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Prêtre et heureux

Publié le par Miniritou

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En ce jeudi saint, permettez-moi de dire ma joie d'être prêtre. On entend souvent parler des prêtres : vieux, surchargés, pédophiles... Beaucoup dans la société, dans l'Eglise même, affirment que le mariage des prêtres est pour demain, que l'on devrait permettre à ces hommes de se marier s'ils le souhaitent ( mariage pour tous oblige !) 

Mon célibat est à la source de ma vocation : je l'assume avec mes fragilités et mes limites. Je suis conscient de mes pauvretés, souvent infidèle au Christ. Je suis heureux dans ma vocation et dans le choix que j'ai fait voici déjà plus de 20 ans.  Heureux d'être prêtre, heureux d'être homme, passionné par le Christ, son amour pour tous, sa miséricorde pour les plus petits. Passionné d'humanité, rencontrant tous ceux qui acceptent de m'ouvrir leur porte, de m'ouvrir leur cœur

Ma vie offerte au Christ, elle est aussi offerte à tous ceux qui cherchent un peu de lumière, une joie qui ne déçoive pas. La radicalité cachée de l'appel au sacerdoce est en complète opposition avec le radicalisme fanatique de quelques uns qui font beaucoup parler d'eux.

Mon sacerdoce est cadeau pour vous, pour chacun, proche ou lointain, connu ou inconnu, croyant ou incroyant. Ma vie c'est le Christ, ma vie c'est vous !

Je dédie ce message à tous ceux qui veulent suivre le Christ de  plus près et qui s'interrogent sur la vocation de prêtre. Qu'ils osent encore réfléchir à tout donner au Seigneur : Lui ne prend rien, il donne tout !

L'appel du Seigneur est fidèle et son amour ne déçoit pas !

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C’est la cata caca : je n’ai plus de papier toilette !

Publié le par Miniritou

Dans la situation de confinement que nous vivons, nous prenons relativement conscience de ce qui nous manque, de ce qui peut nous manquer ! Certains ont amassé des kilos de pâtes ou de riz, en prévision d’une pénurie éventuelle. Pareil pour le papier hygiénique…

Quand aux manques spirituels, il n’est guère possible de stocker les communions dominicales, les confessions à l’avance, et de faire provision de temps communautaires pour partager et vivre sa foi.

Depuis ces dernières semaines, certains réalisent à quel point la vie sacramentelle est importante pour eux. Ils allaient à la messe par habitude, par tradition avec un désir de Dieu, mais un appétit très fluctuant.  Que ce temps où nous subissons le jeûne eucharistique forcé, que ces jours qui nous tournent vers Pâques où nous ne pourrons pas vivre une bonne confession, nous fasse réaliser à quel point les sacrements sont essentiels à notre vie chrétienne, que vivre sa foi en autarcie, en étant privé de la dimension communautaire de notre vie chrétienne, nous ampute d’un essentiel !  Que cette privation de carême aide tous les baptisés, "les pratiquants" et les "non pratiquants", à retrouver le vrai sens communautaire de notre foi, pour que l’Eglise ressorte de ce confinement dans un renouveau extraordinaire !

C’est la cata caca : je n’ai plus de papier toilette !

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Vivre la semaine sainte en confinement

Publié le par Miniritou

Tous les jours de cette fin de carême 2020 et de la semaine sainte que nous nous préparons à vivre vont avoir la saveur d’un vendredi saint.

Le monde s’arrête. L’économie tourne au ralenti. L’avenir est incertain. Chaque pays doit trouver les moyens d’enrayer la propagation du virus et le pic attendu de cette épidémie coïncidera, peu ou prou, avec les célébrations pascales.

Comme prêtre, je vais vivre ces célébrations à huis clos, dans un sentiment de fin de monde.  Comme fidèles, vous devrez consentir à être privés de toutes les célébrations du plus grand mystère de notre foi.

Ce que nous allons manquer : est-ce que ça va réellement nous manquer ?  C’est sans doute LA question à nous poser : ne sommes-nous pas frustrés de ne plus pouvoir mener notre vie routinière ?  Ou sommes-nous vraiment déchirés parce que le Seigneur va réellement laisser un vide dans notre vie quotidienne ?

De la réponse que nous donnons à cette question dépendra aussi la suite ! D’une certaine manière, si notre prochaine  communion n’a pas la saveur d’une « première communion », si la prochaine messe à laquelle nous participons nous laisse tiède et indifférent, alors ne serons-nous pas passé à côté de l’essentiel ?

D’innombrables chrétiens sont privés de l’eucharistie, faute de prêtre disponible, ou bien à cause des risques de persécutions ou de menaces.

Vivre la semaine sainte dans un véritable état de manque sera notre plus belle et notre plus forte profession de foi pascale pour montrer au Seigneur et à nos frères que le Christ ressuscité a une place essentielle dans notre vie.

Vivre la semaine sainte  en confinement
Vivre la semaine sainte  en confinement
Vivre la semaine sainte  en confinement

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Dieu aime les alcooliques : il a horreur de l’alcool !

Publié le par Miniritou

Dieu aime les alcooliques : il a horreur de l’alcool !

Editorial de la feuille paroissiale numérique 

 

Certains aiment se droguer, boire, fumer. Peut-on véritablement adorer quelque chose qui nous détruit ? N’est-ce pas là de nouvelles formes d’idolâtries ? C’est un peu le drame de notre humanité : elle est inclinée à désirer le péché bien plus que la beauté, la bonté, le Bien véritable qui viennent de Dieu.

Dieu a, d’un bout à l’autre de la Bible, montré qu’il ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive ! La foi chrétienne est un plaidoyer en faveur de l’être humain et un rejet sans compromission de tout ce qui va abîmer l’humain dans son corps, dans son âme, dans ses relations sociales, dans son environnement et dans sa relation à Dieu. On appelle cela le "péché". Or la société contemporaine qui s’effondre sous nos yeux a, depuis des années, canonisé le péché et le Mal et a excommunié le pécheur : Dans l’affaire Benjamin Griveaux, candidat malheureux éjecté des élections à Paris, on a montré du doigt un homme. Mais qui a dénoncé la pornographie ? Moins récente est l’affaire des lasagnes à la viande de cheval : on a pointé du doigt une entreprise, sans dénoncer le système qui a conduit ses dirigeants à cette solution !

Nous avons laissé le monde inverser le message de Jésus : ou plutôt, l’esprit du monde a toujours voulu la perte de l’homme tandis que Dieu veut son Salut.

Pour retrouver son âme, notre monde aura sans doute besoin de plus qu’un confinement et une pandémie mondiale.  Il aura besoin de saints capables de lui montrer la grandeur de l’Homme, de tout l’Homme, de tout Homme et de dénoncer tout ce qui l’abîme et le détruit, sans compromission. Notre siècle a besoin de grands saints, de géants de l'Amour, pour qu’advienne le Salut de Dieu !

Vous, les saints d’ici et d’ailleurs, les saints du XXI° siècle : levez-vous pour que la lumière du Christ RESSUSCITÉ brille sur notre monde !

 

Xavier Cormary, votre curé IN SOLIDUM

 

 

D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ?

Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. Vous n’obtenez rien parce que vous ne demandez pas ; vous demandez, mais vous ne recevez rien ; en effet, vos demandes sont mauvaises, puisque c’est pour tout dépenser en plaisirs.

Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l’amour pour le monde rend ennemi de Dieu ? Donc celui qui veut être ami du monde se pose en ennemi de Dieu.

Ou bien pensez-vous que l’Écriture parle pour rien quand elle dit : Dieu veille jalousement sur l’Esprit qu’il a fait habiter en nous ?

Dieu ne nous donne-t-il pas une grâce plus grande encore ? C’est ce que dit l’Écriture : Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.

Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au diable : il s’enfuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et lui s’approchera de vous. Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; esprits doubles, purifiez vos cœurs.

Épître de St Jacques 4, 1-8

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Et après, tu viendras pleurer !

Publié le par Miniritou

Et après, tu viendras pleurer !

... Mais il sera trop tard !

Des jeunes cons (ça existe aussi en vieux modèle aussi) qui n’ont peur de rien ni de personne, et certainement pas d’un virus : la théorie du complot, le virus des services secrets qui vient réguler la population mondiale, la soumission à Macron, le désir de faire que ce qui leur plait, j’en passe et des meilleures !

C’est quoi qui te gêne : t’aime pas Castaner, ni les keufs ? Que les ordres viennent d’en haut ? Qu’on te contraigne à obéir puisque tu ne l’as jamais fait ? Que ça t’empêche de continuer tes petits trafics ou de voir tes potes pour te mettre la race ?  C’est quoi ton problème ?

Tu dis même que c’est trop tard, qu’il fallait se confiner avant ! Du coup tu continues ta life, et t’a pas envie que quiconque vienne t’empêcher de rester dans ta vie pépère !

Mais t’a sûrement un petit pois à la place de la cervelle et aucun bon sens, en plus de ça ! Ou alors la fumette t’a ramolli le ciboulot à un point que tu n’es même plus capable de regarder la réalité en face ! Le truc qui est en train de nous arriver en pleine gueule, c’est mondial, c’est pas la faute à Macron ou à l’Europe ! Et personne, il y a un mois, n’avait prévu le tsunami planétaire, l’explosion nucléaire qui est en train de se produire ! Et que ça te plaise ou non, ça va marquer nos vies à tout jamais : plus rien ne sera plus comme avant !

Tu préfères ta vie comme elle est ?  Dépêche-toi alors parce dans 10 ou 15 jours, peut-être elle n’existera plus ! Peut-être tu t'en sortiras tranquillou parce que t'es jeune et que tu sais rebondir ! Mais ton frère diabétique, ta grand-mère insuffisante cardiaque ou ton pote qui a de l'asthme ...  Eux, ils resteront sur le carreau et  tu te diras alors : " Ah merde, si j'avais su..." Mais ça sera trop tard !

Putain, fais un effort, pour une fois : sors de ta bulle ! Arrête de te regarder le nombril ou de faire comme si tu étais seulement une victime !  On a besoin de toi et de chacun ! Réveille-toi ! Après toi le déluge ?  Ben c’est ce qui est en train d’arriver : Et si tu veux qu’on s’en sorte, il faut que tu restes chez toi, mec ! (c'est aussi valable pour les filles ...)

 

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » Martin Luther-King

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Chacun pour soi ?

Publié le par Miniritou

Chacun pour soi ?

D’ici à quelques jours, c’est inéluctable, nous assisterons bien impuissants à une multiplication des cas de malades et les services hospitaliers auront peut-être du mal à faire face au nombre important de personnes en situation de détresse vitale.  L’inconscience de quelques-uns risque d’être un facteur aggravant : les mesures de prévention bien indiquées par les pouvoirs publics sont une des seules barrières prophylactiques pour mener la guerre à cet ennemi invisible qu’est ce virus ravageur.

Dans cette situation inédite et qui bouleverse et va bouleverser durablement notre société, notre pays, notre monde et jusque notre vie chrétienne : notre foi ne peut être mise en quarantaine. C’est toujours dans les temps troublés de l’histoire des hommes que les saints les plus authentiques se sont levés pour faire mentir les perspectives les plus sombres, les plus pessimistes.

Les moyens de communication modernes ne sont pas accessibles aux plus anciens. Nous pouvons tous garder le lien par téléphone au moins, avec nos amis, nos frères et sœurs paroissiens, voisins ou proches âgés pour leur dire notre soutien et notre proximité !

Pour tous ceux qui disposent d’une connexion Internet, les propositions spirituelles se multiplient : des sites se sont déjà bien mobilisés pour adapter leurs programmes et publications à la situation. 

Soyons humains ! Soyons tous responsables parce que tous concernés ! Soyons bien conscients des enjeux immenses de la situation. Prions pour ceux qui sont en première ligne sur le front sanitaire.

Osons demander au Seigneur la victoire de la Vie et de l’amour sur toutes les forces de Malheur et de ténèbres qui obscurcissent notre horizon collectif et personnel. Prions aussi pour tous les pays qui ne disposent pas de système de santé comme le nôtre. Le Salut de l’âme vient de Dieu qui nous arrache au péché mais la santé et les soins du corps viennent de ceux qui travaillent pour lutter contre les microbes !

 

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Les sacrements : les dons visibles de Dieu

Publié le par Miniritou

Beaucoup de baptisés aujourd’hui ont oublié le cadeau qu’ils ont reçu de Dieu, par le désir de leurs parents ancrés dans une tradition familiale : on pourrait dire, en faisant un raccourci, qu’ils ont été « BAPTISÉS SOUS X » : ils ont reçu un merveilleux cadeau qu’ils n’ont pas pris la peine de découvrir ou d’utiliser dans leur vie quotidienne. Le don de Dieu se manifeste de bien des manières dans la vie des hommes. Les sacrements sont un des moyens privilégiés pour accéder à ce don de Dieu.

Une très faible minorité d’enfants sont baptisés aujourd’hui. Et peu d’entre eux sont catéchisés.

Parmi ceux qui ont reçu le BAPTÊME : qui comprends encore la grandeur et la nécessité de vivre les sacrements de L’EUCHARISTIE et de LA CONFIRMATION ? Ces trois sacrements sont pourtant les fondations pour la vie chrétienne.

Pour faire face aux épreuves et aux fragilités : qui se souvient encore qu’il existe deux sacrements de guérison : SACREMENT DES MALADES et SACREMENT DE LA RÉCONCILIATION, autrement appelé confession ? ces deux démarches marginales pour beaucoup de chrétiens révèle combien l’Homme contemporain a la prétention de se sauver par lui-même et se décourage devant cette mission impossible.

Dans des choix de vie qui engagent, deux sacrements veulent consacrer un état de vie pour la vie de l’Eglise : LE SACREMENT DU MARIAGE consacre l’amour humain fidèle et stable. LE SACREMENT DE L’ORDRE confirme l’appel de Dieu adressé à ceux qui choisissent de devenir diacres, prêtres ou évêques.

Ces 7 gestes sont les signes visibles que Dieu nous donne afin de nous faire toucher du cœur sa présence et sa tendresse au plus près de nos vies ! Ils sont complémentaires les uns avec les autres. Communier sans jamais se confesser a -t-il un sens ? Recevoir le sacrement des malades sans jamais communier a-t-il un sens ?  Les sacrements sont gratuits (même si l’appel au Denier de l’Eglise diffusé durant ces semaines est une invitation à soutenir votre paroisse et votre diocèse !) A chacun d’en profiter, d’en vivre ! Ou pas.

Les sacrements : les dons visibles de Dieu

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Célibat du prêtre : mon témoignage

Publié le par Miniritou

J’ai aujourd’hui le désir de vous partager un élément important de ma vie de prêtre. Il est parfois difficile d’en parler, souvent impossible de l’expliquer. Le célibat ! Beaucoup considèrent le célibat comme une amputation : peu de gens, même parmi les chrétiens, comprennent le sens du célibat sacerdotal. Je souhaite permettre, en toute simplicité et dans les liens d’amitié et d’affection qui nous unissent vous partager ce que je vis, comment je le vis, et pourquoi je le vis !

 

Quand je me suis engagé au célibat, officiellement le jour de mon ordination diaconale le 13 juin 1998, avec la préparation des années de séminaire qui y ont conduit, je ne me rendais pas vraiment compte de ce qu’on me demandait… Animé d’un désir de servir le Seigneur comme prêtre, j’ai accueilli le célibat comme une condition indispensable pour vivre le sacerdoce. A mon entrée au séminaire à 19 ans, puis comme diacre à 26 ans, et à 41 ans aujourd’hui, vous imaginez bien, que comme tout homme normalement constitué, vous êtes et restez traversé par des désirs, des passions, des pulsions…

Je n’ai jamais particulièrement été attiré par le fait de fonder une famille et d’avoir des enfants. Quelle belle mission, et quelle rude responsabilité que celle de donner la vie et d’éduquer un enfant ! Ma mission et mes responsabilités sont différentes, tout aussi rudes, mais bien conformes, me semble-t-il, à mon être intérieur !

 

C’est au fur et à mesure de mes années de sacerdoce, en faisant l’expérience des joies et des épreuves pastorales du prêtre que j’ai compris, que j’ai accueilli mon célibat COMME UN CADEAU DE L’EGLISE pour moi. Cette « loi » posée comme exigence préalable, m’est peu à peu apparue comme un moyen extraordinaire de faire de toute ma vie une offrande à Dieu le Père, en son Fils Jésus. Devenir un être sacerdotal, n’est-ce pas entrer dans cette offrande du Christ pour son peuple à Dieu son Père ?

Concrètement, il s’agit bien plus que d’une simple disponibilité totale ! Pas de femme, donc plus disponible !?? Il s’agit bien plus que de ne pas créer de relations privilégiées pour être « tout à tous »… Il s’agit bien plus que d’imiter le Christ dans sa vie terrestre : Jésus n’était pas marié !

Mon célibat aujourd’hui, vécu dans les pauvretés qui sont les miennes, et les fragilités de mon péché, il est d’abord le don que Dieu m’a fait à travers l’appel de l’Eglise, et c’est le cadeau que je fais à l’Eglise pour être jusqu’au plus intime de moi-même, une offrande utile et féconde pour le peuple de Dieu qui m’est confié.

 

Ce que j’offre dans mon célibat, à travers des désirs charnels, et au travers des besoins de tendresse qui restent sans réponse, à travers le besoin d’être aimé et écouté, accueilli avec ce que je porte au plus profond de moi, mon humanité, voilà ma vie ! Voilà mon sacerdoce. Etre prêtre, je l’ai compris au fil des ans, est un don total au Christ qui se réalise dans le don de ma vie aux personnes à qui il m’a confié, à ceux et celles qu’il me confie et qu’il met sur ma route pour que nous fassions un bout de chemin ensemble.

Je suis témoin, comme prêtre, confident, confesseur, de tant de joies et de drames humains. Il me semble que peu à peu, mon célibat me permet d’entrer dans l’humanité radieuse comme dans l’humanité douloureuse avec le cœur du Christ qui veut se faire chair dans le cœur de tout homme. Je partage souvent dans ma chair les douleurs de tant de cœurs, proches ou loin de Jésus, qui se perdent dans les nuits de ce monde.

 

Tant de joies que vous me partagez, tant d’épreuves et de questions que vous me confiez, vous et tous les autres qui ne liront pas ces lignes, qui ne comprendront pas mon sacerdoce, elles sont la matière même dans laquelle je puise l’énergie humaine pour répondre à l’appel divin.

Oui ce célibat, mon célibat de prêtre est jeté en pâture, raillé, piétiné par « le monde »… ça me fait mal… Mon célibat serait un fardeau dépassé, à réformer, à oublier. Pour être tendance, il faudrait « se marier » à l’heure où le mariage perd son sens ? Mon célibat est parfois une croix, une épreuve et un fardeau. Il perd son sens face à de l’indifférence ou de la critique méprisante. Il trouve son sens dans la foi et la confiance de ceux qui découvrent en moi un homme, un pauvre humain, blessé et souvent indigne de sa mission, mais un homme qui essaye de se laisser conduire par l’Esprit de Dieu.

Pour m’aimer, je vous demande d’aimer ce célibat avec moi qui est un appel auquel je crois de tout mon cœur.

 

Mon célibat, c’est votre vie !

Célibat du prêtre : mon témoignage

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Le célibat du prêtre, un signe pour le monde : mon témoignage

Publié le par Miniritou

Depuis 20 ans que je suis prêtre et que j’ai choisi le célibat, je rencontre souvent des personnes qui m’interpellent sur mon célibat : Difficultés ? Impossibilité de vivre une abstinence totale ? Le sexe et la relation qui se construit dans un couple serait-elle incontournable pour être heureux ? Beaucoup imaginent que le célibat choisi est impossible à vivre !  Dans un monde hyper sexualisé, où pour être heureux, il faut "baiser", comment expliquer ou justifier le célibat ecclésiastique ? Comment puis-je parler de mon célibat ?

C’est  clair qu'en restant extérieur au mystère de la foi, on ne peut pas comprendre l'engagement au célibat dans le sacerdoce. Pour ma part, j’essaye de le vivre, et je donne du sens à mon célibat à cause de l'expérience vécue depuis mon ordination. Mais je voudrais témoigner ici de la fécondité immense de ce que je vis, à travers mon célibat.Celui qui n’a pas la foi, aura sans doute du mal à comprendre mes propos.

Je ne crois pas être capable aujourd’hui de vivre mon sacerdoce autrement que dans le célibat ! Bien sûr, c’est chaque jour difficile. Les tentations sont nombreuses. Mon célibat trouve son sens profond dans mon ministère de prêtre. Le célibat est avant tout une discipline ecclésiastique, obligatoire dans l’Eglise latine, facultative dans les églises orientales catholiques. Le célibat n’engage donc pas la foi, même si le récent livre "Des profondeurs de nos cœurs" cosigné par Benoit XVI et le Cardinal Robert Sarah (Ed. Fayard - janvier 2020)  propose une lecture théologique du célibat. 

Aujourd’hui le seul argument qui me semble tenir la route, pour justifier le célibat du prêtre, mon célibat me semble être spirituel : au cœur de ma vie de prêtre, il y a bien sûr l’annonce de l’Evangile ; les rencontres, les accompagnements nombreux sont autant de liens qui sont essentiels à mon équilibre de vie. Mais c’est dans l’eucharistie que je trouve le sens et la force de vivre mon célibat.

A la messe, le prêtre que je suis est là pour redire les paroles, refaire les gestes de Jésus dans son dernier repas : « Prenez, mangez, ceci est mon Corps livré pour vous ! » C’est ma voix, c’est à travers moi que Jésus vient donner sa vie aux hommes d’aujourd’hui. Jésus passe à travers moi.

Mais lorsque je vis l’eucharistie, c’est aussi moi qui parle, qui dit avec Jésus : « Ceci est mon corps livré. » Parce que je suis célibataire, je sais d’une manière particulière ce que ça veut dire « livrer son corps », non à une seule personne en particulier, mais à toute l’Eglise ! A la manière de Jésus, je me livre aussi aux hommes qui sont là, face à moi, et je le vis d’une manière toute particulière à cause de mon célibat. Les personnes mariées peuvent vivre d’une manière similaire l’eucharistie quand ils se livrent l’un à l’autre totalement, comme Jésus s’est donné tout entier en donnant sa vie sur la croix.

Mon célibat trouve beaucoup de sens dans chaque eucharistie : si je suis célibataire, c’est pour ces gens qui sont devant moi à chaque messe. Mon célibat est pour eux, et pour tous les hommes, et je renouvelle le don de moi-même à chaque fois que Jésus, à travers mes mains, donne sa vie, donne son corps aux hommes.

Le célibat du prêtre, un signe pour le monde : mon témoignage

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Un Cop de Sorèl

Publié le par Miniritou

Un Cop de Sorèl
Un Cop de Sorèl

Depuis quelques mois, s’est mise en place dans le Ségala tarnais une coopérative citoyenne visant à promouvoir l’installation et la production d’énergies renouvelables. La coopérative COOP DE SÓ recherche des citoyens qui aient le souci de l’avenir énergétique de notre territoire : en mettant à disposition des toitures pour y installer une unité de production photovoltaïque, en adhérant à la coopérative (un minimum d’une part sociale (50 €) peut être investi, et la Région Occitanie double l’investissement de chaque citoyen !) Chacun peut agir en faveur de la transition énergétique :  il ne suffit plus d’être spectateur ou de se désoler en levant les bras au ciel !

 

Dans son encyclique LAUDATE SI, le pape François encourage les chrétiens et les hommes de bonne volonté à s’engager dans une démarche écologique intégrale, où l’Homme est au centre de la Création :

« On peut faciliter des formes de coopération ou d’organisation communautaire qui défendent les intérêts des petits producteurs et préservent les écosystèmes locaux de la déprédation. Il y a tant de choses que l’on peut faire ! » (§ 180) « Les habitants locaux doivent avoir une place privilégiée, eux qui se demandent ce qu’ils veulent pour eux et pour leurs enfants, et qui peuvent considérer les objectifs qui transcendent l’intérêt économique immédiat. » (§ 183)

 

Un label « Eglise verte », dans lequel la paroisse  Saint François & Sainte Claire en Ségala souhaite s’engager, est une initiative qui souhaite sensibiliser et mobiliser concrètement les paroisses, communautés et mouvements chrétiens au changement climatique et à l’ensemble des défis environnementaux et pour tous ceux qui veulent s’engager pour le soin de toutes vies.

 

 

Pour en savoir plus sur le label « Eglise verte » : eglisevertedecarmaux@gmail.com

 

Pour contacter la coopérative :  COOP DE SÓ – maison de la Citoyenneté 26 avenue Bouloc-Torcatis 81400 CARMAUX  eccs@outlook.fr

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