l’impasse « larguer ou se faire larguer », il faut peut-être appliquer des résolutions de bon sens :

  • Le sexe mis à la première place, manière de « s’essayer » est sans doute à bannir : aimer, c’est attendre l’autre, et sans engagement profond, la relation sexuelle est souvent la cerise qu’on consomme avant de jeter le gâteau à la poubelle. Jamais le fait de passer à l’acte ne doit constituer un chantage, même implicite !
  • La sincérité ne suffit pas : on peut sincèrement se faire illusion, se mentir à soi-même. Il faut passer de la sincérité à la vérité. Le ressenti ne suffit pas. Il y a des choses objectives qui doivent servir de fondations : la réciprocité dans la relation ; la capacité à instaurer une vraie communication ; le pardon …
  • Ne pas se fier qu’aux paroles, mais regarder les actes de celui/celle qui me regarde avec ses yeux brillants : on vérifie souvent dans la vie quotidienne hors de la relation de couple, les véritables qualités et la vraie personnalité de celui qui se montre sous son plus beau jour tellement il est amoureux !
  • Ne jamais sous-estimer le passé, son histoire familiale, son éducation, ses blessures intimes. Elles ont et auront souvent une influence sur la relation de couple. Cela suppose, avant de s’engager de bien connaître celui de qui on tombe amoureux. Cela demande donc du TEMPS avant de « sortir ensemble ». C’est souvent le problème majeur : on sort ensemble PUIS on apprend à se connaître : c’est mettre la charrue avant les bœufs !
  • Ne pas imaginer qu’on arrivera à changer fondamentalement l’autre dans ses défauts et ses habitudes dérangeantes. Chassez le naturel, même par amour, il revient au galop. Quand les différences ou la personnalité de l’autre me dérangent, il faut savoir rapidement mettre un terme à une relation qui est d’avance condamnée à l’échec !
  • La relation exclusive « cocon » qui fait oublier à Roméo ses amis, sa famille, qui empêche maladivement Juliette de parler à aucun garçon est un des grands pièges actuels. La relation amoureuse qui oblige à être 100 % avec son copain/sa copine est aussi dangereusement fragile. La jalousie est un manque de confiance en l’autre, et la confiance ne peut pas s’établir en quelques semaines, ni en en quelques mois : la confiance demande aussi du TEMPS !
  • Autre signe des temps : « Je suis trop jeune pour m’engager ! » Jadis, on se mariait fréquemment à 20 ou 22 ans. Les conditions de vie ont certes, changé, mais on recule l’échéance d’un engagement effectif, souvent pour des prétextes matériels (études ; travail ; argent…) Pourtant, on fait tout comme si on était engagé : on achète une maison à deux, ou on cohabite encore une fois pour des questions matérielles (un seul loyer à payer !)  Mais on fait cela sans donner priorité aux moyens affectifs et spirituels pour vivre une relation qui va au bout de sa logique.
  • On imagine aussi souvent que la multiplication des relations entre 15 et 25 ans permet de bien préparer une relation plus sérieuse à 26 ou 30 ans. C’est attitude consumériste qui parait bien matérielle, considérant que chaque partenaire peut être interchangeable avec un/ une autre. C’est une pensée relativiste qui induit le provisoire et multiplie les chances d’en rester définitivement à du bricolage affectif provisoire.

Celui qui veut réussir sa vie affective doit en prendre les moyens. Pour cela, il ne peut se fier à la facilité que la société actuelle encourage. Il faut chercher des solutions et des soutiens ailleurs, dans un mode de vie à contre-courant, pour un « développement affectif durable ».

Bien construire une relation de couple

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Dieu n’est pas un loup pour l’homme

Publié le par Miniritou

Une des grandes qualités du pape François est sans doute de savoir dire avec des mots simples que le sujet principal de la foi chrétienne est le Dieu-Trinité et que son objet est l’Homme. En effet, très souvent, on oppose les droits de Dieu aux droits de l’Homme, en inventant des prétendues doctrines ou des arguments qui laissent croire que Dieu est un loup pour l’être humain.

Dans les actualités récentes, force est de constater que c’est bien l’Homme qui est un loup pour son prochain, même dans l'Eglise : le plus innocent outragé, le moins rentable licencié, le plus faible éliminé, le plus fragile euthanasié...  n’auraient-ils pas  tous la même dignité ? On crée ainsi des catégories artificielles de personnes : certaines étant plus égales entre elles que d’autres.

L'Évangile et le message chrétien que porte l’Eglise, si souvent ridiculisés et caricaturés par des rapporteurs qui mettent en avant un argument, une déclaration sortis de leur contexte, ont toujours la prétention de favoriser la réflexion et l’émergence de choix personnels ou collectifs qui fassent droit à la dignité humaine, et qui permettent un plein exercice de la liberté de conscience, dans la mesure ou cette liberté de conscience est véritablement éclairée et guidée par le souci du Bien commun intégral de l’Homme, de tout homme, de tout l’Homme !

Qui peut trouver un seul texte du magistère de l’Eglise (récent, daté d’après 1965, car par le passé, il est évident que les choses n’étaient pas aussi claires) qui ne soit pas au service de l’humanité, appelant à rendre ou à garder la dignité de la personne humaine ?

Aujourd’hui, si tant de personnes sont des adversaires violents de l’Eglise, et rejettent la foi chrétienne, sans doute est-ce parce qu’ils s'arrêtent aux scandales provoqués par certains clercs, qui bafouent leur vocation et trahissent la confiance des petits. Ils n’ont pas perçu dans le témoignage édifiant des autres chrétiens, et dans le discours de l’Eglise que l’essence même de notre foi procède de la primauté du respect de l’être humain, dans sa dimension personnelle, intérieure, sociale, et spirituelle. Je me souviens encore cette remarque de Mgr André Lacrampe, alors évêque d’Ajaccio, qui affirmait lors d’une rencontre en petits groupes à Lourdes en 1999 : « La perte du sens de Dieu dans notre société sera la perte du sens de l’Homme. » Je crains hélas qu’il fut prophète de la réalité qui est à notre porte.

En voulant vivre sans Dieu, à cause des hommes défaillants, censés porter sa voix et son message, les hommes d’aujourd’hui prennent le risque d’un auto-génocide insidieux qui touche d’abord les plus vulnérables : enfants à naître, personnes en fin de vie, et qui interdit à l’Homme de répondre à sa nature humaine. L’être humain devient un concept, une théorie, un matériau.

L'Eglise, non pas parce qu'elle serait à la hauteur de l'idéal qu'elle prêche, mais parce qu'invariablement, elle  prend le parti de l'être humain, doit sans cesse se convertir pour plus de fidélité au Christ et à son message. Mais une société qui se déshumanise crée de la violence et court finalement le risque de se perdre.

Que Dieu lui-même écoute le cri des pauvres, de tous les pauvres qui le cherchent sans le savoir, qui le rejettent sans le connaître, ou qui l’adorent sans rester pleinement humains.

Dieu n’est pas un loup pour l’homme

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