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Catholique anonyme : une conversion inattendue

Publié le par Miniritou

Publié dans Vidéos

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Béatification de Jean-Paul II : Témoignage de Sr Marie Simon-Pierre

Publié le par Miniritou

 

J'étais atteinte d'une maladie de PARKINSON diagnostiquée en juin 2001, celle-ci était latéralisée à gauche ce qui m'handicapait beaucoup, étant gauchère. La maladie évoluait doucement au début mais, au bout de 3 ans les symptômes s'amplifiaient, accentuant les tremblements, les raideurs, les douleurs, les insomnies... A partir du 2 avril 2005 la maladie me ravageait de semaine en semaine, je me voyais diminuer de jour en jour, je ne pouvais plus écrire, étant gauchère ou si je le faisais, j'étais difficilement lisible. Conduire ne m'était quasiment plus possible hormis sur des trajets très courts car ma jambe gauche connaissait des périodes de « blocage » et la raideur ne facilitait pas la conduite. Il me fallait de plus en plus de temps pour accomplir mon travail. Celui-ci était devenu très difficile, travaillant en milieu hospitalier. J'étais fatiguée et épuisée.Sr-Marie-Simon-Pierre.jpg

Après l'annonce du diagnostic, j'avais beaucoup de difficulté à regarder Jean-Paul II à la télévision. Cependant, j'étais très proche de lui par la prière et je savais que lui pouvait comprendre ce que je vivais. De même, j'admirais sa force et son courage qui me stimulaient pour me battre et aimer cette souffrance, car sans amour cela n'avait pas de sens. Je peux dire que c'était un combat au quotidien mais mon seul désir était de le vivre dans la foi et d'adhérer avec amour à la volonté du Père.

A Pâques 2005, je voulais regarder notre Saint Père Jean-Paul II à la télévision car je savais intérieurement que ce serait la dernière fois que je pourrais le voir. Toute la matinée, je me suis préparée à cette rencontre sachant que cela serait très difficile pour moi (il me renvoyait à ce que je serais dans quelques années). Cela était dur pour moi étant relativement jeune. Mais un imprévu dans le service ne me permit pas de le revoir.

Puis, le 2 avril 2005 au soir, nous étions réunies en communauté pour vivre en direct avec ROME la veillée de prière sur la Place Saint Pierre grâce à la chaîne de télévision française du diocèse de Paris (KTO). Avec mes Sœurs, nous avons appris en direct le décès de Jean-Paul II. Pour moi, tout a basculé, c'était l'effondrement, je venais de perdre un ami, celui qui me comprenait et me donnait la force d'avancer.
Dans les jours qui suivirent, je ressentis comme un grand vide mais en même temps j'avais la certitude qu'il était toujours présent.

Le 13 mai, en la fête de Notre Dame de Fatima, le Pape Benoît XVI rend officielle la dispense pour l'ouverture du Procès de Béatification de Jean-Paul II. A partir du 14 mai, mes Sœurs de toutes les communautés de France et d'Afrique ont prié par l'intercession de Jean-Paul II pour demander ma guérison. Elles prieront sans relâche jusqu'à l'annonce de ma guérison.

J'étais à ce moment-là en vacances. Mon temps de repos terminé, je rentre ce 26 mai, complètement épuisée par la maladie. Or, depuis ce 14 mai, un verset de l'Evangile de Saint Jean m'habite : « Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu ».


Le 1er juin, je n'en peux plus, je lutte pour avancer et tenir debout.


Le 2 juin après-midi, je vais trouver ma supérieure pour lui demander d'arrêter mon activité professionnelle. Celle-ci, me demande de tenir encore un peu jusqu'à mon retour de Lourdes au mois d'août et elle ajoute : « Jean-Paul II n'a pas dit son dernier mot. » Au cours de cette rencontre avec ma supérieure, Jean-Paul II était présent à notre échange, échange qui s'est déroulé dans la paix et la sérénité. Elle me tend un stylo et me demande d'écrire « Jean-Paul II », il est 17 heures. Avec beaucoup de difficultés, j'écris « Jean-Paul II ». Devant l'écriture illisible nous restons un long moment en silence. La fin de la journée se déroule comme les autres.

Après la prière du soir de 21 heures, je repassai par mon bureau puis regagnai ma chambre. Il était entre 21h30 et 21h45. J'ai ressenti alors le désir de prendre un stylo pour écrire. Un peu comme si quelqu'un me disait : « prends ton stylo et écris. » A ma grande surprise, l'écriture était très lisible. Je ne compris pas très bien et je me couchai. Cela faisait exactement 2 mois que Jean-Paul II nous avait quitté pour la Maison du Père. A 4h30, je me réveillais, stupéfaite d'avoir dormi. D'un bond, je sortais de mon lit, mon corps n'était plus endolori, plus aucune raideur et intérieurement je n'étais plus la même.

Jean-Paul-II.jpgPuis, un appel intérieur, une force me poussait à aller prier devant le Saint-Sacrement. Je descendis à l'oratoire. Je priais devant le Saint Sacrement. Une grande paix m'enveloppait, une sensation de bien-être. Quelque chose de trop grand, un mystère difficile à expliquer avec des mots. Ensuite, toujours devant le Saint-Sacrement, je méditais les mystères lumineux de Jean-Paul II.

Puis, à 6 heures, je suis sortie pour rejoindre mes sœurs à la Chapelle pour un temps d'oraison suivi de l'Eucharistie. J'avais environ 50 mètres à parcourir et là je me suis aperçue que mon bras gauche balançait à la marche contrairement à d'habitude où celui-ci restait immobile le long de mon corps. Je remarquais aussi une légèreté dans tout mon corps, une souplesse que je ne connaissais plus depuis longtemps. Au cours de cette Eucharistie, j'étais habitée par une grande joie et une grande paix. C'était le 3 juin, fête du Cœur Sacré de Jésus. A la sortie de la messe, j'étais convaincue que j'étais guérie... ma main ne tremblait plus du tout. Je partis écrire de nouveau et à midi j'arrêtai brutalement tous mes médicaments.

Le 7 juin, je me suis rendue comme prévu chez le neurologue qui me suivait depuis 4 ans. Celui-ci a constaté avec surprise la disparition de tous les signes alors que je ne prenais plus de traitement depuis 5 jours. Dès le lendemain, ma supérieure générale a confié notre action de grâce à toutes les communautés. Toute la congrégation a alors commencé une neuvaine d'action de grâce à Jean-Paul II.


Cela fait maintenant 10 mois que j'ai cessé tout traitement. J'ai repris une activité normale, j'écris sans aucune difficulté, je conduis de nouveau et sur de très longues distances. Je peux dire que cela est comme une seconde naissance, une nouvelle vie car rien n'est plus comme avant.

Aujourd'hui, je peux dire qu'un ami est parti loin de notre terre et est cependant si proche maintenant de mon cœur. Il a fait grandir en moi le désir de l'adoration du Saint Sacrement. Et l'amour de l'Eucharistie qui ont une place primordiale dans ma vie de chaque jour.
Ce que le Seigneur m'a donné de vivre par l'intercession de Jean-Paul II est un grand mystère difficile à expliquer avec des mots, tellement c'est grand, tellement c'est fort ...mais rien est impossible à Dieu.

Oui, « si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ».

Sœur Marie Simon-Pierre

(Témoignage partagé avec la cause de béatification de Jean-Paul II)

Publié dans Coups de coeur

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Pourquoi je suis chrétien résolument ?

Publié le par Miniritou

 

L’Evangile est Parole de vie : au cours des siècles, quand les hommes ont accueilli ce message et ont essayé de le vivre en vérité, l’humanité a grandi. Quand les hommes se sont détournés de  ce message et du chemin que propose Jésus, la haine, la peur et l’injustice ont eu le dessus. L’homme est divin, parce que l’homme est à l’image de Dieu : les hommes cherchent sans cesse un Dieu qui leur ressemble, alors que ce sont eux qui Lui ressemblent.

Je crois en la grandeur de l’Homme, de TOUT homme, capable de semer le meilleur de lui-même dans ce monde en quête de lumière. Mais je vois, je sais aussi que l’Homme est capable du pire pour la gloire, pour la puissance et pour les honneurs. Personne n’est jamais exempt de ces risques, pas même moi, pas même l’Eglise qui, au long des siècles, a parfois renié l’Evangile pour ces mêmes motifs.

Pour moi l’Evangile est d’abord un chemin d’humanité, dans lequel je dois trouver, non pas des idées ou des convictions qui vont me séparer ou faire rejeter les autres, ceux qui sont différents, ceux qui n’ont pas les mêmes valeurs, mais qui peut m’apprendre à les accueillir, à les respecter. Dur et long chemin : comment en effet être convaincu d’une chose, et respecter le contraire dans la vie de ceux qui sont en face ou à côté de moi ? Justement, l’Evangile n’est-il pas ce chemin qui est loin de moi parce qu’il est chemin de Dieu ? Je dois me décentrer de moi-même, oublier ce qui fait ma vie et ma foi si je veux vraiment accueillir l’Evangile, suivre le Christ qui a renoncé à lui-même pour rejoindre les pécheurs que nous sommes !

Etre chrétien, c’est suivre le Christ jusqu’à l’extrême, suivre le Christ sur son chemin de croix où cette croix imprime en moi la marque d’un amour qui va au-delà du raisonnable, au-delà du visible et du possible : « rien n’est impossible à Dieu ! » Les plus grands miracles, je le crois, ne sont pas ceux qui font se lever un paralysé ou guérir un malade incurable ! Le plus grand, le plus vrai miracle, c’est quand l’amour de Dieu est capable de faire se rencontrer les contraires, les opposés.

Etre prêtre, pourquoi, pour qui ?

Ma mission de prêtre consiste uniquement à faire un lien. Construire un lien entre les hommes et Dieu, entre Dieu et les hommes.

Tout être humain est programmé pour le bonheur. Ce que nous vivons, les choix que nous faisons, les orientations que tous, nous donnons à notre existence, sont pour répondre à notre soif de bonheur. Personne ne va agir librement, volontairement, consciemment et lucidement à l’encontre de son bonheur. Même le suicide, même la prise de drogue répondent à cette soif immense de bonheur, qui hélas se fourvoie dans des chemins sans issue. L’être humain est en attente de bonheur, mais il est clair, rien qu’à regarder le monde, hier et aujourd’hui, que l’homme cherche son bonheur dans une réponse qui lui soit personnelle, individuelle.  Naturellement, l’Homme pense que son bonheur est en lui-même, qu’il est capable par lui-même d’atteindre ce nirvana.

L’Evangile affirme exactement le contraire : ton bonheur est en l’autre, dans l’amour du prochain, dans le pardon, dans la vie donnée à l’autre.  Ton bonheur est en Dieu qui répondra à ta soif d’infini, d’éternité.

Etre prêtre, c’est répondre à cet appel afin que les hommes s’appuient d’abord les uns sur les autres pour vivre et chercher ce bonheur qui semble si inaccessible. Et le seul moyen d’être crédible, c’est de prendre soi-même ce chemin-là, de manière volontaire, décidée, cohérente. Mon engagement est là : donner ma vie pour les autres, pour le monde, quand il n’en a rien à faire, quand il est indifférent ; voilà  mon chemin de crédibilité pour faire comprendre cette réalité : tout seul, dans ton coin t’es foutu ! Tu te perds, tu te damnes dans des bonheurs imaginaires. Cela m’engage en urgence à tendre la main, à ouvrir mon cœur, à chercher à comprendre avant de juger, à soutenir avant de rejeter, à donner avant de recevoir. Tous mes engagements humains prennent leur sens là.

Bien sûr, je pense que cela n’est possible qu’appuyé sur un amour et une Parole qui donne crédit à cette orientation : pour lutter contre le « chacun pour soi » et l’indifférence, il faut être bien armé ! Le message de Jésus qui annonce un Dieu qui se fait proche, qui fait toujours le premier pas, qui chemine à notre rythme sur les routes humaines, me semble crédible parce qu’il est profondément contraire à la tendance naturelle de l’homme : en ce sens il est « surnaturel ».  Je fais confiance à ce message, au Christ parce qu’il propose quelque chose de difficile, qui raisonne en moi comme un désir, mais un désir qui fait peur, qui est presque redoutable parce qu’il m’appelle à un dépassement.

Faire se rencontrer l’appel de Dieu et le désir de l’homme, faire retentir dans le « cœur de Dieu » les aspirations humaines les plus grandes et les plus belles, sans oublier, la réalité et les limites des hommes, en commençant par les miennes.

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Si fragiles, que faisons-nous de SA vie ?

Publié le par Miniritou

La crucifixion et la résurrection que nous célébrons chaque année à Pâques ne sont pas événements du passé. Elles constituent notre actualité. Aujourd’hui, le Christ est crucifié quand ce qu’il propose, la prédication de l’amour, de la justice et l’annonce de la miséricorde de Dieu sont bafouées et refusées. Aujourd’hui, le Christ est ressuscité quand ce qu’il incarne, la confiance en soi, le refus de la résignation, la foi en l’avenir, l’emporte sur ce qui nous anéantit et nous désespère, sur tout ce qui sème la mort.

 

Etre chrétien, c’est croire que Dieu est, et non qu’il a été. L’annonce de l’Evangile doit nous faire entendre que Dieu parle, et non qu’il a parlé jadis. La nostalgie de belles histoires pieuses, de rites d’antan ou de pratiques religieuses tombées dans une routine, sont contraires à la foi. Aller à l’église comme on va au musée, ou chez un antiquaire, c’est profondément contraire au message de Pâques. Le Dieu du passé et de l’histoire est un dieu mort. C’est peut-être là que réside le plus important des enseignements du Christ : rien du passé ne peut emprisonner notre foi en l’avenir : quelle espérance ! Seul compte le Dieu d’aujourd’hui, dans son élan créateur qui ne cesse de nous éveiller et de nous relever.

 

Le christianisme n’est pas une religion du passé. Il est un prophétisme ardent qui nous ressuscite aujourd’hui, et qui combat tout ce qui nous crucifie aujourd’hui. Avec Jésus ressuscité, l’aventure de Dieu devient la nôtre aujourd’hui et c’est ainsi qu’il nous sauve. Non pas en nous projetant dans une vie sans fin, mais en donnant sans cesse à chacune de nos journées un souffle d’éternité. Nous sommes sauvés, non parce que nous agissons pour Dieu, mais parce que Dieu nous fait confiance et nous rend capables d’aimer, et que nous le laissons faire. Voilà pourquoi Jésus ressuscité ne nous invite pas à croire que Dieu existe, mais à croire que, pour Dieu, nous existons.

Publié dans Textes de réflexion

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Le sexualité dans le message chrétien

Publié le par Miniritou

 

"Le message chrétien dans le domaine de la sexualité,
 n’est pas une loi à imposer mais une aimantation à proposer."


Olivier Clément, Théologien orthodoxe 

Questions sur l’homme, Stock, 1972.

Publié dans Cékikadikoi

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"Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font !"

Publié le par Miniritou

Andres Serrano, Piss Christ, 1987."Père.. pardonne-leur..."

 

  • Cette prière de Jésus en croix pourrait aujourd'hui   concerner celui qui a photographié le "piss Christ" ou ceux qui ont décidé d'exposer cette photo tendancieuse.
  • Cette prière ne peut-elle pas aussi concerner les catholiques traditionnalistes ( présentés comme tels par la presse) qui ont saccagé la photo à coups de marteau ?

  Je m'étonne d'abord que la polémique ait été lancé, cette année encore, à quelques jours de l'entrée dans la semaine sainte, alors que j'apprends que cette exposition est visible à Avignon depuis le mois de décembre.  

 

A qui profite l'agitation religieuse de cette affaire ?

 



Une pétition, lancée le 3 avril, que j'ai hâtivement signée,  a fait le tour de la toile depuis 3 semaines. Je m'étonne aussi que les vandales aient agi le jour des Rameaux, alors que les chrétiens du monde commémorent la Passion et la mort de Jésus sur la croix. Il est pour moi aujourd'hui troublant de voir que l'affaire est instrumentalisée politiquement pour défendre une certaine "laïcité" ou annoncer une certaine vision de la foi qui me donne des boutons.

 

Pour ma part, je vais ouvrir ma gueule, en exprimant ce que je perçois de cette affaire, avec mes petits yeux, et ma petite cervelle de curé...


Nous pouvons déplorer qu'une fois de plus, les symboles chers à la foi chrétienne soient tournés en dérision, soient profanés par ce qui est présenté comme de l'art. Je prends part à ce constat ! Le scandale va pourtant faire vendre et rapporter du fric à celui qui orchestre pareil événement. Bravo M. Lambert, organisateur de l'expo ! Ou plutôt, bravo, les copains à Marine, les CIVITAS and Co, qui ont monté en épingle cette affaire et font parler ces cathos intransigeants... Pour faire un buzz, tu joues la provocation religieuse (pas trop musulmane sinon, tu vas prendre une FATWAH dans les dents...) et tu auras une publicité gratuite dans tous les journaux de France et de Navarre !

 

Avec un peu plus de discernement et en essayant de regarder en face cette photo : la croix et le crucifié plongé dans l'urine : n'est-ce pas un signe du temps ? Je dirai même un signe prophétique : le Sauveur de l'humanité rejeté et humilié : on lui pisse dessus, on le fout aux chiottes, car après tout, on a pas envie d'être sauvés, pire que ça : on n'a plus besoin d'être sauvés ! N'est-ce pas le constat bien réel de ce que cherche notre société ?


Pisser sur la croix, n'est-ce pas après tout le signe évident que l'homme d'ici, cultivé, rationnel, développé, surbooké, qui veut vivre vieux, mais veux mourir avant de souffrir, n'a rien à foutre de l'amour d'un prétendu Dieu qui vient habiter la souffrance humaine et annoncer un amour infini et définitif ? Le Dieu aimant une humanité qui refuse obstinément de l'aimer... et qui lui pisse dessus ... Voilà le résultat d'une religion fondée sur du sable...

 

Et si l'évangélisation des générations du XX° siècle avait été ratée, au point de provoquer ce rejet épidermique et violent de la foi ? N'a-t-on pas trahi le Christ à force de le descendre de sa croix, et de le ressusciter trop vite ?

 

Dieu est mort, et bien mort ... et sur une croix en plus ! Alors on n'en parle plus !

 

Rendez-vous le 3ème jour peut-être ... pour ceux qui auront la patience et l'audace d'aller dans la pisse d'un tombeau humide voir s'il nous a vraiment abandonné !

Publié dans coups de gueule

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Installation de Mgr Legrez comme archevêque d'Albi

Publié le par Miniritou

Pour celles et ceux qui ne pourront pas y être présents, retransmission en
direct sur internet de la messe d'accueil de Mgr. Jean Legrez à Albi.



ou en direct sur la radio RFC Pays tarnais :

FM 99.8 ou FM 99.6

Publié dans Regards sur le monde

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Le silence de l'Eglise pendant la seconde guerre mondiale

Publié le par Miniritou

Sermon de l'évêque, Cardinal de Münster, Clemens August comte von Galen, le dimanche 3 août 1941 dans l'église de St Lambert, à Münster. L'élimination des juifs n'est pas encore établie et connue. Mais à l'encontre des personnes handicapées, une voix s'élève.

 


Mgr-Clemens-August-Von-Galen.jpg

A mon regret je dois vous informer que pendant la semaine passée

 

 

la Gestapo a continué sa campagne d'annihilation contre les ordres catholiques. Mercredi 30 juillet, ils ont occupé le centre administratif de la province des soeurs de Notre-Dame à Mühlhausen dans le district de Kempen, qui a autrefois appartenu au diocèse de Münster, et ils ont déclaré que le couvent devait être dissous. La plupart des soeurs, dont beaucoup viennent de notre diocèse, ont été expulsées et elles ont reçu l’ordre de quitter le district le même jour. Jeudi, selon des sources fiables, le monastère des frères missionnaires de Hiltrup à Hamm a été également occupé et confisqué par le Gestapo et les religieux ont été expulsés. Déjà le 13 juillet, à propos de l'expulsion des Jésuites et des soeurs missionnaires de Sainte Claire de Münster, j'ai publiquement déclaré dans cette même église: Aucun des occupants de ces couvents n'est accusé de quelqu’offense ou de crime, aucun n’a été amené devant un tribunal, aucun n’a été reconnu coupable. J'entends que des rumeurs sont maintenant répandues dans Münster qu’ après tout, ces religieux, en particulier les Jésuites, ont été accusés, ou même convaincus d’actes criminelles, et même de trahison. Je déclare ceci :

 

Ce sont de basses calomnies de citoyens allemands, nos frères et nos soeurs, que nous ne tolérerons pas. J'ai déjà déposé une plainte pénale auprès du procureur en chef contre un individu qui est allé si loin qu’il a fait de telles allégations devant des témoins. J'exprime l'espoir que l'homme sera amené rapidement à rendre compte et que nos Tribunaux auront toujours le courage de punir les calomniateurs qui cherchent à détruire l'honneur de citoyens allemands innocents dont la propriété a été déjà enlevée. J'invite tous mes auditeurs, oui, tous mes respectables concitoyens, qui à l'avenir entendront des accusations faites contre les religieux expulsé de Münster de donner le nom et l'adresse de la personne portant ces accusations et de tous les témoins. J'espère qu'il y a toujours des hommes à Münster qui ont le courage de faire leur devoir en demandant la mise en examen judiciaire contre de telles accusations qui empoisonnent la communauté nationale, en s’engageant par leur personne, leur nom et au besoin leur témoignage. Je leur demande, si de telles accusations contre les religieux sont faites en leur présence, de les rapporter immédiatement à leur curé ou au Vicaire général et de les faire enregistrer. Je demande pour l'honneur de nos ordres religieux, pour l'honneur de notre église catholique et également pour l'honneur de nos compatriotes allemands et de notre ville de Münster de rapporter de tels cas au service de poursuite de l'État de sorte que les faits puissent être établis par un tribunal et les calomnies contre nos religieux punies.

 

(Après la lecture de l’Evangile pour le 9ème dimanche après la Pentecôte : "et quand il fut proche (de Jérusalem) , à la vue de la ville, il pleura sur elle...", Luc 19,41- 47):  

 

 

Mes chers diocésains! C'est un événement profondément émouvant que nous lisons dans l’évangile d’aujourd'hui. Jésus pleure! Le fils de Dieu pleure! Un homme qui pleure souffre d’une peine – une peine du corps ou du coeur. Jésus n'a pas souffert dans son corps, mais il a pleuré. Combien grande a été la douleur de son âme, la souffrance du cœur du plus courageux des hommes pour qu’il pleure! Pourquoi a-t-il pleuré? Il a pleuré sur Jérusalem, sur la ville sainte de Dieu qui lui était si chère, la capitale de son Peuple. Il a pleuré sur ses habitants, ses concitoyens, parce qu'ils ont refusé de reconnaître la seule chose qui pourrait éviter le jugement qu’il connaissait par son omniscience et qui était déterminé à l'avance par le divin juge: "Si en ce jour tu avais reconnu, ... le message de paix !" Pourquoi les habitants de Jérusalem ne le reconnaissent-ils pas? Peu de temps avant, Jésus l’avait apostrophée : "O Jérusalem, Jérusalem... combien de fois, combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et tu n’as pas voulu!" (Luc 13.34).

 

Tu n’as pas voulu ! Moi, ton roi, ton Dieu, je le voulais ! Mais tu n’as pas voulu ! Combien elle est en sécurité, comme elle est protégée la couvée des poussins sous l'aile de la poule: elle la réchauffe, elle la nourrit, elle la défend. De la même manière j'ai désiré vous protéger, pour vous garder, pour vous défendre contre tout mal. Je le voulais , mais vous ne le vouliez pas ! C'est pourquoi Jésus pleure; c'est pourquoi cet homme fort pleure; c'est pourquoi Dieu pleure… Sur la folie, l'injustice, le crime de ceux qui ne veulent pas… Et sur le mal auquel cela donne lieu - que son omniscience voit venir, que sa justice doit imposer - si l'homme pose son refus contre les ordres de Dieu, en opposition aux remontrances de la conscience, et à toutes les invitations affectueuses de l'ami divin, le meilleur des pères:

 

" Si tu avais donc reconnu , encore aujourd’hui, en ce jour ce qui sert à la paix ! Mais tu n’as pas voulu !" C’est quelque chose de terrible, quelque chose d’incroyablement faux et fatal, quand l'homme met sa volonté en opposition à la volonté de Dieu. Je voulais ! Mais tu n’as pas voulu ! C'est pourquoi Jésus pleure sur Jérusalem.

 

Chrétiens chèrement aimés! La lettre pastorale commune des évêques allemands, qui a été lue dans toutes les églises catholiques en Allemagne le 26 juin 1941, dit entre autres : " Il est vrai que, dans l'éthique catholique, il y ait certains commandements positifs qui n’obligent plus si leur observance provoquait des difficultés excessivement grandes ; mais il y a également des engagements sacrés dont en conscience personne ne peut nous libérer, que nous devons accomplir même s’il nous en coûte notre vie. Jamais, en aucune circonstance, un homme ne peut , sauf en cas de guerre ou de légitime défense, mettre à mort une personne innocente."

 

J'ai eu l'occasion, le 6 juillet, d’ajouter les commentaires suivants à ce passage de la lettre pastorale commune: "Depuis quelques mois nous entendons des rapports selon lesquels des personnes internées dans des établissements pour le soin des maladies mentales, qui ont été malades pendant une longue période et semblent peut-être incurables, ont été de force enlevées de ces établissements sur des ordres de Berlin. Régulièrement, les parents reçoivent, peu après un avis selon lequel le patient est mort, que son corps a été incinéré et qu'ils peuvent recevoir ses cendres.

 

Il y a un soupçon général, confinant à la certitude, selon lequel ces nombreux décès inattendus de malades mentaux ne se produisent pas naturellement, mais sont intentionnellement provoqués, en accord avec la doctrine selon laquelle il est légitime de détruire une soi-disant " vie sans valeur" - en d'autres termes de tuer des hommes et des femmes innocents, si on pense que leurs vies sont sans valeur future au peuple et à l'état. Une doctrine terrible qui cherche à justifier le meurtre des personnes innocentes, qui légitimise le massacre violent des personnes handicapées qui ne sont plus capables de travailler, des estropiés, des incurables des personnes âgées et des infirmes!"

 

Comme j’en ai été bien informé, dans les hôpitaux et les hospices de la province de Westphalie sont préparés des listes de pensionnaires qui sont classés en tant que "membres improductifs de la communauté nationale" et doivent être enlevé de ces établissements et être ensuite tués rapidement. La première partie des patients est partie de l'hôpital de malades mentaux de Marienthal, près de Münster, au cours de cette semaine. Des hommes et des femmes allemands!

 

L'article 211 du code pénal allemand est toujours en vigueur, et dit en ces termes: "Qui intentionnellement tue un homme, en ayant l’intention de donner la mort, sera puni de mort pour meurtre".

 

Il n’y a aucun doute : afin de protéger ceux qui tuent intentionnellement ces pauvres hommes et femmes, membres de nos familles, de cette punition établie par la loi, les patients qui ont été choisis pour le massacre sont déplacés de leur environnement vers quelque endroit éloigné. Quelque maladie ou autre est alors donnée comme cause de la mort. Puisque le corps est immédiatement incinéré, les parents et la police criminelle ne peuvent pas établir si le patient en fait avait été malade ou ce qu'était réellement la cause de la mort. J'ai été assuré, cependant, qu'au ministère de l'intérieur et au Service de l'officier médical en chef du Reich, le Dr Conti, qu’aucun secret n’est fait du fait qu'en effet un grand nombre de personnes mentalement malades en Allemagne ont été déjà tuées intentionnellement et que ceci continuera.

 

L'article 139 du code pénal prévoit que "quiconque a la connaissance d'une intention de commettre un crime contre la vie de toute personne... et n'informe pas les autorités ou la personne dont la vie est menacée, en temps voulu... commet une faute punissable ".

 

Quand j'ai eu connaissance de l'intention d'enlever des patients de Marienthal, j'ai déposé le 28 juillet une plainte chez le procureur de Münster, au tribunal du Land à Münster, et à Monsieur le président de la Police par lettre recommandée ayant la teneur suivante :

 

"Selon l'information que j'ai reçue il est projeté au cours de cette semaine (la date a été mentionnée comme étant celle du 31 juillet) de déplacer un grand nombre de patients internés de l'hôpital provincial de Marienthal, classés comme 'membres improductifs de la communauté nationale ', à l'hôpital psychiatrique d’Eichberg, où ils doivent être intentionnellement tué comme on croit généralement que cela s’est produit dans le cas de patients enlevés d'autres établissements.

 

Puisqu'une telle action est non seulement contraire à la loi morale divine et naturelle mais est qualifiée à l'article 211 du code pénal allemand comme meurtre et entraîne la peine de mort, je rapporte par la présente ce fait en accord avec mon obligation de l'article 139 du code pénal et demande que des mesures soient immédiatement être prises pour protéger les patients concernés par des démarches contre les autorités projetant leur déplacement et leur meurtre, et que je puisse être informé de la mesure prise ".

 

D’information au sujet de ma démarche, aucune ne m’est venue en retour que ce soit du procureur ou de la police. J'avais déjà écrit le 26 juillet aux autorités de la Province de Westphalie qui sont responsables du fonctionnement de l'hôpital psychiatrique et des patients confiés à eux pour veiller sur eux et pour les soigner, protestant dans les termes les plus forts. Cela n'a eu aucun effet. Le premier transport des victimes innocentes sous sentence de mort a quitté Marienthal. Et de l'hôpital de Warstein, ce sont, comme je l’ai entendu, 800 patients qui ont été déjà enlevés.

 

Nous devons nous attendre, donc, à ce que les pauvres patients sans défense soient, tôt ou tard, tué. Pourquoi? Non pas parce qu'ils ont commis quelque offense que ce soit justifiant leur mort; non pas parce que, par exemple, ils ont attaqué une infirmière ou un préposé à leur surveillance, qui seraient autorisés pour cause de légitime défense à répondre avec violence à la violence. En ce cas l'utilisation de la violence menant à la mort est permise et peut être invoquée, comme dans le cas où l’on tue un ennemi armé. Non : ces malheureux patients doivent mourir, non pas pour quelque raison semblable mais parce que par le jugement d'un certain organisme officiel, sur la décision d'un certain comité, ils sont devenus "indignes de vivre," parce qu'ils sont classés en tant que "membres improductifs de la communauté nationale". Le jugement est qu'ils ne peuvent plus produire aucun bien : Ils sont comme une vielle machine qui ne fonctionne plus, comme un vieux cheval qui est devenu boiteux de manière incurable, comme une vache qui ne donne plus de lait. Qu'arrive-t-il à une vielle machine ? Elle est mise à la ferraille. Qu'arrive à un cheval boiteux, à une vache improductive?

 

Non ! Je ne pousserai pas la comparaison jusqu’au bout - si affreuse est sa convenance et son pouvoir d’illumination.

 

Mais nous ne sommes pas concernés ici par de vielles machines, nous n'avons pas affaire à des chevaux et à des vaches, dont l’unique fonction est de servir l'humanité, de produire des biens pour l'humanité. Elles peuvent être détruites, ils peuvent être abattus quand ils ne remplissent plus cette fonction. Non: ici il s’agit d’hommes et des femmes, nos prochains, nos frères et soeurs ! De pauvres êtres humains, des êtres humains malades. Ils sont improductifs, si vous voulez... Mais cela signifie-t-il qu'ils ont perdu le droit de vivre? As-tu, ai-je le droit de vivre seulement aussi longtemps que nous sommes productifs, aussi longtemps que nous sommes reconnus par d'autres comme productifs?

 

Si l’on pose et met en pratique le principe selon lequel les hommes sont autorisés à tuer leur prochain improductif, alors malheur à nous tous, car nous deviendrons vieux et séniles ! S'il est légitime de tuer les membres improductifs de la communauté, alors malheur aux invalides qui ont sacrifié et perdu dans le processus de production leur santé ou leurs membres !

 

Si l’on peut se débarrasser des hommes et des femmes improductifs par des moyens violents, alors malheur à nos courageux soldats qui reviennent au pays gravement atteints par des blessures de guerre, estropiés et invalides !

 

Si on l'admet, une fois, que les hommes ont le droit de tuer leurs prochains "improductifs" – quoique cela soit actuellement appliqué seulement à des patients pauvres et sans défenses, atteints de maladies - alors la voie est ouverte au meurtre de tous les hommes et femmes improductifs: le malade incurable, les handicapés qui ne peuvent pas travailler, les invalides de l’industrie et de la guerre. La voie est ouverte, en effet, pour le meurtre de nous tous, quand nous devenons vieux et infirmes et donc improductifs. Alors on aura besoin seulement qu’un ordre secret soit donné pour que le procédé, qui a été expérimenté et éprouvé avec les malades mentaux, soit étendu à d'autres personnes "improductives", qu’il soit également appliqué à ceux qui souffrent de tuberculose incurable, qui sont âgés et infirmes, aux personnes handicapées de l'industrie, aux soldats souffrant de graves blessures de guerre !

 

Alors aucun homme ne sera en sûreté : n’importe quelle commission pourra le mettre sur la liste des personnes "improductives", qui dans leur jugement sont devenues "indignes de vivre". Et il n'y aura aucune police pour le protéger lui, aucun tribunal pour venger son meurtre et pour amener ses meurtriers à la justice. Qui pourra alors avoir une quelconque confiance dans un médecin? Il pourrait signaler un patient comme improductif et pourraient être alors données des instructions pour le tuer !

 

On ne peut s’imaginer, la dépravation morale, la méfiance universelle qui s'étendra au coeur même de la famille, si cette doctrine terrible est tolérée, admise et mise en pratique. Malheur aux hommes, malheur au peuple allemand quand le saint commandement de Dieu : "Tu ne tueras pas ! ", que le seigneur a donné au Sinaï dans le tonnerre et les éclairs, que Dieu notre créateur a écrit dans la conscience de l'homme au commencement, si ce commandement n'est pas simplement violé mais sa violation est tolérée et exercée impunément !

 

Je vous donnerai un exemple de ce qui se produit. Un des patients de Marienthal était un homme de 55 ans, un fermier d'une paroisse de campagne dans la région de Münster - je pourrais vous donner son nom - . Il a souffert pendant quelques années de perturbation mentale et a été donc admis à l'hôpital de Marienthal. Il n'était pas mentalement malade dans le plein sens du terme: il pouvait recevoir des visites et était toujours heureux, quand sa parenté venait le voir. Il y a seulement une quinzaine, lui rendirent visite son épouse et un de ses fils, un soldat qui se trouvait stationné au front et avait un congé à la maison. Le fils est très attaché à son père malade, aussi la séparation fut difficile… Qui sait si le soldat reviendra, s’il reverra son père, car il peut tomber au combat pour son pays.

 

Le fils, le soldat, ne reverra sans doute sûrement pas son père sur la terre car il a été depuis mis sur la liste des "improductifs".

 

Un parent, qui a voulu rendre visite au père cette semaine à Marienthal, s’en est retourné avec l'information que le patient avait été transféré ailleurs sur les instructions du Conseil des ministres pour la défense nationale. Aucune information ne pourrait être fournie sur le lieu où il avait été envoyé, mais les parents seraient mis au courant d’ici quelques jours. Quelle sera cette information? La même que dans d'autres cas semblables? Que l'homme est mort, que son corps a été incinéré, que les cendres seront remises contre paiement d’honoraires? Car le soldat, risquant sa vie au champ d’honneur pour ses compatriotes, ne reverra pas son père sur terre, parce que des compatriotes à la maison l'ont tué. Les faits que j'ai énoncés sont bien établis. Je puis donner les noms du patient, de son épouse et de son fils le soldat, et de l'endroit où ils vivent. " Tu ne tueras pas !" Dieu a écrit ce commandement dans la conscience de l'homme longtemps avant que n'importe quel code pénal ait établi de pénalité pour le meurtre, longtemps avant qu’il n’y ait n'importe quel procureur ou n'importe quelle cour pour instruire et punir un meurtre. Caïn, qui a tué son frère Abel, était un meurtrier longtemps avant qu'il n’y ait eu d’États ou de tribunaux. Et il avouait sa faute, pressé par sa conscience qui l’accusait : " Mon méfait est trop grand pour que je puisse trouver le pardon ... le premier venu qui me trouvera me tuera" (Genèse 4.13-14). "

 

" Tu ne tueras pas !" Ce commandement de Dieu, qui seul a le pouvoir de décider de la vie ou de la mort, a été écrit dans le coeur des hommes au commencement, longtemps avant que Dieu ait donné aux enfants de l'Israël sur la montagne du Sinaï sa loi fondamentale dans ces phrases lapidaires inscrites sur la pierre, qui sont écrites pour nous dans l’Écriture Sainte et que comme enfants nous avons apprises par coeur au catéchisme.

 

" Je suis le Seigneur ton Dieu ! " Ainsi commence cette loi immuable. " Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi ! " Dieu – le seul Dieu, transcendant, tout-puissant, omniscient, infiniment saint et juste, notre créateur et juge à venir - nous a donné ces commandements. En raison de son amour pour nous il a écrit ces commandements dans notre coeur et les a proclamés. Car ils correspondent au besoin de notre nature créée par le Dieu; ce sont les normes indispensables de tout vie raisonnable, pieuse, salutaire et sainte individuelle et communautaire.

 

Avec ces commandements, Dieu notre père, veut nous rassembler, nous ses enfants, comme la poule rassemble ses poussins. Si nous suivons ces commandements, ces invitations, cet appel de Dieu, nous serons gardés et protégés et préservés du mal, défendus contre la mort et la destruction menaçantes comme les poussins sous les ailes de la poule.

 

"O Jérusalem, Jérusalem... combien de fois, combien de foi j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et tu n’as pas voulu!" Est-ce que cela va de nouveau arriver à notre pays, à l'Allemagne, à notre province de Westphalie, à notre ville de Münster? Qu’en est-il de l’obéissance aux commandements divins, en Allemagne, ici chez nous ?

 

Le huitième commandement: "Tu ne donneras pas de faux témoignage, tu ne mentiras pas ! "

Combien de fois il est violé sans scrupule et publiquement!

 

Le septième commandement: " Tu ne voleras pas !"

La propriété de qui est-elle encore sûre après l'expropriation arbitraire et sans égards de celle de nos frères et de sœurs qui font partie d'ordres religieux catholiques ? La propriété de qui est-elle protégée si cette propriété saisie illégalement n'est pas restituée ?

 

Le sixième commandement: "Tu ne commettras pas d’adultère."

Pensez aux instructions et aux assurances de rapports sexuels libres et de maternité sans mariage, dans la lettre ouverte notoire de Rudolf Hess, qui a disparu depuis. Cette lettre a été éditée dans tous les journaux. Et combien de conduites dévergondées et déshonorantes de cette sorte avons-nous lu et observé… Nous en avons constaté l’existence dans notre ville de Münster! A quel manque de pudeur dans l’habillement nos jeunes ont-t-il été forcés de s’accoutumer. C’est la préparation pour le futur adultère! La modestie, le rempart de la chasteté, est sur le point d'être détruit.

 

Et maintenant le cinquième commandement: " Tu ne tueras pas !", est mis de côté et est violé sous les yeux des autorités dont la fonction devrait être de protéger la règle de la loi et la vie humaine, quand les hommes prévoient de tuer des innocents intentionnellement, simplement parce qu'ils sont "improductifs", parce qu'ils ne peuvent plus produire aucune marchandise.

 

Et qu’en est-il aussi de l'observance du quatrième commandement, qui nous enjoint d’honorer nos parents et ceux qui ont autorité sur nous et de leur obéir? Le statut de l'autorité des parents est déjà bien ébranlé et est de plus en plus mis à mal par tous les engagements imposés aux enfants contre la volonté de leurs parents. Qui donc peut croire que le respect sincère et l’obéissance consciencieuse aux autorités de l'État peut être maintenu quand les hommes continuent à violer les commandements de l'autorité suprême, les commandements de Dieu, quand ils combattent même et cherchent à rejeter la foi au seul véritable Dieu transcendant, Seigneur de ciel et de terre?

 

L'observance des trois premiers commandements a en réalité pendant de nombreuses années été en grande partie suspendue dans la vie publique en Allemagne et à Münster. Par combien de personnes le dimanche et les jours de fêtes sont-ils profanés et soustraits au service de Dieu! Combien le nom de Dieu est profané, déshonoré et blasphémé!

 

Et le premier commandement: " Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi ! " Au lieu du seul et véritable Dieu éternel, les hommes installent leurs propres idoles qu’ils servent et adorent: la nature, ou l'état, ou le peuple, ou la race. Et combien sont ceux dont le Dieu, selon le mot de Paul, "est leur ventre" (Philippiens 3.19) - leur propre bien-être - auquel ils sacrifient tout, leur honneur même et leur conscience - les plaisirs des sens, la convoitise de l'argent, la convoitise de la puissance! Ensuite on veut aussi essayer de s’arroger à soi-même les attributs divins, pour se faire des seigneurs au-dessus de la vie et de la mort de leurs prochains. Quand Jésus est venu près à Jérusalem et vit la ville il pleura sur elle disant : "Ah! si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix! Mais non, il est demeuré caché à tes yeux. Oui, des jours viendront sur toi, où tes ennemis t'environneront de retranchements, t'investiront, te presseront de toute part. Ils t'écraseront sur le sol, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu fus visitée!"

 

Regardant avec ses yeux de chair, Jésus a vu seulement les murs et les tours de la ville de Jérusalem, mais l'omniscience divine a vu plus profondément et connaît ce qui se passe dans le ville et ce qu’il en est de ses habitants : "O Jérusalem, Jérusalem... combien de fois, combien de foi j’ai voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et tu n’as pas voulu!" C'est la grande douleur qui oppresse le coeur de Jésus, qui fait monter des larmes à ses yeux. J'ai voulu ton bien mais tu ne veux pas !

 

Jésus a vu combien coupable, terrible, criminel, désastreux est ce refus . Ce petit homme, cette créature frêle, oppose sa volonté créée à la volonté de Dieu! Jérusalem et ses habitants, son Peuple choisi et favorisé oppose sa volonté à celle de Dieu ! De manière folle et criminelle, ils défient la volonté de Dieu! C’est pourquoi Jésus pleure sur le péché horrible et la punition inévitable. On ne se moque pas de Dieu!

 

Chrétiens de Münster! Est-ce que le fils de Dieu dans son omniscience, en ce jour, a vu seulement Jérusalem et ses habitants? A-t-il pleuré seulement sur Jérusalem? Est-ce que le peuple d'Israël est le seul peuple que Dieu a entouré, qu’il a protégé avec le soin d'un père et l’amour d’une mère, qu’il a aimé ? Est-ce le seul peuple qui ne voulait pas? Le seul qui a abandonné la vérité de Dieu, qui a rejeté la loi de Dieu et ainsi s'est condamné à la ruine? Jésus, Dieu omniscient, a-t-il également vu en ce jour notre peuple allemand, notre pays de Westphalie, notre région de Münster, la Rhénanie inférieure? A-t-il également pleuré sur nous? Pleuré sur Münster ? Pendant mille ans, il a instruit, il nous a instruit nous et nos ancêtres dans sa vérité, il nous a guidés par sa loi, nourris, nous, de sa grâce, rassemblés comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes. Le fils omniscient de Dieu a-t-il vu en ce jour, qu’en notre temps, il doit également prononcer ce jugement sur nous: "Tu n’as pas voulu ! Voici que votre maison va vous être laissée !" Comme ce serait terrible !

 

Chers fidèles du Christ ! J'espère qu'il est toujours temps… Mais alors il est grand temps ! Reconnaissons encore aujourd’hui ce temps qui nous apporte la paix, qui seul peut nous sauver du tribunal de Dieu : Acceptons sans retour en arrière et sans réserve, nous, la vérité évidente de Dieu et reconnaissons-le par notre vie. Faisons des commandements divins une ligne directrice de notre vie et prenons au sérieux l’expression : plutôt la mort que le péché !

 

Dans la prière et le pénitence sincère prions pour que la rémission et la pitié de Dieu puissent descendre sur nous, sur notre ville, notre pays et notre chère peuple allemand. Mais avec ceux qui continuent à provoquer le jugement de Dieu, qui blasphèment notre foi, qui dédaignent les commandements de Dieu, qui font cause commune avec ceux qui aliènent nos jeunes au christianisme, qui volent et bannissent nos religieux, qui provoquent la mort d’hommes et de femmes innocents, nos frères et sœurs, avec tous ceux-là nous éviterons n'importe quel rapport confidentiel, nous nous maintiendrons, nous et nos familles hors de portée de leur influence, de peur que nous soyons infectés de leurs manières athées de penser et d’agir, de peur que nous devenions des complices de leurs fautes et soyons ainsi exposé au jugement que le Dieu juste doit rendre et infliger à tous ceux qui, comme la ville ingrate de Jérusalem, ne veulent pas ce que Dieu veut. O Dieu fais nous reconnaître à tous aujourd’hui avant qu’il soit trop tard ce qui nous apporte la paix ! O très sacré coeur de Jésus, affligé de larmes à cause de l’aveuglement et des iniquités des hommes, aide-nous par ta grâce que nous aspirions toujours à ce qui te plaît et renoncions à ce qui te déplaît, pour que nous demeurions dans ton amour et que nous trouvions la paix de nos âmes !


Amen.

Publié dans Histoire de l'Eglise

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Un rébus ...

Publié le par Miniritou

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Publié dans Cékikadikoi

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Et si on faisait un peu de politique ?

Publié le par Miniritou

 Les soirées électorales drapeau_fran__ais.jpg

Au soir de ces élections cantonales, les émissions consacrées  aux résultats électoraux sont comme d’habitude affligeantes ! Les élus de tous bords qui se succèdent sur les plateaux TV avec leur mine réjouie, sont de piètres guignols à côté de ceux de Canal +. Personne n’a perdu, nous allons confirmer au 2nd tour… Les résultats sont ce qu’ils sont, mais les remises en cause et les mea culpa se font toujours sur la poitrine des autres. 

 

56 % d’abstention pour ces cantonales 

Un score historique, que tout le monde déplore, mais dont personne ne s’inquiète véritablement et ne prend pas la mesure. Quelle abstention record faudra-t-il atteindre pour qu’on puisse considérer qu’il faille s’en préoccuper : 70 ? 80 % ?

 

Et que dire du Front National ?

15% de score : peut mieux faire ! Surtout face aux rigolos en face qui ont perdu la confiance et presque toute crédibilité devant le peuple.

Quand j’entends ces braves gens de gauche comme de droite, installés dans leur fauteuil depuis des décennies, dire que le Front National n’est pas un « parti Républicain », faut- il comprendre que 1 français sur 6 est un abruti, assoiffé de dictature, prêt à donner sa voie à un parti totalitaire ? Si je votais FN, je me sentirais offensé et humilié !  D’autant que les électeurs du FN sont sans doute très divers ! Aucune argumentation politique : juste un chiffon rouge à agiter nerveusement devant la peur du bleu Marine !

 

Des partis qui n’en ont pas !

La politique bling-bling, Fouquet’s, ors et paillettes, quand le peuple est écrasé et que l’Etat est honteusement endetté : ça suffit ! La gauche caviar, qui n’a de sociale qu’un mince vernis, les écolos idéologues et utopistes, l’ultra-gauche prête à remettre en place la lutte des classes : ras la casquette ! Le centre inexistant et ramolli, incapable de chercher le bien commun avant les querelles partisanes, la droite présidentielle prête à vendre son âme au plus offrant, à chercher des boucs-émissaires chez les étrangers, les chômeurs, les jeunes, les vieux, les musulmans, les délinquants…Assez !

 

Mais que nous reste-t-il donc ?

 

Un président pour 2012 ?

drapeau_fran__ais.jpgEt vu qu’en 2012, nous n’aurons apparemment que ces vieux roublards de la politique, qui sont déjà dans les starting blocks, et  qui cherchent leur seule gloire personnelle avant de servir leur pays …  Je me pose une question qui va bientôt m’empêcher de dormir : mais pour qui donc vais-je voter ????

Publié dans Regards sur le monde

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